Le 11 janvier 2025 à 12:56:31 :
j'ai lu tous que tu a écrit et franchement merci pour ton expérience ! j'aimerait vivre ce genre de chose en allant voyager au Japon moi aussi, j'aimerait découvrir le pays et ce genre d'expérience m'aide dans mon choix![]()
![]()
Ayaa ce pseudo 
Si tu parles de la version 2.0 elle est loin d'être finie khey.
Le lendemain matin, je consulte ma messagerie, et je vois que Shri
m’a laissé le message le plus mignon que je n’ai jamais reçu de ma vie.
« Je vois que les nouvelles vont vite à Beppu.
-Haha. Be ready, I’m coming to the residence. We’re gonna buy something for you.
Shri me rejoins à la résidence. On se pose dans un des salons les plus hauts de cette dernière, d’où la vue est absolument imprenable, d’autant plus que la météo est radieuse. On fait un peu de tennis de table
. Il est tellement nul que même en jouant de la main gauche je l’éclate, aussi on passe vite à autre chose. Direction le centre ville. Nous sortons de la résidence. Nous sommes en Mai, il fait déjà chaud. Etant donné que je suis encore déshydraté à cause des événements de hier soir, je fonctionne au ralenti sous ce soleil de plomb.
L’un des paradoxes que j’ai relevé au Japon est que bien qu’il y ait de l’anglais partout dans la rue, sur les enseignes des commerces et restaurants, dans les slogans, sur les menus, les panneaux de signalisation, dans les chansons, sur les écrans géants, ou encore les panneaux publicitaires, l’énorme majorité de la population a un niveau extrêmement faible voire inexistant dans la langue de Shakespeare. J’en profite pour ouvrir une parenthèse : lorsque dans le Risitas j’ai des interractions avec des japonais (hors Shen
et Yi
qui parlent correctement anglais), c’est en réalité très laborieux, et on doit communiquer à base d’anglais et de japonais hyper basique (j’étais toujours muni de mon petit dico franco-japonais), de signes, ou encore de différents outils de traduction automatique, qui à l’époque n’étaient pas aussi performants qu’aujourd’hui. Ce n’est que pour les besoins du Risitas que je retranscris des dialogues fluides.
Bref, nous avions pris l’habitude avec Shri de parler tout haut en anglais, puisque les gens ne pouvaient pas nous comprendre - idem avec Pépé et Arnaud en français.
Shri m’ammène à un 7/11. Le magasin est parfaitement climatisé, c’est agréable. Je le suis dans la supérette jusqu’à un étal. Il fouille quelques instants, puis en extirpe une sorte de compote à aspirer.
« Bro ! You should take that for your diarhea !”
J’entends un gloussement étouffé derrière moi. Une jeune femme blanche est en train de se foutre de ma gueule.
“Maybe you should say this kind of thing even louder bro?”
-Haha sorry bro…”
Je prends l’article des mains de Shri, passe devant la jeune femme, et me dirige vers les caisses. Je paie l’article. La jeune femme me lance dans un français parfait :
« Bon rétablissement à vous, hein !
-M… Merci bien ! »
La compote que Shri m’a fait acheter a pour but de me réhydrater. Une fois ingurgitée, je ne perds pas mes bonnes vieilles habitudes, trouve un distributeur, et me prends un soda au melon.
Je marche avec Shri. C’est la première fois que l’on se retrouve seul à seul et c’est l’occasion d’apprendre un peu plus à nous connaître.
Je découvre un personnage torturé, assez flou sur son parcours et ses motivations. D’originaire bangladaise, Shri est né et a grandi en Australie et y a réalisé une partie de son cursus. Apparemment en froid avec sa famille, il est venu s’installer au Japon pour reprendre des études. Shri semble en outre avoir quelques tendances paranoïaques, il passe son temps à jeter de furtifs regards derrière lui. Il a apparemment un passif particulier avec une franco-japonaise prénommée Anne, maintenant casée avec un coréen. Passif qui l’aurait poussé à faire des conneries et à se mettre la moitié du campus à dos.
On se promène un peu. On passe dans le parc de la ville, puis on se pose au club de tennis où on mate des vieux qui jouent en double. Ensuite, on retourne en centre-ville et on se trouve un resto de nouilles. Shri vérifie qu’aucun individu qui lui serait hostile s’y trouve, puis nous y entrons et prenons place.
« By the way bro, thanks for my rent, I’ll pay you back as soon as I get my loan.
-T’inquiète.
-Can you pay the noodles as well?
-Ok.”
Arnaud nous rejoins.
“Yo les collègues.
-Eyh bro.
-Yo.
-You did not convince Pépé to come?
-No, he has la flemme.”
Arnaud s’adresse à moi :
« Ca va mieux par rapport à hier?
-Ouep. On est allé acheter une potion magique contre la chiasse avec Shri. Et toi comment était ta soirée ?
-Au top. J’ai date avec Mejai la semaine prochaine.
-Féliciation mon salaud ! »
Nous nous rendons à Beppu Station, non loin d’ici.
« Bonjour, cher disciple.
- B… Bonjour.
-Tu nous avais caché que tu t’étais fait des potes parmi les locaux.
-En fait, c’est pas vraiment mes potes.
-T’as une touche avec elles c’est ça ?
-Pas vraiment héhé.
