Le 14 mars 2024 à 19:27:56 :
Ça fait plaisir que tu aies retrouvé de l'inspi !![]()
Le flingue chopé par Jonathan n'augure rien de bon en dépit de son ingéniosité à l'avoir récupéré.
Ouais, des fois l'inspiration me manque, mais elle finit toujours par revenir
Jonathan a de quoi se défendre maintenant, mais il faut l'utiliser au bon moment ce flingue, sinon...
Quelques minutes plus tard, le Boeing 812 de la Baltic Wings se pose sur la piste de l'aéroport Berlin Schönefeld. La zone est très surveillée, et les forces de l'ordre ainsi que les pompiers ont été mobilisés, parés à intervenir dans le pire des cas.
Le ministre de l'intérieur allemand, Manfred Kanther, et l'inspecteur Roman Hauser, sont également présents. Les deux assistent à l'atterrissage.
- J'espère que tout va bien pour les otages, à l'intérieur.
- J'espère aussi. Je veux que les négociations soient effectuées comme convenu, sans que les médias ne viennent perturber nos tentatives.
- Le chancelier a été mis au courant, tout a été fait pour que les échanges se passent dans les meilleures conditions.
- La compagnie Baltic Wings est elle informée du détournement de son avion ?
- Oui, ils ont également été informés. Le président de la compagnie a souhaité que la sécurité des passagers soit privilégiée, et que tous les moyens soient mis en œuvre pour les sauver.
- Plus facile à dire qu'à faire...
Après avoir avancé le long de la piste, l'avion se stoppe progressivement au niveau des hangars. L'escalier mobile débarque aussitôt. Plusieurs minutes de questions, de stress et de préparation suivent, avant que la porte de l'appareil ne s'ouvre. Sur la petite plateforme accolée à l'avion, l'un des mercenaires de Schwarx se découvre, un pistolet dans la main, derrière un officier apeuré, qui lui sert d'otage.
- Bordel, on se croirait vraiment dans un film.
- Si seulement ce n'était qu'un film...
L'homme au sommet de l'escalier, avec son otage, s'adresse en allemand aux forces de l'ordre et aux autorités.
- Vous connaissez le but de cette escale ! Nous voulons négocier avec vous ! La moindre action qui sera menée contre nous entrainera la mort des otages !
Manfred Kanther, désigné pour poursuivre la discussion avec les terroristes, répond avec un haut-parleur.
- Nous voulons d'abord nous assurer que les passagers n'ont rien !
- Tous les passagers sont vivants, et aucun n'est blessé ! Tout mal qui leur sera fait sera le résultat de vos décisions et de vos actions !
- Laissez apparaitre le pilote, afin de réduire nos inquiétudes !
Zack interpelle Schwarx à l'intérieur de l'avion, et demande à son chef de ramener le pilote. Quelques instants plus tard, ce dernier se présente à côté de Zack et de l'officier pris en otage.
- Je vais bien ! Enfin, ça pourrait aller mieux ! Mais je vais bien, soyez rassurés !
- ... Merci ! Maintenant, on aimerait connaitre vos réclamations précises !
- Vous les connaissez déjà ! Nous voulons la libération de Friedrich Schwarx, et son embarcation dans l'avion ! En échange, nous libérerons toutes les femmes et les enfants à bord ! Est-ce que Friedrich est là ? Nous souhaitons que les négociations soient rapides et concises !
Les discussions entre Zack et le ministre se poursuivent. Les réclamations se hâtent.
- Est-ce que Friedrich est avec vous ?
- Dépêchez vous, on va pas camper longtemps ici !
- Ok, c'est bon ! On va vous le ramener, votre homme...
- Vous êtes sûr que vous êtes prêt à leur remettre Friedrich, monsieur le ministre ?
- Sûr ou pas, faut bien leur donner ce qu'ils veulent. Ils ont l'air déterminés, ces renégats...
Kanther s'adresse aux unités de police derrière lui.
- Hé, les gars ! Ramenez le détenu ! C'est l'heure...
La police s'active. Des officiers font descendre le détenu en question d'un véhicule blindé. Friedrich Schwarx, frère cadet de Klaus Schwarx, apparait souriant avec ses cheveux blonds et ses oreilles pointues.
- Liberté... liberté... quelle belle odeur, que celle de la liberté !
- Tu t'en tireras pas aussi facilement, pauvre ordure. On te retrouvera, toi et ton frère. Même à l'autre bout du monde.
- Vous n'avez pas changé, inspecteur Hauser.
- Friedrich, vous direz à votre frère qu'on en a pas fini avec lui. Et avec vous.
- J'y penserai, monsieur ministre de je-sais-plus-trop-quoi. Maintenant, c'est pas tout, mais j'ai un vol à ne pas rater...
- Allez ! Laissez-le monter et écartez-vous ! Pas de mauvaises plaisanteries !
- C'est bon, je suis là ! Hâte de retrouver ce cher frère !
Friedrich, désormais libre, s'engage sur l'escalier mobile, direction l'avion.
