
Je repasserais de temps en temps
Je vais bientôt revenir sur le topic pour conclure sur l'histoire GR20.
Je vous expliquerai aussi pourquoi il y a eu beaucoup d'absence de ma part, en complément de mon taf qui m'a particulièrement demandé du temps cette année.
J'ai de grosses GROSSES GROSSES annonces à vous faire !
CHAPITRE 88
LA POINTE DES EBOULIS PARTIE 2
A partir de ce chapitre, ce sera des synthèses car je n'aurai pas le temps de vous détailler l'ensemble des péripéties. Et puis comme ça fait un moment, j'oublierai surement des détails. Je vais donc aller à l'essentiel.
Nous étions dans la dernière étape du col de la montée vers la pointe des éboulis. Je rappelle les conditions : je suis devant le groupe d'Olivier, le guide (
)
Le groupe pour rappel :
Mais je suis derrière Léo, loin derrière, lui qui m'a distancé dans l'ascension du Wall, l'étape la plus terrible du GR20.
Il faisait une sorte de course avec un mec, bah figurez-vous que c'est Léo qui a gagné. Quand je l'ai retrouvé plus loin, il m'a sorti un "il n'a rien vu venir celui-là, je l'ai lessivé et il a du se demander comment j'ai fait ça
".
Et moi j'entamais le dernier col, la dernière montée de ce terrible Wall. J'étais seul, face au vent, au froid, à la difficulté. Face à la montagne tu te sens minuscule. Le Dieu du GR20 est là, tout prêt.
Dans ma dernière ascension, je voyais Léo m'attendre sur le sommet, la crête, où il y avait des rafales de vent de plus de 120 km/h au moins. J'ai jamais vu ça de ma vie.
Y a un mini groupe de sportifs de 5 personnes dont quelques nanas assez bien foutus, faut le dire, qui arrivent à ma hauteur. Je suis épuisé et leur leader semble l'être aussi, pourtant vu les muscules de chacun des groupes, j'aurais pas pensé. Je crois son regard et lui le mien. On semblait vouloir se dire la même chose.
-Allez-y passez devant si vous voulez
-Oh non non allez-y je... j.. C'est mieux si vous passez devant
Je n'avais pas envie de les ralentir mais au final, j'avançais au même rythme, tout en pensant à Léo et sa belle performance dans cette ascension. Mais je l'ai fait ! Je parviens à le rejoindre en haut. Et alors là, le froid est terrible. L'impression de congeler sur place.
-On a un bout de crête à faire, sur une centaine de mètres. Puis après la montagne tout là-bas c'est le Monte Cintu, le fameux sommet de la Corse. Je n'ai pas pu le faire la dernière fois, cette fois, j'ai rendez-vous avec lui.
-Malgré le vent ??? Tu es malade ou quoi ?
-Malgré le vent Célestin. Je veux y aller.
-Moi comme je te l'ai dis Léo, je vais pas y aller. J'ai encore un peu mal à ma blessure et le vent me fait vraiment flipper là.
Dîtes-vous qu'on était entrain de hurler pour s'entendre avec le vent, c'était juste impressionnant.
Sweet à venir
CHAPITRE 89
LE MONTE CINTU, LE TOIT DE LA CORSE
Tout le monde est arrivé en haut du col, à la brèche du Wall. Le groupe nous a enfin rejoint après quelques minutes, on est tous en admiration devant le spectacle qui se présente à nous. De l'autre côté du Wall, on aperçoit un lac gelé par le froid. A notre gauche, le couloir de la crête de la montagne qui nous mène au pied du Monte Cintu, le plus haut sommet de la Corse à 2700 m.
L'un de mes membres du groupe nous interpelle Léo et moi.
-Olivier, notre guide, ne veut pas nous emmener au Monte Cintu. Il dit que c'est trop dangereux.
- C'est le problème d'un groupe, on doit obéir au guide. C'est à cause de ça que j'ai pas pu faire l'ascension du Cintu la première année. J'étais dans un groupe aussi. Aujourd'hui, je reviens en autonomie et je peux enfin y aller.
-C'est le sommet la-bas n'est ce pas ?
Plus tard, on aura appris qu'aucun membre du groupe n'ira faire l'ascension. Trop dangereux.
Comme nous gelons sur place, nous avançons tous ensemble avec le groupe dans le couloir de la crête qui mène au pied du Monte Cintu. Deux possibilités au pied du Monte Cintu : continuer le GR et entamer la descente du Wall ou bifurquer pendant environ 2h/3h aller/retour par le Monte Cintu avant de revenir au pied et reprendre le GR.
Pendant la traversée du couloir, nous combattons avec le Dieu du GR20 : cette fois-ci NOUS Y SOMMES.
https://www.youtube.com/watch?v=oN2Xs-MvxLw&ab_channel=ZackHemsey (Musique d'ambiance)
Je vous prie de me croire, le vent était beaucoup plus puissant que je n'ai pu le voir dans ma vie. Les rafales atteignaient 130 km/h au minimum, à tel point que les cailloux sur le sol te fouettaient les jambes, les grains de sables aussi, des mini tornades sur le sol, l'eau de petites falaises, cascades remontaient par le haut avec le vent et le vent lui-même te mettait des balayettes : DANGER EXTRÊME
J'ai trouvé une vidéo qui illustre un peu le phénomène, mais croyez-moi que c'est plus impressionnant en vrai https://youtu.be/hqJI_oKpctM?t=181
DEGAGE DE MON CHEMIN : le message était clair par le Dieu du GR20. Tu es menacé de partout, tu te sens minuscule, on est entré par effraction chez lui, tu n'es pas fier du tout. Tu as l'impression constante que tu vas tomber dans le ravin à côté de la crête, les croches-pied du vent t'oblige à te mettre parfois à 4 pattes ou a ne plus bouger du tout, tu t'accroches au rocher comme tu peux avec tes mains.
-WOUUUUUUUUHOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU
Olivier, leur guide, profitait plein poumon de l'instant, il adorait le danger que représentait l'instant présent. Cette étape n'a pour l'instant rien à voir avec ce que j'ai connu dans toutes les autres étapes du GR20. C'est extrêmement impressionnant. Puis nous arrivons finalement au pied du Cintu.
Une fille du groupe fait une crise de panique, elle flippe de mourir
Parce qu'elle a vu ce qui l'attend dans la descente et comprend visuellement que le pire est à venir
A suivre
JvArchive compagnon