Le 26 mai 2022 à 16:53:25 :
Partie 2Le Biterrois a de la tendresse pour Marine Le Pen qui parle, dit-il, aux « petites gens » . En janvier, celle-ci dîne chez le couple Ménard. A minuit, le trio converse encore joyeusement de tout... sauf de politique. Au fond, Robert Ménard songe qu'elle est « une fille sympa » mais qu'elle n'atteindra pas le pouvoir. Pire, qu'elle ne ferait pas la meilleure présidente. « S'il fallait être d'accord sur tout pour voter, je voterais en dehors de moi-même ! », évacue-t-il. Mais celui qui affirmait à Jeune Afrique en 2015 être « à 80 % » d'accord avec le Front national (ancien nom du RN) ne semble plus être en accord sur grand-chose. L'opposition d'Eric Zemmour et Marine Le Pen au passe vaccinal au nom de la liberté l'a heurté. « Je te les enverrais à Moscou vite fait. Comment on peut dire des conneries pareilles ? », s'énerve-t-il en privé. La campagne ne le rassure pas davantage. « Non, je ne pense pas comme mes "amis" qui sont contre le droit d'asile », dit l'ancien de Reporters sans frontières, qui y voit « l'honneur de ce pays . La préférence nationale pour les allocations familiales ? C'est « discriminer parce qu'on n'est pas né en France », s'indigne le Français d'Algérie. Interdire le voile ? « Impossible », peste le maire d'une ville méditerranéenne. Après un long silence, Robert Ménard, coauteur avec sa femme, en 2011, d'un pamphlet titré Vive Le Pen ! (éditions Mordicus), et ami de quinze ans d'Eric Zemmour, condamné pour provocation à la haine et injure raciale, finit par confier : « J'aurais peut-être dû lire plus attentivement les livres de Zemmour et le programme de Marine Le Pen... » Un malaise qui l'a conduit à lâcher la finaliste dans l'entre-deux-tours. « Je me suis tu pour ne pas lui faire de tort , nuance-t-il. Il fallait arrêter la plaisanterie. » De plus en plus seul / Dans l'entourage d'Emmanuel Macron, on observe l'homme avec intérêt sans y voir un Tartuffe de la politique. « Je le connaissais bien et nous parlions souvent à l'époque où il était le patron de Reporters sans Frontières. Son évolution sur les six derniers mois est courageuse et paraît sincère. Robert Ménard n'est pas quelqu'un de négligeable ni de méprisable », abonde François Bayrou, président du MoDem, parti allié au chef de l'Etat. En 2009, Robert Ménard, trotskiste dans sa jeunesse, encarté au Parti socialiste jusqu'en 1981, avait envisagé de se présenter aux élections européennes sous les couleurs du parti centriste... Avant de renoncer « pour des questions d'organisation », dit-il, et de migrer vers l'extrême droite. L'intéressé confesse aujourd'hui « des fautes » . Il renie ces affiches antimigrants sous-titrées « Ils arrivent », dont il avait tapissé les rues de sa ville en 2016, et s'en explique dans Causeur , début mai : « J'ai réalisé que j'aimais les gens plus que les idées. » A l'Elysée, cette confession émeut le conseiller mémoire Bruno Roger-Petit, qui lui écrit par SMS qu'il le découvre « moins caricatural » . Les deux anciens confrères, qui se tutoient, se rappellent. La venue d'Emmanuel Macron à Béziers, en novembre 2021, accélère la mue. Qui s'achève lorsqu'il est invité le 26 janvier à l'Elysée, parmi des représentants de rapatriés d'Algérie pour le 60e anniversaire des accords d'Evian. Si seulement son père avait entendu ces mots au coeur de l'Etat... « Cela faisait soixante ans que j'attendais ça », remercie-t-il, le regard embué, en serrant la main du chef de l'Etat. « On ne sort pas facilement de son enfance, confie-t-il. En Algérie, on enjambait des cadavres en rentrant de l'école. Je me suis toujours senti du côté des perdants de l'histoire. » « Ils sont plusieurs dans sa tête , égratigne Laurent Blondiau, ex-directeur du cabinet de la socialiste Carole Delga, présidente de la région Occitanie. L'idéologie politique de Ménard, c'est l'opportunisme, son seul objectif, c'est de faire parler de lui. » Un conseiller élyséen se réjouit : « C'est devenu un porte-parole fabuleux ! » Robert Ménard est touché de n'être plus traité comme un « paria . Lui qui fonctionne à l'affect échange en direct avec le ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin, et se satisfait que les préfets ne lui fassent plus « la guerre . Insaisissable, il se prend parfois les pieds dans ses contradictions. Lecteur de Causeur et du Figaro , il trouve « revigorants » les papiers de Libération . Végétarien sensible à la cause animale, il défend la corrida. Critiqué de toutes parts, il se sent de plus en plus seul, et ne compte plus que sur « Emmanuelle » . « Parfois je me dis : "pourquoi on s'emmerde ?" », soupire-t-il.