Friedrich embarque dans l'appareil, saluant Zack qui l'attend au sommet de l'escalier. Dans l'habitacle, le criminel retrouve son vieux frère, dans une euphorie machiavélique.
- Klaus, quel bonheur, se retrouver enfin après tout ce temps !
- Friedrich, tu m'as presque manqué !
- Und du, mein Bruder ! Si tu savais ! La prison, c'est grisant !
- Heureusement, ton poil blond n'a pas perdu de sa couleur ! Je te retrouve en très bonne forme, j'ai l'impression !
- Oh, l'exercice, tu connais ! Bon, je sens que nos passagers ont très hâtes de redécoller, j'aimerais pas les faire attendre trop longtemps !
- Effectivement, il est temps de conclure nos accords avec les autorités. Florian, fait sortir toutes les femmes, et tous les enfants ! On les relâche, et on s'en va !
- Oui chef ! C'est parti ! Allez, femmes et enfants, vous vous levez ! Vous prenez vos affaires, vous n'oubliez rien, et on s'occupera gentiment de vos maris et de vos papas !
Un élan d'inquiétude secoue les passagers, en particulier ceux qui s'apprêtent à quitter l'appareil.
- Oh mon dieu, chéri... je... je vais prier pour toi, et pour les autres !
- Roh, t'inquiètes pas chérie, on dépassera pas les frontières de l'Europe, j'en suis sûr ! Ils me relâcheront, et on se retrouvera vite fait, et on oubliera cette mauvaise histoire ! Et on partira ailleurs, je sais pas, moi, aux Bahamas, tiens !
- Si... si tu veux, mais fais attention... s'il te plait, ne prend aucun risque et obéis leur
- Papa, tu vas rentrer quand ?
- Assez tôt pour regarder le foot avec toi ce soir, mon petit bonhomme !
- Ouais ! Traine pas alors hein ?
- Allez, pas de séquences émotion, vous vous reverrez, dans des circonstances favorables à tout le monde !
- Hé, tu veux pas me ramener une vodka, tant que t'y es, ducon ?
Plus loin, derrière Célestin et Jonathan, le vieux couple est contraint de se séparer.
- Ne perds pas tes médicaments, Bernard, d'accord ? Tu feras attention ?
- Oui, Josette, je ferai attention, promis ! Tu penseras à moi ?
- Quelle question ! Je ne fermerai pas l'oeil de la nuit, tant que je n'aurai pas de bonnes nouvelles à ton sujet !
- Je... je t'aime, Josette... je reviendrai, promis...
Cette triste scène ne manque pas de vous émouvoir.
- ... Espérons... que tout le monde se reverra... vivant !
- On se décourage pas, Célestin, ils finiront par nous libérer !
Les 41 passagers féminins de l'avion, ainsi que les 25 enfants (adolescents compris), descendent donc vers la liberté. En quelques minutes, le nombre de passagers est réduit à 49. Les membres d'équipage, eux, restent au complet, et les hôtesses, bien qu'elles soient des femmes, sont encore sollicitées pour le reste du vol.
- Oui, jeune femme, vous ferez votre travail jusqu'au bout, vous serez relâchée à la fin du vol. C'est votre métier, non ?
- Bien, fin de la discussion. Florian, peux-tu compter les passagers ? Et Julien, demande au pilote s'il est disposé à redécoller.
Une fois que cela a été fait, Schwarx rappelle Zack, afin que ce dernier retourne à l'intérieur avec l'officier qu'il tient en otage.
- Zack ! On y va ! Reviens parmi nous !
- Dis donc, l'officier mécano-ingénieur-je-sais-plus-quoi, t'as l'air instable, pour un officier mécano-ingénieur-je-sais-plus-quoi !
Alors que les groupes massés autour de l'avion s'écartaient, en vue du redécollage, l'otage de Zack résiste soudainement et se rebelle contre le terroriste.
- Je REFUSE d'opérer pour VOUS ! Lâchez-MOI !
L'officier parvient à faire basculer Zack sur les marches de l'escalier mobile. Dans la chute, le bandit presse la gâchette de son glock et tire à quelques millimètres près de son otage. Personne ne le remarque, mais la balle perdue vient se loger tout droit... dans le réacteur de l'aile droite.
Zack et son adversaire dévalent violemment les marches, et le terroriste finit par se heurter la tête.
Zack, inconscient, tombe au pied de l'escalier, où les forces spéciales interviennent machinalement.
- Bordel, il s'est débattu ! L'autre a l'air K.O. !
- Il referme la porte ! Ils vont partir !
- Hallucinant... restez concentrés ! Reculez !
En effet, Schwarx vient de refermer la porte de l'avion. Quelques instants plus tard, alors que l'escalier est rapidement écarté, l'appareil démarre et commence à s'engager dans son nouveau départ.
- M*rde, on a perdu Zack. On se souviendra de lui. Pour l'instant, il s'agit de mettre le cap sur notre nouvelle destination !
Maintenant que nous sommes moins nombreux dans l'avions, Célestin à plus d'espace pour entamer des manœuvres de neutralisation furtive 
Sweet !
Afficher uniquement les messages de l'auteur du topic