Je découvre ton risitas et je viens de tout lire, il est excellent et très bien écrit 
Ca rappel des souvenirs du Japon _.gif)
+ Sweet
Le 23 janvier 2025 Ă 19:06:08 :
Je découvre ton risitas et je viens de tout lire, il est excellent et très bien écritCa rappel des souvenirs du Japon
+ Sweet
Merci khey à toi khey ça fait plaisir _.gif)
Chapitre 26 : Descente aux enfers
« Eyh my bros I miss you so much!
-Tu nous as manqué aussi bro!
-C’est dommage que tu n’aies pas pu venir avec nous.
-Je plussois !
-D’ailleurs, on t’a apporté un petit cadeau.
-(remet à Shri une statuette dorée représentant le dragon okinawais)
-Oh, thank you my bros, that’s beautiful!”
Au moins ça lui fera un souvenir physique de nous.
« I want you to tell me everything about your travel! By the way I know a restaurant that you guys will love!”
Effectivement, le restaurant était vraiment top! Situé juste à côté de l’onsen ouvert en continu près de chez lui, il s’agit d’une enseigne d’une chaîne de restaurant très populaire au Japon qui fait des sushis d’un excellent rapport qualité/prix. Pépé n’est pas venu car il n’aime pas le poisson. Ce qui nous surprend le plus, dans le sens positif du terme, c’est le côté très moderne du restaurant : on commande sur une petite tablette, et un petit wagon circulant sur un réseau desservant toutes les tables nous amène nos sushis. C’est mignon.
Alors que Arnaud et moi nous bâfrons de ces délicieux sushis,
, Shri se contente de nous regarder avec un air de chien battu.
« T’as pas faim Shri ?
-Bro, I wish I could eat with you, but I did not get my money yet.
-C’est toujours pas arrangé cette histoire?
-Next week for sure.
-…
-…
-…
-Allez, fais pas cette tĂŞte, on va pas te laisser crever de faim bro.
-Oh thanks my bros !
»
On décale ensuite à l’onsen, profitant ensemble des installations super modernes de l’institut. Quel pied !
“Cybercuck is on killing spree”
“FUCKING FRENCH CUCKS ALWAYS SURRENDER I REPORT YOU AND YOUR STUPID COUNTRY”
-Au plaisir cher allié d’Outre-Atlantique. »
« Eyh my bros how are you?
-Je guerroyais à l’instant contre l’envahisseur anglo-saxon.
-Invaders, indeed. I hope you kicked their asses!
-Au top, je bossais sur un son. Mon retour au pays va ĂŞtre fracassant.
-Nice, I can’t wait to hear it. By the way, I invite you to the bengladeshi restaurant.
»
Shri nous invitait pour célébrer je ne sais quel événement du calendrier islamique. Même si il est musulman sur le papier, il ne nous a jamais embêtés avec la moindre bondieuserie, mangeais des saucisses et picolais comme vouzémoi. Au fond, je pense qu’il n’était même pas croyant, voir même qu’il cherchait à fuir toutes ces contraintes liées à sa religion et à sa culture. Il m’avait d’ailleurs explicitement déclaré qu’il se sentait bien plus occidental que bangladais et qu’il préférait très nettement notre mode de vie.
Déclarant que son estomac ne supportait pas la nourriture trop épicée, Pépé ne s’est pas joint à nous.
Nous commandons différents plats à base de viande et de curry.
« Do you like it ?
-C’est délicieux !
-Au top, chef!
-Since it rains, I will order an extra meal that we eat in Bengladesh during rainy days.
-Fais donc.”
“4000 yens please.
-On divise par trois?
-(nous regarde avec un air de chien battu)
-Bon ok on divise par deux.
”
“C’est la première fois que je dois payer un resto à la personne qui invite.
-Les bengladais nous voient comme des portefeuilles sur pattes. C’est inhérent à leur culture.
-Ouais mais Shri est australien. C’est pas la nationalité la plus à plaindre.
