Topic de EIBougnador :

Je suis MAITRE de CONF en MATHS

Le 18 octobre 2025 à 03:26:47 :

Le 18 octobre 2025 à 02:37:14 :

Le 15 octobre 2025 à 07:13:47 :

Le 13 octobre 2025 à 10:38:24 :

Le 13 octobre 2025 à 03:39:24 :
D'ailleurs, je sais pas si ça a ete demandé, mais pourquoi poster sur JVC? :hap:

Pourquoi pas ?

Avant tout parce que je suis un khey. Même si, comme d'autres, je prends peut-être avec le temps un peu de distance avec le fofo.

Pourquoi poster sur les maths ? Parce que je suis à fond là-dedans, et qu'il y a quelques kheys que ça intrigue en vrai (que ce soit des descos ou des bac+5 en maths voire plus).

Enfin, même si mon métier comporte la transmission des maths à des chercheurs et étudiants, je trouve que ça fournit un complément pertinent que de le faire ici. D'une part, l'aspect tout venant varie les publics. D'autre part, on peut s'exprimer de façon plus yolo ici, ce qui peut avoir ses vertus, en plus d'être fun :ok:

En tout, toujours agréable de passer sur ce topic.

:-)

si je réussis une thèse en math pure (+ prépa MP et ensae paris en 3/2), pense-tu qu'avec beaucoup de travail, j'ai le potentiel de réussir l'agreg de math, voire de faire top 100 en france? (à l'ensae j'ai fait bcp de probas)

J'imagine que oui, en effet.

Après, il y a un concours d'agrég spécial docteurs pour lequel il y a bien moins de 100 places (et bien moins de candidats).

ce concours est plus facile? c'est quoi son niveau? si j'obtiens mon doctorat au Maroc dans une université publique connue d'une grande ville avec plusieurs publications dans des revues indexées, je peux y prétendre?

et par curiosité intellectuelle, je te parlais de mes capacités à réussir l'agreg externe classique (écrit et oral)

c'est pas toi qui boucle sur le fait de faire un doctorat au maroc au lieu de le faire en France ?

Le 18 octobre 2025 à 03:23:41 :

Le 18 octobre 2025 à 03:05:43 :

Le 18 octobre 2025 à 03:03:45 :

C'est marrant, je suis pas sûr et certain de savoir répondre à cette question. Ce que je veux dire, c'est que quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". Enfin, si, ta question a un sens, mais c'est juste un chouïa moins tranché que ce qu'on pourrait s'imaginer.

Quoi ? Il n'y a pas de théorème "ElBougnador" ? :snif2:

Si, mais avec pour nom d'auteur Mostafa Senhaji :oui:
https://www.vixra.rxiv.org/pdf/2411.0017v1.pdf

https://image.noelshack.com/fichiers/2025/42/6/1760750610-image-2025-10-18-032329190.png

:ouch:

Ayaaaa, bien vu oeil de lynx !

Le 18 octobre 2025 à 03:01:33 :

Le 16 octobre 2025 à 21:06:24 :
ta réaction quand tu as inventé ton premier théorème? immense fierté? bonheur?

Je serais plus team "découvert" que "inventé". Ou à la rigueur, le théorème est découvert et sa démo est inventée, ce genre d'état d'esprit, peut-être. Mais osef, surtout.

C'est marrant, je suis pas sûr et certain de savoir répondre à cette question. Ce que je veux dire, c'est que quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". Enfin, si, ta question a un sens, mais c'est juste un chouïa moins tranché que ce qu'on pourrait s'imaginer.

De manière globale, de la fierté et du soulagement oui. Et peut y avoir de la crainte aussi, dans le fait que y ait un grain de sable dans la démo qui nous a échappé. Le fait que tu sentes que ça vient bien de toi ou pas peut aussi jouer là-dedans : tu es plus fier d'un théorème où certains points clés sont sortis de tes trippes que si toutes les idées-clés te viennent d'un mentor ou collaborateur. Mais en un sens, on peut définir ta question comme signifiant "quelle est ta réaction concernant le premier théorème que tu as vraiment contribué à produire ?". Cela ne coïncide pas nécessairement avec le premier théorème publié, dans un sens comme dans l'autre : notre premier théorème peut ne pas être publié ; et on peut publier un truc dans lequel on n'estime pas avoir profondément mis sa patte.

1) Ton dernier paragraphe est intéressant. En moyenne, il est attendu combien de publication(s) par an pour un enseignant chercheur en analyse fonctionnelle?

2) A quel point bosser à deux ou à trois est efficace vs bosser seul?

3) quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". C'est vrai que quand tu veux publier un article, il te faut un résultat principal, parfois aussi un lemme, des exemples pour montrer que ce que tu fais n'est pas trivial et que les objets mathématiques dont tu parles existent. Et des corollaires. Je parlais du coup du théorème principal. Car rappelons, pour devenir docteur, il faut publier au moins deux articles dans des revues indexées.

Le 18 octobre 2025 à 03:26:47 :

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Le 15 octobre 2025 à 07:13:47 :

Le 13 octobre 2025 à 10:38:24 :

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D'ailleurs, je sais pas si ça a ete demandé, mais pourquoi poster sur JVC? :hap:

Pourquoi pas ?

Avant tout parce que je suis un khey. Même si, comme d'autres, je prends peut-être avec le temps un peu de distance avec le fofo.

Pourquoi poster sur les maths ? Parce que je suis à fond là-dedans, et qu'il y a quelques kheys que ça intrigue en vrai (que ce soit des descos ou des bac+5 en maths voire plus).

Enfin, même si mon métier comporte la transmission des maths à des chercheurs et étudiants, je trouve que ça fournit un complément pertinent que de le faire ici. D'une part, l'aspect tout venant varie les publics. D'autre part, on peut s'exprimer de façon plus yolo ici, ce qui peut avoir ses vertus, en plus d'être fun :ok:

En tout, toujours agréable de passer sur ce topic.

:-)

si je réussis une thèse en math pure (+ prépa MP et ensae paris en 3/2), pense-tu qu'avec beaucoup de travail, j'ai le potentiel de réussir l'agreg de math, voire de faire top 100 en france? (à l'ensae j'ai fait bcp de probas)

J'imagine que oui, en effet.

Après, il y a un concours d'agrég spécial docteurs pour lequel il y a bien moins de 100 places (et bien moins de candidats).

ce concours est plus facile? c'est quoi son niveau? si j'obtiens mon doctorat au Maroc dans une université publique connue d'une grande ville avec plusieurs publications dans des revues indexées, je peux y prétendre?

et par curiosité intellectuelle, je te parlais de mes capacités à réussir l'agreg externe classique (écrit et oral)

Je le dis gentiment et avec une certaine tendresse mais t'es bien matrixé par ces histoires de concours et de niveau et de réputation de telle fac telle école telle agrég. Je le dis pas du tout sur un ton critique, au contraire, c'est même assez sympa que tu dises les choses de manière aussi franche là où chez d'autres les pensées seraient les mêmes mais fardées. Mais je pense quand même que la bonne réponse n'est pas de continuer de répondre à ces questions mais de te dire : chill, relax. Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi. Tu as des capacités appréciables et il n'est pas spécialement utile de les noter sur 20.

Le 18 octobre 2025 à 02:49:18 :

Le 15 octobre 2025 à 07:16:49 :
Salut clé.
1) Pour un mec qui veut devenir prof dans le supérieur (ouvert à la fois à la fac et à la prépa), intéressé par le recherche ET par l'enseignement, tu conseilles thèse puis agreg, ou agreg puis thèse?

Agrég puis thèse.

