Le 10 juin 2020 à 16:56:28 Marximmus a écrit :
Le 10 juin 2020 à 16:45:11 ChanteurDeGold a écrit :
Le 10 juin 2020 à 16:43:09 Ric_le_poitevin a écrit :
Le 10 juin 2020 à 16:27:45 Marximmus a écrit :
Il y a de vraies différences entre les Celtes et les Germains ?![]()
Deux peuples clairement différents, ils ne parlaient déjà pas du tout la même langue
https://www.youtube.com/watch?v=AhcbTpoWKjs du proto-germanique
https://www.youtube.com/watch?v=LPavXAL7o9k&t=17s du celteC'est joli le celte
Quand c'est une femme c'est toujours plus joli.
C'est clair !
Ayant terminé le bouquin, je reviens donner un avis plus construit :
Quand on s'intéresse aux études celtiques, il faut faire un sérieux écrémage dans les publications du domaine. La celtomanie a produit une littérature aussi abondante que délirante, et il faut souvent raison garder devant les surinterprétations, les récupérations idéologiques ou les impostures pures et simples. Les paralogismes, la mauvaise foi et les inventions débridées sont légion. Plus singuliers, cependant, sont les ouvrages qui au nom de l'esprit critique, en prétendant défendre la thèse de l'historicité pure contre toutes les affabulations, viennent à en tomber dans des errements similaires. Tel sera le sujet de ce billet.
En 2014, Jean-Louis Brunaux a sorti un ouvrage intitulé Les Celtes, Histoire d'un Mythe. Son objet était précisément de remettre en question un certain nombre de lieux communs sur le concept celtique, en particulier dans le domaine historique, afin d'en revenir à une représentation plus fondée du peuple celte.
Jean-Louis Brunaux n'est pas n'importe qui. Archéologue, directeur de recherches au C.N.R.S., il a mené plusieurs campagnes de fouilles, en particulier dans le sanctuaire de Gournay-sur-Aronde, qui est un site majeur pour mieux comprendre les pratiques cultuelles gauloises du second âge du fer. Par ailleurs, Brunaux a écrit une œuvre assez conséquente sur la question gauloise. Je l'ai souvent lu avec intérêt, même si ses thèses sont discutées dans le milieu des spécialistes. Aux lecteurs qui veulent découvrir la civilisation gauloise dans un ouvrage accessible, synthétique et clair, je recommande toujours son livre Les Gaulois, dans la collection Guide Belles lettres des civilisations. Et pourtant, malgré l'estime que je porte au chercheur, son dernier livre m'a singulièrement rebuté. Je m'en explique.
Dans Les Celtes, Histoire d'un Mythe, Jean-Louis Brunaux entend mettre en garde contre tous les errements intellectuels et idéologiques qui ont accompagné la redécouverte des Celtes à partir de l'époque moderne. On ne peut que lui donner raison. La question celte a été l'objet de multiples récupérations régionalistes, nationalistes, racistes, idéologiques, sans parler des affabulations les plus délirantes ou des impostures les plus géniales (comme les poèmes d'Ossian écrits par le faussaire roué qu'était James McPherson ou l'apparition du néo-druidisme). Il est donc légitime, pour le grand public qui mélange souvent des représentations issues de la recherche à des idées fausses véhiculées depuis le XVIIe siècle, de faire une mise au point.
Le problème de Brunaux, c'est qu'il va trop loin dans la réfutation de la "celticité". Non seulement il dénonce un certain nombre d'impostures et d'erreurs, mais il va jusqu'à remettre en cause l'essentiel de l'aire celtique. Ce que ne dit pas clairement son ouvrage, c'est qu'il s'agit d'une réponse à ses détracteurs académiques, qui intègrent la méthode comparatiste dans les études celtiques et considèrent donc que pour pallier les lacunes sur le monde gaulois antique, on peut, avec mesure et méthode, se référer à des documents plus tardifs tirés des îles britanniques, mais venant de l'aire celtique que sont l'Irlande et le Pays de Galles. Pour Brunaux, la recherche comparatiste est un non sens. D'après lui, l'étude de la civilisation gauloise ne peut s'appuyer que sur deux sources : les textes (fort parcellaires) des auteurs grecs et latins de l'antiquité et la recherche archéologique. Seulement, comment faire pour disqualifier l'abondante littérature que nous ont livré le Pays de Galles et l'Irlande ? C'est très simple : Brunaux conteste leur caractère celtique. Et voici comment, au nom de la lutte contre la surinterprétation, il se lance lui-même dans une entreprise de déni manifeste.