-Il est aussi australien que nous japonais.
-???
-Il est né au Bengladesh et y a grandi mais il ne se reconnaît pas dans ce pays. Il a passé quelques années en Australie pour les études, c’est pour ça qu’il se présente comme australien.
-Tu m’étonnes.
- Il m’a raconté de ces trucs sur son pays d’origine, ça donne pas envie. Pas du tout.
»
Les jours passent et Shri ne touche toujours pas son argent, les complications semblant se succéder aux complications de façon surréaliste.
Shri résumait lui-même très bien les choses :
« I’m swimming in a flow of shit. Every day I wake up and I tell myself that my situation could not be worse, and when I fall asleep in the evening, it is worse.”
Il perd son portefeuille au cours d’une soirée.
Dans un pays aussi sûr que le Japon, ce genre de choses n’arrive jamais. C’est vraiment pas de chance.
Il se fait virer de son appartement et se retrouve à errer chez ses connaissances à droite à gauche. Tantôt chez Arnaud, tantôt chez des compatriotes à lui, tantôt chez un mec louche. D’après ce que j’ai compris, le mec en question avait épousé une chinoise qui l’avait jeté une fois sa situation administrative régularisée, et il avait complètement sombré. Surendetté, il était contraint de dealer en plus de son travail.
Pas terrible, hein ?
Ben, c’était rien par rapport à ce qui allait suivre.
« Yo les gars, faut que je vous dise un truc important.
-Ok, j’arrive dans une minute.
-J’arrive également.
»
« Merci d’être venu les gars.
-Qu’est-ce qui se passe ?
-Vous vous rappelez que Shri avait perdu son portefeuille et qu’il est dans une merde pas possible?
-Ouais.
-Ben il a été retrouvé.
-Excellente nouvelle!
-Pas vraiment, non…
-Qu’est-ce qui a bien pu tourner mal ?
-Le portefeuille a été retrouvé devant le commissariat de Beppu.
-Comment il s’est retrouvé là ?
-Shri n’a pas perdu son portefeuille. On le lui a volé. Et il a été placé délibérément devant le commissariat.
-Bon ben l’essentiel c’est qu’il a fini par le retrouver.
-Sauf que son titre de séjour a expiré depuis un mois.
-…
-…
-Il a pas fait ça?
-Si.
-…
-…
-Et il est oĂą actuellement ?
-Au bureau de l’immigration, à Fukuoka.
-…
-Shri…
»
Chapitre 27 : Seoul
“Hey my bros”
-Bro!
-What a fucking nightmare my bros.
-What happened?”
Shri nous raconte son passage au service de l’immigration. Ironiquement, les personnes en charge de ce service n’y parlent pas anglais -ou alors ils feignent de ne pas le comprendre- s’exprimant dans un japonais avancé hyper-administratif dans lequel Shri n’était pas du tout à son avantage pour se défendre. Ils lui ont apparemment mis une pression assez invraisemblable. D’ailleurs, il me semble que Shri (à moins que ce soit Arnaud) m’avait raconté que les suicides étaient relativement fréquents parmi les personnes contrôlées dans ce genre de conditions au Japon, et que les officiers laissaient au détenu de quoi passer à l’acte quand ils l’isolaient. Même si Shri a pour l’instant évité le pire -une expulsion en bonne et due forme- son cas n’est pas réglé, et il passe la semaine à faire des allers retours entre Oita et Fukuoka.
De mon côté, j’avais mes propres projets.
Comme je vous l’avais expliqué plus tôt, j’étais coincé dans une boucle avec la dream team au cours de la première partie du voyage, où Shri me vendait monts et merveilles avec des plans d’excursions à Fukuoka ou Osaka avec sa voiture
J’ai donc décidé -avant les soucis de Shri avec l’immigration- de prendre les choses en main et de partir en solo.