Après la thèse, t'auras la flemme de ouf de revenir en mode prépa ; le prolongement naturel de la thèse, c'est le postdoc. Faut juste voir comment ça se combine avec les réformes récentes concernant le fait que la mise en disponibilité n'est pas automatique pour le M2, mais il me semble qu'en pratique ça va.

En plus, si tu fais ça, tu peux valider ton agrég avec les TD que tu donnes en thèse. Et avoir des bases mathématiques solides et transversales est toujours bon à prendre pour une thèse.

2) Est-ce que ça choque un profil qui a fait licence en math pures, master en math appliquées, puis thèse en math pures, ou bien au contraire ça peut constituer un profil intéressant et pluridisciplinaire?

Osef je dirais.

3) t'as une idée des salaires d'un mcf, d'un prof ayant l'hdr, d'un PU, d'un prof de prépa débutant, intermédiaire puis expérimenté?

Ca se trouve en ligne, voir ici par exemple pour les mcf :
https://www.emploi-collectivites.fr/grille-indiciaire-etat-maitre-conferences/1/5141.htm

De façon générale, prof en prépa paye mieux que mcf, notamment avec les heures sups venant des colles.

4) tu dirais qu'avec la nouvelle génération, c'est plus facile de se démarquer quand on est passionné de maths, ou bien le haut du panier reste inchangé par rapport aux décennies précédentes? ou alors il y a encore plus de compétition!

Je pense que les top étudiants d'aujourd'hui ou d'il y a 20 ans, y a pas de différence très significative. Par contre, la situation concernant les postes s'est nettement dégradée, du moins en maths fondas.

En fait dans mon cas je ne sais pas encore si je vais faire ma carrière au Maroc ou en France. Au Maroc, les profs de prépa agrégés sont payés comme des lycéens. Être prof à l'univ par contre c'est bien plus intéressant. Donc j'ai commencé par la thèse.

Mais ça correspond aussi à ma personnalité. Commencer par le plus difficile. D'ailleurs, j'accorde beaucoup de valeurs aux diplômes ; l'agreg n'en est pas vraiment un.

Enfin, le programme de prépa+ m'intéresse toujours énormément. J'en ai souvent besoin (surtout de l'adhérence du programme de MP et la L3) pour ma thèse, qui mélange l'algèbre, l'analyse fonctionnelle, l'analyse hilbertienne, la topologie, les séries entières, l'analyse complexe, la théorie spectrale, ...

Le 18 octobre 2025 à 03:39:01 :

Le 18 octobre 2025 à 03:26:47 :

Le 18 octobre 2025 à 02:37:14 :

Le 15 octobre 2025 à 07:13:47 :

Le 13 octobre 2025 à 10:38:24 :

> Le 13 octobre 2025 à 03:39:24 :

> D'ailleurs, je sais pas si ça a ete demandé, mais pourquoi poster sur JVC? :hap:

Pourquoi pas ?

Avant tout parce que je suis un khey. Même si, comme d'autres, je prends peut-être avec le temps un peu de distance avec le fofo.

Pourquoi poster sur les maths ? Parce que je suis à fond là-dedans, et qu'il y a quelques kheys que ça intrigue en vrai (que ce soit des descos ou des bac+5 en maths voire plus).

Enfin, même si mon métier comporte la transmission des maths à des chercheurs et étudiants, je trouve que ça fournit un complément pertinent que de le faire ici. D'une part, l'aspect tout venant varie les publics. D'autre part, on peut s'exprimer de façon plus yolo ici, ce qui peut avoir ses vertus, en plus d'être fun :ok:

> En tout, toujours agréable de passer sur ce topic.

:-)

si je réussis une thèse en math pure (+ prépa MP et ensae paris en 3/2), pense-tu qu'avec beaucoup de travail, j'ai le potentiel de réussir l'agreg de math, voire de faire top 100 en france? (à l'ensae j'ai fait bcp de probas)

J'imagine que oui, en effet.

Après, il y a un concours d'agrég spécial docteurs pour lequel il y a bien moins de 100 places (et bien moins de candidats).

ce concours est plus facile? c'est quoi son niveau? si j'obtiens mon doctorat au Maroc dans une université publique connue d'une grande ville avec plusieurs publications dans des revues indexées, je peux y prétendre?

et par curiosité intellectuelle, je te parlais de mes capacités à réussir l'agreg externe classique (écrit et oral)

Je le dis gentiment et avec une certaine tendresse mais t'es bien matrixé par ces histoires de concours et de niveau et de réputation de telle fac telle école telle agrég. Je le dis pas du tout sur un ton critique, au contraire, c'est même assez sympa que tu dises les choses de manière aussi franche là où chez d'autres les pensées seraient les mêmes mais fardées. Mais je pense quand même que la bonne réponse n'est pas de continuer de répondre à ces questions mais de te dire : chill, relax. Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi. Tu as des capacités appréciables et il n'est pas spécialement utile de les noter sur 20.

Haha même dans les débats de société et autre, je suis toujours honnête, franc et direct.

"Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi."

En vrai tu n'en sais rien, vu que tu n'as pas pu évaluer mon niveau en maths. Néanmoins j'apprécie beaucoup tes encouragements, et ce qui importe réellement pour moi c'est : faire ma place dans ce monde merveilleux, devenir meilleur au fur et à mesure, et contribuer de façon modeste mais réelle (ou complexe haha) aux mathématiques.

Le 18 octobre 2025 à 03:45:09 :

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> > D'ailleurs, je sais pas si ça a ete demandé, mais pourquoi poster sur JVC? :hap:

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> Pourquoi pas ?

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> Avant tout parce que je suis un khey. Même si, comme d'autres, je prends peut-être avec le temps un peu de distance avec le fofo.

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> Pourquoi poster sur les maths ? Parce que je suis à fond là-dedans, et qu'il y a quelques kheys que ça intrigue en vrai (que ce soit des descos ou des bac+5 en maths voire plus).

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> Enfin, même si mon métier comporte la transmission des maths à des chercheurs et étudiants, je trouve que ça fournit un complément pertinent que de le faire ici. D'une part, l'aspect tout venant varie les publics. D'autre part, on peut s'exprimer de façon plus yolo ici, ce qui peut avoir ses vertus, en plus d'être fun :ok:

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> > En tout, toujours agréable de passer sur ce topic.

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si je réussis une thèse en math pure (+ prépa MP et ensae paris en 3/2), pense-tu qu'avec beaucoup de travail, j'ai le potentiel de réussir l'agreg de math, voire de faire top 100 en france? (à l'ensae j'ai fait bcp de probas)

J'imagine que oui, en effet.

Après, il y a un concours d'agrég spécial docteurs pour lequel il y a bien moins de 100 places (et bien moins de candidats).

ce concours est plus facile? c'est quoi son niveau? si j'obtiens mon doctorat au Maroc dans une université publique connue d'une grande ville avec plusieurs publications dans des revues indexées, je peux y prétendre?

et par curiosité intellectuelle, je te parlais de mes capacités à réussir l'agreg externe classique (écrit et oral)

Je le dis gentiment et avec une certaine tendresse mais t'es bien matrixé par ces histoires de concours et de niveau et de réputation de telle fac telle école telle agrég. Je le dis pas du tout sur un ton critique, au contraire, c'est même assez sympa que tu dises les choses de manière aussi franche là où chez d'autres les pensées seraient les mêmes mais fardées. Mais je pense quand même que la bonne réponse n'est pas de continuer de répondre à ces questions mais de te dire : chill, relax. Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi. Tu as des capacités appréciables et il n'est pas spécialement utile de les noter sur 20.

Haha même dans les débats de société et autre, je suis toujours honnête, franc et direct.

"Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi."