S'il défend sa ville « contre tout », le médiatique édile ne bouderait pas un destin national : « Etre maire ne suffit pas . Il y a des solutions qui ne peuvent être inventées qu'à Paris. » Le 25 avril, il a croisé Elisabeth Borne en sortant du studio de RTL. « Elle n'a pas un tempérament de méridionale, ça c'est sûr », sourit le Biterrois, quise garde des « procès d'intention » contre le nouvel exécutif.Le 20 mai, sur le perron de l'Elysée, son nom n'a pas été prononcé pour diriger un ministère... La veille, Robert Ménard nous avait rappelés pour préciser, si besoin : « Je ne suis pas macroniste. »
Merci khey tu déchires !
Le 26 mai 2022 à 17:15:23 :
Le 26 mai 2022 à 16:53:25 :
Partie 2Le Biterrois a de la tendresse pour Marine Le Pen qui parle, dit-il, aux « petites gens » . En janvier, celle-ci dîne chez le couple Ménard. A minuit, le trio converse encore joyeusement de tout... sauf de politique. Au fond, Robert Ménard songe qu'elle est « une fille sympa » mais qu'elle n'atteindra pas le pouvoir. Pire, qu'elle ne ferait pas la meilleure présidente. « S'il fallait être d'accord sur tout pour voter, je voterais en dehors de moi-même ! », évacue-t-il. Mais celui qui affirmait à Jeune Afrique en 2015 être « à 80 % » d'accord avec le Front national (ancien nom du RN) ne semble plus être en accord sur grand-chose. L'opposition d'Eric Zemmour et Marine Le Pen au passe vaccinal au nom de la liberté l'a heurté. « Je te les enverrais à Moscou vite fait. Comment on peut dire des conneries pareilles ? », s'énerve-t-il en privé. La campagne ne le rassure pas davantage. « Non, je ne pense pas comme mes "amis" qui sont contre le droit d'asile », dit l'ancien de Reporters sans frontières, qui y voit « l'honneur de ce pays . La préférence nationale pour les allocations familiales ? C'est « discriminer parce qu'on n'est pas né en France », s'indigne le Français d'Algérie. Interdire le voile ? « Impossible », peste le maire d'une ville méditerranéenne. Après un long silence, Robert Ménard, coauteur avec sa femme, en 2011, d'un pamphlet titré Vive Le Pen ! (éditions Mordicus), et ami de quinze ans d'Eric Zemmour, condamné pour provocation à la haine et injure raciale, finit par confier : « J'aurais peut-être dû lire plus attentivement les livres de Zemmour et le programme de Marine Le Pen... » Un malaise qui l'a conduit à lâcher la finaliste dans l'entre-deux-tours. « Je me suis tu pour ne pas lui faire de tort , nuance-t-il. Il fallait arrêter la plaisanterie. » De plus en plus seul / Dans l'entourage d'Emmanuel Macron, on observe l'homme avec intérêt sans y voir un Tartuffe de la politique. « Je le connaissais bien et nous parlions souvent à l'époque où il était le patron de Reporters sans Frontières. Son évolution sur les six derniers mois est courageuse et paraît sincère. Robert Ménard n'est pas quelqu'un de négligeable ni de méprisable », abonde François Bayrou, président du MoDem, parti allié au chef de l'Etat. En 2009, Robert Ménard, trotskiste dans sa jeunesse, encarté au Parti socialiste jusqu'en 1981, avait envisagé de se présenter aux élections européennes sous les couleurs du parti centriste... Avant de renoncer « pour des questions d'organisation », dit-il, et de migrer vers l'extrême droite. L'intéressé confesse aujourd'hui « des fautes » . Il renie ces affiches antimigrants sous-titrées « Ils arrivent », dont il avait tapissé les rues de sa ville en 2016, et s'en explique dans Causeur , début mai : « J'ai réalisé que j'aimais les gens plus que les idées. » A l'Elysée, cette confession émeut le conseiller mémoire Bruno Roger-Petit, qui lui écrit par SMS qu'il le découvre « moins caricatural » . Les deux anciens confrères, qui se tutoient, se rappellent. La venue d'Emmanuel Macron à Béziers, en