-Votre formation n’est pas finie. N’oubliez pas, seule une pratique régulière et exclusive peut vous permettre d’élever votre âme. Nous sommes là pour vous assister dans cette voie.
-They are quite cringe bro.
-Certainement… Hahem…Voyez-vous, je suis un homme extrêmement occupé. Une prochaine fois, certainement!
-…
-A tantôt ! »
Nous prenons un bus pour le quartier de Kanawa, l’un des plus vieux quartier de Beppu. Niché dans le flanc de la montagne, ce quartier extrêmement tranquille est connu pour ces fameux enfers dont je vous ai déjà parlé, des onsens aux températures extrêmes et aux superbes textures. Une sérénité incroyable se dégage du quartier. Il y règne une forte odeur de souffre également, à laquelle l’on finit par s’accoutumer.
On se pose dans une restaurant traditionnel. On y mange les meilleurs ramens de nos vies, avec en prime les pieds dans une eau hyper chaude - l’une des spécificité du quartier est ces mini onsens pour les pieds que l’on trouve un peu partout - et un peu de musique japonaise particulièrement relaxante en guise de fond sonore.
Quand on fait remarquer -par l’intermédiaire de Shri - au vieux qui tient le resto que nous n’avons jamais mangé de ramens aussi bons, il en chie de joie.
Il nous paie même un coup à boire.
Chapitre 17 : Un cursus d’excellence
Partir au Japon pour s’épanouir, courir la gueuse, et s’imprégner d’une culture dont la superbe n’a d’égal que son exotisme, c’est bien, mais il faut garder un tête que j’y allais avant tout dans le cadre d’un échange à visée universitaire, et que par conséquent, ma priorité devait rester la conduite de mes prestigieuses études !
En effet, cet échange était synonyme d’un cursus d’excellence à même de développer mon potentiel et de faire de moi l’un des grands Monsieur du monde de demain ! Je devais donc faire preuve d’application et de sérieux !
Non je rigole, les cours étaient explosés au sol putain.
On est fin Mai, c’est la dernière semaine avant une semaine sans cours - officiellement pour réviser, officieusement, c’est des vacances.
8h10. Après quarante-cinq minutes, le bus arrive à son terminus, le campus universitaire situé en pleine montagne. J’ai encore un peu la tête dans le cul, alors je laisse les autres étudiants descendre avant moi, chacun déposant son ticket de bus par une petite fente. A chaque fois qu’un étudiant dépose son ticket de bus, le chauffeur répète mécaniquement:
« ARIGATO GOZAIMASU.
Etant donné que le bus a cinquante places, il le répète donc cinquante fois, toujours avec le même ton, tel un vieux disque rayé.
L’un de mes regret au cours de ce voyage est que j’ai très mal organisé mes cours. Plutôt de les concentrer sur une, ou deux journées, je les ai réparti sur toute la semaine pour avoir des journées courtes. J’étais donc obligé de venir tous les jours au campus. Mauvais choix quand on sait que les transports en commun sont excessivement chers au Japon. A 1000 yens les trois trajets, cela me revenait donc à 3 333 yens par semaine soit 25€.
Dans les faits je séchais régulièrement. A la fin du séjour, je calculais le ratio prix de l’aller-retour/(bon repas à la cantine+utilité du cours+séance de muscu) pour me décider si j’y allais ou pas, et dans les faits, j’y allais plutôt trois fois par semaine, les jours où je faisais muscu
).
D’ailleurs, Arnaud et Pépé ne prenaient même plus la peine de venir à la fin du séjour.
Il fait déjà grand jour. Je me délecte de la superbe vue sur Beppu et la baie d’Oita qui s’offre à moi depuis l’université.
Je me dirige vers la salle de classe pour un cours d’accounting avancé où je retrouve ma chère compatriote Thaïs, que j’avais rencontrée à l’aéroport de Fukuoka en arrivant au Japon. Histoire de ne pas passer pour un autiste, je m’assois à côté d’elle et engage la conversation :
« Salut Thaïs, ça va ?
-Ca va bien merci.
-J’ai vu sur Facebook que tu es allée à Tokyo, ça devait être le feu
-Ouais c’était sympa.
-T’y es allé pour quoi ?
-Je suis allé à un festival avec des potes.
-Ah oui ! Les fameux matsu…
-On en discutera plus tard, le prof arrive.
-Ok.
»
Le cours est hyper technique. Je m’accroche comme je peux mais c’est vraiment chaud. Heureusement, le prof, un vieux japonais qui avait été banquier d’affaires aux States, est pédagogue est grave sympa.
Au bout de trois heures au cours desquelles ma concentration a joué aux montagnes russes, le cours est enfin terminé. Il est l’heure de la pause déjeuner.
« On va au self ?
-Ouais, on va rejoindre Gontrand et d’autres potes.
-Ah, Gontrand c’est ton pote.
-Ouais.
-Il a pas voulu me parler la dernière fois. »
“Hey.
-Greetings, Thaïs.
-Salut Gontrand.
-…
-Hey!
-Si nous sommes au complet, je propose que nous allions nous sustenter séance tenante. Mon organisme requiert les nutriments adéquats afin que je sois dans les meilleures dispositions possible dans le cadre de mon cursus d’excellence.
»
Le petit cortège se dirige donc vers le self de l’université.