En vrai tu n'en sais rien, vu que tu n'as pas pu évaluer mon niveau en maths. Néanmoins j'apprécie beaucoup tes encouragements, et ce qui importe réellement pour moi c'est : faire ma place dans ce monde merveilleux, devenir meilleur au fur et à mesure, et contribuer de façon modeste mais réelle (ou complexe haha) aux mathématiques.

C'est quoi ton parcours au fait ?

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> > Avant tout parce que je suis un khey. Même si, comme d'autres, je prends peut-être avec le temps un peu de distance avec le fofo.

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> > Pourquoi poster sur les maths ? Parce que je suis à fond là-dedans, et qu'il y a quelques kheys que ça intrigue en vrai (que ce soit des descos ou des bac+5 en maths voire plus).

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> > Enfin, même si mon métier comporte la transmission des maths à des chercheurs et étudiants, je trouve que ça fournit un complément pertinent que de le faire ici. D'une part, l'aspect tout venant varie les publics. D'autre part, on peut s'exprimer de façon plus yolo ici, ce qui peut avoir ses vertus, en plus d'être fun :ok:

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> > > En tout, toujours agréable de passer sur ce topic.

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> si je réussis une thèse en math pure (+ prépa MP et ensae paris en 3/2), pense-tu qu'avec beaucoup de travail, j'ai le potentiel de réussir l'agreg de math, voire de faire top 100 en france? (à l'ensae j'ai fait bcp de probas)

J'imagine que oui, en effet.

Après, il y a un concours d'agrég spécial docteurs pour lequel il y a bien moins de 100 places (et bien moins de candidats).

ce concours est plus facile? c'est quoi son niveau? si j'obtiens mon doctorat au Maroc dans une université publique connue d'une grande ville avec plusieurs publications dans des revues indexées, je peux y prétendre?

et par curiosité intellectuelle, je te parlais de mes capacités à réussir l'agreg externe classique (écrit et oral)

Je le dis gentiment et avec une certaine tendresse mais t'es bien matrixé par ces histoires de concours et de niveau et de réputation de telle fac telle école telle agrég. Je le dis pas du tout sur un ton critique, au contraire, c'est même assez sympa que tu dises les choses de manière aussi franche là où chez d'autres les pensées seraient les mêmes mais fardées. Mais je pense quand même que la bonne réponse n'est pas de continuer de répondre à ces questions mais de te dire : chill, relax. Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi. Tu as des capacités appréciables et il n'est pas spécialement utile de les noter sur 20.

Haha même dans les débats de société et autre, je suis toujours honnête, franc et direct.

"Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi."

En vrai tu n'en sais rien, vu que tu n'as pas pu évaluer mon niveau en maths. Néanmoins j'apprécie beaucoup tes encouragements, et ce qui importe réellement pour moi c'est : faire ma place dans ce monde merveilleux, devenir meilleur au fur et à mesure, et contribuer de façon modeste mais réelle (ou complexe haha) aux mathématiques.

C'est quoi ton parcours au fait ?

prépa MP dans une prépa top 3 parisienne + ensae paris où je prenais tous les modules de maths possibles + thèse en cours au maroc

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> > > > Le 13 octobre 2025 à 03:39:24 :

> > > > D'ailleurs, je sais pas si ça a ete demandé, mais pourquoi poster sur JVC? :hap:

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> > > Pourquoi pas ?

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> > > Avant tout parce que je suis un khey. Même si, comme d'autres, je prends peut-être avec le temps un peu de distance avec le fofo.

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> > > Pourquoi poster sur les maths ? Parce que je suis à fond là-dedans, et qu'il y a quelques kheys que ça intrigue en vrai (que ce soit des descos ou des bac+5 en maths voire plus).

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> > > Enfin, même si mon métier comporte la transmission des maths à des chercheurs et étudiants, je trouve que ça fournit un complément pertinent que de le faire ici. D'une part, l'aspect tout venant varie les publics. D'autre part, on peut s'exprimer de façon plus yolo ici, ce qui peut avoir ses vertus, en plus d'être fun :ok:

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> > > > En tout, toujours agréable de passer sur ce topic.

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> > si je réussis une thèse en math pure (+ prépa MP et ensae paris en 3/2), pense-tu qu'avec beaucoup de travail, j'ai le potentiel de réussir l'agreg de math, voire de faire top 100 en france? (à l'ensae j'ai fait bcp de probas)

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> J'imagine que oui, en effet.

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> Après, il y a un concours d'agrég spécial docteurs pour lequel il y a bien moins de 100 places (et bien moins de candidats).

ce concours est plus facile? c'est quoi son niveau? si j'obtiens mon doctorat au Maroc dans une université publique connue d'une grande ville avec plusieurs publications dans des revues indexées, je peux y prétendre?

et par curiosité intellectuelle, je te parlais de mes capacités à réussir l'agreg externe classique (écrit et oral)

Je le dis gentiment et avec une certaine tendresse mais t'es bien matrixé par ces histoires de concours et de niveau et de réputation de telle fac telle école telle agrég. Je le dis pas du tout sur un ton critique, au contraire, c'est même assez sympa que tu dises les choses de manière aussi franche là où chez d'autres les pensées seraient les mêmes mais fardées. Mais je pense quand même que la bonne réponse n'est pas de continuer de répondre à ces questions mais de te dire : chill, relax. Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi. Tu as des capacités appréciables et il n'est pas spécialement utile de les noter sur 20.

Haha même dans les débats de société et autre, je suis toujours honnête, franc et direct.

"Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi."

En vrai tu n'en sais rien, vu que tu n'as pas pu évaluer mon niveau en maths. Néanmoins j'apprécie beaucoup tes encouragements, et ce qui importe réellement pour moi c'est : faire ma place dans ce monde merveilleux, devenir meilleur au fur et à mesure, et contribuer de façon modeste mais réelle (ou complexe haha) aux mathématiques.

C'est quoi ton parcours au fait ?

prépa MP dans une prépa top 3 parisienne + ensae paris où je prenais tous les modules de maths possibles + thèse en cours au maroc

mais pourquoi pas en france je capte pas ?

Le 18 octobre 2025 à 03:36:19 :

Le 18 octobre 2025 à 03:01:33 :

Le 16 octobre 2025 à 21:06:24 :
ta réaction quand tu as inventé ton premier théorème? immense fierté? bonheur?

Je serais plus team "découvert" que "inventé". Ou à la rigueur, le théorème est découvert et sa démo est inventée, ce genre d'état d'esprit, peut-être. Mais osef, surtout.

C'est marrant, je suis pas sûr et certain de savoir répondre à cette question. Ce que je veux dire, c'est que quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". Enfin, si, ta question a un sens, mais c'est juste un chouïa moins tranché que ce qu'on pourrait s'imaginer.

De manière globale, de la fierté et du soulagement oui. Et peut y avoir de la crainte aussi, dans le fait que y ait un grain de sable dans la démo qui nous a échappé. Le fait que tu sentes que ça vient bien de toi ou pas peut aussi jouer là-dedans : tu es plus fier d'un théorème où certains points clés sont sortis de tes trippes que si toutes les idées-clés te viennent d'un mentor ou collaborateur. Mais en un sens, on peut définir ta question comme signifiant "quelle est ta réaction concernant le premier théorème que tu as vraiment contribué à produire ?". Cela ne coïncide pas nécessairement avec le premier théorème publié, dans un sens comme dans l'autre : notre premier théorème peut ne pas être publié ; et on peut publier un truc dans lequel on n'estime pas avoir profondément mis sa patte.

1) Ton dernier paragraphe est intéressant. En moyenne, il est attendu combien de publication(s) par an pour un enseignant chercheur en analyse fonctionnelle?

