Moi et mon frère, nous venons de Witchita et nous ne comptons pas rentrer chez nous. Inglewood est sacrément éloigné de Witchita et j'imagine que ce n'est plus un endroit sûr pour vous deux. Avant de décider d'une destination, il faudrait déjà essayer de savoir où nous nous situons.
Je vais observer les alentours pour voir s'il y a des choses intéressantes dans le coin
Moi et mon frère, nous venons de Witchita et nous ne comptons pas rentrer chez nous. Inglewood est sacrément éloigné de Witchita et j'imagine que ce n'est plus un endroit sûr pour vous deux. Avant de décider d'une destination, il faudrait déjà essayer de savoir où nous nous situons.
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Je vais observer les alentours pour voir s'il y a des choses intéressantes dans le coin![]()
Vous voyez...
Une forêt de champignon
Une ville bien différente de Witchita
Un Séris au milieu de nulle part, sur une balançoire improvisée ?
Le 11 août 2025 à 23:44:31 :
Je vais aller voir le Séris pour voir s'il a des informations. Aussi, sa présence ici m'intrigue![]()
Je vais essayer d'écrire demain donc si vous avez des questions spécifiques à poster n'hésitez pas
Je suppose qu'on sauve Cola et Griselda du coup, ce n'était pas prévu mais c'est compréhensible
Le 12 août 2025 à 01:39:42 :
Le 11 août 2025 à 23:44:31 :
Je vais aller voir le Séris pour voir s'il a des informations. Aussi, sa présence ici m'intrigue![]()
Je vais essayer d'écrire demain donc si vous avez des questions spécifiques à poster n'hésitez pas
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Je suppose qu'on sauve Cola et Griselda du coup, ce n'était pas prévu mais c'est compréhensible
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Je voulais tuer Cola de base mais ça n'allait pas donc j'ai proposé de lui fabriquer une attelle histoire de lui laisser une maigre chance de s'en sortir.
Personne n'a rien dit d'autre
Évidement, le gentil Alastor montre de l'empathie sans se soucier des conséquences. Auroch grince des dents, cet entêté est impossible à convaincre. Autant se montrer clair, et pragmatique.
- Écoute moi bien, Alastor le bienveillant, ces deux mioches...
- Sors ton petit violon si ça te chante, ils viennent avec nous c'est compris. Mais...
- OUI. Vraiment. Maintenant laisse moi finir ou c'est moi qui me barre et je te laisse avec ta nouvelle famille.
Il ne flotte même pas un soupçon d'amusement sur le visage du Séris. Il poursuit.
- Survivre ça ne s'improvise pas, regarde comment ça nous a réussi dans les bois de Witchita. Je n'veux pas de responsabilités supplémentaires quand j'ai déjà mon propre estomac à remplir et ma propre sécurité à assurer.
Le Lazuli bombe le torse : - Je m'en occuperai, j'en suis capable.
- C'est aussi cruel de les abandonner que de leur faire des promesses qu'on ne pourra pas tenir. Retiens bien ça.
Les deux frères achèvent de dévaler leur pétale pour se rendre jusqu'au lac central, à la surface bouillonnante, remuée par les quatre cascades impétueuses.
De l'eau douce en pleine nature, c'est inhabituel, ils forment deux bols de leurs mains et s'abreuvent à s'en faire gonfler le ventre, puis reprennent leurs chemins jusqu'à Cola et Griselda, écartant les longs brins d'herbe et les fleurs violettes à la tige duveteuse. Une nouvelle giboulée de terre les arrose, la structure s'ouvre et se referme, elle respire ?
Leurs camarades de fourgon sont dans un piètre état, couverts de terre.
- Grand frère Auroch, j'ai mal !
Ses craintes se confirment, à côté Alastor contient un haut-le-cœur, la blessure n'a rien à envier à celle de Davis, la jambe est tordue, étrangement emboîtée. Mais il faut garder le cap, assumer, le Séris s'avance.
- Je vais te faire une attelle. On t'aidera à marcher du mieux qu'on peut.
Son frère Lazuli, au teint maladif, ajoute qu'il compte repérer les alentours en attendant.
Alastor se hisse au plus haut d'un pétale, là où les souliers commencent à déraper, il s'accroche aux racines qui percent le sol incliné et observe dans l'intervalle entre les surfaces.
Derrière, loin, la carcasse fumante du fourgon.
Devant, une ville qui ne ressemble en rien à Witchita. Pas d'immeubles ni d'asphalte, elle s'étend comme une tâche d'encre, sans logique. Du gris au beige, les briquettes s'empilent pour former des manoirs tachetés qui constituent le gros de la ville. Vers la gauche trône un donjon en bois, haute tour autour de laquelle s'enroule comme un serpent un long tube de verre, semblant pulser d'énergie. Alastor s'immobilise quelques instants, contemplatif.