Il me restait assez d’argent pour me faire un dernier voyage. J’ai tout d’abord exclue la République Populaire de Chine que j’imaginais comme plus restrictive d’un point de vue administratif -à tort ou à raison- alors que je savais, d’après les témoignages de certains corésidents, que je pouvais entrer dans d’autres pays comme dans un moulin. J’ai donc retenu Tokyo, Osaka, Taipei, et Séoul. J’ai éliminé Taipei compte tenu de la distance par rapport aux trois autres destinations. Le coût du voyage m’a fait éliminer Tokyo par rapport à Osaka et Séoul. Les deux villes étant équidistantes de Fukuoka, c’est finalement sur la capitale coréenne que s’est porté mon choix. Tout d’abord, par rapport au coût du voyage, et ensuite par le fait que je souhaitais faire d’une pierre deux coups -deux pays en un voyage.
« Je vais à Séoul la semaine prochaine histoire de changer d’air, vous êtes chauds les gars?
- Désolé, mec, je vais rester avec Mejai ce week-end.
- Je préfère me concentrer sur un seul pays pour ce voyage.
-Et toi, je ne te demande même pas, bien sûr.
-Unfortunately. I hope you will taste some korean pussies bro.
Le Vendredi matin, je séchais un cours de droit claqué au sol et rejoignais l’aéroport de Fukuoka puis celui d’Incheon, par lequel je suis arrivé en Asie quelques mois plus tôt, me remémorant mes premiers pas en Asie, et le sentiment d’émerveillement mêlé d’excitation qui était alors mien.
D’ailleurs, j’y recroise une vieille connaissance :
« Salut, tu te rappelles de moi ?
-Of course, sir. Welcome back in South Korea.
-C’est gentil, merci.
-How is your travel so far?
-Au top!
-Did you get lucky?
-Ouep. Tu as bien fait de me porter chance la dernière fois.
-Well, try your chance in Korea as well, and let’s hope luck will be with you again!”
Je descends dans les niveaux de l’aéroport, me connecte à un ATM et retire 100 000 wons coréens en liquide -environ 75 euros à l’époque- et rejoins la gare de l’aéroport afin de rejoindre la capitale. Seoul est à une trentaine de kilomètres. Le trajet coûte trois ou quatre euros avec à peu de choses près la même qualité de service qu’au Japon, quel plaisir.
Nous traversons d’immenses plaines, qui semblent cernées par des forêts de buildings élancés qui donnent un côté assez dystopique au paysage.
J’arrive dans une des stations centrales de Séoul. En tant que résident français au Japon depuis déjà quatre mois, cet endroit me semble à la fois familier et étranger. Même si il y a beaucoup de similitudes entre le Japon et la Corée du Sud, il y a quelque chose de différent. Il y a bien sûr le côté tentaculaire de la métropole que je n’avais retrouvé ni à Beppu, ni à Naha. La ville, sans être frénétique, grouille de vie et d’activité. Le plus frappant est le culte de l’apparence qui semble très prégnant. Là où les publicités japonaises sont surtout loufoques et mignonnes, ici, les publicités mettent l’accent sur la beauté physique, masculine comme féminine. Je tombe même sur une publicité pour une chaîne de cabinets de chirurgie esthétique. Mais le plus marquant, ce sont les femmes. Elles sont tellement belles.
Même la séoulite lambda est belle, et il y a une proportion d’avions de chasse très élevée. Même le membre du personnel à qui je demande de l’aide car j’ai un souci de ticket de métro est une bombe, alors qu’en France, ç'aurait été Marie-Claude qui n’aurait même pas daigné bouger son gros fiak.
Je refais surface à Gyeongbokgung (les noms coréens sont imbitables ), le cœur de Séoul, où se côtoient les buildings hyper modernes et les temples et résidences royales d’avant la colonisation japonaise. L’architecture de ces monuments est vraiment caractéristique de ce pays et se démarque de ce que j’ai pu voir au Japon et à Okinawa, mais il y a tout de même des similitudes.
Et même si c’est pas autant le cas qu’à Okinawa, qu’est-ce qu’il fait chaud !