Aucune idée. Je ne pense pas que ces attendus existent vraiment. Je veux dire que statutairement, ils n'existent pas. La question commence à se poser seulement si le but est de demander des primes ou postuler ailleurs ou demander des sous. Si tu tiens à avoir un chiffre, j'imagine qu'un papier par an est raisonnable mais ça ne veut rien dire. Déjà parce qu'un papier qui résout un gros truc, c'est mieux que 10 papiers de grattage de corollaires insignifiants pour gonfler les publis. Et ensuite ça ne veut rien dire à cause de ce que j'ai dit en début de paragraphe.

2) A quel point bosser à deux ou à trois est efficace vs bosser seul?

Bah ça peut dépendre. Parfois, ça peut rajouter des problèmes de synchronisation/communication ou pour tomber d'accord. Mais d'un autre côté, ça démultiplie les compétences. Potentiellement, être deux fois plus compétent emmène beaucoup plus que deux fois plus loin : imagine que tu aies une infinité de rivières d'eau et de lave à franchir. T'as la capacité de vous faire franchir l'eau et ton collaborateur celui de faire franchir la lave. Eh bien en alternant "déblocage de l'un" et "déblocage de l'autre", vous allez infiniment loin, pas seulement deux fois plus loin.

Il y a aussi moyen de se répartir les tâches de type rédaction/figure/simulations/étude de la biblio, etc. Ainsi, chacun peut bosser sur ce qu'il fait de mieux et esquiver ce qu'il exècre.

Bref, il y a de sacrées vertus type "l'union fait la force" en collaboration. Par contre, quand t'es solo, le fait de gérer la totalité de la rédaction fait que t'as la main sur tout et que tu as juste à avoir toute la structure en tête, tu n'as pas besoin en plus de l'expliciter aux autres et de les en convaincre.

Noter qu'il est possible de procéder en mode "rédac solo" dans un projet à plusieurs. Si un seul prend en charge la rédaction mais aussi à d'autres échelles : tu peux dire "telle section, je m'en occupe et la fais à ma sauce, puis quand j'aurai fini vous pourrez ajuster".

3) quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". C'est vrai que quand tu veux publier un article, il te faut un résultat principal, parfois aussi un lemme, des exemples pour montrer que ce que tu fais n'est pas trivial et que les objets mathématiques dont tu parles existent. Et des corollaires. Je parlais du coup du théorème principal.

Je ne pense pas que ça change significativement ma réponse. Je pense que dans tous les cas, on est content. Si on trouve assez vite, on est content d'être dans le flow et que les trucs fusent dès le début du projet. Et si tu sèches pendant une longue période, bah naturellement t'es content quand enfin ça se décoince. Après, c'est souvent "trois pas en avant, deux pas en arrière" : tu peux avoir un projet où pendant des années tu dis "dans quelques mois c'est fini".

Car rappelons, pour devenir docteur, il faut publier au moins deux articles dans des revues indexées.

On entend parfois ce genre de trucs mais non. Certains labos ou écoles doctorales peuvent inventer cette pseudorègle mais ça n'a rien d'officiel à la base et ce n'est pas systématique.

Le 18 octobre 2025 à 03:53:55 :

Le 18 octobre 2025 à 03:36:19 :

Le 18 octobre 2025 à 03:01:33 :

Le 16 octobre 2025 à 21:06:24 :
ta réaction quand tu as inventé ton premier théorème? immense fierté? bonheur?

Je serais plus team "découvert" que "inventé". Ou à la rigueur, le théorème est découvert et sa démo est inventée, ce genre d'état d'esprit, peut-être. Mais osef, surtout.

C'est marrant, je suis pas sûr et certain de savoir répondre à cette question. Ce que je veux dire, c'est que quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". Enfin, si, ta question a un sens, mais c'est juste un chouïa moins tranché que ce qu'on pourrait s'imaginer.

De manière globale, de la fierté et du soulagement oui. Et peut y avoir de la crainte aussi, dans le fait que y ait un grain de sable dans la démo qui nous a échappé. Le fait que tu sentes que ça vient bien de toi ou pas peut aussi jouer là-dedans : tu es plus fier d'un théorème où certains points clés sont sortis de tes trippes que si toutes les idées-clés te viennent d'un mentor ou collaborateur. Mais en un sens, on peut définir ta question comme signifiant "quelle est ta réaction concernant le premier théorème que tu as vraiment contribué à produire ?". Cela ne coïncide pas nécessairement avec le premier théorème publié, dans un sens comme dans l'autre : notre premier théorème peut ne pas être publié ; et on peut publier un truc dans lequel on n'estime pas avoir profondément mis sa patte.

1) Ton dernier paragraphe est intéressant. En moyenne, il est attendu combien de publication(s) par an pour un enseignant chercheur en analyse fonctionnelle?

Aucune idée. Je ne pense pas que ces attendus existent vraiment. Je veux dire que statutairement, ils n'existent pas. La question commence à se poser seulement si le but est de demander des primes ou postuler ailleurs ou demander des sous. Si tu tiens à avoir un chiffre, j'imagine qu'un papier par an est raisonnable mais ça ne veut rien dire. Déjà parce qu'un papier qui résout un gros truc, c'est mieux que 10 papiers de grattage de corollaires insignifiants pour gonfler les publis. Et ensuite ça ne veut rien dire à cause de ce que j'ai dit en début de paragraphe.

2) A quel point bosser à deux ou à trois est efficace vs bosser seul?

Bah ça peut dépendre. Parfois, ça peut rajouter des problèmes de synchronisation/communication ou pour tomber d'accord. Mais d'un autre côté, ça démultiplie les compétences. Potentiellement, être deux fois plus compétent emmène beaucoup plus que deux fois plus loin : imagine que tu aies une infinité de rivières d'eau et de lave à franchir. T'as la capacité de vous faire franchir l'eau et ton collaborateur celui de faire franchir la lave. Eh bien en alternant "déblocage de l'un" et "déblocage de l'autre", vous allez infiniment loin, pas seulement deux fois plus loin.

Il y a aussi moyen de se répartir les tâches de type rédaction/figure/simulations/étude de la biblio, etc. Ainsi, chacun peut bosser sur ce qu'il fait de mieux et esquiver ce qu'il exècre.

Bref, il y a de sacrées vertus type "l'union fait la force" en collaboration. Par contre, quand t'es solo, le fait de gérer la totalité de la rédaction fait que t'as la main sur tout et que tu as juste à avoir toute la structure en tête, tu n'as pas besoin en plus de l'expliciter aux autres et de les en convaincre.

Noter qu'il est possible de procéder en mode "rédac solo" dans un projet à plusieurs. Si un seul prend en charge la rédaction mais aussi à d'autres échelles : tu peux dire "telle section, je m'en occupe et la fais à ma sauce, puis quand j'aurai fini vous pourrez ajuster".

3) quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". C'est vrai que quand tu veux publier un article, il te faut un résultat principal, parfois aussi un lemme, des exemples pour montrer que ce que tu fais n'est pas trivial et que les objets mathématiques dont tu parles existent. Et des corollaires. Je parlais du coup du théorème principal.

Je ne pense pas que ça change significativement ma réponse. Je pense que dans tous les cas, on est content. Si on trouve assez vite, on est content d'être dans le flow et que les trucs fusent dès le début du projet. Et si tu sèches pendant une longue période, bah naturellement t'es content quand enfin ça se décoince. Après, c'est souvent "trois pas en avant, deux pas en arrière" : tu peux avoir un projet où pendant des années tu dis "dans quelques mois c'est fini".

Car rappelons, pour devenir docteur, il faut publier au moins deux articles dans des revues indexées.

On entend parfois ce genre de trucs mais non. Certains labos ou écoles doctorales peuvent inventer cette pseudorègle mais ça n'a rien d'officiel à la base et ce n'est pas systématique.

