Topic de SaintPascal :

Topic des EDN - médecine

Le 30 décembre 2025 à 15:47:35 :

Le 30 décembre 2025 à 15:22:16 :
Top 500 into ophta into 20k net ou RIEN

Tout ça pour oublier les mesures et la prise en charge pharmacologique de base pour intervenir dans une urgence médicale dans les transports en commun :)

Par contre, plus sérieusement, faire la boucle de farmer les petites chirurgies et les consultations de 10 minutes pour les 20k net faut vraimetn avoir aucune race https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png
Y'a ça et les néphrologues qui bouclent sur les dyalises et ne font plus rien de techniques avec des patients qui n'ont pas de grandes posibilités d'amélioration https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png
Mais on dit à mamie qu'on fait ça par dévotion pour les autres au repas du nouvel an alors allonzy quoi https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png
Les dentistes sont beaucoup plus respectables selon moi https://image.noelshack.com/fichiers/2017/11/1489775797-cementob-1474828195-37cee7f435b74b26bfc11c2d22fc1aef.jpg

'aucune race' t'y connais rien mon khey reste humble

Perso pas assez zinzin pour prendre une spé GR par l'IA à la moitié de la carrière.
dermato, radio, ophta, anapath...
seule la chirurgie lourde, psychiatrie et quelques spé survivront au 21ème siècle.

Le 30 décembre 2025 à 16:51:54 :
Perso pas assez zinzin pour prendre une spé GR par l'IA à la moitié de la carrière.
dermato, radio, ophta, anapath...
seule la chirurgie lourde, psychiatrie et quelques spé survivront au 21ème siècle.

J'ai littéralement des jeunes dont le meilleur ami est déjà gpt ou gemini et des patients orientés en suicido par GPT via le 3114 https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png

Le 30 décembre 2025 à 16:51:54 :
Perso pas assez zinzin pour prendre une spé GR par l'IA à la moitié de la carrière.
dermato, radio, ophta, anapath...
seule la chirurgie lourde, psychiatrie et quelques spé survivront au 21ème siècle.

J'ai littéralement des jeunes dont le meilleur ami est déjà gpt ou gemini.
J'ai déjà écris dans l'HDLM : patient admis via les urgences via le 3114 sur conseil de chatGPT. Entrée en service de suicido ce jour https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png

Le 30 décembre 2025 à 17:39:25 klngdomhearts a écrit :

Le 30 décembre 2025 à 16:51:54 :
Perso pas assez zinzin pour prendre une spé GR par l'IA à la moitié de la carrière.
dermato, radio, ophta, anapath...
seule la chirurgie lourde, psychiatrie et quelques spé survivront au 21ème siècle.

J'ai littéralement des jeunes dont le meilleur ami est déjà gpt ou gemini.
J'ai déjà écris dans l'HDLM : patient admis via les urgences via le 3114 sur conseil de chatGPT. Entrée en service de suicido ce jour https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png

C'est le cas de tout le monde je pense https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png

Aujourd'hui GPT nous connait mieux que nos parents https://image.noelshack.com/fichiers/2018/26/7/1530476579-reupjesus.png

Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?

Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.

Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.

Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.

Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.

Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.

Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.

Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...

Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.

Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :

Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?

Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.

Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.

Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.

Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.

Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.

Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.

Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...

Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.

mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles

Putain je suis en stage avec une co-externe 9/10 certifiée, franco russe, je peux à peine la regarder dans les yeux quand je lui parle aaaayaaa j'ai envie de tenter ma chance mais je sais pas comment faire

Le 31 décembre 2025 à 13:41:10 :
Putain je suis en stage avec une co-externe 9/10 certifiée, franco russe, je peux à peine la regarder dans les yeux quand je lui parle aaaayaaa j'ai envie de tenter ma chance mais je sais pas comment faire

concentre toi sur les edn khey

Le 31 décembre 2025 à 13:41:10 ONCOLOGUETOP500 a écrit :
Putain je suis en stage avec une co-externe 9/10 certifiée, franco russe, je peux à peine la regarder dans les yeux quand je lui parle aaaayaaa j'ai envie de tenter ma chance mais je sais pas comment faire

"tenter ma chance"
Depuis quand avoir une meuf est une chance ? si tu te mets en position de suppliant c'est déjà perdu.

Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 ONCOLOGUETOP500 a écrit :

Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :

Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?

Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.

Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.

Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.

Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.

Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.

Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.

Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...

Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.

mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles

ne pas feed gilbert, un dermato S2 qui fait de l'esthétique en parallèle fait du 25k facile.
nonobstant première spé GR

Le 31 décembre 2025 à 17:55:38 :

Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 ONCOLOGUETOP500 a écrit :

Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :

Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?

Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.

Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.

Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.

Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.

Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.

Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.

Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...

Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.

mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles

ne pas feed gilbert, un dermato S2 qui fait de l'esthétique en parallèle fait du 25k facile.
nonobstant première spé GR

Spé clinique avec des gestes, donc pas de remplacement prévu.

Le 31 décembre 2025 à 17:57:36 TonyLov a écrit :

Le 31 décembre 2025 à 17:55:38 :

Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 ONCOLOGUETOP500 a écrit :

Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :

Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?

Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.

Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.

Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.

Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.

Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.

Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.

Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...

Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.

mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles

ne pas feed gilbert, un dermato S2 qui fait de l'esthétique en parallèle fait du 25k facile.
nonobstant première spé GR

Spé clinique avec des gestes, donc pas de remplacement prévu.

les gestes esthétiques ?
on va tout de même vers la disparition des dermatos "intellectuels" (faire des diagnostics) vers de la dermato quasi exclusivement esthétique.

Faire une spé pour injecter du botox... boff.

Le 31 décembre 2025 à 17:55:38 :

Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 ONCOLOGUETOP500 a écrit :

Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :

Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?

Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.

Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.

Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.

Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.

Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.

Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.

Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...

Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.

mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles

ne pas feed gilbert, un dermato S2 qui fait de l'esthétique en parallèle fait du 25k facile.
nonobstant première spé GR

franchement le GR des dermato c'est plutôt les vanessa esthétique qui font des injections sans siret, si ta patientèle est prête à ça, bon débarras ! :hap:

Le 31 décembre 2025 à 18:35:00 WolfPander a écrit :

Le 31 décembre 2025 à 17:55:38 :

Le 31 décembre 2025 à 13:01:07 ONCOLOGUETOP500 a écrit :

Le 31 décembre 2025 à 11:44:42 :

Le 29 décembre 2025 à 14:09:10 :
Sinon la réforme des infirmières vous en pensez quoi ? Future médecine lowcost pour certains ?

Je regarde les jeunes médecins, et je n’ai plus rien à leur promettre. Ni reconnaissance, ni stabilité financière, ni même le sens profond de ce métier que j’ai pourtant aimé.

Je suis dermatologue, et pourtant je n’ai plus le sentiment d’exercer un métier d’avenir. On dit encore que ma spécialité est protégée, confortable. C’est faux. Chaque jour, je vois un peu plus clairement la fin annoncée de la médecine de ville et de campagne.

Cette mort est déjà en cours. Elle avance à coups de réformes, de protocoles, de transferts de compétences. Les IDEL montent en compétence, nous dit-on, et pendant ce temps-là, on retire aux médecins une grande partie de leur travail (et de leurs revenus). Pas d’un coup, non. Lentement. Acte par acte. Responsabilité après responsabilité. Jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus rien.

Je ne critique pas les infirmières. Elles prennent la place qu’on leur donne, avec plus ou moins de sérieux. Le problème, c’est le système qui préfère remplacer les médecins plutôt que de les soutenir. Les généralistes en sont la preuve vivante : épuisés, isolés, mal payés, noyés sous l’administratif, accusés d’être insuffisants alors qu’on les a déjà vidés de leur rôle.

Moi-même, je sens la précarité gagner du terrain. Consultations de plus en plus rapides, actes mal valorisés, patients transformés en dossiers numériques ou en photos envoyées à distance. On n’attend plus de nous que nous réfléchissions, mais que nous validions, le plus rapidement possible, comme des machines, comme l'IA le fera à notre place bientôt.

Bientôt, le médecin ne sera plus qu’un nom au bas d’un protocole, un responsable légal sans réel pouvoir médical. À terme, nous deviendrons inutiles. Nous sommes déjà obsolètes.

Les IDEL sont une cause, mais il y a aussi : les téléconsultations qui nous transforment en intérimaires précaires sans indépendance, Leclerc qui demande à avoir des médecins salariés dans ses cabines pour que la médecine devienne un bien de supermarché, les centres de santé qui nous salarient pour trois sous, les contraintes pour s'installer de plus en plus grandes, la financiarisation qui nous esclavagise, l'arrivée de l'IA et ses pronostics pessimistes...

Je continue à travailler, par fatigue plus que par conviction. Je n'ai pas les moyens financiers ni le temps de bien vivre. Je répète : je n’ai plus rien à promettre aux jeunes médecins, pas même la garantie d'un emploi. Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une fin silencieuse, organisée, consentie et presque assumée.

mec j'ai une tante dermato elle vit dans un 150m2 dans paris centre et part en voyages 3 mois par an, de quel précarité tu parles

ne pas feed gilbert, un dermato S2 qui fait de l'esthétique en parallèle fait du 25k facile.
nonobstant première spé GR

franchement le GR des dermato c'est plutôt les vanessa esthétique qui font des injections sans siret, si ta patientèle est prête à ça, bon débarras ! :hap:

je parlais du long terme patate :rire2:
dans 15/20 ans.

Bonne année à tous les rheys du topic médecine :fete:
Meilleurs voeux de réussite aux EDN pour les + jeunes et au travail pour les + anciens https://image.noelshack.com/fichiers/2021/01/1/1609772802-bonnannet.png

En vrai vous aimez vos années d'études ou êtes dépressifs ici?

Ça a pas l'air facile avec le temps

on a une stats sur le nombre de melanome non dépisté et la perte de chance associé parce que les dermatos n'ouvrent des rdv que pour des injections et du laser pour tatouage ?

Données du topic

Auteur
SaintPascal
Date de création
24 septembre 2023 à 21:31:24
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