Le 01 janvier 2026 à 18:48:46 :
on a une stats sur le nombre de melanome non dépisté et la perte de chance associé parce que les dermatos n'ouvrent des rdv que pour des injections et du laser pour tatouage ?
Non.
Mais beaucoup de confrères se transforment en esthéticiennes, c'est réel.
Le 01 janvier 2026 à 18:42:18 mopipo13 a écrit :
En vrai vous aimez vos années d'études ou êtes dépressifs ici?Ça a pas l'air facile avec le temps
Quand tu fais un cours t'es obligé de le revoir plusieurs fois au fil du temps.
Plus tu fais de cours, plus tu passes ton temps à réviser ce que tu sais.
Passer ses journées à faire des annales.
Passer ses stages à côtoyer des low qi à l'égo fragile qui aiment s'embrouiller pour des broutilles.
La pression de la performance, se foirer = buter quelqu'un dans le pire des cas.
les internats d'esclave en chirurgie.
Les gardes où tu deviens zombie.
Parfois, je me demande s'il ne faille pas mieux valider tous ses examens à 10 et faire médecine du travail, ou devenir un ingé bullshit à remplir des excel pour 35h, que de devenir un chirurgien, défoncé fiscalement par l'urssaf et la carmf, physiquement au dos et patrimoine qui s'évapore après un divorce (chose qui arrivera à la moitié d'entre nous sur ce topic).
donc je dirai dépressif.
Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 :
Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :
Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.
Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.
Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.
Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.
Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.
Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.
Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...
Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.
mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles
Exemple précis personnel d'un membre de sa famille d'une autre époque dont il ne précise pas les ressources fiancières initiales à une période où les achats de biens immobiliers en centre-villes de grandes métropoles étaient du domaine du possible.
Nous avons ici très certainement affaire à un privilégié complètement déconnecté des réalité sociales qui n'a pas choisi cette profession pour le sacrifice, l'aide à autrui, la passion de la médecine, mais pour un statut et un revenur confortable.
Cette personne cotoira très possiblement une certaine précarité sociale et ne sera pas en mesure de la comprendre. C'est triste.
L'Australie a vraiment bien géré avec le délire de quotats en fac de médecine pour les enfants d'Agriculteurs ! 
Le 31 décembre 2025 à 13:41:10 :
Putain je suis en stage avec une co-externe 9/10 certifiée, franco russe, je peux à peine la regarder dans les yeux quand je lui parle aaaayaaa j'ai envie de tenter ma chance mais je sais pas comment faire
Comment foutre son stage en l'air le plus rapidement possible ?
Tu fais pas ça en stage mais dans ton assos étudiante de médecine
Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 :
Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :
Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.
Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.
Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.
Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.
Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.
Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.
Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...
Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.
mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles
La tante dermato avec le grand appart en centre-ville, le mythe fondateur.
Ta tante n’est pas un argument, c’est une archive. Elle s’est installée dans un autre monde, avec d’autres règles, d’autres charges, d’autres rapports de force. Comparer sa situation à celle d’un jeune médecin aujourd’hui, c’est comme comparer un retraité de la SNCF à un livreur Uber.
C'est exactement ce que j'explique : une dégradation (= c'était bien avant, ça se dégrade, aujourd'hui c'est pas bien et demain ce sera pire) du quotidien et des revenus des médecins.
Le problème, ce n’est pas elle. Le problème, c’est toi et tous ceux qui continuent à ne pas comprendre l’époque dans laquelle on vit. Les jeunes médecins qui s’installent aujourd’hui arrivent déjà asphyxiés : investissements délirants, loyers professionnels indécents, charges qui explosent, patients toujours plus exigeants, administrations toujours plus intrusives. Et au-dessus de ça, un tapis roulant de réformes successives, toutes dans le même sens (moins de revenus, moins de liberté, plus de contrôle).
Continuez à raconter des histoires de tantes prospères si ça vous rassure. Pendant ce temps-là, les jeunes confrères (dont moi, qui suis dermato aussi) s’enchaînent à un système qui les presse jusqu’à la moelle, avec la bénédiction de ceux qui ont déjà mangé à leur faim.
Il faut être soit naïf, soit malhonnête (parfois les deux) pour ne pas voir que la médecine libérale d’aujourd’hui n’est plus un ascenseur social. Comme je l'ai dit, je ne promets même pas aux jeunes médecins ou aux étudiants actuels un emploi stable.
Le 02 janvier 2026 à 12:06:36 :
Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 :
Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :
Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.
Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.
Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.
Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.
Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.
Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.
Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...
Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.
mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles
Exemple précis personnel d'un membre de sa famille d'une autre époque dont il ne précise pas les ressources fiancières initiales à une période où les achats de biens immobiliers en centre-villes de grandes métropoles étaient du domaine du possible.
Nous avons ici très certainement affaire à un privilégié complètement déconnecté des réalité sociales qui n'a pas choisi cette profession pour le sacrifice, l'aide à autrui, la passion de la médecine, mais pour un statut et un revenur confortable.
Cette personne cotoira très possiblement une certaine précarité sociale et ne sera pas en mesure de la comprendre. C'est triste.
L'Australie a vraiment bien géré avec le délire de quotats en fac de médecine pour les enfants d'Agriculteurs !
Exactement.
Le 02 janvier 2026 à 12:20:09 :
Le 02 janvier 2026 à 12:06:36 :
Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 :
Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :
Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.
Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.
Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.
Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.
Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.
Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.
Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...
Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.
mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles
Exemple précis personnel d'un membre de sa famille d'une autre époque dont il ne précise pas les ressources fiancières initiales à une période où les achats de biens immobiliers en centre-villes de grandes métropoles étaient du domaine du possible.
Nous avons ici très certainement affaire à un privilégié complètement déconnecté des réalité sociales qui n'a pas choisi cette profession pour le sacrifice, l'aide à autrui, la passion de la médecine, mais pour un statut et un revenur confortable.
Cette personne cotoira très possiblement une certaine précarité sociale et ne sera pas en mesure de la comprendre. C'est triste.
L'Australie a vraiment bien géré avec le délire de quotats en fac de médecine pour les enfants d'Agriculteurs !Exactement.
J'ajouterai que c'est le profil type d'individus qui sait cocher des cases mais pas rédiger
Comme disait la psychiatre Astrid qui a fait l'ENS : "l'ECN c'est pauvre à côté des rédactions" ou un truc du genre, enfin bref
Paz sur toi et ta tante le carabin nonobstant
Le 01 janvier 2026 à 23:45:49 :
Le 01 janvier 2026 à 18:42:18 mopipo13 a écrit :
En vrai vous aimez vos années d'études ou êtes dépressifs ici?Ça a pas l'air facile avec le temps
Quand tu fais un cours t'es obligé de le revoir plusieurs fois au fil du temps.
Plus tu fais de cours, plus tu passes ton temps à réviser ce que tu sais.
Passer ses journées à faire des annales.
Passer ses stages à côtoyer des low qi à l'égo fragile qui aiment s'embrouiller pour des broutilles.
La pression de la performance, se foirer = buter quelqu'un dans le pire des cas.
les internats d'esclave en chirurgie.
Les gardes où tu deviens zombie.Parfois, je me demande s'il ne faille pas mieux valider tous ses examens à 10 et faire médecine du travail, ou devenir un ingé bullshit à remplir des excel pour 35h, que de devenir un chirurgien, défoncé fiscalement par l'urssaf et la carmf, physiquement au dos et patrimoine qui s'évapore après un divorce (chose qui arrivera à la moitié d'entre nous sur ce topic).
donc je dirai dépressif.
bordel c'est pessimiste 
bon dans tout les cas en méd du travail tu te mets bien dans tous les cas, si c'est trop épuisant tu pourras toujours te contenter de valider et te permette un beau cadre de vie

d'ailleurs on fait comment quand la famille nous force à déménager loin de la fac pré edn ?
je sais pas si c'est possible les changements de fac en méd vu que les programmes doivent être différentes ou bien si y'a des exceptions possibles , des kheys un peu plus renseignés là dessus ?
car sinon c'est soit le logement crous et là bonjour l'isolement ou soit on abandonne tout et là non plus c'est pas l'idéal sans piston et prolo +
et puis ça existe encore des jobs étudiants ayoo .
impossible bordel
Le 02 janvier 2026 à 12:19:44 GilbertDeter09 a écrit :
Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 :
Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :
Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.
Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.
Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.
Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.
Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.
Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.
Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...
Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.
mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles
La tante dermato avec le grand appart en centre-ville, le mythe fondateur.
Ta tante n’est pas un argument, c’est une archive. Elle s’est installée dans un autre monde, avec d’autres règles, d’autres charges, d’autres rapports de force. Comparer sa situation à celle d’un jeune médecin aujourd’hui, c’est comme comparer un retraité de la SNCF à un livreur Uber.