La nuit commence à tomber, aussi, je me dirige vers mon Airbnb. Je galère pour rejoindre Dongdaemun en métro, et une fois sur place, impossible de me repérer.
Même les séoulites ne comprennent rien à leur propre système d’adresse.
Google map ne marche pas et ma batterie fond de minutes en minutes.
Je me dirige donc vers un taxi et lui donne l’adresse.
Il s’avère que le airbnb est en fait tout proche et que ça fait une demi-heure que je tourne autour. On papote un peu alors qu’il me mène au airbnb. Je lui file un billet, on se serre la patte, et je file dans le airbnb. Il s’agit d’un appartement assez spacieux avec un salon central, une salle de bain, ainsi que plusieurs chambres, louées à différents groupes. Je vais me poser dans ma chambre. Fort heureusement, elle est climatisée.
Je m’effondre de fatigue. Un peu plus tard, alors qu’il fait nuit noire, je me balader dans Séoul, sans but. Seoul a un côté très cyberpunk. Le sous-quartier dans lequel je vis fait un peu poisseux. Individus louches qui traînent dans des marchés de rue qui le sont tout autant, stands de streetfood, supérettes, voitures low-cost qui prennent la rouille, restaurants à perte de vue aux enseignes en néons grésillant, petits temples traditionnels en bois, des tonnes de câbles entremêlés au-dessus des têtes des passants, crasse, et à quelques minutes à pied, des centaines de buildings d'affaire hyper modernes, au design plus sophistiqués les uns que les autres, où se pressent encore des milliers de "salarymen", entre les limousines et les voitures de sport, sous des écrans géants criards. Un peu de verdure avec quelques parcs également. La synthèse de toutes ces ambiances, j’adore.
Et le coût de la vie est tellement bas, j’imagine même pas à l’extérieur de la capitale.
Le lendemain matin, je croise mes colocataires. Je croise d’abord un jeune couple asiatique. Ils semblent fort impressionnés car ils bégaient quand je leur parle et filent dans leur chambre. Ensuite, je rencontre trois suédois qui louent la plus grande chambre ensemble. Les mecs sont vraiment trop sympas. Sérieux, ils font partie des mecs les plus sympas que j’ai jamais rencontrés de ma vie.
« Hello there !
-Salut.
-We hang out tonight, come with us!
-Ca roule !”
Je passe la journée en ville. Après une matinée à visiter des résidences royales qui font un peu « mini cité interdite »
je me dirige vers Bukchon, un quartier semi-traditionnel situé au cœur de la ville
, d’où l’on peut apercevoir Gyeongbokgung, que j’ai visité la veille.
Je me dirige ensuite vers Myeongdong, l’un des quartiers les plus touristiques de la ville, histoire d’acheter quelques souvenirs.
En chemin, je me recouvre au cœur d’une manif quelque peu spéciale...
Je vous laisse apprécier
L’influence de l’axe américano-sioniste dans toute sa splendeur
C’est lunaire. Ces gens clament leur amour de l’axe américano-sioniste tout en voulant rejeter les globalistes et l’état profond.
Enfin bref, le quartier, super sympa, grouille de vie et sent les vacances.
J’achète de superbes estampes pour mon papa
et ma maman
, ainsi que pour mes grands-parents
, arborant divers paysages et animaux (dragons, poisson, tigres). Les estampes sont d’ailleurs faites à la main par des mecs qui bossent dans un atelier à l’arrière du magasin.
Je m’arrête dans un autre magasin de souvenirs, assez grand. Pour faire le touriste quoi. A peine entré, la vieille femme qui le tient me saute dessus et se met à me suivre. Elle reste littéralement à un mètre de moi pendant dix minutes.
Je sens son regard braqué sur moi alors que je me force quasiment à inspecter ses marchandises.
Je me retourne
Grave erreur, j’ai le droit à une visite guidée complète du magasin.
