Le 19 août 2025 à 17:01:20 :
Et le résultat est : …..
le résultat est..?

Le 19 août 2025 à 20:12:39 :
Je vais essayer de sortir la suite ce soir, mais c'est difficile d'écrire et de regarder la gamescom en meme temps
Prends ton temps khey, tkt.

Le 19 août 2025 à 21:16:34 :
Je rejoins le train et j'aurais voter B....
Désolé khey ca sera pour le prochain vote 
Partie 8 : highway to hell
- Vaudrait peut être mieux que j’en parle à Jesus. Ca pue cette histoire…
Les mots du vendeur tournent dans votre esprit tandis que vous reprenez le chemin de votre domicile. La plupart des gens se contenteraient d’ignorer les affabulations de ce vieux fou, mais quelque chose dans sa voix et dans son attitude vous font dire qu’il était sérieux…
« Ce coin là c’est le sheitan »
« …des morts et des portés disparus… »
«...Une fois je l’ai même vu tailler une pipe énorme à un grand noi... »
(oups pardon peut être pas celle là)
Avant même de vous en rendre compte, vous êtes déjà sur le pas de votre porte d’entrée. La porte est ouverte et il se dégage de la pièce une odeur de charcuterie, d’huile et de fromage mélangée.
Une voix s’infiltre dans votre esprit, s’introduisant dans vos pensées, se mêlant à vos inquiétudes… Une voix étrange et familière en même temps… Elle vous appelle à elle, doucereuse, voluptueuse.
- …Célestin…
- Oui…
- Qu’attends-tu ? Il est temps.
- Pourquoi ?
- ...Célestin...
- …
- CELESTIN ! Réveille toi ducon !
- AH !
- Ca va mon vieux ? Qu’est ce qui te prends à faire le piquer devant le pas de la porte ? A me dévisager la bave aux lèvres ?
- Euhhh je… pardon j’étais perdu dans mes pensées…
- Il t’est arrivé quelque chose ? Je sais que la vue de mon corps d’Apollon peut susciter ce genre de réactions chez la gente féminine, mais si ça commence à te faire le même effet on va faire chambre à part hein
La voix a disparu aussi vite qu’elle est venue. Les autres souvenirs récents de tous les phénomènes étranges survenus depuis votre arrivée refont surface, accentuant votre mal-être. La fête foraine disparue, la mystérieuse photographie, les avertissements d’Hakim… Sans oublier votre rencontre avec le Maire, la requête d’Andrei et le fait que ces deux là étaient eux aussi sur la photographie. Quels liens peuvent-ils avoir ? Y a-t’il seulement un lien ? Ou ne serait ce là que le fruit d’un esprit fiévreux, pétri de fatigue ?
Jesus ne manque de remarquer le trouble qui vous anime, bien que vous ne soyez pas sûr vous même de quoi il s’agit.
- Il t’est arrivé un truc aujourd’hui ? Quelqu’un t’as cherché des emmerdes ?
- Non c’est pas ça… C’est rien. C’est juste que…
- Allons je vois bien que tu te fais du mouron pour quelque chose. Tu sais que tu peux rien me cacher. Crache le morceau.
- Non t’en fais pas. T’occupes. Si je te le dis tu vas te foutre de moi…
- Aaaah je savais bien qu’il y avait quelque chose. Et vu ta tête je pense avoir deviné. Toi t’as rencontré la petite voisine en fauteuil du premier. Elle t’a pas laissé de marbre c’est ça ?
- Heiiinnnnnnnn ???? Mais qu’est ce que tu racontes ? C’est pas du tout ce que tu crois !
- Fais pas genre je le vois sur ta tronche. T’es un petit coquin Célestin. Je savais pas que les blondes supplément jantes chromées c’était ton style. Si tu m’avais dit avant que tu tapais dans les handicapés, je t’aurais présenté ma cousine. Aveugle comme une taupe. Vu son absence de critères physiques, t’aurais eu tes chances mon salaud.
- Calme toi Jesus, c’est pas du tout ça.
- Menteur. Si c’est pas la pensée de faire des drifts sur le plumard avec la petite Justine qui te rend tout chose, alors c’est quoi ?
Vous soupirez bruyamment. Même si vous n’aviez rien voulu lui dire, il aurait été difficile de lui cacher.
- J’ai un mauvais pré-sentiment pour le boulot de demain. On ferait peut être mieux d’annuler.
- Hein ? Mais pourquoi ? T’es pas sérieux j’espère ? Et comment tu comptes payer tes cours à la con ? Sans parler de tout le pognon qu’on a lâché en matos et en bouffe pour ce boulot. Je compte pas m’asseoir dessus. T’as intérêt à avoir une raison valable.
- En fait…
Vous expliquez votre conversation et les avertissements d’Hakim le forgeron à Jesus qui vous écoute d’un air attentif. Connaissant Jesus, vous taisez volontairement les autres phénomènes étranges de peur de passer pour le fou du village et de finir à l’HP.
Après ces courtes révélations, il se penche vers vous d’un air perplexe…
- Bah écoute Célestin. Je pense que tu te fais du soucis pour rien. Faut pas donner crédit aux élucubrations de chaque cinglé que tu rencontres. Sinon tu sortiras plus jamais de chez toi.