C'est exactement ce que j'explique : une dégradation (= c'était bien avant, ça se dégrade, aujourd'hui c'est pas bien et demain ce sera pire) du quotidien et des revenus des médecins.Le problème, ce n’est pas elle. Le problème, c’est toi et tous ceux qui continuent à ne pas comprendre l’époque dans laquelle on vit. Les jeunes médecins qui s’installent aujourd’hui arrivent déjà asphyxiés : investissements délirants, loyers professionnels indécents, charges qui explosent, patients toujours plus exigeants, administrations toujours plus intrusives. Et au-dessus de ça, un tapis roulant de réformes successives, toutes dans le même sens (moins de revenus, moins de liberté, plus de contrôle).
Continuez à raconter des histoires de tantes prospères si ça vous rassure. Pendant ce temps-là, les jeunes confrères (dont moi, qui suis dermato aussi) s’enchaînent à un système qui les presse jusqu’à la moelle, avec la bénédiction de ceux qui ont déjà mangé à leur faim.
Il faut être soit naïf, soit malhonnête (parfois les deux) pour ne pas voir que la médecine libérale d’aujourd’hui n’est plus un ascenseur social. Comme je l'ai dit, je ne promets même pas aux jeunes médecins ou aux étudiants actuels un emploi stable.
Je suis d'accord pour dire que les conditions se détériorent et que l'immo coûte cher, mais il ne faut pas abuser non plus 
un appart de 100m^2 dans le centre ville de toute métropole est accessible à n'importe quel médecin, même ceux dans le public. (hors paris)
Le 02 janvier 2026 à 22:17:00 mopipo13 a écrit :
et puis ça existe encore des jobs étudiants ayoo .impossible bordel
fais un crédit
Le 02 janvier 2026 à 21:57:31 :
d'ailleurs on fait comment quand la famille nous force à déménager loin de la fac pré edn ?je sais pas si c'est possible les changements de fac en méd vu que les programmes doivent être différentes ou bien si y'a des exceptions possibles , des kheys un peu plus renseignés là dessus ?
car sinon c'est soit le logement crous et là bonjour l'isolement ou soit on abandonne tout et là non plus c'est pas l'idéal sans piston et prolo +
c'est possible de faire un transfert entre la 3e et la 4e en théorie, en pratique j'en connais pas vraiment qui l'ont fait
Le 02 janvier 2026 à 22:17:00 :
et puis ça existe encore des jobs étudiants ayoo .impossible bordel
le bon plan c'est les missions d'interim en tant qu'AS ou sinon tu bosses dans une prépa medécine pour les PASS mais faut accepter d'être un fdp qui finance ces entreprises du diable qui profitent de la misère des 1e années
Le 03 janvier 2026 à 01:17:33 :
Le 02 janvier 2026 à 12:19:44 GilbertDeter09 a écrit :
Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 :
Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :
Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.
Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.
Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.
Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.
Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.
Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.
Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...
Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.
mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles
La tante dermato avec le grand appart en centre-ville, le mythe fondateur.
Ta tante n’est pas un argument, c’est une archive. Elle s’est installée dans un autre monde, avec d’autres règles, d’autres charges, d’autres rapports de force. Comparer sa situation à celle d’un jeune médecin aujourd’hui, c’est comme comparer un retraité de la SNCF à un livreur Uber.
C'est exactement ce que j'explique : une dégradation (= c'était bien avant, ça se dégrade, aujourd'hui c'est pas bien et demain ce sera pire) du quotidien et des revenus des médecins.Le problème, ce n’est pas elle. Le problème, c’est toi et tous ceux qui continuent à ne pas comprendre l’époque dans laquelle on vit. Les jeunes médecins qui s’installent aujourd’hui arrivent déjà asphyxiés : investissements délirants, loyers professionnels indécents, charges qui explosent, patients toujours plus exigeants, administrations toujours plus intrusives. Et au-dessus de ça, un tapis roulant de réformes successives, toutes dans le même sens (moins de revenus, moins de liberté, plus de contrôle).
Continuez à raconter des histoires de tantes prospères si ça vous rassure. Pendant ce temps-là, les jeunes confrères (dont moi, qui suis dermato aussi) s’enchaînent à un système qui les presse jusqu’à la moelle, avec la bénédiction de ceux qui ont déjà mangé à leur faim.
Il faut être soit naïf, soit malhonnête (parfois les deux) pour ne pas voir que la médecine libérale d’aujourd’hui n’est plus un ascenseur social. Comme je l'ai dit, je ne promets même pas aux jeunes médecins ou aux étudiants actuels un emploi stable.