Comble du malaise, elle me confisque mon sac et le fout derrière le comptoir avec tous mes effets personnels afin de me « soulager ». Bref, je suis plus ou moins obligé de lui acheter un truc si je veux ressortir du magasin.
Ce forcing indécent
Racketté par une grand-mère coréenne il faut le faire.
Je lui achèterai finalement un petit dragon pour mon cousin de huit ans, ainsi que deux petites figurines représentant un roi et une reine de Corée pour sa sœur de six ans. Ils étaient d’ailleurs très contents de leurs cadeaux donc au final ce forcing est un mal pour un bien. La tenante du magasin m’a même filé un bonbon gratos.
Harassé après avoir parcouru Séoul de long en large, je me pose au bord d’un des fleuves les plus populaires de la ville pour souffler un peu.
Le 27 janvier 2025 Ă 10:42:07 :
C'était en quelle année ton voyage d'ailleurs khey ?Tout simplement car même si nous avions des relations cordiales et qu'on jouait au tennis et allait au resto de temps en temps, il ne faisait pas partie de mon cercle d'amis proches.
2019
Tu n'as jamais vécu un moment marquant avec ton buddy Shen ?
![]()
Pas vraiment, mĂŞme si nous nous entendions bien! Nous avions chacun notre vie disons.
« Hey bro !
-Salut les mecs.
-Are you ready for tonight?
-Je vais manger un bout et je vous rejoins.
-Don’t be late bro or there will be no alcohol anymore !
-Ca roule, je fais vite!
»
Je quitte l’appartement, à la recherche de quoi me sustenter rapidement. Je déniche un petit resto traditionnel et commande un plat à base de porc et de choux, pour à peine trois ou quatre euros
C’est pas mauvais mais qu’est-ce que c’est piquant bordel !
Qu’est-ce que c’est que cette nourriture des enfers ?
Je bois un verre d’eau entre chaque gorgée mais rien n’y fait ma langue brûle atrocement.
Une bouteille d’eau y passe, puis deux, puis une troisième.
En plus, je dois manger en quatrième vitesse pour rejoindre mes camarades nordiques.
Je finis par m’en sortir et les rejoins fissa
Ils sont vraiment super cools et la beuverie prend vite un tour très sympathique
Par contre, avec toute l’eau que j’ai ingurgitée et la bière que je suis en train de boire, je vais littéralement uriner toutes les cinq minutes.
« Let’s move now !
-Ok, on va oĂą ?
-We go to Itaewon !
»
Nous sortons ensemble dans la joie et la bonne humeur
Le métro ne circule plus, aussi nous devons prendre le taxi.
Et les taxis séoulites, c’est quelque chose. Ils roulent à toute vitesse comme des fadas, ils s’en battent les couilles
Moi qui étais derrière au milieu sans ceinture, j’étais pas bien
Enfin, nous parvenons Ă destination.
Itaewon est le Coeur de la nightlife séoulite. Véritable sanctuaire de l’hyperconsommation et de la débauche, le quartier est très dynamique et jeune. C’est également le quartier le plus cosmopolite de la ville. C’est également l’un des Red Light District de Seoul.
« Vous avez vu ça les mecs ! La concentration d’AVIONS DE CHASSE est juste indécente, j’ai jamais vu ça ! L’en croise un toutes les dix secondes !
-Agree, that’s amazing bro !
On fait le tour des stands de street foods, des bars et des clubs
On rencontre un marine américain :
« I’m from Boston, Texas. I’m American.
-Et tu fais quoi ici ?
-I’m here to kick Chinese and north Korean asses, coz’ I’m American.
-Décidemment, l’axe américano-sioniste est vraiment partout ! D’ailleurs, j’ai croisé votre fanclub cet après-midi.
-Yeah, we’re the shield of democracy against the forces of chaos coz’ we’re American.
-Tu connais Larry Silverstein ?
-No, who is he ?
-C’est une grande figure de l’axe américano-sioniste !
-Oh, he should be a brave man !
”
“By the way, I know a very good club in which we gonna grab some Korean ladies.