- Et si c’étaient pas des élucubrations ? T y as pensé à ça ?!
- Mais voyons Célestin. Garde ton sang froid deux minutes et réfléchis y à nouveau. Évidemment que le mec est un cinglé ! T’en connais beaucoup toi des forgerons brocanteurs pompes funèbres ? Sans parler de la discussion de zinzin que tu m’as décrite. Non ce qui me fait le plus peur là dedans, c’est que tu te sois fait refourguer de la daube par le premier abruti venu.
- Du coup… on va faire le boulot ?
- Mais oui qu’on va le faire ! Et en rentrant, t’ira voir la petite Justine avec l’argent de ta paie. Ça te changera les idées. T’auras qu’à lui offrir un nouveau carburateur, je suis sûr que ça lui fera plaisir.
Les paroles de Jesus vous arrache un léger rire. Il a sans doute raison. Vous vous faites des idées pour pas grand-chose. Mais malgré tout, votre inquiétude n’a pas entièrement disparu. Vous sentez encore un voile trouble envelopper toute cette histoire.
- Bon aller. Au plumard. Demain on se lève avant l’aube. On a de la marche qui nous attend.
Oui, une bonne nuit de sommeil devrait vous aider à y voir plus clair…
---------------------
La voix… Cette même voix… Les ténèbres vous entourent…
Cette voix… votre seule et unique repère dans les ténèbres….
-Viens mon mignon…. Je te croyais plus curieux que ça…
Vous êtes seul, nu dans une immense prairie. Nulle étoile ou lune dans le ciel. En place, des nuages s’agglomérant, petit à petit… formant un visage
Vous fuyez ! Vous courez, le plus loin possible, à en perdre le souffle, jusqu’à ce que vos jambes ne vous lâchent, les pieds meurtris, le corps en sueur.
Vous n’avez pas bougé d’un pouce.
- Où penses tu aller mon petit ?
Lentement, inexorablement, vous vous sentez comme aspirer vers le visage
- T’ai-je déjà dit qu’elle était la première définition de la folie ?
- Oui la folie !
- La première ! Dis lui la première ! Dis lui dans les yeux !
- DIS LUI DANS SON AME
- Chuuuut mon petit… Tu n’as pas besoin de parler… Juste d’écouter...
Votre voix meurt dans votre gorge, tandis que votre langue sort de votre bouche, avant de se mettre à danser avec les petits clowns
- La première définition de la folie… est de croire que nos choix forgent notre destin…
- Oui ! Oui ! Aucun choix ! Tous les choix !
- Oui mes petits, peu importe les chemins, la destination est la même.
- Alors pourquoi s’en faire ? Pourquoi se soucier du trajet, quand on connaît la destination ?
- Et savez vous qu’elle est cette destination ?
- La mort la mort !
- Oui mes petits. Toutes les routes mènent au cimetière. Alors POURQUOI S EN FAIRE ?
De plus en plus vite, vous êtes aspiré dans la bouche du visage cauchemardesque. Sa bouche ignoble forme un grand sourire et à mesure que vous approchez, vous les voyez…
Des cadavres écorchés pour dents... Des peaux sanglantes pour lèvres…
Une mer de crânes pour langue… et au fond du gosier, un arbre immense. Un arbre au tronc sinueux…formant presque un visage...
ALORS POURQUOI S EN FAIRE CELESTIN ????
- AAAAAAH LACHEZ MOI !
- Célestin ! CELESTIN CALME TOI !
Vous vous éveillez en sueur, frigorifié, sous le regard horrifié de Jesus. Vous êtes de nouveau dans votre chambre, dans votre lit.
- Putain il s’est passé quoi ? Tu t’es mis à hurler d’un coup. On aurait cru que t’étais possédé par le Sheitan. Je pensais que tu me faisais une attaque cérébrale.
- Ca va, ca va. Juste un cauchemar.
-…
- Bon de toute façon faut qu’on y aille. On a de la route.
Après vous être rapidement rafraîchi, vous rassemblez vos affaires et prenez la route sous le ciel nocturne, surveillé par le regard vigilent de Jesus.
Vous arrivez à l’orée de la forêt. Les senteurs de pins, châtaigniers et marronniers embaument vos narines. Une légère brise revigore votre corps endormi. Mais l’inquiétude, la peur vous habitent encore.
- Putain on tourne en rond là non ?
- Ouai. Ca fait 4 fois qu’on passe devant ce crottin de cerf. Enfin je crois…
- Ca fait des heures j’en peux plus. A ce rythme là on trouvera jamais notre spot avant la nuit. Si seulement on avait eu un guide. Bon viens on se pose pour manger.
Vous vous installez autour du réchaud à huile que Jesus transportait, et vous commencez à préparer la popote. Vous ne pouvez toutefois vous empêcher de jeter des regards nerveux autour de vous, vos yeux suivant le rythme des bruits de la forêt.
- Bon je vois que ça va pas mieux depuis ce matin.
- Je vais pas te mentir c’est pas la forme.