" pour devenir docteur, il faut publier au moins deux articles dans des revues indexées."

Dans ma fac au Maroc c'est le cas. Du coup ça impose de trouver des résultats et de contribuer au domaine. Récemment ils ont ajouté d'autres conditions (donner des TDs, avoir suivi des formations, niveau en anglais et français B2 requis...)
Mais la base ça reste 2 publis dans des revues indexées.

Je trouve la règle de ma fac bonne, car elle sélectionne et oblige les étudiants à produire quelque chose. Sinon, ça se résumerait à quoi : un état de l'art au mieux qualitatif, mais qui ne ferait que reprendre et synthétiser les résultats connus de ton sujet ; ce serait, in fine, comme un mémoire de master.

Qu'est-ce que tu en penses? C'est quoi en principe la règle en France? Et dans le modèle anglo-saxon?

Le 18 octobre 2025 à 03:53:34 :

Le 18 octobre 2025 à 03:51:33 :

Le 18 octobre 2025 à 03:47:49 :

Le 18 octobre 2025 à 03:45:09 :

Le 18 octobre 2025 à 03:39:01 :

> Le 18 octobre 2025 à 03:26:47 :

> > Le 18 octobre 2025 à 02:37:14 :

> > > Le 15 octobre 2025 à 07:13:47 :

> > > > Le 13 octobre 2025 à 10:38:24 :

> > > > > Le 13 octobre 2025 à 03:39:24 :

> > > > > D'ailleurs, je sais pas si ça a ete demandé, mais pourquoi poster sur JVC? :hap:

> > > >

> > > > Pourquoi pas ?

> > > >

> > > > Avant tout parce que je suis un khey. Même si, comme d'autres, je prends peut-être avec le temps un peu de distance avec le fofo.

> > > >

> > > > Pourquoi poster sur les maths ? Parce que je suis à fond là-dedans, et qu'il y a quelques kheys que ça intrigue en vrai (que ce soit des descos ou des bac+5 en maths voire plus).

> > > >

> > > > Enfin, même si mon métier comporte la transmission des maths à des chercheurs et étudiants, je trouve que ça fournit un complément pertinent que de le faire ici. D'une part, l'aspect tout venant varie les publics. D'autre part, on peut s'exprimer de façon plus yolo ici, ce qui peut avoir ses vertus, en plus d'être fun :ok:

> > > >

> > > > > En tout, toujours agréable de passer sur ce topic.

> > > >

> > > > :-)

> > >

> > > si je réussis une thèse en math pure (+ prépa MP et ensae paris en 3/2), pense-tu qu'avec beaucoup de travail, j'ai le potentiel de réussir l'agreg de math, voire de faire top 100 en france? (à l'ensae j'ai fait bcp de probas)

> >

> > J'imagine que oui, en effet.

> >

> > Après, il y a un concours d'agrég spécial docteurs pour lequel il y a bien moins de 100 places (et bien moins de candidats).

>

> ce concours est plus facile? c'est quoi son niveau? si j'obtiens mon doctorat au Maroc dans une université publique connue d'une grande ville avec plusieurs publications dans des revues indexées, je peux y prétendre?

>

> et par curiosité intellectuelle, je te parlais de mes capacités à réussir l'agreg externe classique (écrit et oral)

Je le dis gentiment et avec une certaine tendresse mais t'es bien matrixé par ces histoires de concours et de niveau et de réputation de telle fac telle école telle agrég. Je le dis pas du tout sur un ton critique, au contraire, c'est même assez sympa que tu dises les choses de manière aussi franche là où chez d'autres les pensées seraient les mêmes mais fardées. Mais je pense quand même que la bonne réponse n'est pas de continuer de répondre à ces questions mais de te dire : chill, relax. Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi. Tu as des capacités appréciables et il n'est pas spécialement utile de les noter sur 20.

Haha même dans les débats de société et autre, je suis toujours honnête, franc et direct.

"Tu as ta place dans le monde, ça va, tu n'as pas à prouver que tu existes. Bienvenue dans le monde des maths, tu es ici chez toi."

En vrai tu n'en sais rien, vu que tu n'as pas pu évaluer mon niveau en maths. Néanmoins j'apprécie beaucoup tes encouragements, et ce qui importe réellement pour moi c'est : faire ma place dans ce monde merveilleux, devenir meilleur au fur et à mesure, et contribuer de façon modeste mais réelle (ou complexe haha) aux mathématiques.

C'est quoi ton parcours au fait ?

prépa MP dans une prépa top 3 parisienne + ensae paris où je prenais tous les modules de maths possibles + thèse en cours au maroc

mais pourquoi pas en france je capte pas ?

je suis marocain du Maroc, donc c'est pas déconnant pour moi d'y faire ma thèse
+ en France il faut un directeur de thèse ET un financement depuis la réforme, c'est doublement compliqué, surtout que je voulais un truc en math pures

Le 18 octobre 2025 à 04:10:20 :

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Le 16 octobre 2025 à 21:06:24 :
ta réaction quand tu as inventé ton premier théorème? immense fierté? bonheur?

Je serais plus team "découvert" que "inventé". Ou à la rigueur, le théorème est découvert et sa démo est inventée, ce genre d'état d'esprit, peut-être. Mais osef, surtout.

C'est marrant, je suis pas sûr et certain de savoir répondre à cette question. Ce que je veux dire, c'est que quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". Enfin, si, ta question a un sens, mais c'est juste un chouïa moins tranché que ce qu'on pourrait s'imaginer.

De manière globale, de la fierté et du soulagement oui. Et peut y avoir de la crainte aussi, dans le fait que y ait un grain de sable dans la démo qui nous a échappé. Le fait que tu sentes que ça vient bien de toi ou pas peut aussi jouer là-dedans : tu es plus fier d'un théorème où certains points clés sont sortis de tes trippes que si toutes les idées-clés te viennent d'un mentor ou collaborateur. Mais en un sens, on peut définir ta question comme signifiant "quelle est ta réaction concernant le premier théorème que tu as vraiment contribué à produire ?". Cela ne coïncide pas nécessairement avec le premier théorème publié, dans un sens comme dans l'autre : notre premier théorème peut ne pas être publié ; et on peut publier un truc dans lequel on n'estime pas avoir profondément mis sa patte.

1) Ton dernier paragraphe est intéressant. En moyenne, il est attendu combien de publication(s) par an pour un enseignant chercheur en analyse fonctionnelle?

Aucune idée. Je ne pense pas que ces attendus existent vraiment. Je veux dire que statutairement, ils n'existent pas. La question commence à se poser seulement si le but est de demander des primes ou postuler ailleurs ou demander des sous. Si tu tiens à avoir un chiffre, j'imagine qu'un papier par an est raisonnable mais ça ne veut rien dire. Déjà parce qu'un papier qui résout un gros truc, c'est mieux que 10 papiers de grattage de corollaires insignifiants pour gonfler les publis. Et ensuite ça ne veut rien dire à cause de ce que j'ai dit en début de paragraphe.

2) A quel point bosser à deux ou à trois est efficace vs bosser seul?

Bah ça peut dépendre. Parfois, ça peut rajouter des problèmes de synchronisation/communication ou pour tomber d'accord. Mais d'un autre côté, ça démultiplie les compétences. Potentiellement, être deux fois plus compétent emmène beaucoup plus que deux fois plus loin : imagine que tu aies une infinité de rivières d'eau et de lave à franchir. T'as la capacité de vous faire franchir l'eau et ton collaborateur celui de faire franchir la lave. Eh bien en alternant "déblocage de l'un" et "déblocage de l'autre", vous allez infiniment loin, pas seulement deux fois plus loin.