Comment justifier une thèse aussi acrobatique ? Brunaux affirme que la seule Celtique historique est celle décrite par Jules César au début de la Guerre des Gaules : un tiers du territoire gaulois qui correspond en gros au centre et au sud-est de la France actuelle. (Et qui, soit dit en passant, est aussi la Celtique que je prends pour sujet dans mes romans.) Tout ce qui n'est pas compris dans ces frontières, et dans la période qui va des premiers contacts avec les Grecs jusqu'à la conquête romaine, n'est pas celte aux yeux de Brunaux. L'entreprise de déni est si forte chez Brunaux qu'il préfère l'usage du nom Gaulois à celui de Celte, y compris pour les habitants de la Celtique décrite par César. Il s'appuie sur deux arguments pour justifier cette préférence : César n'évoque que rapidement la Celtique et parle essentiellement de Gaulois ; l'ethnonyme "Celtes" est certes donné par des géographes grecs, mais correspondrait davantage à une projection métonymique faite par les Grecs sur l'ensemble des barbares d'Europe occidentale qu'à l'existence d'une telle civilisation. Or cette prise de position ne tient guère. Brunaux lui-même rappelle que d'après César comme d'après les géographes grecs, "Celtes" est le nom que les barbares se donnent eux-mêmes, tandis que "gaulois" vient du latin gallus et est à l'origine un sobriquet probablement dépréciatif, qui compare la fierté celte à celle du coq. En d'autres termes, au nom de la rigueur historique, Brunaux préfère qu'on appelle un peuple par le nom que lui ont donné ses envahisseurs plutôt que par le nom qu'il s'était donné. En s'appuyant sur des justifications fort minces, Brunaux soutient que l'ethnonyme celtes était déjà tombé en déshérence au moment de la conquête romaine. Il oublie soigneusement de rappeler que le propre père de Vercingétorix s'appelait Celtillos et que l'épigraphie (les inscriptions sur stèle) de l'époque gallo-romaine nous livre les occurrences "Celtianus", "Celtae", "Celtia(ti)s", "Celtiatus", "Celticus", "Celtillius", "Celtilla", "Celtitanus", "Celto" et "Celtus" ! (Tiré de Noms de personnes celtiques dans l'épigraphie classique, Xavier Delamarre, Errance)
Pour soutenir une contre-vérité aussi osée, Brunaux se heurte à plusieurs problèmes. La linguistique n'est pas d'accord avec lui, puisque l'aire géographique des langues celtiques est plus étendue que la moitié méridionale de la France actuelle. L'histoire et l'archéologie ne sont pas d'accord avec lui, puisque la présence de Celtes dans l'antiquité a été décrite par des auteurs antiques et matériellement attestée par l'archéologie en Italie du nord, en Europe centrale et en Anatolie, sans parler des îles britanniques ! Qu'à cela ne tienne ! Puisque la linguistique le contredit, Brunaux remet en question la linguistique. Quant à la présence de nations celtes en-dehors de la Celtique césarienne, il soutient que c'est une déformation induite par la mauvaise perception qu'en avaient les auteurs antiques. Que la Bohême, par exemple, tienne son nom celte du peuple des Boïens ne le gêne absolument pas : puisque ces Boïens sont des Gaulois venus d'Italie, et non de la Celtique décrite par César, ce ne sont pas des Celtes ! Quant à la diffusion des langues celtiques, selon Brunaux, elle n'implique nullement la présence de populations celtes. En soutenant cette thèse, il se contredit lui-même, puisqu'il rapporte que saint Jérôme, qui avait voyagé au Ve siècle dans la région de Trêves avant de gagner la Galatie (l'Anatolie actuelle) avait relevé que les dialectes y étaient très semblables et en avait déduit que les Galates de l'actuelle Turquie étaient les descendants des Gaulois. (Pour mémoire, la Galatie anatolienne est un royaume fondé par une armée celte qui avait franchi le Bosphore au IIIe siècle av. J.C. après avoir attaqué la Grèce.)
