Le 11 mars 2026 à 12:40:27 :
Au moins avec les hkeys c'est moins dur de socialiser. C'est pour ça que je vous aime mes petits clés.
Et oui on se retrouve bien ici et d'ailleurs je me suis bien entendu qu'avec des khey d'ici, j'en ai connu deux IRL

je suis pas diagnostiqué, mais j'ai un mutisme sélectif depuis toujours
pour le reste, j'ai réussi à m'adapter aux règles de la société, mais c'était difficile
Ça vous a apporté quelque chose de vous faire diagnostiquer autiste ? Du soulagement, peut-être ?
J'ai d'importantes difficultés à me sociabiliser et je me demande parfois si je souffre d'autisme. 
Le 11 mars 2026 à 13:01:50 :
Ça vous a apporté quelque chose de vous faire diagnostiquer autiste ? Du soulagement, peut-être ?J'ai d'importantes difficultés à me sociabiliser et je me demande parfois si je souffre d'autisme.
Ca te donne une excuse quand tu fais un coup gênant.
Le 11 mars 2026 à 13:01:50 :
Ça vous a apporté quelque chose de vous faire diagnostiquer autiste ? Du soulagement, peut-être ?J'ai d'importantes difficultés à me sociabiliser et je me demande parfois si je souffre d'autisme.
Tu peux suivre une psychothérapie, c'est ce que ma psychiatre veut que je fasse.
Le 11 mars 2026 à 11:48:52 :
Le 11 mars 2026 à 11:31:05 :
Détresse si ma routine est troublée, dépression, sensibilité aux odeurs et sons.
S'entraîner à reproduire des expressions faciales que je trouvais attirantes chez les autres selon les émotions.Pareil pour la routine, la dépression et la sensibilité aux bruits
Je me bouche encore les oreilles comme un gosse pendant un feu d'artifice, je sursaute au moindre klaxon d'un véhicule trop proche de moi 
Je deviens vite fatigué à force d'analyser le moindre détail de mon environnement et encore plus si ça bouge dans tous les sens, j'ai du mal à interpréter les expressions faciales de mes interlocuteurs aussi ou d'autres subtilités qui peuvent m'échapper 
En fait j'ai l'impression de réfléchir en permanence non stop je suis rarement détendu et dans le moment présent c'est fatiguant
Le 11 mars 2026 à 10:45:38 :
quand je me suis aperçu que je ne comprenais rien aux gens et à tous leurs bullshits
Perso je comprends extrêmement bien mais c'est une malédiction qui me met en rejet général sauf cas bien précis mais peu nombreux.
Le 11 mars 2026 à 13:01:50 :
Ça vous a apporté quelque chose de vous faire diagnostiquer autiste ? Du soulagement, peut-être ?J'ai d'importantes difficultés à me sociabiliser et je me demande parfois si je souffre d'autisme.
Non ça m'a plutôt frustré qu'autre chose, le fait de me dire que malgré tous les efforts que je peux faire je ne serai jamais normal
Après la normalité chez les êtres humains c'est un peu de la merde, j'ai au moins le mérite de n'être pas influençable mais j'ai un comportement qui déplait aux meufs et le physique ne fait pas tout
Le 11 mars 2026 à 10:50:13 :
et que j'arrivais pas à regarder une personne longtemps dans les yeux sans faire d'effort considérable
Longtemps c'est a dire ? C'est normal de "balayer" le regard et de pas fixer totalement.
Je suis déja tombé sur une personne qui me fixait quand elle me parlait, alors qu'on était assis côte a côte, je peux t'assurer que c'est encore plus bizarre ce genre de personne.
Quand on parle à quelqu’un on le regarde y’a rien de plus grossier qu’un célestin qui regarde ailleurs quand on lui parle
Le 11 mars 2026 à 13:33:55 :
Le 11 mars 2026 à 10:50:13 :
et que j'arrivais pas à regarder une personne longtemps dans les yeux sans faire d'effort considérable
Longtemps c'est a dire ? C'est normal de "balayer" le regard et de pas fixer totalement.
Je suis déja tombé sur une personne qui me fixait quand elle me parlait, alors qu'on était assis côte a côte, je peux t'assurer que c'est encore plus bizarre ce genre de personne.