Il y a aussi moyen de se répartir les tâches de type rédaction/figure/simulations/étude de la biblio, etc. Ainsi, chacun peut bosser sur ce qu'il fait de mieux et esquiver ce qu'il exècre.

Bref, il y a de sacrées vertus type "l'union fait la force" en collaboration. Par contre, quand t'es solo, le fait de gérer la totalité de la rédaction fait que t'as la main sur tout et que tu as juste à avoir toute la structure en tête, tu n'as pas besoin en plus de l'expliciter aux autres et de les en convaincre.

Noter qu'il est possible de procéder en mode "rédac solo" dans un projet à plusieurs. Si un seul prend en charge la rédaction mais aussi à d'autres échelles : tu peux dire "telle section, je m'en occupe et la fais à ma sauce, puis quand j'aurai fini vous pourrez ajuster".

3) quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". C'est vrai que quand tu veux publier un article, il te faut un résultat principal, parfois aussi un lemme, des exemples pour montrer que ce que tu fais n'est pas trivial et que les objets mathématiques dont tu parles existent. Et des corollaires. Je parlais du coup du théorème principal.

Je ne pense pas que ça change significativement ma réponse. Je pense que dans tous les cas, on est content. Si on trouve assez vite, on est content d'être dans le flow et que les trucs fusent dès le début du projet. Et si tu sèches pendant une longue période, bah naturellement t'es content quand enfin ça se décoince. Après, c'est souvent "trois pas en avant, deux pas en arrière" : tu peux avoir un projet où pendant des années tu dis "dans quelques mois c'est fini".

Car rappelons, pour devenir docteur, il faut publier au moins deux articles dans des revues indexées.

On entend parfois ce genre de trucs mais non. Certains labos ou écoles doctorales peuvent inventer cette pseudorègle mais ça n'a rien d'officiel à la base et ce n'est pas systématique.

" pour devenir docteur, il faut publier au moins deux articles dans des revues indexées."

Dans ma fac au Maroc c'est le cas. Du coup ça impose de trouver des résultats et de contribuer au domaine. Récemment ils ont ajouté d'autres conditions (donner des TDs, avoir suivi des formations, niveau en anglais et français B2 requis...)
Mais la base ça reste 2 publis dans des revues indexées.

Ah OK, merci pour ces précisions !

Je trouve la règle de ma fac bonne, car elle sélectionne et oblige les étudiants à produire quelque chose. Sinon, ça se résumerait à quoi : un état de l'art au mieux qualitatif, mais qui ne ferait que reprendre et synthétiser les résultats connus de ton sujet ; ce serait, in fine, comme un mémoire de master.

Qu'est-ce que tu en penses? C'est quoi en principe la règle en France? Et dans le modèle anglo-saxon?

J'en pense qu'aucun modèle n'est parfait : on doit bien faire des choix mais il y aura toujours des effets pervers et des façons d'abuser. Ce n'est pas forcément si grave que ça d'ailleurs.

Donc quel que soit le système, on peut lui trouver des qualités (sinon il n'aurait pas été adopté) et des défauts car il y en a toujours.

Concernant le fait d'exiger deux publis dans des revues indexées, tu as évoqué les effets positifs. Les effets peuvent être le suivants :

  1. ça ne change pas tant la qualité que ça car on peut toujours publier dans des revues fond de tiroir que personne ne lit(d'ailleurs, le publish-or-perish crée une niche écologique pour des journaux merdiques qui servent exclusivement à permettre à des doctorants ou chercheurs d'atteindre les quotas qu'on leur demande);
  2. ça incite à faire converger les projets très vite donc à morceler la recherche en petites tâches qui peuvent manquer d'envol ou d'ambition(on ne demande pas un article mais au moins deux ; par un article soumis mais un article accepté).

De fait, ce genre de pratique commence à s'installer un peu en France dans certains labos, pour certaines branches des maths (généralement plutôt proche des applications que de la géométrie algébrique).

Normalement, la pratique en France et dans certains autres endroits est "le jury souverain juge le manuscrit". Pas besoin de l'autorité des reviewers de je ne sais quels journaux : les rapporteurs de thèse savent lire et se font leur propre opinion, puis décident selon leurs critères si ça vaut un doctorat ou non. Cela permet parfois des thèses de complaisance en mode "y a pas grand chose dedans mais ça fout une mauvaise ambiance pour tout le monde si ça ne soutient pas". Dans ce cas, le titre de docteur est octroyé mais avec des rapports de thèse qui, en creux, disent que la personne n'est pas faite pour une carrière académique. Ce n'est pas écrit comme ça mais entre les lignes, dans les omissions, ça revient à ça.

Le 18 octobre 2025 à 05:23:02 :

Le 18 octobre 2025 à 04:10:20 :

Le 18 octobre 2025 à 03:53:55 :

Le 18 octobre 2025 à 03:36:19 :

Le 18 octobre 2025 à 03:01:33 :

> Le 16 octobre 2025 à 21:06:24 :

> ta réaction quand tu as inventé ton premier théorème? immense fierté? bonheur?

Je serais plus team "découvert" que "inventé". Ou à la rigueur, le théorème est découvert et sa démo est inventée, ce genre d'état d'esprit, peut-être. Mais osef, surtout.

C'est marrant, je suis pas sûr et certain de savoir répondre à cette question. Ce que je veux dire, c'est que quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". Enfin, si, ta question a un sens, mais c'est juste un chouïa moins tranché que ce qu'on pourrait s'imaginer.

De manière globale, de la fierté et du soulagement oui. Et peut y avoir de la crainte aussi, dans le fait que y ait un grain de sable dans la démo qui nous a échappé. Le fait que tu sentes que ça vient bien de toi ou pas peut aussi jouer là-dedans : tu es plus fier d'un théorème où certains points clés sont sortis de tes trippes que si toutes les idées-clés te viennent d'un mentor ou collaborateur. Mais en un sens, on peut définir ta question comme signifiant "quelle est ta réaction concernant le premier théorème que tu as vraiment contribué à produire ?". Cela ne coïncide pas nécessairement avec le premier théorème publié, dans un sens comme dans l'autre : notre premier théorème peut ne pas être publié ; et on peut publier un truc dans lequel on n'estime pas avoir profondément mis sa patte.

1) Ton dernier paragraphe est intéressant. En moyenne, il est attendu combien de publication(s) par an pour un enseignant chercheur en analyse fonctionnelle?

Aucune idée. Je ne pense pas que ces attendus existent vraiment. Je veux dire que statutairement, ils n'existent pas. La question commence à se poser seulement si le but est de demander des primes ou postuler ailleurs ou demander des sous. Si tu tiens à avoir un chiffre, j'imagine qu'un papier par an est raisonnable mais ça ne veut rien dire. Déjà parce qu'un papier qui résout un gros truc, c'est mieux que 10 papiers de grattage de corollaires insignifiants pour gonfler les publis. Et ensuite ça ne veut rien dire à cause de ce que j'ai dit en début de paragraphe.

2) A quel point bosser à deux ou à trois est efficace vs bosser seul?

Bah ça peut dépendre. Parfois, ça peut rajouter des problèmes de synchronisation/communication ou pour tomber d'accord. Mais d'un autre côté, ça démultiplie les compétences. Potentiellement, être deux fois plus compétent emmène beaucoup plus que deux fois plus loin : imagine que tu aies une infinité de rivières d'eau et de lave à franchir. T'as la capacité de vous faire franchir l'eau et ton collaborateur celui de faire franchir la lave. Eh bien en alternant "déblocage de l'un" et "déblocage de l'autre", vous allez infiniment loin, pas seulement deux fois plus loin.

Il y a aussi moyen de se répartir les tâches de type rédaction/figure/simulations/étude de la biblio, etc. Ainsi, chacun peut bosser sur ce qu'il fait de mieux et esquiver ce qu'il exècre.

