Je propose aujourd'hui d'aborder un sujet lugubre.
Ou peut-être pas tant que ça.
La mort.
La mort est l'état irréversible d'un organisme biologique ayant cessé de vivre.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mort
Nul n'y échappe. Elle porte cependant une connotation extrêmement négative. Quand on pense à la mort, la norme, c'est la peur, la crainte, la tristesse. Mais quand on y réfléchit bien, ces sentiments ne seraient-ils pas largement arbitraires ?
La mort devrait être perçue de manière neutre, voire positivement.
Déjà, la mort est nécessaire, à partir du moment où vos géniteurs vous ont mis au monde, vous mourrez quoiqu'il puisse advenir, l'irréversibilité qu'on associe à la mort vient de la vie elle-même. La vie implique la mort, donc pourquoi la craindre si vous aimez la vie. Et pourquoi craindre le mort si vous n'aimez pas la vie ? Pas de mort implique pas de vie.
Si vous avez au moins un proche en qui vous tenez, il y a, pour simplifier, 3 cas de figures :
- Vous décédez avant lui : ce n'est pas un problème, vous n'êtes plus de ce monde.
- Vous décédez en même temps : idem.
- Il décède avant toi :
Il serait fort absurde de devenir triste pour une chose structurellement inévitable.
Je m'explique. Notre conduite générale d'être humain vise à la réduction algébrique de notre souffrance à l'échelle de notre existence perçue (incluant notre vie et l'après selon nos croyances). Personne n'agit consciemment dans le but de générer algébriquement de la souffrance envers soi-même. Par algébriquement, j'entends le résultat en sommant ce que nos actes engendrent négativement et positivement. Les masochistes se font du mal car ils y trouvent une forme de satisfaction qui l'emporte sur la souffrance perçue. Les dépressifs se scarifiant les veines y trouvent leur compte également. Les fous qui se font du mal sont les personnes qui ont perdu la raison par définition. Enfin, ceux qui endurent de la souffrance par "sacrifice" le font car ne pas le faire engendrerait plus de souffrance au global (par culpabilité ou espoir d'une récompense par un bonheur plus important dans l'au-delà, un meilleur karma, une meilleure réincarnation, etc., selon les croyances). Ce principe de conduite qui conditionne l'essence même de la vie est universel. Et la mort est l'aboutissement ultime de ce principe, du moins pour la partie terrestre, car elle marque la fin de cette échelle (notre vie) et toutes les souffrances potentielles et réelles qui en découlent. La réelle tragédie, ce n'est pas la mort comme nous le croyons à tort, mais bien la vie, car le potentiel de souffrance physique ou mentale est quasiment infini. Nous pouvons éprouver de la peine pour un malade, un misérable, un traumatisé, car il vit le malheur dans l'instant, mais pas pour un mort (en se restreignant au présent), il ne souffre plus. On ne peut donc pas éprouver de douleur pour un proche décédé. La souffrance engendrée par la perte d'un proche est donc fondamentalement égoïste, non dans le sens philosophique mais étymologique désignant soi-même (l'ego) au centre de l'évènement et de l'action (ïste). Cette souffrance égoïste n'est légitime que dans un unique cas de figure : celui où l'on serait moralement impliqué dans le décès en provoquant un s* (~1,5 % des morts dans le monde parmi lesquelles personne n'est à blâmer moralement pour une bonne part d'entre eux) ou à travers un meurtre (~0,5 %, et là encore la légitimité peut se discuter dans certains cas). La culpabilité devient alors ici moralement acceptable, tout en distinguant bien la culpabilité psychologique qui, elle, ne l'est pas, mais intervient beaucoup plus souvent, étant presque inhérente à la perte. Pour ce qui est des autres principales raisons pour lesquelles la perte d’un proche provoque une souffrance égoïste, il y a la rupture du lien et la peur de la solitude. Mais ce serait se tromper d'ennemi que de blâmer la mort. La souffrance, d'un point de vue de l'ego, est intrinsèquement provoquée par la perte ou la solitude, pas par la mort elle-même. Il n'y a aucune raison que vous souffriez plus de cette perte via la mort que si la perte avait eu lieu alors que cette personne était encore en vie (en partant du principe que vous ne la reverrez plus). Blâmez la vie, pas la mort (qui donne d'ailleurs le potentiel de vous libérer de la souffrance, comme celle générée par la solitude, soit dit en passant).