Quand on parle à quelqu’un on le regarde y’a rien de plus grossier qu’un célestin qui regarde ailleurs quand on lui parle
C'est très culturel cette histoire de regard, au Japon c'est fixer son interlocuteur qui est mal vu
Le 11 mars 2026 à 13:38:52 :
La redpill le premier jour de fac ou les golems sont tous déjà en petit groupe et semblent se connaître depuis toujours
Ayaaaaaaaaa c'est exactement ça
Ça a été un long cheminement.
Dès 10 ans j'ai été diagnostiqué EIP (enfant intellectuellement précoce). Mais ça s'est arrêté là. Ni moi ni ma famille n'avons cherché à en savoir plus jusqu'à l'âge adulte.
Mais pendant toutes ces années, je sentais une différence fondamentale avec les gens "normaux". Tous ceux avec qui j'ai tissé des liens amicaux profonds étaient soit des autistes, soit des surdoués, soit des personnes ayant des problèmes ou des traumatismes (réfugiés, élèves harcelés, issus de familles difficiles) ou tout simplement des solitaires. Mais il y avait comme un mur de verre entre moi et ce qu'on appelle les "yeslifes" : ces gars et filles populaires, hédonistes, tchatcheurs. Je n'ai jamais eu de problèmes avec eux, mais je n'ai jamais socialisé. Bonjour, merci, de rien, au revoir. C'est tout. De toute façon, il n'y a pas grand chose dont on pouvait parler. Le foot, les séries, les ragots, je m'en fichais. Dès l'adolescence je me posais des questions du genre : "Si Dieu est omnipotent, peut-il aussi s'autodétruire ? Et si oui, qui peut garantir qu'Il ne l'a pas déjà fait ?" ; "Le néant et l'infini sont-ils la même chose ou deux absolus distincts ?" ; "Tous se demandent où l'on va après cette vie, mais j'aimerais bien savoir d'où l'on vient... Qu'étions-nous avant d'être ?", etc. Je ne dis pas ça pour me vanter ou me donner un air supérieur, juste pour illustrer les différences entre moi et la grande majorité de mes camarades, surtout garçons. Mais je n'ai jamais mis ça sur le compte d'une différence psychique. Je pensais que c'était juste une histoire de caractères, et peut-être en devenant adulte je serais plus extraverti, ou qu'eux deviendraient plus matures.
À la fac, justement, je suis tombé dans la politique, d'abord syndicale et étudiante, puis politicienne et militante au sens propre. Et là encore j'ai pu observer la différence non seulement avec mes adversaires, mais encore avec ceux de mon camp. On avait les mêmes idées, mais des cheminements et des buts ultimes parfois aux antipodes. Je ne supporte pas la mauvaise foi et le mensonge, par exemple, même (et surtout) quand elle vient de mon camp. Pareil avec les jeunes de ma paroisse. On était tous conservateurs, croyants, mais il y avait néanmoins quelque chose en eux qui m'échappait et je sentais que c'était réciproque.
Ensuite, je suis parti en Russie pour un an. C'était déjà mieux qu'en France, je parvenais à tisser plus de liens avec leurs normies qu'avec les nôtres (j'ai des origines russes et parle la langue, donc ça aide aussi). Mais malgré tout, je sentais la persistance d'une différence qui n'était pas que de caractère et d'affinité. C'est donc à mon retour en France, vers 2018, que j'ai vraiment commencé à investiguer. J'ai d'abord découvert le MBTI, et vu que j'étais un INTJ-A. Mais là encore, ça n'était pas totalement satisfaisant. J'avais rencontré dans mon club de jeu d'échecs une jeune femme (très belle, soit dit en passant) avec laquelle je me suis tout de suite bien entendu au-delà de la simple affinité. Elle m'a parlé du fait qu'elle était Asperger. C'est à peu près sur ces entrefaites qu'a eu lieu la "crise sanitaire" et le premier confinement. J'ai donc commencé à lire un peu sur ce syndrome où je me reconnaissais de plus en plus. Et à la sortie du confinement, j'ai pris rendez-vous chez un psy spécialisé du "spectre autistique" pour en avoir le cœur net. Et le diagnostic est tombé. Je suis bien Asperger.
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