novembre 2021, accélère la mue. Qui s'achève lorsqu'il est invité le 26 janvier à l'Elysée, parmi des représentants de rapatriés d'Algérie pour le 60e anniversaire des accords d'Evian. Si seulement son père avait entendu ces mots au coeur de l'Etat... « Cela faisait soixante ans que j'attendais ça », remercie-t-il, le regard embué, en serrant la main du chef de l'Etat. « On ne sort pas facilement de son enfance, confie-t-il. En Algérie, on enjambait des cadavres en rentrant de l'école. Je me suis toujours senti du côté des perdants de l'histoire. » « Ils sont plusieurs dans sa tête , égratigne Laurent Blondiau, ex-directeur du cabinet de la socialiste Carole Delga, présidente de la région Occitanie. L'idéologie politique de Ménard, c'est l'opportunisme, son seul objectif, c'est de faire parler de lui. » Un conseiller élyséen se réjouit : « C'est devenu un porte-parole fabuleux ! » Robert Ménard est touché de n'être plus traité comme un « paria . Lui qui fonctionne à l'affect échange en direct avec le ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin, et se satisfait que les préfets ne lui fassent plus « la guerre . Insaisissable, il se prend parfois les pieds dans ses contradictions. Lecteur de Causeur et du Figaro , il trouve « revigorants » les papiers de Libération . Végétarien sensible à la cause animale, il défend la corrida. Critiqué de toutes parts, il se sent de plus en plus seul, et ne compte plus que sur « Emmanuelle » . « Parfois je me dis : "pourquoi on s'emmerde ?" », soupire-t-il.
S'il défend sa ville « contre tout », le médiatique édile ne bouderait pas un destin national : « Etre maire ne suffit pas . Il y a des solutions qui ne peuvent être inventées qu'à Paris. » Le 25 avril, il a croisé Elisabeth Borne en sortant du studio de RTL. « Elle n'a pas un tempérament de méridionale, ça c'est sûr », sourit le Biterrois, quise garde des « procès d'intention » contre le nouvel exécutif.Le 20 mai, sur le perron de l'Elysée, son nom n'a pas été prononcé pour diriger un ministère... La veille, Robert Ménard nous avait rappelés pour préciser, si besoin : « Je ne suis pas macroniste. »Merci khey tu déchires !
La partie 1 a été postée quand?
Le 26 mai 2022 à 17:34:40 :
Le 26 mai 2022 à 17:15:23 :
Le 26 mai 2022 à 16:53:25 :
Partie 2Le Biterrois a de la tendresse pour Marine Le Pen qui parle, dit-il, aux « petites gens » . En janvier, celle-ci dîne chez le couple Ménard. A minuit, le trio converse encore joyeusement de tout... sauf de politique. Au fond, Robert Ménard songe qu'elle est « une fille sympa » mais qu'elle n'atteindra pas le pouvoir. Pire, qu'elle ne ferait pas la meilleure présidente. « S'il fallait être d'accord sur tout pour voter, je voterais en dehors de moi-même ! », évacue-t-il. Mais celui qui affirmait à Jeune Afrique en 2015 être « à 80 % » d'accord avec le Front national (ancien nom du RN) ne semble plus être en accord sur grand-chose. L'opposition d'Eric Zemmour et Marine Le Pen au passe vaccinal au nom de la liberté l'a heurté. « Je te les enverrais à Moscou vite fait. Comment on peut dire des conneries pareilles ? », s'énerve-t-il en privé. La campagne ne le rassure pas davantage. « Non, je ne pense pas comme mes "amis" qui sont contre le droit d'asile », dit l'ancien de Reporters sans frontières, qui y voit « l'honneur de ce pays . La préférence nationale pour les allocations familiales ? C'est « discriminer parce qu'on n'est pas né en France », s'indigne le Français d'Algérie. Interdire le voile ? « Impossible », peste le maire d'une ville méditerranéenne. Après un long silence, Robert Ménard, coauteur avec sa femme, en 2011, d'un pamphlet titré Vive Le Pen ! (éditions Mordicus), et ami de quinze ans d'Eric Zemmour, condamné pour provocation à la haine et