Il n'y a donc pas lieu de voir la mort de manière négative, la douleur que nous associons à la perte d'un être cher est purement arbitraire et contingente. Quant à la crainte de votre propre mort, elle s'annulera mathématiquement lorsqu'elle rendra votre vie un enfer. La douleur liée à la mort, qu'elle concerne les autres ou qu'elle concerne soi-même est évitable.
À bas cette conception de la mort comme générateur nécessaire de souffrance. Embrassons-la, elle est inhérente à la vie, et même libératrice de cette dernière. Que vous détestiez ou aimiez la vie, la mort est fondamentalement positive.
J'ai incorporé un sondage à des fins statistiques sur votre rapport à la mort dans le cas de la perte d'un proche. Curieux de voir comment s'est ancrée cette culture du morfondisme auprès des endeuillés auprès des l'élite.
Pour les propositions de réponses au sondage :
Conscient que le point de vue positif est minoritaire, j'ai opté pour un choix de réponses centré en négatif pour ne pas noyer les propositions et aboutir à une distribution gausienne.
Extrêmement négative : serait absolument dévastateur pour moi et aurait des conséquences irréversibles sur mon humeur.
Très négative : aurait un impact très négatif sur moi moralement sur une longue période, mais je pourrai m'en remettre un jour.
Modéremment négative : de la tristesse sur le moment mais je m'en remttrai sur l'échelle de quelques semaines.
Indifférent : l'impact sur mon humeur serait neutre : pas de joie mais pas de tristesse pour autant.
Positif : je perçois la mort de manière positive.
…
Cela ne poste pas des masses, j'espère que vous lisez.
Petite musique d'ambiance pour vous aidez à lire. https://www.youtube.com/watch?v=UpuPP1YUYHs
Désespoir de ne plus jamais se voir + peine immense que tout ce qu'il était ait disparu en mode on/off et qu'il n'y ait plus d'avenir à souhaiter pour lui.
Y a rien de plus à dire.
Le 31 janvier 2026 à 21:10:02 :
Je commencerais en disant juste que la "" Religion "" c'est des conneries et que si on avais privilégier la science et la technologie pendant tout ces siècles on aurais inventer l'informatique pendant la renaissance l'ere victorienne aurais vu l'émergence de la conquête spatiale et actuellement on vivrais jusqu'à 1850 dans une galaxie largement coloniser![]()
Certes, encore que la religion peut avoir une fonction indispensable remplissant un besoin de spiritualité inhérente à l'humanité. Des grands scientifiques étaient pratiquant voire religieux (Blaise Pascal, Mendel). D'un point de vue de la culture, les religions ont permis de souder des civilisations, notamment en Europe avec l'art chrétien par exemple. Mais quel est le rapport avec ton approche vis-à-vis de la mort ?
T’es vachement compliqué l’OP bien que ton postulat soit logique.
Tout ne se résume pas un calcul algébrique, particulièrement en ce qui concerne la mort et l’impact qu’elle laisse sur les vivants.
Ceux qui l’affrontent le mieux sont les nihilistes et les bigots.
Pour les autres c’est avant tout le doute et le manque du défunt qui est particulièrement abrupte.
Dans certaines situations la disparition de l’être aimé s’accompagne de problématiques propre au monde des vivants. Dette matérielle, sentimentale ou instructive (le cas de figure où un enfant perd l’un de ses parents, ce dernier va mûrir d’un coup mais sera lacunaire sur biens de points).