Je n’ai absolument aucune envie de rester avec eux, mais aller bouffer dans mon coin ferait mauvais effet.
Nous nous servons chacun de notre côté - d’ailleurs, j’ai découvert que le self servait du riz complet, le remède idéal aux problèmes d’ordre gastrique auquel j’ai fait face au cours de la première partie de mon échange
. Nous nous installons à une table et commençons à manger. Je me retrouve à nouveau à côté de Thaïs. J'essaie d'initier la conversation pour paraître moins associable que je le suis vraiment :
« Du coup Thaïs, ce matsuri, c’était bien ?
-…
-T’as compris quelque chose au cours de ce matin?
-… »
-Tu sais comment Ruquier retire sa capote?
-..."
« Cybercuck, is that me or Léa is ignoring you ?
-Well, she’s quite snobby . I think she kind of despises me.
-Yes I agree. Don’t mind her.
-Yes you’re right.
-By the way, do you come to the party on Friday?
-Of course I do.
-Good. I have to go. See you there!
-See you Valeria!”
Direction mon second cours de la journée, “ecological industry”, et comment dire…
Mes cours dans cette université étaient soit hyper techniques à l’image de mon corps du matin, soit quasiment enfantins. Ce cours-là appartenait clairement à la deuxième catégorie. Pourtant, l’intitulé claque. « Ecological industry ». Je pensais qu’on allait voir comment optimiser la consommation de matières premières lors des process de fabrication et d’exploitation, débattre de la place du renouvelable ou du nucléaire dans un mix énergétique, ou que sais-je.
Et bordelent, je n’ai jamais vu un cours aussi explosé au sol. L’omélie habituelle des écologistes à base de manichéisme vu et revu
En plus la prof -une iranienne
- prenait son cours vachement au sérieux, ce qui me frustrait encore plus. Elle avait mis en place un forum en ligne où on devait partager des articles et débattre dessus.
Et le pire du pire c’est le projet de groupe qu’on nous a donné. Il fallait créer un objet à partir de matériaux recyclés. Le genre de truc qu’on fait en art plastique au collège.
En plus je me suis retrouvé dans le même groupe que ce tocard de Peter
Quand on s’est retrouvé au Domac du coin un dimanche soir avec les autres membres du groupe j’étais complètement exaspéré de la nullité du projet.
Au final, on a fabriqué un truc en bois pour y déposer des affaires de travail genre crayons ciseaux etc
Il fallait construire une stratégie marketing et commerciale autour de trois pauvres bouts de bois comme si ça allait intéresser quelqu’un à l’heure où on peut acheter des robots pour baiser avec.
Bon ok je m’égare dans ma narration, recentrons-nous sur le sujet.
Aujourd’hui, pour le dernier cours, elle a organisé des « awards » où on doit voter pour le projet le plus esthétique, le plus utile, le plus prometteur d’un point de vue commercial etc
Deux ans de dur labeur en classe préparatoire pour en arriver là.
Heureusement que mon projet est claqué et que je ne passerai pas au tableau pour le présenter.
Bon ok, l’ambiance est sympathique, on papote, on se balade dans la classe pour voir ce qu’on fait les autres et tout. Mais bordelent on a tous plus de vingt ans et en est encore à faire de l’art plastique et à se donner des notes comme si on en avait dix de moins.
Alors que je fais le tour de salle pour observer ce qu’on fait les uns les autres, je les sonde tout de même à propos de ce cours :
« Non, mais sérieux, vous trouvez pas que c’est de la merde ce cours ?
-Ben non c’est super important l’écologie. »
« Tiens Sarah m’a fait coucou je vais aller lui dire bonjour. »
« Tu trouves pas qu’on a passé l’âge de faire de l’art plastique ?
-Ben ça change un peu. Et puis, ça nous permet d’explorer de nouvelles façons de penser. »
« Mais bordel je suis le seul à trouver que c’est de la merde ?
-…
Apparemment oui, putain. Tous le monde a l’air de s’éclater. Peut-être que c'est moi qui suit anormal après tout.
Les différents groupes nominés passent au tableaux les uns après les autres pour présenter leurs créations, s’applaudissant et s’encourageant les uns les autres.
Cet enthousiasme par rapport à un sujet aussi nul m’exaspère au plus haut point.
« Et pour finir, le groupe qui a remporté l’award du meilleur projet est...
« Bon allez j’en ai plein le cul de cette mascarade, je me casse en douce maintenant que c’est fini. »
-…le groupe 22 !
»
Quoient ?
Mais comment c’est possible bordel de dieu ?
Le groupe 22 c’est pas mon groupe, je dois faire une erreur…
Ah bah si, les autres membres de mon groupe vont au tableau.
Bordelent.
Je vais donc au tableau sous les hourras d’une centaine de personne pour un projet sur lequel j’ai passé l’après-midi à dire tout le mal que j’en pensais, qui plus est pour récupérer le premier prix.
Je me fais tout petit autant que faire se peut et laisse mes collègues présenter notre concept claqué au sol devant l’assistance.
Peter est survolté.
Pour une fois qu’il sert à quelque chose çui là.
Je récupère mon prix - un marque page tressé en poils de cul- et file en douce.
Ayaa quand la prof verra l’appréciation que j’ai mis à son cours...