injure raciale, finit par confier : « J'aurais peut-être dû lire plus attentivement les livres de Zemmour et le programme de Marine Le Pen... » Un malaise qui l'a conduit à lâcher la finaliste dans l'entre-deux-tours. « Je me suis tu pour ne pas lui faire de tort , nuance-t-il. Il fallait arrêter la plaisanterie. » De plus en plus seul / Dans l'entourage d'Emmanuel Macron, on observe l'homme avec intérêt sans y voir un Tartuffe de la politique. « Je le connaissais bien et nous parlions souvent à l'époque où il était le patron de Reporters sans Frontières. Son évolution sur les six derniers mois est courageuse et paraît sincère. Robert Ménard n'est pas quelqu'un de négligeable ni de méprisable », abonde François Bayrou, président du MoDem, parti allié au chef de l'Etat. En 2009, Robert Ménard, trotskiste dans sa jeunesse, encarté au Parti socialiste jusqu'en 1981, avait envisagé de se présenter aux élections européennes sous les couleurs du parti centriste... Avant de renoncer « pour des questions d'organisation », dit-il, et de migrer vers l'extrême droite. L'intéressé confesse aujourd'hui « des fautes » . Il renie ces affiches antimigrants sous-titrées « Ils arrivent », dont il avait tapissé les rues de sa ville en 2016, et s'en explique dans Causeur , début mai : « J'ai réalisé que j'aimais les gens plus que les idées. » A l'Elysée, cette confession émeut le conseiller mémoire Bruno Roger-Petit, qui lui écrit par SMS qu'il le découvre « moins caricatural » . Les deux anciens confrères, qui se tutoient, se rappellent. La venue d'Emmanuel Macron à Béziers, en novembre 2021, accélère la mue. Qui s'achève lorsqu'il est invité le 26 janvier à l'Elysée, parmi des représentants de rapatriés d'Algérie pour le 60e anniversaire des accords d'Evian. Si seulement son père avait entendu ces mots au coeur de l'Etat... « Cela faisait soixante ans que j'attendais ça », remercie-t-il, le regard embué, en serrant la main du chef de l'Etat. « On ne sort pas facilement de son enfance, confie-t-il. En Algérie, on enjambait des cadavres en rentrant de l'école. Je me suis toujours senti du côté des perdants de l'histoire. » « Ils sont plusieurs dans sa tête , égratigne Laurent Blondiau, ex-directeur du cabinet de la socialiste Carole Delga, présidente de la région Occitanie. L'idéologie politique de Ménard, c'est l'opportunisme, son seul objectif, c'est de faire parler de lui. » Un conseiller élyséen se réjouit : « C'est devenu un porte-parole fabuleux ! » Robert Ménard est touché de n'être plus traité comme un « paria . Lui qui fonctionne à l'affect échange en direct avec le ministre de l'intérieur, Gérald Darmanin, et se satisfait que les préfets ne lui fassent plus « la guerre . Insaisissable, il se prend parfois les pieds dans ses contradictions. Lecteur de Causeur et du Figaro , il trouve « revigorants » les papiers de Libération . Végétarien sensible à la cause animale, il défend la corrida. Critiqué de toutes parts, il se sent de plus en plus seul, et ne compte plus que sur « Emmanuelle » . « Parfois je me dis : "pourquoi on s'emmerde ?" », soupire-t-il.
S'il défend sa ville « contre tout », le médiatique édile ne bouderait pas un destin national : « Etre maire ne suffit pas . Il y a des solutions qui ne peuvent être inventées qu'à Paris. » Le 25 avril, il a croisé Elisabeth Borne en sortant du studio de RTL. « Elle n'a pas un tempérament de méridionale, ça c'est sûr », sourit le Biterrois, quise garde des « procès d'intention » contre le nouvel exécutif.Le 20 mai, sur le perron de l'Elysée, son nom n'a pas été prononcé pour diriger un ministère... La veille, Robert Ménard nous avait rappelés pour préciser, si besoin : « Je ne suis pas macroniste. »Merci khey tu déchires !
La partie 1 a été postée quand?