-Alright, let’s go!”
Le club est top. On alterne entre l’espace canapé aux tons rosés, la zone dansante principale aux tons bleutés et son estrade. Nous nous enfilons des shots tous ensembles.
D’ailleurs, notre nouvel ami d’Outre-Atlantique n’hésite pas à nous arroser.
« Je suis ravi de bénéficier de l’argent de l’axe américano-sioniste!
-You’re welcome bro ! »
En tout cas, c’est un vrai vivier à gonzesses.
J’en repère une, une magnifique coréenne -une parmi plein d’autres en fait. Des cheveux mi-longs très noirs attachés derrière la tête, svelte, assez grande - un bon mètre soixante-dix. Je la gratifie d’un grand sourire avant d’engager un collé-serré avec elle.
Par chance, elle est réceptive !
Autant avec la thaïlandaise à Beppu, j’avais eu un vrai coup de foudre et tout s’est fait naturellement, autant là c’est différent, presque forcé, surtout que nous sommes tous deux assez alcoolisés.
Elle me tape un smack sur la bouche et se barre. Stupéfait, je reste béat quelques secondes. Une autre meuf me dit je ne sais quoi en rigolant, mais je suis tellement surpris que je ne comprends rien à ce qu’elle me raconte.
Je pars aussitĂ´t Ă la recherche de la belle. Je la retrouve quelques instants plus tard :
« What you want ?
-I find you beautiful and…
-OK, let’s talk outside.
Et c’est ainsi que nous nous retrouvons à marcher dehors dans les rues de Séoul. Il faut croire qu’elle avait envie de parler. Elle parle, parle, parle. Je n’arrive quasiment pas à en placer une. Elle me raconte la pression de malade sur les jeunes coréens, elle me raconte que quand elle était petite elle était grosse et qu’elle était harcelée, qu’elle a des problèmes d’alcool…
Un moment, on croise une copine à elle qui lui file un petit flacon de vodka qu’elle s’enfile quasiment en entier d’un coup
Elle me propose de le finir. Je ne me défile pas mais je suis au bout de ma vie.
Un vieux lui rentre dedans sans faire exprès, elle se retourne et lui un tonitruant :
« F*CK YOU »
Je sais plus oĂą me mettre
mais elle se remet immédiatement à me parler comme si de rien n’était :
« Last Friday I had sex with a guy in that street and we did not get protected.
-Ah ouais chaud.
-I don’t feel anything when I have sex.
-Emotionally or physically?
-Both.
-So let’s try to fix it.
-OK.
Une demi-heure plus tard, je me retrouve à oilp sur son canapé. Elle commence à me s*cer :
« Wow, it’s huge!
-Ah ui ?
-Yeah, korean are twice smaller!
-Ahi. »
Elle fait quelques acrobaties et se retrouve au-dessus de moi. Je me retrouve en face de sa
Et moi je suis lĂ , comme un gland, Ă ne pas savoir quoi faire.
« Come on, do something !
Je sors de ma torpeur, m’exécute et commence un cuni, mais disons que c’est pas vraiment mon truc et que je me ravise vite
Du coup on commence Ă Z+V
C’est pas mal, mais le feeling n’y est vraiment pas, il fait mega chaud, je suis fatigué et alcoolisé, aussi je n’arrive pas à finir, ce qui commence à la souler, ce qui me met encore plus mal à l’aise.
Je me retrouve en panne.
J’ai la chance d’avoir à Z de chair qui me permet de continuer quelques minutes, mais je finis par jeter l’éponge.
On discute vite fait de tout et de rien alors que je me rhabille, puis elle me met quasiment à la porte comme un malpropre. J’ai même pas osé demander à prendre une douche ou boire un verre d’eau.
Le seul truc que je trouve à faire c’est de lui serrer la main.
En vrai c’est pas plus mal ainsi.
Je retourne à Itaewon, trempé de sueur, et me prend un soda
que j’ai en bouche, me rafraîchir et me remettre de mes émotions.