Je me dirige vers le gymnase du campus pour faire un peu de muscu et me vider la tête après cette journée de cours merdique. Attirer de la gourgandine ça se mérite.
Je catégoriserai les pratiquants en trois groupes
:
- les coréennes à la plastique de rêve qui viennent s’entretenir
- les indiens/pakistanais/bengladais qui font le plus de bruit possible pour faire les mecs déters
- les japonais. Et les japonais à la salle, c’est un peu particulier
Imaginez des mecs avec des corps taillés littéralement comme ça
et des gueules qui ressemblent à ça mais en asiatique.
Ben c’est exactement ça.
C'était un Vendredi soir comme les autres. La semaine à l'université et la chaleur étouffante de la nuit japonaise n'étouffait pas le moins du monde mon enthousiasme.
« Vous êtes toujours chaud pour ce soir ?
-Désolé les gars, j’ai la chiasse. Ce sera pour une prochaine fois !
-Yep. I’ll come a little bit later with Valeria and the milf.
-Yes, toujours chaud. On se fait un yakiniku avant ?
-Et comment ! En espérant que ça me refile pas la chiasse cette fois.
-Parfait. Il y aura Feliciano avec nous.
-Super, à tout à l’heure ! »
Je ne vous ai pas encore parlé de Feliciano.
Même s’il ne fait pas partie de la dream team à proprement parler, nous nous entendons tous extrêmement bien avec lui. De nationalité argentine, Feliciano est le parfait cliché du hippie sud-américain. Sensuel avec sa longue chevelure blonde ondulée, gros baiseur, Feliciano donne toujours l’impression d’être un peu au ralenti malgré une certaine vivacité d’esprit. Vous le trouverez généralement posé sur la plage en contrebas de la résidence, avec ses tongues, son collier à fleur au cou et ses lunettes rondes sur le nez, en train de jouer de son espèce de guitare de bobo.
Il est bisexuel : d’ailleurs, sur la seule photo de lui et moi ensemble, on ressemble plus à un couple qu’à des potes ahi
Arnaud m’avait raconté qu’à force de se faire rejeter par toutes les meufs qu’il approchait, Peter
avait essayer de se dépuceler avec lui alors qu'il était ivre, sans succès.
Nous nous dirigeons tous les trois vers le yakiniku pour ripailler comme il se doit.
On discute de nos références culturelles respectives et communes, de Beppu, des autres résidents. On se tape des putains de délires tous les trois. Et bien sûr on s’empiffre.
!
On décale ensuite vers le centre-ville pour rejoindre le bar à chicha.
« I’ve fucked a chinese girl from Tinder this afternoon. That was quite nice!
- Bravo amigo, perso mon appli est buggé, du coup je vois pas mes matchs, il faudrait que je consulte le service d’assistance.
- Le fameux bug Tinder.
- Did you get lucky in Beppu, bro?
- Plus ou moins.
- And you Arnaud?
- J’ai tamponné une meuf de Tinder le mois dernier pendant quelques heures, mais maintenant que Mejai est ma meuf, je vais rentrer un peu dans le rang.
- Well done bro, she’s cute.
-…
- You will get lucky tonight bro.
- Ah ui ?
- Si si amigo, I can feel it. »
Chapitre 19 : La revanche des puceaux
Nous arrivons au bar. Je prends immédiatement mes aises. Je me sens super bien. Il fait bon, je suis dans un bon mood, je suis en forme, j’ai de bonnes vibes avec les autres fêtards. Bref, je sens qu’on est partis pour une excellente soirée.
On se pose avec Arnaud et Feliciano.
On commande des shots et je prends une chicha.
Une fille s’assit à côté de moi, un sourire mielleux aux lèvres.
Belle femme. 1m80
pour la plus abordable des franchouillardes, à un point que c’en est un repoussoir complet me concernant, et c’est ainsi que nous nous ignorions mutuellement en temps normal.
« …
-…
-…
-Ui ?
-…
- Regarde-moi cette meuf qui me considère comme le dernier des péquenots et qui accourt comme une volaille quand elle veut quelque chose de moi.
-Elle est belle, et elle le sait très bien, bro. C’est le genre de meuf qui sait obtenir tout ce qu’elle veut.
-Ouais, ben ça ne prend pas avec moi.
-…
-Allez, tire ton coup et oust ! »
Je lui tends la pipe, elle inspire une bouffée de chicha, me gratifie d’un sourire faux -je lui retourne un sourire encore plus faux
, avant de se lever et de se diriger vers la piste de danse.
Tous sourires, Shri
finit par arriver avec Valeria
et sa pote milf
. Cette dernière semble déjà très alcoolisée, et les shots que nous nous enfilons tous ensemble n’arrangent pas les choses. Chaude comme la braise, elle chauffe lourdement tous les hommes présents dans le bar- Arnaud et moi compris, mais ça ne prend pas avec les deux gigachads de la soirée
- sous le regard dépité de Shri
.
« Elle a l’air d’avoir sacrément chaud au cul, celle-là, une vrai folle de bite !
- Tu te trompes mec.
-Comment ça ?
-Je l’ai bien observée. C’est le genre de fille qui a bien profité de sa jeunesse et a déjà une certaine expérience en matière de sexualité. Maintenant, elle joue avec la misère affective des hommes. Ca la fait jouir tu vois. Elle les chauffe, leur fait miroiter quelque chose, et quand le mec commence à prendre la confiance, elle passe à un autre.