Elle a disparu
Partie 1
A 68 ans, Robert Ménard refuse d'être un « vieux con » . Il aime être surpris et, plus encore, dérouter. Ce soir du 10 mai, c'est Marine Le Pen qui est perplexe. « Robert, tu es en faveur d'une alliance avec Macron ? », lui écrit, par texto, la représentante du Rassemblement national (RN). Le maire de Béziers (Hérault) s'agace. « Les gens pensent que vous êtes fait d'un bloc », soufflera-t-il plus tard, fin mai, dans une brasserie près de l'Assemblée nationale.
Le seul élu important non affilié au RN à avoir appelé à voter pour la fille de Jean-Marie Le Pen dès le premier tour a semé le trouble en signant une tribune dans Le Figaro , intitulée « Une majorité pour Macron, un moindre mal face à Mélenchon . « Soutenons le chef de l'Etat quand il prend des décisions courageuses, critiquons-le quand il en prend de néfastes. C'est l'intérêt de notre nation », écrit-il, pour contrer la Nouvelle Union populaire écologiste et sociale menée par le leader de la gauche radicale. Soit. Mais le camp nationaliste s'étrangle de lire : « Nous ne voulons pas non plus d'un pays dirigé par ces patriotes de pacotille qui fantasment sur Poutine ou sur Pétain. Car cette droite confite de nostalgie est un repoussoir qui n'a aucune chance de remporter un jour la majorité des suffrages. Une impasse idéologique. Un désastre politique. » Une charge directe contre Mme Le Pen et M. Zemmour.
Ce 10 mai, le voici donc qui arrondit les angles. A « Marine », il répond qu'il a appelé à voter pour elle malgré leurs désaccords : « Mais je ne confonds pas Mélenchon et Macron. J'imagine que toi non plus. » Marine Le Pen prend acte d'un « O.-K. » lapidaire. Elle ne l'appellera plus, mais le maire a apaisé in extremis la colère rentrée de son alliée. Aux élections législatives des 12 et 19 juin, le RN ne présente pas de candidat face à Emmanuelle Ménard, son épouse, qu'il aime « éperdument » . La députée de la 6e circonscription de l'Hérault, élue en 2017, affrontera une candidate Renaissance (ex-La République en marche).
« Le masque tombe »
A quoi joue Robert Ménard ? Le sexagénaire, natif d'Oran, fils d'un militant de l'OAS, flirte avec le pouvoir. Trop, estime-t-on à Béziers, où on raille l'élu qui serait, comme d'autres, tombé sous le charme de M. Macron. A la mairie, sa majorité est en émoi. Quatre conseillers ont claqué la porte depuis le début de l'année, dont un, Victor Alzingre, au lendemain de cette tribune vécue comme une infamie. « Robert Ménard appelle à rejoindre tous ceux qui, depuis quarante-cinq ou cinquante ans, détruisent la France, ceux contre lesquels il disait s'opposer jusqu'en 2020-2021. Là, le masque tombe ! » , s'offusque, dans Le Midi libre, l'élu municipal,en décrivant le couple Ménard comme « une imposture » .
Le Biterrois revendiqué « populiste identitaire conservateur » donne le sentiment d'avoir changé de crémerie politique. Et de convoiter une place au soleil. N'est-il pas « monté à la capitale » au lendemain du second tour ? En tournée médiatique, Robert Ménard ne ménage pas sa candidate. « Il y a peut-être un problème de personne, de nom » , l'accable-t-il, le 25 avril sur RTL, avant de conclure : « Le chef de l'Etat n'est pas mon ennemi. » Le 6 mai, l'hebdomadaire local La Pieuvre du Midi assurait aussi l'avoir vu rôder près de Matignon. L'intéressé y a vu un conseiller, croit savoir l'un de ses adversaires dans l'Hérault. Matignon et l'intéressé démentent. Il n'empêche, Robert Ménard se verrait bien ministre. « Je ne dis pas non, je dis : "pour quoi faire et avec qui ?" , réitère-t-il auprès du Monde . Je veux aider. Si ça peut amener une prise de conscience... »
Sa récente métamorphose a débuté par une prise de distance avec son camp « mes amis avec dix-huit paires de guillemets », précise-t-il. Le maire de Béziers, qui a accueilli Eric Zemmour en octobre 2021 et Marine Le Pen en janvier, finit par renoncer à ses vieux espoirs d' « union des droites . Impossible, lui répond la candidate du RN à l'automne. « A cause du fric », affirme-t-elle alors que des dépenses de campagne ont été engagées de chaque côté . Ménard dit aussi avoir été effrayé par Zemmour l'idéologue. Il le critique, puis le cogne. Un discret dîner de la réconciliation, en janvier, tourne au vinaigre. Les deux hommes se retrouvent dans un appartement privé du 7e arrondissement de Paris, avec leurs compagnes respectives, Emmanuelle Ménard et Sarah Knafo. Robert Ménard ne touche pas au vin il n'a jamais bu une goutte d'alcool et en a gros sur le coeur. Il trouvait déjà « stupide » de vouloir interdire les prénoms musulmans, au souvenir de son ami, Nourredine Abid, conseiller municipal à Béziers décédé en 2020. « Pourquoi tu mets de l'huile sur le feu ? », reproche-t-il au polémiste.