Bref, il y a de sacrées vertus type "l'union fait la force" en collaboration. Par contre, quand t'es solo, le fait de gérer la totalité de la rédaction fait que t'as la main sur tout et que tu as juste à avoir toute la structure en tête, tu n'as pas besoin en plus de l'expliciter aux autres et de les en convaincre.

Noter qu'il est possible de procéder en mode "rédac solo" dans un projet à plusieurs. Si un seul prend en charge la rédaction mais aussi à d'autres échelles : tu peux dire "telle section, je m'en occupe et la fais à ma sauce, puis quand j'aurai fini vous pourrez ajuster".

3) quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". C'est vrai que quand tu veux publier un article, il te faut un résultat principal, parfois aussi un lemme, des exemples pour montrer que ce que tu fais n'est pas trivial et que les objets mathématiques dont tu parles existent. Et des corollaires. Je parlais du coup du théorème principal.

Je ne pense pas que ça change significativement ma réponse. Je pense que dans tous les cas, on est content. Si on trouve assez vite, on est content d'être dans le flow et que les trucs fusent dès le début du projet. Et si tu sèches pendant une longue période, bah naturellement t'es content quand enfin ça se décoince. Après, c'est souvent "trois pas en avant, deux pas en arrière" : tu peux avoir un projet où pendant des années tu dis "dans quelques mois c'est fini".

Car rappelons, pour devenir docteur, il faut publier au moins deux articles dans des revues indexées.

On entend parfois ce genre de trucs mais non. Certains labos ou écoles doctorales peuvent inventer cette pseudorègle mais ça n'a rien d'officiel à la base et ce n'est pas systématique.

" pour devenir docteur, il faut publier au moins deux articles dans des revues indexées."

Dans ma fac au Maroc c'est le cas. Du coup ça impose de trouver des résultats et de contribuer au domaine. Récemment ils ont ajouté d'autres conditions (donner des TDs, avoir suivi des formations, niveau en anglais et français B2 requis...)
Mais la base ça reste 2 publis dans des revues indexées.

Ah OK, merci pour ces précisions !

Je trouve la règle de ma fac bonne, car elle sélectionne et oblige les étudiants à produire quelque chose. Sinon, ça se résumerait à quoi : un état de l'art au mieux qualitatif, mais qui ne ferait que reprendre et synthétiser les résultats connus de ton sujet ; ce serait, in fine, comme un mémoire de master.

Qu'est-ce que tu en penses? C'est quoi en principe la règle en France? Et dans le modèle anglo-saxon?

J'en pense qu'aucun modèle n'est parfait : on doit bien faire des choix mais il y aura toujours des effets pervers et des façons d'abuser. Ce n'est pas forcément si grave que ça d'ailleurs.

Donc quel que soit le système, on peut lui trouver des qualités (sinon il n'aurait pas été adopté) et des défauts car il y en a toujours.

Concernant le fait d'exiger deux publis dans des revues indexées, tu as évoqué les effets positifs. Les effets peuvent être le suivants :

  1. ça ne change pas tant la qualité que ça car on peut toujours publier dans des revues fond de tiroir que personne ne lit(d'ailleurs, le publish-or-perish crée une niche écologique pour des journaux merdiques qui servent exclusivement à permettre à des doctorants ou chercheurs d'atteindre les quotas qu'on leur demande);
  2. ça incite à faire converger les projets très vite donc à morceler la recherche en petites tâches qui peuvent manquer d'envol ou d'ambition(on ne demande pas un article mais au moins deux ; par un article soumis mais un article accepté).

De fait, ce genre de pratique commence à s'installer un peu en France dans certains labos, pour certaines branches des maths (généralement plutôt proche des applications que de la géométrie algébrique).

Normalement, la pratique en France et dans certains autres endroits est "le jury souverain juge le manuscrit". Pas besoin de l'autorité des reviewers de je ne sais quels journaux : les rapporteurs de thèse savent lire et se font leur propre opinion, puis décident selon leurs critères si ça vaut un doctorat ou non. Cela permet parfois des thèses de complaisance en mode "y a pas grand chose dedans mais ça fout une mauvaise ambiance pour tout le monde si ça ne soutient pas". Dans ce cas, le titre de docteur est octroyé mais avec des rapports de thèse qui, en creux, disent que la personne n'est pas faite pour une carrière académique. Ce n'est pas écrit comme ça mais entre les lignes, dans les omissions, ça revient à ça.

tu parles de thèses où les doctorants se contentent d'un état de l'art? ou bien tu penses qu'une thèse uniquement basée sur un état de l'art, sans résultats nouveaux apportés par le doctorant, peut être qualitative et mériter le titre de Docteur?

car être en mesure de bien comprendre et synthétiser tout un sous-domaine des mathématiques, et de le structurer, est déjà une compétence en soi. Est-ce que pour autant ça mérite le titre de Docteur ; je ne sais pas, à toi de me le dire.

Comment tu gères la discipline en amphi et en TD? Malheureusement il suffit d'avoir 10% d'étudiants perturbateurs pour que ça te gâches ton cours et te gaspille une bonne partie de ton énergie.

En général, en maths, les filles sont plus calmes, respectueuses et disciplinées que les garçons? Les étudiants ont-ils tendance à devenir de plus en plus calmes et respectueux avec les années? Le gouffre en terme de respect et discipline se situe où? L1-L2, L2-L3, ou L3-master?

Comment tu gères les étudiants qui essaient de négocier leurs notes à la fin du semestre?

Tu as combien d'heures d'enseignement par semaine (en comptant les TD et les cours magistraux)?

C'est important d'avoir une bonne relation avec TOUS ses collègues, ou l'entretenir avec quelques uns suffisent?

Dans ta fac, et en général en France, combien y'a t'il de semaines d'enseignement par semestre?

Est-ce que c'est tranquille d'utiliser les cours de ces collègues, ou bien il est exigé de préparer ses propres cours quand on nous assigne un module?

Comment sont assignés les modules? Tu enseignes combien de modules différents par semestre?

Est-ce que c'est toi qui choisi quels modules tu enseignes? Tu as une marge de manoeuvre? En général les profs gardent les mêmes modules chaque année, afin de pouvoir se concentrer sur la recherche et les publications + conférences ...? Ou bien ils aiment bien varier les enseignement? Ton avis sur ce dilemme garder les mêmes modules vs varier?

Le 23 octobre 2025 à 05:20:43 :

Le 18 octobre 2025 à 05:23:02 :

Le 18 octobre 2025 à 04:10:20 :

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> Le 18 octobre 2025 à 03:01:33 :

> > Le 16 octobre 2025 à 21:06:24 :

> > ta réaction quand tu as inventé ton premier théorème? immense fierté? bonheur?

>

> Je serais plus team "découvert" que "inventé". Ou à la rigueur, le théorème est découvert et sa démo est inventée, ce genre d'état d'esprit, peut-être. Mais osef, surtout.

>

> C'est marrant, je suis pas sûr et certain de savoir répondre à cette question. Ce que je veux dire, c'est que quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". Enfin, si, ta question a un sens, mais c'est juste un chouïa moins tranché que ce qu'on pourrait s'imaginer.

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> De manière globale, de la fierté et du soulagement oui. Et peut y avoir de la crainte aussi, dans le fait que y ait un grain de sable dans la démo qui nous a échappé. Le fait que tu sentes que ça vient bien de toi ou pas peut aussi jouer là-dedans : tu es plus fier d'un théorème où certains points clés sont sortis de tes trippes que si toutes les idées-clés te viennent d'un mentor ou collaborateur. Mais en un sens, on peut définir ta question comme signifiant "quelle est ta réaction concernant le premier théorème que tu as vraiment contribué à produire ?". Cela ne coïncide pas nécessairement avec le premier théorème publié, dans un sens comme dans l'autre : notre premier théorème peut ne pas être publié ; et on peut publier un truc dans lequel on n'estime pas avoir profondément mis sa patte.