Afin de réfuter l'association entre diffusion de la langue et expansion des peuples, Brunaux rejette l'idée de migrations celtiques mais affirme qu'il n'y eut que des colonisations. Subtile distinction… Son raisonnement, des plus acrobatiques, est le suivant : puisqu'il s'agit de colonies fondées par les Celtes, les populations de ces colonies, en majorité autochtones, ne sont pas celtes. Donc, les territoires de langues celtique en-dehors de la Celtique césarienne ne sont pas celtes ! Si l'on appliquait le même raisonnement à la diaspora grecque de l'antiquité, cela reviendrait à dire que Syracuse, Tripoli et Massalia, colonies fondées par des Grecs, n'étaient pas des cités grecques puisqu'elles se trouvaient en dehors du territoire grec ! Du reste, la réfutation que Brunaux fait des migrations celtiques est intellectuellement malhonnête parce que la principale source qu'il cite, Jules césar, en donne un exemple précis : or Brunaux se garde d'en parler. D'après Brunaux, au cours des siècles d'expansion celtique, les populations qui se sont déplacées n'ont pas excédé 300 000 hommes, ce qui reste modeste sur une telle échelle temporelle. Or en 58 avant JC, César intervient en Gaule pour stopper la migration des Helvètes. Ceux-ci, soumis à la pression de leurs voisins germains, avaient brûlé leurs propres villes et villages et comptaient s'installer en Aquitaine. Après les avoir défaits, César récupère le registre que les Helvètes avaient eux-mêmes dressé de leurs effectifs : il dénombre 368 000 personnes, dont 92 000 guerriers. Cela implique que dans ce déplacement de population, l'immense majorité (276 000 personnes) était composée de femmes, d'enfants, de vieillards. De quoi s'agit-il, sinon d'une migration ? En outre, le seul chiffre donné par César excède déjà les 300 000 personnes disséminées sur plusieurs siècles évoquées par Brunaux…
Devant de telles incohérences, voire de telles contre-vérités, la thèse soutenue par Brunaux ne tient pas debout. En fait, l'auteur fait à plusieurs reprises ce qu'il reproche à ses prédécesseurs les plus douteux. Ainsi, critiquant Gobineau, Brunaux note : "Il paraît avoir tout lu, Edwards, Blumenbach, Prichard et même Broca, et pareillement les travaux des grands linguistes Bopp, Pott, Burnouf, Humboldt, Schafarik. Mais il n'en retient que les grandes lignes, surtout celles qui servent sa pensée." Bien qu'il défende des thèses exactement opposées à celles de Gobineau, Brunaux opère exactement comme lui. Il paraît avoir tout lu, mais n'en retient que les grandes lignes, surtout celles qui servent sa pensée. Pour démontrer ce point, je m'appuierai sur un dernier exemple, qui m'a prodigieusement agacé au cours de la lecture de ce livre.
Dès la deuxième page de son ouvrage, Brunaux s'appuie sur cette citation de Tolkien : "Les Celtes […] sont un sac magique, dans lequel on peut mettre ce que l'on veut et d'où peut sortir à peu près n'importe quoi." Dans la suite de l'ouvrage, cette citation est rappelée à cinq reprises, dont deux fois dans la conclusion, où l'auteur parle même de "la métaphore de Tolkien, qui nous a ici servi de fil directeur". En bon tolkiendil, j'ai consulté la note qui donnait la source de cette citation. Et là, surprise ! Voici la source donnée par Brunaux : "Cité par Barry Raftery, L'Irlande celtique avant l'ère chrétienne, Paris, Errance, 2006, p.221." Pour une métaphore qui a servi de fil directeur à tout l'ouvrage, vous avouerez que c'est assez désinvolte ! Du coup, je me suis livré à un petit dépouillement de l'œuvre de Tolkien et j'ai fini par retrouver l'origine de cette citation dans la conférence L'anglais et le gallois, publiée dans Les monstres et les critiques et autres essais, J.R.R. Tolkien, Christian Bourgois éditeur, 2006, p. 230 (Traduction de Christine Laferrière). Voilà ce que Tolkien notait : "Pour beaucoup, peut-être pour la plupart des gens en-dehors du petit cercle des grands spécialistes d'hier et aujourd'hui, le "celtique" quel qu'il soit est néanmoins un fourre-tout magique dans lequel on peut mettre n'importe quoi et dont peut sortir pratiquement n'importe quoi."