Le peuple du caniveau est plein de paradoxes.
Il veut des leaders qui lui ressemblent car il trouve les patriciens trop condescendants. Mais ces leaders populistes, il ne les trouve pas assez crédibles pour gouverner.
Il aime bien MLP, la gentille grosse poissonnière, incompétente et bêtasse avec sa voix de fumeuse et ses airs de harangère des faubourgs.
Et il apprécie aussi la vulgarité poisseuse d'un Mélenchon, petit prof capésien aux rictus de garçon boucher et aux airs de demi-fou braillard.
Mais il les rejette, élection après élection. Trop vulgaires, trop incompétents, trop dingues ... ils ressemblent à leur électorat, ils sentent l'andouillette et le gros rouge en cubi.
Vous voulez bien en faire des tribuns du peuple mais pas des consuls. Vous les voulez gueulards, rubicons et impuissants à la tribune de l'assemblée ou devant les caméra, mais pas représentants de la France, chefs d'un pays millénaire et hautement civilisé, dans le concert des nations.
Vous devriez vous l'avouer, tout simplement.
Le 26 mai 2022 à 18:19:15 :
Le peuple du caniveau est plein de paradoxes.
Il veut des leaders qui lui ressemblent car il trouve les patriciens trop condescendants. Mais ces leaders populistes, il ne les trouve pas assez crédibles pour gouverner.Il aime bien MLP, la gentille grosse poissonnière, incompétente et bêtasse avec sa voix de fumeuse et ses airs de harangère des faubourgs.
Et il apprécie aussi la vulgarité poisseuse d'un Mélenchon, petit prof capésien aux rictus de garçon boucher et aux airs de demi-fou braillard.Mais il les rejette, élection après élection. Trop vulgaires, trop incompétents, trop dingues ... ils ressemblent à leur électorat, ils sentent l'andouillette et le gros rouge en cubi.
Vous voulez bien en faire des tribuns du peuple mais pas des consuls. Vous les voulez gueulards, rubicons et impuissants à la tribune de l'assemblée ou devant les caméra, mais pas représentants de la France, chefs d'un pays millénaire et hautement civilisé, dans le concert des nations.Vous devriez vous l'avouer, tout simplement.
Ils sont dans la tourmente
, ils oscillent entre une fasciste et un communiste, l'autoritarisme et le libertarianisme, le rejet des uns et l'amour des autres 
ça doit pas être simple dans leurs cervelles 
À Rome, la lutte entre les optimates et les populares a trouvé sa conclusion dans "la victoire finale du conservateur Octave/Auguste qui pose les bases de près de deux mille années d'une autre forme politique [l'Empire] qui fait rentrer dans le rang les deux protagonistes - Senatus et populus - en satisfaisant une partie de leurs intérêts respectifs - l'ordre économique et moral sénatorial, les satisfactions matérielles et culturelles des classes populaires -, mais au profit d'un pouvoir personnel hérité, lui, de la forme démocratique autoritaire." (Pascal Ory, Ce côté obscur du peuple)
À Rome les classes populaires voulaient du pain et des jeux.
En France en 2022 elles veulent moins de taxes, moins de mépris social et moins d'immigration.
On pourrait baisser les taxes en diminuant le poids de l'Etat social et on pourrait diminuer l'immigration avec des quotas par exemple.