1) Ton dernier paragraphe est intéressant. En moyenne, il est attendu combien de publication(s) par an pour un enseignant chercheur en analyse fonctionnelle?

Aucune idée. Je ne pense pas que ces attendus existent vraiment. Je veux dire que statutairement, ils n'existent pas. La question commence à se poser seulement si le but est de demander des primes ou postuler ailleurs ou demander des sous. Si tu tiens à avoir un chiffre, j'imagine qu'un papier par an est raisonnable mais ça ne veut rien dire. Déjà parce qu'un papier qui résout un gros truc, c'est mieux que 10 papiers de grattage de corollaires insignifiants pour gonfler les publis. Et ensuite ça ne veut rien dire à cause de ce que j'ai dit en début de paragraphe.

2) A quel point bosser à deux ou à trois est efficace vs bosser seul?

Bah ça peut dépendre. Parfois, ça peut rajouter des problèmes de synchronisation/communication ou pour tomber d'accord. Mais d'un autre côté, ça démultiplie les compétences. Potentiellement, être deux fois plus compétent emmène beaucoup plus que deux fois plus loin : imagine que tu aies une infinité de rivières d'eau et de lave à franchir. T'as la capacité de vous faire franchir l'eau et ton collaborateur celui de faire franchir la lave. Eh bien en alternant "déblocage de l'un" et "déblocage de l'autre", vous allez infiniment loin, pas seulement deux fois plus loin.

Il y a aussi moyen de se répartir les tâches de type rédaction/figure/simulations/étude de la biblio, etc. Ainsi, chacun peut bosser sur ce qu'il fait de mieux et esquiver ce qu'il exècre.

Bref, il y a de sacrées vertus type "l'union fait la force" en collaboration. Par contre, quand t'es solo, le fait de gérer la totalité de la rédaction fait que t'as la main sur tout et que tu as juste à avoir toute la structure en tête, tu n'as pas besoin en plus de l'expliciter aux autres et de les en convaincre.

Noter qu'il est possible de procéder en mode "rédac solo" dans un projet à plusieurs. Si un seul prend en charge la rédaction mais aussi à d'autres échelles : tu peux dire "telle section, je m'en occupe et la fais à ma sauce, puis quand j'aurai fini vous pourrez ajuster".

3) quand tu étudies un problème, tu démontres divers résultats dessus, des petits, des plus gros. Mais du coup, y a pas forcément un moment précis où tu bascules de "je n'ai pas de théorème" à "maintenant, j'ai un théorème". C'est vrai que quand tu veux publier un article, il te faut un résultat principal, parfois aussi un lemme, des exemples pour montrer que ce que tu fais n'est pas trivial et que les objets mathématiques dont tu parles existent. Et des corollaires. Je parlais du coup du théorème principal.

Je ne pense pas que ça change significativement ma réponse. Je pense que dans tous les cas, on est content. Si on trouve assez vite, on est content d'être dans le flow et que les trucs fusent dès le début du projet. Et si tu sèches pendant une longue période, bah naturellement t'es content quand enfin ça se décoince. Après, c'est souvent "trois pas en avant, deux pas en arrière" : tu peux avoir un projet où pendant des années tu dis "dans quelques mois c'est fini".

Car rappelons, pour devenir docteur, il faut publier au moins deux articles dans des revues indexées.

On entend parfois ce genre de trucs mais non. Certains labos ou écoles doctorales peuvent inventer cette pseudorègle mais ça n'a rien d'officiel à la base et ce n'est pas systématique.

" pour devenir docteur, il faut publier au moins deux articles dans des revues indexées."

Dans ma fac au Maroc c'est le cas. Du coup ça impose de trouver des résultats et de contribuer au domaine. Récemment ils ont ajouté d'autres conditions (donner des TDs, avoir suivi des formations, niveau en anglais et français B2 requis...)
Mais la base ça reste 2 publis dans des revues indexées.

Ah OK, merci pour ces précisions !

Je trouve la règle de ma fac bonne, car elle sélectionne et oblige les étudiants à produire quelque chose. Sinon, ça se résumerait à quoi : un état de l'art au mieux qualitatif, mais qui ne ferait que reprendre et synthétiser les résultats connus de ton sujet ; ce serait, in fine, comme un mémoire de master.

Qu'est-ce que tu en penses? C'est quoi en principe la règle en France? Et dans le modèle anglo-saxon?

J'en pense qu'aucun modèle n'est parfait : on doit bien faire des choix mais il y aura toujours des effets pervers et des façons d'abuser. Ce n'est pas forcément si grave que ça d'ailleurs.

Donc quel que soit le système, on peut lui trouver des qualités (sinon il n'aurait pas été adopté) et des défauts car il y en a toujours.

Concernant le fait d'exiger deux publis dans des revues indexées, tu as évoqué les effets positifs. Les effets peuvent être le suivants :

  1. ça ne change pas tant la qualité que ça car on peut toujours publier dans des revues fond de tiroir que personne ne lit(d'ailleurs, le publish-or-perish crée une niche écologique pour des journaux merdiques qui servent exclusivement à permettre à des doctorants ou chercheurs d'atteindre les quotas qu'on leur demande);
  2. ça incite à faire converger les projets très vite donc à morceler la recherche en petites tâches qui peuvent manquer d'envol ou d'ambition(on ne demande pas un article mais au moins deux ; par un article soumis mais un article accepté).

De fait, ce genre de pratique commence à s'installer un peu en France dans certains labos, pour certaines branches des maths (généralement plutôt proche des applications que de la géométrie algébrique).

Normalement, la pratique en France et dans certains autres endroits est "le jury souverain juge le manuscrit". Pas besoin de l'autorité des reviewers de je ne sais quels journaux : les rapporteurs de thèse savent lire et se font leur propre opinion, puis décident selon leurs critères si ça vaut un doctorat ou non. Cela permet parfois des thèses de complaisance en mode "y a pas grand chose dedans mais ça fout une mauvaise ambiance pour tout le monde si ça ne soutient pas". Dans ce cas, le titre de docteur est octroyé mais avec des rapports de thèse qui, en creux, disent que la personne n'est pas faite pour une carrière académique. Ce n'est pas écrit comme ça mais entre les lignes, dans les omissions, ça revient à ça.

tu parles de thèses où les doctorants se contentent d'un état de l'art? ou bien tu penses qu'une thèse uniquement basée sur un état de l'art, sans résultats nouveaux apportés par le doctorant, peut être qualitative et mériter le titre de Docteur?

car être en mesure de bien comprendre et synthétiser tout un sous-domaine des mathématiques, et de le structurer, est déjà une compétence en soi. Est-ce que pour autant ça mérite le titre de Docteur ; je ne sais pas, à toi de me le dire.

Un simple état de l'art, non. Un état de l'art et de petites contributions un peu osef probablement limites pour être publiées dans un journal décent, ça ça peut suffire par contre.

Je parle dans les faits. Je ne pense pas avoir trop d'avis sur ce que devrait être le titre de docteur. Par défaut, j'aurais tendance à penser que l'état actuel des choses est OK.

Explique moi L’hypothèse de Riemann :)

0,999 = 1

D'accord ou pas d'accord ? :(

Le 25 octobre 2025 à 20:26:37 :
Explique moi L’hypothèse de Riemann :)

Y'a plein de vidéos dessus kheyou

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EIBougnador
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12 avril 2025 à 16:47:02
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