- Écoute, je voulais pas t’en parler pour pas te faire flipper. Je suis allé faire une course en vitesse hier soir pendant que tu dormais. Mais vu ton état, peut être que ca te remettra d’aplomb. C’est juste pour te rassurer t’inquiète pas.
Vous voyez Jesus sortir un gros paquet de son sac, le déposer devant vous, avant d’en dévoiler le contenu :
-
- Avec ça, plus raison de flipper. La moindre bestiole qui s’approche, on lui fait sa fête.
- T as acheté une arbalète ?! Mais tu sais même pas t’en servir pauvre débile !
- Mais ferme ta gueule ! Bien sur que je sais m’en servir !
- Ah ouais ? Comme si t’avais eu souvent l’occasion de te servir d’une arbalète dans le passé
- Mec au bled on m’appelait le Robin du Bois de Boulogne. Je volais aux Maquereaux pour donner aux p*tes. Avec moi je peux t’assurer que tout le monde marchait droit. Sauf ces dames bien entendu.
-
Les paroles de Jesus vous redonne du baume au cœur. Vous qui n’osiez pas lui parler de vos inquiétudes, vous vous retrouver un peu honteux en voyant la prévenance dont il a fait preuve à votre égard.
- Aller, on reprend la route.
Vous tournez encore en rond pendant quelques heures dans les sentiers forestiers, avec pour seul repaire un excrément desséché d’un quelconque cervidé.
- Attend j’entends quelque chose… On dirait... une musique ?
Comme un papillon de nuit, vous êtes irrésistiblement attiré par une subtile, presque inaudible mélodie. Vous traversez les fougères, sortant des sentiers, marchant au rythme de la musique. Une voix finit par se détacher, de plus en plus forte…
- Mais de quelle musique tu parles ? T’es sûr que tu deviens pas un peu barjot me… Oooohhh ouaaaaaaahh
- Je crois qu’on est arrivé Jesus. C’est l’arbre dont mon prof m’a parlé. Enfin si j’en crois le papier qu’il m’a filé.
Vous vous retrouvez face à un arbre étrange, dont le tronc noueux semblait former un visage…
Le même que dans votre rêve.
La mélodie résonne dans votre esprit, en provenance directe de cet arbre.
Le soleil décline. La nuit ne va pas tarder
- Ayy, pick up the pace
Tell 'em why I ain't find no haze
Indeed I am ready, my outfit in vain
The needle in my vein, I'm falling asleep
- T’...t’entends rien ?
- Non pourquoi ?
- Pou… pour rien… On ferait mieux de se dépêcher. Aller au boulot. Allume des torches, on y voit rien ici.
Maladroitement, vous sortez votre hache de votre sac, avant de commencer à l’agiter à proximité de l’arbre chantant. Vous levez la hâche, et d’un premier coup vous l’abattez sur le tronc.
La mélodie se tut.
Jesus vous imite.
- Mais… mais qu’est ce que vous faites espèces d’enculés ?
- Euh t’es sûr de rien entendre ?
- Hein ? Arrête de flipper et coupe ! On arrivera jamais à le faire tomber à ce rythme ! Surtout qu’on s’y prend n’importe comment !
Un gros morceau de bois se détache sous les coups de vos hâches.
- Mais je vais vous soulever vos mères bandes de bâtards ! Je suis un fou moi ! Vous ferez plus les malins quand mes écureuils viendront chier sur vos carcasses quand j’en aurai fini avec vous !
La « bouche » se mit à se tordre, avant de laisser échapper un cris glaçant.
- Celestin t as entendu ?
- Oui
- Vite prends le bois et on se casse !
Vous essayez de prendre vos jambes à votre cou et de fuir les cris assourdissant de l’arbre, mais très vite vous remarquez des formes sombres, accompagnés de rires macabres, se détacher des ombres.
Avant même de pouvoir réagir, vous vous retrouvez encerclés.
Une d’entre elle se rapproche suffisamment pour être visible à la lueur de vos torches.
- Oh putain c’est quoi ce truc ?!!!
- C’est… c’est rien. Juste un gros chien. Il veut peut être juste joué ?
-
kikikikiki
- IL EST PAS SEUL TON GROS CHIEN !!! SORS TON ARBALETE PUTAIN !!!
Vous êtes dans une situation des plus délicates. La prochaine décision fera la différence entre la vie et la mort, aussi bien pour vous que pour Jesus.
VOTE :
CHOIX A : Vous foncez dans le tas en hurlant, arbalète et hache en main. Vous espérez ainsi les effrayer, ou du moins les retenir, suffisamment longtemps pour permettre à Jesus de fuir. Se sacrifier pour un ami est la chose la plus noble qui soit
CHOIX B : Vous poussez Jesus dans la meute. Avec un peu de chance, vous pourrez vous enfuir le temps qu’ils le dévorent. Et puis, c’est vous qui transportez le bois de la commande…
CHOIX C : Quitte à mourir autant le faire avec panache. Vous vous préparez à vous battre, cote à cote avec Jesus, pour un dernier carré mémorable. Vous ferez payer à ces montres chèrement leurs repas.


JvArchive compagnon