Je suis d'accord pour dire que les conditions se détériorent et que l'immo coûte cher, mais il ne faut pas abuser non plus
un appart de 100m^2 dans le centre ville de toute métropole est accessible à n'importe quel médecin, même ceux dans le public. (hors paris)
Totalement d'accord, vous allez juste pas faire ou peu de plus-values à la fin sur le bien mais qu'est-ce que vous vous en foutez c'est votre logement principal
Le 03 janvier 2026 à 10:52:49 :
Le 03 janvier 2026 à 01:17:33 :
Le 02 janvier 2026 à 12:19:44 GilbertDeter09 a écrit :
Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 :
Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :
> Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
> Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?
Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.
Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.
Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.
Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.
Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.
Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.
Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...
Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.
mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles
La tante dermato avec le grand appart en centre-ville, le mythe fondateur.
Ta tante n’est pas un argument, c’est une archive. Elle s’est installée dans un autre monde, avec d’autres règles, d’autres charges, d’autres rapports de force. Comparer sa situation à celle d’un jeune médecin aujourd’hui, c’est comme comparer un retraité de la SNCF à un livreur Uber.
C'est exactement ce que j'explique : une dégradation (= c'était bien avant, ça se dégrade, aujourd'hui c'est pas bien et demain ce sera pire) du quotidien et des revenus des médecins.Le problème, ce n’est pas elle. Le problème, c’est toi et tous ceux qui continuent à ne pas comprendre l’époque dans laquelle on vit. Les jeunes médecins qui s’installent aujourd’hui arrivent déjà asphyxiés : investissements délirants, loyers professionnels indécents, charges qui explosent, patients toujours plus exigeants, administrations toujours plus intrusives. Et au-dessus de ça, un tapis roulant de réformes successives, toutes dans le même sens (moins de revenus, moins de liberté, plus de contrôle).
Continuez à raconter des histoires de tantes prospères si ça vous rassure. Pendant ce temps-là, les jeunes confrères (dont moi, qui suis dermato aussi) s’enchaînent à un système qui les presse jusqu’à la moelle, avec la bénédiction de ceux qui ont déjà mangé à leur faim.
Il faut être soit naïf, soit malhonnête (parfois les deux) pour ne pas voir que la médecine libérale d’aujourd’hui n’est plus un ascenseur social. Comme je l'ai dit, je ne promets même pas aux jeunes médecins ou aux étudiants actuels un emploi stable.
Je suis d'accord pour dire que les conditions se détériorent et que l'immo coûte cher, mais il ne faut pas abuser non plus
un appart de 100m^2 dans le centre ville de toute métropole est accessible à n'importe quel médecin, même ceux dans le public. (hors paris)
Totalement d'accord, vous allez juste pas faire ou peu de plus-values à la fin sur le bien mais qu'est-ce que vous vous en foutez c'est votre logement principal
Y'a un taré qui fait une boucle full pessimisme sur le topic, dans la vraie vie tout va bien
Le 03 janvier 2026 à 09:55:35 :
Le 02 janvier 2026 à 22:17:00 :
et puis ça existe encore des jobs étudiants ayoo .impossible bordel
le bon plan c'est les missions d'interim en tant qu'AS ou sinon tu bosses dans une prépa medécine pour les PASS mais faut accepter d'être un fdp qui finance ces entreprises du diable qui profitent de la misère des 1e années
ah ouais pour AS ?
je pensais qu'il fallait un diplôme bullsht vu qu'il en faut pour tous les job maintenant ?
en P2 y'a moyen ou non ?
Le 03 janvier 2026 à 13:34:10 :
Le 03 janvier 2026 à 09:55:35 :
Le 02 janvier 2026 à 22:17:00 :
et puis ça existe encore des jobs étudiants ayoo .impossible bordel
le bon plan c'est les missions d'interim en tant qu'AS ou sinon tu bosses dans une prépa medécine pour les PASS mais faut accepter d'être un fdp qui finance ces entreprises du diable qui profitent de la misère des 1e années
ah ouais pour AS ?
je pensais qu'il fallait un diplôme bullsht vu qu'il en faut pour tous les job maintenant ?
en P2 y'a moyen ou non ?
t'as l'équivalence AS quand tu fais ton stage infirmier et que tu passes en D1 donc normalmenet c'est pas possible en P2
JvArchive compagnon