-Sacré pouvoir de déduction, mec. Mais ça a l’air de faire sens. »
Arnaud devrait écrire des livres sur les femmes comme un certain sociologue franco-suisse
Quoi qu'il en soit, ça faisait sens. Arnaud qui venait de faire une nouvelle fois étalage de son intelligence sociale surdéveloppée, avait visé juste !
Et notre pauvre ami Shri était en train d’en faire les frais
.
« Come on, bros, it’s time to get lucky.
-Ok, je finis mon verre et j’arrive.
-I’m coming !
-I’m coming too boys !!!
-Ehm… I’m coming too !
-Allez vous amusez les potes, je vais rester un peu avec Mejai.
»
Et nous voilà tous ensemble sur la piste de danse, au milieu de la foule.
Feliciano est super chaud.
L’émulation générale me porte complètement et je prends mon pied.
J’enchaîne les collés-serrés, tantôt avec Valeria
, tantôt avec la milf
, tantôt avec mon bro Feliciano
, ainsi qu’avec la coréenne que j’avais rencontrée lorsque j’avais atterri à Kyushu il y a maintenant presque deux mois
et qui vient de débarquer sur la piste.
Elle a l’air contente de me revoir.
La milf continue à fleurter dans tous les sens, et bien qu’elle accorde quelques secondes de collés-serrés par-ci par-là à Shri, ce dernier est de plus en plus dépité par la tournure des événements.
Et là, les kheys, alors que je suis au top du top de ma confiance et de ma forme physique, que je me sens bien, que j’ai un petit coup dans le nez, et que je suis de surcroît entouré d’amis
, j’aperçois dans la foule, non loin de moi, une superbe fille. Asiatique, 20 ans. 1m60 pour 50 kilos à vue d’œil. Un visage magnifique, de longs cheveux noirs lisses, la peau claire, un t-shirt blanc bien serré et un petit sac à dos noir. Mince, mais avec ce qu’il faut là où il faut. J’adore ce genre de physique. Pour vous faire une idée, elle ressemblait comme deux gouttes d’eau à l’actrice de films pour adultes Vina Sky
:
Ni une ni deux, en pleine confiance, je lui fonce dessus et entreprends quelques sessions de collés-serrés savamment dosées, tout en jetant des petits coups d’œil à Feliciano qui m’encourage silencieusement.
Feliciano ce khey sûr putain
Tout en continuant mon approche graduelle, je commence par lui prendre la main, puis à la prendre par la taille. Je commence à lui faire quelques bisous dans le cou, avant de remonter sur sa joue. Je lui mordille légèrement le lobe de l’oreille avant de l’embrasser à nouveau sur la joue, jusqu’à ce que ses lèvres rencontrent les miennes.
Je n’avais jamais connu ça auparavant, un vrai coup de foudre physique. Une harmonie parfaite entre nos deux êtres, nos deux corps.
Et quand on y met la langue, c’est juste l’extase.
Une magnifique revanche sur ma vie de Célestin french-dreamer.
J’ai enfin ma petite meuf de poche rien qu’à moi.
En plus, c’était de très loin la plus jolie fille de la soirée, je me sentais comme le roi de Beppu.
Sérieux, je ne sais toujours pas comment j’ai fait pour aussi bien gérer, c’était juste miraculeux.
Comme quoi la confiance en soi c’est pas surcotax les kheys car c’est clairement grâce à ça que j’en étais-là ce soir.
Je perds complètement la notion du temps, complètement emporté dans une bourrasque d’émotions et de sensations nouvelles.
Dans le feu de l’action, Feliciano et la milf ont le temps de me glisser un petit mot chacun :
« Bro, you’re amazing !”
-Congrats ! She’s beautiful ! »
Alors que je suis en plein échange salivaire avec ma douce, adossée contre une table haute en bois, je me fais interrompre par un Célestin pur jus.
« C… Can you move from the table please?
-…
-We… We would like to play beer-pong.
-Mais bien entendu, je te laisse la place avec grand plaisir.”
Nous bougeons au fond de la salle, contre l’estrade, pour continuer nos étreintes et nos embrassades.
Un japonais dans la soixantaine habillé comme un wesh de Saint-Denis (casquette à l’envers, chevalière au doigt, chaîne au cou) nous interrompt en déblatérant je ne sais pas quoi d’un air goguenard.
Sûrement un khey du 18-25 ans local se plaignant des babtous solides qui piquent les meufs des japonais.
Les filles locales whited par les babtous solides
Le Japon grand remplaced par les babtous solides.
Elle attrape mon Z - qui est comme vous l’imaginez bien, en pleine forme
- et commence à me M+Z à la cool, en public, un petit sourire aux lèvres.
Puis, elle m’attrape par la main pour m’emmener en dehors du bar.
Une fois dehors, main dans la main avec ma douce, je commence à baragouiner un peu de japonais :
« Watashi wa nihongo hanashimasen. Eigo hanasu ka ?
- …???
-…
-Ah !
- Ui?
-No jap ! Thaï !
-Au temps pour moi alors.
»
Main dans la main, nous marchons dans la grande allée couverte où se trouve le bar, avant de bifurquer dans une ruelle sur notre droite. On marche un peu tout en s’échangeant des banalités malgré la barrière de la langue.