Et sur le chemin qui y mène, un adulte Séris au beau milieu de nulle part qui... S'amuse sur une balançoire improvisée ?
Le petit groupe consacre le reste de la matinée pour décider la marche à suivre, Alastor et Auroch menant les débats, les deux autres acquiesçant craintivement, se remettant à peine de l'accident.
Le Séris lâche un crachat qui s'écrase mollement, maintenant qu'ils sont là il faut faire avec, et donner une impression de contrôle pour qu'ils ne paniquent pas davantage. Pourtant l'ombre de la faim plane déjà au dessus de leur tête, il n'y a rien à manger ici.
Il tente de couper court aux doutes d'Alastor.
- Aller à la rencontre de ce type c'est raisonnable. On est plus des gamins fragiles, c'est fini ça, avec nos pouvoirs et nos boucliers c'est nous qui dictons comment ça s'passe.
- Un bon point. Néanmoins ce Séris est sacrément excentrique, je penche vers la méfiance.
Les yeux d'Auroch roulent dans leurs orbites.
- Certes. Allons, on part maintenant avant qu'il ne disparaisse.
Tous suivent sans poser de question, pas même un petit grognement du Lazuli. Ils ont besoin de ce type, aussi étrange soit-il.
Cola se traîne à cloche-pied, soutenu de part et d'autre, tandis que Griselda les colle de peur de se perdre dans le dédale herbeux.
Une épreuve se profile : s'extirper de la structure florale qui s'élève à plusieurs mètres du sol. Ces tranches de terre arrachées aux plaines environnantes comportent quelques prises, mais avec Cola la tâche est ardue.
Alastor procède à plusieurs essais avant de se résigner, sceptique. Cola est lourd et a les bras faibles, et c'est sans compter la paroi, bien trop friable.
- Stop, stop ! C'est inutile. Et zut, à peine parti et on est déjà bloqué.
Cola gémit et porte ses mains vers son visage comme pour se protéger, Alastor ravale sa frustration visible et se fend d'une petite tape sur l'épaule de son cadet. « On va y arriver. »
Désescalader ne causerait pas de problème en temps normal, mais leur protégé en est incapable, et qui sait combien de temps encore l'inconnu restera là dans le petit bois.
- Peut-être qu'on pourrait fabriquer des cordes avec... Je sais pas, de l'herbe ?
- Ah oui, comment ? En se souvenant de nos fameux cours de cordes ? C'est une perte de temps qui pourrait en plus se retourner contre nous en cédant au pire moment.
- Sinon on empile suffisamment de mousse pour amortir sa chute ?
- Bien sûr, bazardons Cola dans le vide. Peut-être qu'avec le fin tapis qu'on aura réussi à constituer il se brisera uniquement les jambes et pas la nuque.
- C'est facile de critiquer. Je propose des idées au moins.
- Des idées, ça ? Et avec un ballon en feuille qu'on gonflerait d'air chaud nous-même, peut-être que Cola atterrirait en douceur ! Très productif non ?
Auroch s'approche, le souffle court et les poings serrés. Soudain le cri déchirant de Griselda retentit et jugule leurs animosités.
- Arrêtez ! Arrêtez ! Vous faites que vous disputer ! Arrêtez si-vous-plaît bouhouhou...
Ses suppliques se noient dans les sanglots. Bientôt, sans gourde, chacune de ces larmes sera un luxe.
Cola bredouille, les yeux écarquillé, comme terrifié par ce qu'il s'apprête à dire.
- L-lancez moi. C'est la bonne chose à faire.
Ce n'est pas du goût du Lazuli. - C'est insensé !
- Non, il a raison Alastor. Sa protection magique est notre meilleure chance. On peut qu'espérer qu'elle se déclenche.
Alastor cogite, ils n'auront pas d'aide, dans le pire des cas des agents d'Oxygène pourraient même débarquer d'un moment à un autre. D'autant plus qu'Auroch semble particulièrement les intéresser pour une raison qu'il ignore. Non il n'y a aucune autre issue, et puis Cola est volontaire alors...
- D'accord. J'ai déjà survécu à une chute plus haute, je crois en toi Cola.
Son frère renchérit.
- T'as du cran, tu es prêt ?
Cola le petit Séris s'avance vers bord, s'appuyant sur Auroch, il arbore un air mi-déterminé, mi-inconscient.
- J-je veux p-pas être un fardeau. Que ça marche ou qu'ça marche pas ça sera mission accomplie hein ?
Cette tirade provoque un déclic chez Alastor, il bondit vers le jeune enfant mais c'est déjà trop tard, ce dernier est happé par le vide.
CRIIING.
Comme mille miroirs qui se brisent.