Il est clair que la citation donnée par Brunaux est non seulement tronquée, mais aussi déformée, puisque Tolkien parlait de la langue celtique (qui était le sujet de sa conférence, puisqu'il traitait du gallois) et non des "Celtes".
En d'autres termes, le "fil directeur" du livre de Brunaux est une citation déformée. Brunaux a-t-il seulement lu la conférence de Tolkien avant de la citer ? S'il ne l'a pas fait, voici un défaut criant de méthode. S'il l'a fait, dans ce cas il a très délibérément trahi la pensée de Tolkien ; car si le philologue oxonien reste très prudent sur le sens des termes "celtique" et "celte", et s'il ne se prive pas d'épingler par quelques traits ironiques la celtomanie, la thèse qu'il développe dans L'anglais et le gallois est rigoureusement l'inverse de celle défendue par Brunaux. Tolkien affirme que le gallois est bien une langue celtique, et que toute la Grande Bretagne a parlé des langues celtes depuis une date très haute avant d'être gagnée par le latin et par les langues saxonnes. S'inscrivant à l'opposé de Brunaux, Tolkien soutient que la Celtique n'était pas seulement une moitié de la France actuelle.
Il va sans dire que devant de tels paralogismes, voire une telle malhonnêteté intellectuelle, Les Celtes, Histoire d'un Mythe n'a pas de réelle valeur historique. Il s'agit tout au plus d'un pamphlet qui se maquille derrière les oripeaux de l'essai. C'est d'autant plus dommage que l'intention était louable, mais l'argumentation est ouvertement biaisée. Sans doute a-t-elle été polluée par le débat assez vif qui oppose Brunaux à ses détracteurs
Les Celtes sont les habitants du Midi de la France actuelle seulement, voire sinon les provençaux à l'origine.
En arrivant en Provence pour fondée Massalia (Marseille), les grecs de Phocée (qui est une cité grecque indépendante comme toutes les autres car les grecs forment une civilisation de plusieurs peuples) ont rencontré un peuple.
Ce peuple ils l'ont appelé Ligyens (Ligyes > Ligues) que les romains appelleront plus tard Ligures et qui sont les habitants de la Provence, de la Ligurie italienne, comme du Sud Piémont, voire aussi d'une partie du Languedoc pour les grecs anciens.
Les auteurs grecs (nombreux) et romains citeront plus ou moins bien les Ligyens/Ligures et les sources varient.
Plus tard, ils seront appelés celto-ligures. Pour les auteurs modernes comme Garcia, cela veut dire "les ligures de la Celtique".
Cela n'indique pas des mélanges de peuples différents, mais un groupes de peuples qui sont assimilés aux celtes.
D'ailleurs Garcia parle de Celtique méditerranéenne.
D'autres auteurs ou Garcia (je ne sais plus) disent qu'en arrivant en Provence les grecs appelleront les habitants Keltoi (Celtes) et leur territoire Keltika (Celtique).
Florence Verdin pense que Entremont (Aix-en-Provence) est le centre d'une fédération ou confédération de ligures celtisés ou celtes (à l'Ouest dans les Bouches-du-Rhône) et de Ligures à l'Est. Cette fédération serait les Salyens. Leur positionnement est difficile à définir car certains auteurs anciens étaient plus ou moins pointilleux et exactes.
"Les Alpes sont habitées par de nombreuses nations, toutes celtiques à l'exception des Ligures, qui, bien que d'une race différente, leur ressemblent étroitement dans leur mode de vie. Ils [les Ligures] habitent cette partie des Alpes qui est à côté des Apennins, et aussi une partie des Apennins eux-mêmes. Cette dernière crête montagneuse traverse toute la longueur de l'Italie du nord au sud et se termine au détroit de Sicile." Strabon
Par le passé, les Alpes allaient jusqu'à Marseille. Le terme de "race" traduit ici peut également renvoyer à "groupe", "peuple", etc.
Certains chercheurs pensent aussi que les Ligures ont migrer d'une partie des Alpes vers Marseille. D'autres, pensent qu'ils sont natifs du territoire.
D'autres encore pensent que les ligures sont des celtes ("les ligures de la Celtique").
Il existe encore moins d'écrit sur les "ligures" d'Italie de l'actuelle Ligurie. C'est difficile à interpréter les propos de Strabon, dont la traduction ici en français peut-être traduite autrement pour certains mots.