Nous nous arrêtons derrière des constructions. Je ne sais pas trop ce que c’est, on dirait un panneau qui donne des indications sur le quartier. Mais je suis revenu plus tard prendre en photo l’endroit en question. Je ne manquerai pas de revenir y effectuer un pèlerinage un jour ou l’autre, en espérant qu’il soit toujours là
. Notez la présence de ces fidèles distributeurs de boissons, qui m’ont décidemment suivi partout, tel des guetteurs bienveillants.
On a longuement joué à B+Z
Après en avoir fini, on retourne vers le bar, toujours main dans la main. On papote un peu. On se fait un dernier bisou sur la bouche avant de retourner tranquillement au bar. Elle rejoint ses copines toute plus jolies les unes que les autres. Je rejoins Arnaud qui m’apprend qu’il était à deux doigts de se bagarrer avec des bangladais qui cherchaient la merde à Shri pendant que je prenais du bon temps avec ma thaï de poche.
Cette dernière lève le camp avec ses copines, toutes me font de grands sourires. Je suis sur un nuage.
Je n’ai plus jamais revu ma thaï de poche.
Bordel, j’étais tellement sur mon petit nuage que je n’ai même pas pensé à lui demander son contact !
Pourquoi je ne l’ai pas emmenée dans un Love Hotel, j’avais juste à demander pour jouer à Z+V toute la nuit !
En la jouant fine, j’aurais peut-être même pu m’enjailler avec plusieurs filles en même temps, voir même toute sa bande en même temps !
Quel gland je peux être franchement !
Ni une ni deux, en pleine confiance, je lui fonce dessus et entreprends quelques sessions de collés-serrés savamment dosées, tout en jetant des petits coups d’œil à Feliciano qui m’encourage silencieusement.
Feliciano ce khey sûr putain
Tout en continuant mon approche graduelle, je commence par lui prendre la main, puis à la prendre par la taille. Je commence à lui faire quelques bisous dans le cou, avant de remonter sur sa joue. Je lui mordille légèrement le lobe de l’oreille avant de l’embrasser à nouveau sur la joue, jusqu’à ce que ses lèvres rencontrent les miennes.
Je n’avais jamais connu ça auparavant, un vrai coup de foudre physique. Une harmonie parfaite entre nos deux êtres, nos deux corps.
Et quand on y met la langue, c’est juste l’extase.
Une magnifique revanche sur ma vie de Célestin french-dreamer.
J’ai enfin ma petite meuf de poche rien qu’à moi.
En plus, c’était de très loin la plus jolie fille de la soirée, je me sentais comme le roi de Beppu.
Sérieux, je ne sais toujours pas comment j’ai fait pour aussi bien gérer, c’était juste miraculeux.
Comme quoi la confiance en soi c’est pas surcotax les kheys car c’est clairement grâce à ça que j’en étais-là ce soir.
Je perds complètement la notion du temps, complètement emporté dans une bourrasque d’émotions et de sensations nouvelles.
Dans le feu de l’action, Feliciano et la milf ont le temps de me glisser un petit mot chacun :
« Bro, you’re amazing !”
-Congrats ! She’s beautiful ! »
Alors que je suis en plein échange salivaire avec ma douce, adossée contre une table haute en bois, je me fais interrompre par un Célestin pur jus.
« C… Can you move from the table please?
-…
-We… We would like to play beer-pong.
-Mais bien entendu, je te laisse la place avec grand plaisir.”
Nous bougeons au fond de la salle, contre l’estrade, pour continuer nos étreintes et nos embrassades.
Un japonais dans la soixantaine habillé comme un wesh de Saint-Denis (casquette à l’envers, chevalière au doigt, chaîne au cou) nous interrompt en déblatérant je ne sais pas quoi d’un air goguenard.
Sûrement un khey du 18-25 ans local se plaignant des babtous solides qui piquent les meufs des japonais.
Les filles locales whited par les babtous solides
Elle attrape mon Z - qui est comme vous l’imaginez bien, en pleine forme
- et commence à me M+Z à la cool, en public, un petit sourire aux lèvres.
Puis, elle m’attrape par la main pour m’emmener en dehors du bar.
Une fois dehors, main dans la main avec ma douce, je commence à baragouiner un peu de japonais :
« Watashi wa nihongo hanashimasen. Eigo hanasu ka ?
- …???
-…
-Ah !
- Ui?
-No jap ! Thaï !
-Au temps pour moi alors.
»
Main dans la main, nous marchons dans la grande allée couverte où se trouve le bar, avant de bifurquer dans une ruelle sur notre droite. On marche un peu tout en s’échangeant des banalités malgré la barrière de la langue.
Nous nous arrêtons derrière des constructions. Je ne sais pas trop ce que c’est, on dirait un panneau qui donne des indications sur le quartier. Mais je suis revenu plus tard prendre en photo l’endroit en question. Je ne manquerai pas de revenir y effectuer un pèlerinage un jour ou l’autre, en espérant qu’il soit toujours là
. Notez la présence de ces fidèles distributeurs de boissons, qui m’ont décidemment suivi partout, tel des guetteurs bienveillants.