Alastor, les mains cramponnées au bord, fait dépasser sa tête avec appréhension. Un rire innocent fait écho à son inquiétude.
- Ahahah, je suis en un seul morceau ! Pis ma jambe a à peine grogné ! C'est comme atterrir dans un coussin.
Alastor joint son enthousiasme au sien avant d'ajouter.
- Considère ton « coussin » cassé jusqu'à nouvel ordre. Pas d'imprudence !
- Allez, rejoignons l'olibrius balançant !
Mais ça, ce n'est pas mince affaire. Il n'y a pas de sentier dans cette praire aux ornières fourbes, et aux mottes cachées dans les herbes. Les quelques ruisseaux rendent certaines parcelles spongieuses et presque impraticable, menant à des détours sans fin. Par là Alastor s'enfonce jusqu'aux genoux dans une tourbière, là-bas c'est Cola qu'il faut relever après une énième chute.
Jusqu'à ce que... Enfin ! Le chêne, la planche maigrichonne amarré à une branche, et le Séris en train de se barbouiller de bleu en piochant dans un sac de pigment.
Les présentations sont brèves, l'individu -Astarius- ne fait pas de manière, quoique ses explications sur ses activités dans le bois soient confuses.
Alastor récapitule en bafouillant.
- Donc si vous changez de couleur c'est parce que vous êtes persuadé que Pluton vient chercher uniquement les Séris ?
Astarius caresse sa courte barbe rasée avec minutie avant de lui asséner un « Exactement ! ». Sa moustache n'est pas en reste, finement taillée, et ses vêtements sont impeccable : pantalon large en toile sombre, chemise assortie, et tunique sans manche d'un vert évoquant la lisière d'une forêt.
- Mais, n'êtes-vous pas encore un peu jeune pour l'astre funeste ?
- Pardi, j'arrive à la fin de ma trentaine. Je peux sentir les tentacules gluants du quatre sur mon cou, ils me tirent jusqu'à la tombe !
Auroch interrompt les élucubrations.
- Vous habitez dans ce village, là-bas par delà ces plaines. Il ne vous coûtera rien de nous y laisser vous accompagner sur votre retour.
- Perdu et... Perdu. Là-bas c'est Vert-Hochant, rien à voir avec ma Carriosa natale. Et je vous délesterai de quelques éclats pour mes services.
Ils se reculent, méfiants.
- Vos éclats. À moins que... Vous êtes des sauvés n'est-ce pas ? Fraîchement arrivés de ces terres laides qu'on appelle le monde moderne.
- Peut-être bien. Où est-ce qu'on se trouve ?
Astarius dévoile ses dents.
- Vous êtes... Sous ma protection accommodante.
Une fois retourné, Auroch l'inspecte de la tête au pied puis soupire silencieusement. Astarius connaît le chemin jusqu'à Vert-Hochant, c'est suffisant pour l'instant.
Leur guide est avare en détail, refusant de leur révéler quoi que ce soit sur cet ailleurs, l'extérieur du « monde moderne ». Au sujet des éclats, c'est une autre histoire, comme quoi il peut se montrer très locace.
- Pour résumer, les gouttes collantes que vous exsudé désormais chaque matin sont de la normaline, avec un don que je puis vous transmettre vous parviendrez à la condenser en des éclats.
- Qui sont donc une sorte de monnaie universelle ?
La moue dubitative d'Auroch ne va pas en s'améliorant. Qui accepterait de la sueur en paiement ?
Le crépuscule recouvre peu à peu les plaines d'une ombre uniforme et grisâtre, autant jouer le jeu pour l'instant...
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Ailleurs, entre les terrils de charbon, dans une demeure à la toiture oblique presque vertical, une fillette ne trouve pas le sommeil sous sa mansarde.
Yulia s'aventure dans le couloir qui dans l'obscurité ressemble à un boyau de planches sans ouverture. Le genre de labyrinthe dans lesquels elle s'égare durant ses nuits peuplées de cauchemars, et l'odeur du bois sec ne suffit plus à la rassurer. Plus depuis cette bâtisseuse de statue à la silhouette étrange, et son cortège sinistre d'étrangers.
Elle se dirige vers la lueur solitaire d'un lampe à huile qu'elle saisit, le craquement du parquet est amplifié par la quiétude apparente.
Yulia trésaille en surprenant son reflet dans une vitre, mais impossible de voir dehors depuis que son père a décidé que tout l'étage resterait fermé. Les jours passants la brume s'est infiltré dans cet interstice entre la fenêtre et le volet, si envahissante qu'elle menace de trouver un passage jusqu'à l'intérieur.
La fillette frictionne ses côtes de son bras libre, elle n'a personne à qui confier tout ce qui la tracasse.
Les autres enfants du village ? Ils ne comprennent rien, ils n'y sont pas nés.