Ce genre d’absence, tu ne peux pas l’aborder comme une simple soustraction élémentaire. C’est un coup du sort, une injustice, une malédiction.
Enfin, affirmer que la peur de la mort s’annule mathématiquement quand la vie devient insupportable est fragile. Beaucoup de personnes vivent des situations extrêmes sans souhaiter mourir. L’instinct de conservation ne fonctionne pas comme une équation linéaire.
Je me pose une question l’OP, tu as déjà réellement perdu quelqu’un ? Au point que la douleur soit presque physique ? Ou tu t’essayes juste aux questions métaphysiques en essayant de les rationaliser ? 
Le 31 janvier 2026 à 21:11:28 :
Désespoir de ne plus jamais se voir + peine immense que tout ce qu'il était ait disparu en mode on/off et qu'il n'y ait plus d'avenir à souhaiter pour lui.Y a rien de plus à dire.
Je comprends mais la perte aurait pu subvenir même si l'être qui t'est cher est encore en vie. Ce n'est pas la intrasèquement la mort qui est problématique. De plus à quoi bon tisser des liens (et par extension vivre) si tu sais que la mort te provoquera une dévastation que tu juges "inévitable si cela arrive", cela est absurde. Je t'invite à lire mon poste sur cette partie là.
As-tu déjà été confronté à la mort, l'op ?
Parce que pour dire de prendre le décès d'un proche positivement, faut le faire hein
Le 31 janvier 2026 à 21:22:54 :
T’es vachement compliqué l’OP bien que ton postulat soit logique.Tout ne se résume pas un calcul algébrique, particulièrement en ce qui concerne la mort et l’impact qu’elle laisse sur les vivants.
Ceux qui l’affrontent le mieux sont les nihilistes et les bigots.
Pour les autres c’est avant tout le doute et le manque du défunt qui est particulièrement abrupte.
Dans certaines situations la disparition de l’être aimé s’accompagne de problématiques propre au monde des vivants. Dette matérielle, sentimentale ou instructive (le cas de figure où un enfant perd l’un de ses parents, ce dernier va mûrir d’un coup mais sera lacunaire sur biens de points).Ce genre d’absence, tu ne peux pas l’aborder comme une simple soustraction élémentaire. C’est un coup du sort, une injustice, une malédiction.
Enfin, affirmer que la peur de la mort s’annule mathématiquement quand la vie devient insupportable est fragile. Beaucoup de personnes vivent des situations extrêmes sans souhaiter mourir. L’instinct de conservation ne fonctionne pas comme une équation linéaire.
Je me pose une question l’OP, tu as déjà réellement perdu quelqu’un ? Au point que la douleur soit presque physique ? Ou tu t’essayes juste aux questions métaphysiques en essayant de les rationaliser ?
La Mort et le Bûcheron
Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans,
Gémissant et courbé, marchait à pas pesants,
Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
Enfin, n’en pouvant plus d’effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
Quel plaisir a-t-il eu depuis qu’il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos.
Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
Le créancier, et la corvée
Lui font d’un malheureux la peinture achevée.
Il appelle la mort ; elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu’il faut faire :
C’est, dit-il, afin de m’aider
À recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.
Le trépas vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d’où nous sommes :
Plutôt souffrir que mourir,
C’est la devise des hommes.
Le 31 janvier 2026 à 21:27:51 :
Le 31 janvier 2026 à 21:27:31 :
Le 31 janvier 2026 à 21:24:45 :
As-tu déjà été confronté à la mort, l'op ?Parce que pour dire de prendre le décès d'un proche positivement, faut le faire hein
Permets-moi d'en douter
D'où m'est venu l'idée de réfléchir et traiter ce sujet selon toi.
C’est quoi ce pavé ?
C’est l’inconnu qui fait peur c’est tout
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