On a longuement joué à B+Z
Après en avoir fini, on retourne vers le bar, toujours main dans la main. On papote un peu. On se fait un dernier bisou sur la bouche avant de retourner tranquillement au bar. Elle rejoint ses copines toute plus jolies les unes que les autres. Je rejoins Arnaud qui m’apprend qu’il était à deux doigts de se bagarrer avec des bangladais qui cherchaient la merde à Shri pendant que je prenais du bon temps avec ma thaï de poche.
Cette dernière lève le camp avec ses copines, toutes me font de grands sourires. Je suis sur un nuage.
Je n’ai plus jamais revu ma thaï de poche.
Bordel, j’étais tellement sur mon petit nuage que je n’ai même pas pensé à lui demander son contact !
Pourquoi je ne l’ai pas emmenée dans un Love Hotel, j’avais juste à demander pour jouer à Z+V toute la nuit !
En la jouant fine, j’aurais peut-être même pu m’enjailler avec plusieurs filles en même temps, voir même toute sa bande en même temps !
Ni une ni deux, en pleine confiance, je lui fonce dessus et entreprends quelques sessions de collés-serrés savamment dosées, tout en jetant des petits coups d’œil à Feliciano qui m’encourage silencieusement.
Feliciano ce khey sûr putain
Tout en continuant mon approche graduelle, je commence par lui prendre la main, puis à la prendre par la taille. Je commence à lui faire quelques bisous dans le cou, avant de remonter sur sa joue. Je lui mordille légèrement le lobe de l’oreille avant de l’embrasser à nouveau sur la joue, jusqu’à ce que ses lèvres rencontrent les miennes.
Je n’avais jamais connu ça auparavant, un vrai coup de foudre physique. Une harmonie parfaite entre nos deux êtres, nos deux corps.
Et quand on y met la langue, c’est juste l’extase.
Une magnifique revanche sur ma vie de Célestin french-dreamer.
J’ai enfin ma petite meuf de poche rien qu’à moi.
En plus, c’était de très loin la plus jolie fille de la soirée, je me sentais comme le roi de Beppu.
Sérieux, je ne sais toujours pas comment j’ai fait pour aussi bien gérer, c’était juste miraculeux.
Comme quoi la confiance en soi c’est pas surcotax les kheys car c’est clairement grâce à ça que j’en étais-là ce soir.
Je perds complètement la notion du temps, complètement emporté dans une bourrasque d’émotions et de sensations nouvelles.
Dans le feu de l’action, Feliciano et la milf ont le temps de me glisser un petit mot chacun :
« Bro, you’re amazing !”
-Congrats ! She’s beautiful ! »
Alors que je suis en plein échange salivaire avec ma douce, adossée contre une table haute en bois, je me fais interrompre par un Célestin pur jus.
« C… Can you move from the table please?
-…
-We… We would like to play beer-pong.
-Mais bien entendu, je te laisse la place avec grand plaisir.”
Nous bougeons au fond de la salle, contre l’estrade, pour continuer nos étreintes et nos embrassades.
Un japonais dans la soixantaine habillé comme un wesh de Saint-Denis (casquette à l’envers, chevalière au doigt, chaîne au cou) nous interrompt en déblatérant je ne sais pas quoi d’un air goguenard.
Sûrement un khey du 18-25 ans local se plaignant des babtous solides qui piquent les meufs des japonais.
Les filles locales whited par les babtous solides
Elle attrape mon Z - qui est comme vous l’imaginez bien, en pleine forme
- et commence à me M+Z à la cool, en public, un petit sourire aux lèvres.
Puis, elle m’attrape par la main pour m’emmener en dehors du bar.
Une fois dehors, main dans la main avec ma douce, je commence à baragouiner un peu de japonais :
« Watashi wa nihongo hanashimasen. Eigo hanasu ka ?
- …???
-…
-Ah !
- Ui?
-No jap ! Thaï !
-Au temps pour moi alors.
»
Main dans la main, nous marchons dans la grande allée couverte où se trouve le bar, avant de bifurquer dans une ruelle sur notre droite. On marche un peu tout en s’échangeant des banalités malgré la barrière de la langue.
Nous nous arrêtons derrière des constructions. Je ne sais pas trop ce que c’est, on dirait un panneau qui donne des indications sur le quartier. Mais je suis revenu plus tard prendre en photo l’endroit en question. Je ne manquerai pas de revenir y effectuer un pèlerinage un jour ou l’autre, en espérant qu’il soit toujours là
. Notez la présence de ces fidèles distributeurs de boissons, qui m’ont décidemment suivi partout, tel des guetteurs bienveillants.
On a longuement joué à B+Z
Après en avoir fini, on retourne vers le bar, toujours main dans la main. On papote un peu. On se fait un dernier bisou sur la bouche avant de retourner tranquillement au bar. Elle rejoint ses copines toute plus jolies les unes que les autres. Je rejoins Arnaud qui m’apprend qu’il était à deux doigts de se bagarrer avec des bangladais qui cherchaient la merde à Shri pendant que je prenais du bon temps avec ma thaï de poche.
Cette dernière lève le camp avec ses copines, toutes me font de grands sourires. Je suis sur un nuage.
Je n’ai plus jamais revu ma thaï de poche.
Bordel, j’étais tellement sur mon petit nuage que je n’ai même pas pensé à lui demander son contact !
Pourquoi je ne l’ai pas emmenée dans un Love Hotel, j’avais juste à demander pour jouer à Z+V toute la nuit !