Son père ? Il se noie dans la disparition de maman.
Encore des éclats de rire en bas, elle a vu juste, c'est une bonne raison de ne pas dormir tranquille.
L'escalier aux marches poli par des cycles de piétinement est le dernier obstacle, elle l'emprunte avec une boule dans le ventre.
L’hilarité se prolonge dans la cuisine, son père est de la partie, Yulia plonge son regard dans l’entrebâillement, au moins trois étrangers sont là. Ils ricanent trop pour que cela soit naturel, leur constance met la fillette mal à l'aise. Et pour son père ? Sont-ce des rires de gêne ou de connivence ? Yulia s'attarde, le cœur battant, papa a peut-être besoin d'aide.
.Le 16 août 2025 à 11:43:26 :
L'op, j'aimerais savoir s'il est possible que certains séris peuvent naître sans cornes. Je remarque que le sticker d'Astarius n'en a pas, mais ça pourrait juste être une coïncidence.
Oui les cornes peuvent être plus ou moins développées voire inexistantes.
Avec du retard, merci pour ces sweetent cher op.
Sympa de voir les pouvoirs choisis en action aussi rapidement.
Pour le côté points de compétence à attribuer je ne suis pas vraiment fan, mais je reviendrai plus longuement dessus par mp.
Je suis plié le lapin bully qui a voulu achever Cola
.
Quoique en lisant cette dernière sweet, au début je me suis demandé si finalement le lapin n'avait pas raison quand j'ai vu à quel point Cola ralentissait le groupe.
Dans le pire des cas, si nos deux héros ne trouvaient pas de nourriture, existe-t-il une possibilité de s'abreuver de delicieux couca coulaent pour ne pas mourir de faim ?
Astarius ne m'inspire pas confiance, je propose d'essayer de le faire parler, avec la sagesse d'Alastor et si pas suffisant, le contraindre à la façon Auroch.
Pour Yulia : essayer d'écouter discrètement la conversation.

Enfin rattrapé mon retard, j'ai procrastiner je le confesse mes excuses
Peut on agir pour Yulia ? D'ailleurs pourquoi on suit son histoire, est-ce que nos deux frères voient ces événements en rêve ? Car si elle est pas loin ça rajoutera une transcendée au groupe et clairement on a besoin de bras et de gens capables.
D'ailleurs pour les deux mioches, Cola n'a pas fait le rituel mais à le potentiel on en est sur désormais. Mais pour Griselda ? Si une occasion se présente il faudra le déterminer
Pour nos deux frères rester méfiant, et observer au maximum les alentours et les gens si on en croise, bien obligé de jouer le jeu pour le moment mais ça ne veut pas dire rester passif.
Pour les questions autant laisser Alastor notre cher moulin à paroles s'y coller
Et puis si Astarius à si peur de se faire prendre par Pluton on pourra forcer le destin s'il s'avère qu'il y a danger avec un petit massage spécial Auroch
Cependant je conjecture ceci :
- Notre sueur que l'on peut cristalliser sert de paiement car c'est du pouvoir pur secrèté par notre organisme. Ça ressemble au liquide de la cérémonie c'est pas anodin c'est lié à notre éveil et pouvoirs.
- On peut supposer que le monde moderne s'est basé en faisant de la magie un tabou en opposition avec l'ancien monde qui semble vivre avec.
Peut on agir pour Yulia ?
Non vous ne pouvez agir qu'avec Alastor et Auroch
D'ailleurs pourquoi on suit son histoire, est-ce que nos deux frères voient ces événements en rêve ?
C'est vous en tant que lecteur qui suivez son histoire car elle sera utile pour mieux comprendre certains évènements plus tard. 
En temps utile vous ne serez pas obligé de faire "semblant de ne rien savoir" avec les deux personnages.
Je rejoins la proposition de TTMA, faire parler Astarius
- Vous faites quoi ici, Monsieur Astarius
- Du tourisme... Je veux voir de nouveaux horizons...
- Quel est votre profession ? D'ailleurs quelles sont les professions des gens par ici ?
- Chacun trouve à s'occuper à hauteur de ses compétences. Et dans le monde moderne ?
- Tout pareil je suppose, nous venons d'un petit village au Nord.
- Lequel ? J'ai des accointances à tous les points cardinaux.
- Eh bien... Je préfère ne pas vous le révéler, nous n'avons pas élevé les cochons ensemble.
- En voilà un jeune Lazuli taciturne et pudique...
- Vous êtes forcément un minimum familier avec cette région. Dites-moi juste une chose !
- Garder dans le flou quelques petits égarés du monde moderne ne me coûte rien. Mais ça peut me rapporter gros.
- Pour la dernière fois nous ne...
- Chtt... Les mensonges n'ont bon goût que si ils sortent de ma bouche.
JvArchive compagnon