Pour le mépris social je ne promets rien. Commencez déjà par lire Tite-Live, Polybe et Plutarque, Honoré d'Urfé, Racine et Boileau, Sainte-Beuve, Renan et Barthes, ensuite on pourra peut-être commencer à discuter._.gif)
Pour continuer à filer la métaphore : si LFI avait ses 80 députés, Mélenchon le populiste pourrait se prendre pour Clodius face à Macron/Cicéron le représentant des optimates, et Le Pen/Octave pourrait espérer tirer les marrons du feu en 2027 en installant un gouvernement césariste respectant l'ordre économique et moral des CSP+ et apportant aux classes populaires la baisse de l'immigration et un peu plus de reste à vivre à la fin du mois grâce à la baisse des cotisations sociales, en sacrifiant au passage plusieurs libertés publiques.
L'histoire se répétera-t-elle ?
Le 26 mai 2022 à 15:52:45 :
Le 26 mai 2022 à 12:58:59 :
Le 26 mai 2022 à 11:45:05 :
https://www.europe1.fr/politique/legislatives-guerre-ouverte-entre-reconquete-et-le-rassemblement-national-4113725On y est. L'union des droites.
Le plan se déroule sans accroc.
il faut voter pour Mélenchon à la présidentielle pour ma grande recomposition de la droite . A up le 12 avril macron n'a aucune chance
Macron ne sera même pas au 2nd tour de la présidentielle, les macronards sont hors sol
la preuve : LREM a fait un petit score aux régionales.
La bulle Macron qui va exploser le 12 avril 
hâte de voir la tête des macronistes
Ah ouais, Jean Laine démoli par Guy Rot
https://youtube.com/shorts/Zd3ZFdD8gAs?feature=share
Tant que Mélenchon tient une petite 3ème force stérile et bruyante, le bloc populaire ne peut pas organiser sa fusion, LFI ne peut pas rejoindre le RN.
Et donc le bloc élitaire garde le pouvoir _.gif)
Que se passera-t-il quand l'électorat LFI se fera finalement avaler par le RN ? (ce qui est son destin, car ce sont des fâchés incultes des deux côtés, les uns sentent l'andouillette et les autres sentent l'ail mais ils arriveront bien à en faire une recette de cuisine à la fin).
Alors viendra le temps des loups et des ciels d'hiver, des hordes vulgaires écumant les rues des centres-villes, et Hanouna entrera à l'Académie française.
Non je rigole 
Ça ne changera rien, le chômage augmentera pour les moins diplômés et Le Monde se pincera le nez à longueur d'éditos, et c'est tout :-d


Le 26 mai 2022 à 18:34:04 Philippe2027ay3 :
Le 26 mai 2022 à 18:19:15 :
Le peuple du caniveau est plein de paradoxes.
Il veut des leaders qui lui ressemblent car il trouve les patriciens trop condescendants. Mais ces leaders populistes, il ne les trouve pas assez crédibles pour gouverner.Il aime bien MLP, la gentille grosse poissonnière, incompétente et bêtasse avec sa voix de fumeuse et ses airs de harangère des faubourgs.
Et il apprécie aussi la vulgarité poisseuse d'un Mélenchon, petit prof capésien aux rictus de garçon boucher et aux airs de demi-fou braillard.Mais il les rejette, élection après élection. Trop vulgaires, trop incompétents, trop dingues ... ils ressemblent à leur électorat, ils sentent l'andouillette et le gros rouge en cubi.
Vous voulez bien en faire des tribuns du peuple mais pas des consuls. Vous les voulez gueulards, rubicons et impuissants à la tribune de l'assemblée ou devant les caméra, mais pas représentants de la France, chefs d'un pays millénaire et hautement civilisé, dans le concert des nations.Vous devriez vous l'avouer, tout simplement.
Ils sont dans la tourmente
, ils oscillent entre une fasciste et un communiste, l'autoritarisme et le libertarianisme, le rejet des uns et l'amour des autres
ça doit pas être simple dans leurs cervelles
Il n'y a aucune tourmente hormis dans le camp natio, au contraire tout devient clair : le fameux clivage mondialiste-souverainiste est une prestidigitation visant un masquer le clivage tel qu'il est réellement (droite contre extrême droite). Croire que LFI et le RN fusionneront relève d'une totale déconnexion avec le réel sur fond d'ignorance, je l'ai démontré à maintes reprises. En revanche, l'hypothèse comme quoi le bloc mondialiste va finir par se faire prendre en étau par les deux autres est probable.
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