En la jouant fine, j’aurais peut-être même pu m’enjailler avec plusieurs filles en même temps, voir même toute sa bande en même temps !
Quel gland je peux être franchement !
J’ai passé mon Samedi dans le confort de mon onsen préféré à décuver, et surtout, à repenser à cette folle nuit, la plus belle de ma vie. C’est comme si le temps d’une nuit, quelqu’un d’autre avait pris les commandes
. J’ai passé l’après-midi à me demander pourquoi tout avait été si facile ce soir-là, qu’est-ce qu’il m’avait manqué jusque-là ? La réponse était simple. Trois choses : de la confiance, de la chance, et tout simplement un coup de foudre. Est-ce que cet alignement des planètes surviendrait encore ? Ou alors, est-ce que j’avais passé un cap ce soir-là ?
Et elle. Elle qui m’avait laissé la prendre par la main, qui m’avait laissé la prendre dans ses bras, qui m’avait accepté comme celui qui partagerait son intimité l’espace d’une nuit.
J’espérais la revoir, revivre encore une folle nuit avec elle
Mais au fond de moi, tel le jeune moine protagoniste du film Le Nom de la Rose, je savais que mon moment était passé, et bien que je fusse en paix avec ce constat, je ne pouvais m’empêcher de nourrir des regrets. Je ne sais même pas qui elle est. Tout ce que je souhaite, c’est qu’elle mène une vie heureuse et que le destin lui sourît, où qu’elle soit et qui qu’elle soit.
Après tout, c’est peut-être mieux comme ça.
Eh oui, c’est une réflexion de Célestin.
Nous avions rendez-vous très tôt le lendemain matin avec Pépé
et Arnaud
au pied de la résidence.
« Bien le bonjour messieurs.
-Salut les kheys.
-Salut les mecs.
-Ca va mieux tes problème de chiasse ?
-Fort bien merci. Bien passé votre soirée de Vendredi ?
-Ben, tu devrais surtout demander à Cybercuck.
-Ah, vraiment ?
- Ben écoute, je me suis fait s*cé par une thaïlandaise magnifique. Donc oui, on peut dire que j’ai passé une bonne soirée.
-J’ai ressenti au plus profond de mon être que tes pouvoirs de mage noir t’avaient abandonné. Mais il te reste encore beaucoup à apprendre.
-J'en suis bien conscient mec.
-Shri ne vient pas ?
-Je crois qu’il a le seum que la milf aie chauffé tous les mecs de la soirée sauf lui.
-L’échec est le plus grand des maîtres, comme disait très justement maître Yoda.
»
Nous longeons la plage, passons devant le 7/11, et marchons jusqu’à la station de bus la plus proche. Nous prenons place dans le bus, qui longe la côte, direction le Nord-Est. Les zones industrielles se succèdent aux zones commerciales, les stations essences aux casinos désaffectés, et les distributeurs de boissons aux palmiers mal élagués. Immédiatement après avoir quitté Beppu, nous nous enfonçons dans la campagne de Kyushu. Sauvage et verdoyante, elle dégage énormément d’exotisme. Au bout de cinquante minutes de trajet, nous atteignons notre destination, Kitsuki, l’une des cités médiévales les mieux conservées du Japon.
Nous découvrons en arrivant un dojo séculaire.
Je me dirige vers mon premier château en Asie. Nous y accédons après avoir emprunté un sentier emboisé.
J’aime beaucoup ce genre d’architecture très élancée typiquement nippone. Le château date du seizième siècle.
A l’intérieur, de la vieille porcelaine, de superbes estampes, des armes à feu de l’époque Meiji, des arcs et des épées de l’époque Edo. Et surtout, des armures complètes de samouraïs, ces guerriers de légende qui ont tant apporté à l’imaginaire collectif. Les petites vieilles qui tiennent le château sont tellement sympas qu’elles me laissent enfiler certaines pièces.
Nous nous dirigeons ensuite vers le quartier médiéval. Sous un soleil de plomb, nous marchons le long de ces sentiers hors du temps
jusqu’à des villas de samouraïs.
A l’intérieur, un katana de l’ère Edo.
Encore une fois, les vieilles dames qui s’occupent de la résidence sont tellement sympas qu’elles nous laissent le manipuler.
Nous nous posons ensuite dans un petit restaurant de campagne. On est les seuls clients. Petit ilôt de la société de consommation dans cet endroit figé dans le temps. Le décalage entre cette cité vestige d’une civilisation magnifique et la débilité profonde des émissions qui passent à la télévision est assez abberrante. Sur ce point, il semblerait que nos peuples se ressemblent.
Nous terminons notre visite par un petit temple, le genre qui n’est indiqué dans aucun guide, mais qui aurait valu le voyage depuis Beppu à lui seul. Une fois gravi un petit sentier
, nous accédons à une cour très charmante
. Enfin, nous accédons au temple en lui-même :
. L’intérieur est impressionnant de raffinement.
En hauteur, un dragon doré semble nous observer.
Au-delà de toute cette beauté et de tout cet exotisme, ce que je retiens le plus de cette journée, c’est ce sentiment de bonheur, d’épanouissement. J’étais là, à explorer un endroit magnifique à l’autre bout du monde avec mes deux meilleurs copains, entre couilles. C’était vraiment trop bien.
JvArchive compagnon