Tiens, une notif en provenance de l’archipel :
« T’ES OU GROS PD ? »
Quel malaise, il l’a envoyé sur la conv’ Messenger de la résidence
Il paraît que Pépé était très en forme ce soir-là . Il s’est réveillé le lendemain matin dans une auberge sans aucun souvenir de ce qu’il a fait ce soir-là .
D’après Arnaud, il est allé ba*sé une gilf japonaise
Le truc un peu moins marrant, c’est que Shri s’enfonce de plus en plus dans des pensées hyper-négatives -entre ses soucis avec l’immigration, ses soucis de thunes, ainsi que son obsession pour une ancienne amie à lui, Anne, que j’ai déjà mentionnée
Le airbnb n’est situé qu’à cinq kilomètres à vol d’oiseau, aussi, je décide de rentrer à pied -parce que je suis un énorme radin d’une part, et d’autre part car j’aime bien marcher dans les villes que je visite. Le souci c’est que je dois faire un énorme détour le long du réseau routier -d’ailleurs, il a l’air de s’y passer des trucs pas nets, j’y croise plusieurs individus assez louches alors qu’il est prêt de cinq heure du matin.
Le lendemain matin, je fais mes adieux à mes bros après leur avoir raconté mes mésaventures.
Sur le chemin du metro, je tombe sur un Paris Baguette, chaîne coréenne de boulangerie française. Quel bonheur de redécouvrir les saveurs merveilleuses de mon pays natal après tous ces longs mois de privation
Je fais mes adieux à Séoul alors que je suis dans le train qui me ramène à Incheon. J’ai adoré cette ville : ses monuments, sa nightlife, son design, son dynamisme, l’atmosphère de ses quartiers corporatistes comme de ses downtowns les plus ténébreux, l’impression, en tant que résident japonais, d’être dans un endroit à la fois familier et complètement nouveau… L’un des gros regrets de mon voyage et de ne pas y être allé avec la dream team, mais j’y ai tout de même passé un excellent week-end. Et puis, ça a été l’occasion de rencontrer des mecs en or.
Par contre, le voyage a vraiment eu une fin de merde. Littéralement
Vous vous souvenez du repas hyper-épicé que j’ai dû manger en quatrième vitesse ?
Eh bien, mon organisme ne l’a pas supporté DU TOUT et c’est ainsi que j’ai été pris d’une turbochiasse foudroyante en plein milieu du trajet en train me ramenant à l’aéroport.
J’ai dû quitter le train en urgence en plein milieu de nulle part.
« VITE LAISSEZ-MOI SORTIR DE LA PAR PITIE JE VAIS CHIER PARTOUT !
Dès que les portes du train s’ouvrent, je m’engouffre dans la gare et me mets à courir en serrant les fesses le plus fort possible, je passe le portillon de sécurité comme un énorme bourrin.
Je me précipite dans les toilettes de la gare et mon anus se met à émettre un spray de merde brûlant
Je reste prostré dans les chiottes pendant une bonne demi-heure, en sueur, tremblotant, brûlé de l’intérieur, alors que l’heure fatidique de mon vol approche.
Je fini par reprendre le contrôle de la situation, et même si je stresse que mon corps me trahisse à nouveau dans l’avion pour Fukuoka ou le bus pour Beppu, il semblerait que le danger soit passé et je rentre sain et sauf à Beppu pour entamer la dernière ligne droite de mon périple.
Le 28 janvier 2025 Ă 14:59:23 :
« VITE LAISSEZ-MOI SORTIR DE LA PAR PITIE JE VAIS CHIER PARTOUT !
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Pourquoi quand t'es rentré après la boite tu n'as pas fait un tour au Red Light District de Seoul
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J'étais épuisé, il se faisait tard, le airbnb était loin (ça m'a pris plus d'une heure de rentrer), et j'avais juste envie de me pieuter après mon expérience plus que mitigée avec la fille _.gif)
JvArchive compagnon