Peut-être que ces ligures de Provence et d'Italie étaient des celtes, ou peut-être si j'extrapole, que c'était des peuples celtisés (notamment pour ceux de Provence).
Dans une publication à Science et Vie Jean-Louis Brunaux en 2011 disait que les Celtes sont les habitants de la moitié Sud de la France. Leur domaine commençait à l'Ouest du Rhône (fleuve) pour la Provence. Le Nord de la France étaient les Galates et leur territoire Galata. Les Galates (à ne pas confondre avec un peuple dit celtique allé en Anatolie) étaient acculturés. C'est-à-dire qu'ils étaient influencés par une autre culture notamment la culture celtique (armes, religion, etc.) qui est celle du Midi parce que ses peuples sont plus puissants. Les ligures sont peut-être un peuple hors celtique qui a été partiellement celtisé (notamment ceux de Provence car il y a le Rhône qui est une voie de communication avec le reste de la Gaule).
Les peuples celtiques auraient pu, selon Brunaux, demandé à un peuple vassale en Galata d'aller envahir le Nord de l'Italie ou d'attaquer les romains et autres peuples à leur place.
En Provence, les Salyens qui était la principale alliance ou peuple ligure (et je ne dirais pas "ou celtes" car c'est peu précis, puisque les celto-ligures sont les ligures de la Celtique). Ils ont été conquis et annexé par Rome après 80 ans de guerre pour 2 raisons :
- Rome voulait sécuriser l'accès à l'Espagne (notamment pour les populations et les marchandises) ;
- Les Ligures étaient aussi des alliés de Carthage pendant les 2 Guerres puniques et donc ennemis de Rome.
Je crois que dans son livre Brunaux disait que les ligures ne sont pas des gaulois. Que les ligures commencent à l'Est du Rhône (en Provence). Qu'éventuellement quelques populations gauloises ont pu passer le fleuve pour rester dans les Bouches-du-Rhône. On ne sait pas grand chose des provençaux de l'antiquité et la majorité des fouilles sont dans les Bouches-du-Rhône donc au contact des grecs, des celtes dans une zone apparemment dite ligure. Il faudrait que je lise davantage d'autres livres à ce sujet.
Au final, Brunaux dans son livre admet qu'il a du mal à définir clairement ce que sont les Celtes car ce sont des peuples différents et pas un unique peuple en Europe. Ils sont principalement dans le Midi et en influençant les populations de la moitié nord de la France ils ont progressivement créé une civilisation dite gauloise. Mêmes si les celtes "pure" (qui forme une civilisation) reste dans le Midi. En sachant que dans la moitié du Languedoc on a des ibères et dans la Provence des ligures dont on ignore s'ils sont celtes, celtisés ou ont leur culture propre. En Provence, les Ligures/Ligyens (donc Salyens) au contact des grecs formeront progressivement une nouvelle civilisation par le biais d'échanges commerciaux.
Plus tard, que ce soit en France ou Italie certains gaulois/celtes écriront dans des alphabets étrusques, grecs, latin. Mais ils ne possèdent pas un alphabet qui leur ait propre. Il y avait des choses intéressantes comme d'autres insignifiante comme des mots romantiques gravé sur des objets comme "Salut à toi, jeune fille", "arrive, ô l'élégante", "fille belle, donne-moi de la cervoise". Loin des cas sociaux modernes "et mademoiselle tu n'aurais pas un téléphone stp ?".
Donc oui le terme de Celtes qui désignait les habitants du Midi de la France actuelle (sauf basque) a été bafoué pour désigner les habitants de l'Europe. Il en fût pareil au XIXème où des historiens, lettrés, etc. pensaient, sans faire de fouilles archéologiques et en se basant sur les propos des anciens, que les Ligures étaient les habitants de l'Europe ancienne et qu'ils ont été probablement surpassé militairement par les celtes provenant du centre de l'Europe (une théorie périmée qui n'est quasiment plus défendue de nos jours).
Celtes comme Ligures furent le fantasmes d'idéologies nationalistes où l'on y associé la thématique en vogue de l'époque qui était la race, soit les origines donc la fraternité, ce que nous sommes, etc.
Comme beaucoup de théorie et histoire ancienne erronée, elles sont difficiles à éliminer dans la culture populaire.

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