1h30 après le départ du vol. Aéroport de Berlin-Schönefeld, Berlin, Allemagne. Autour de l'aéroport, la situation est inhabituelle : de nombreux véhicules de police et de pompiers débarquent dans la zone, tandis que Manfred Kanther, ministre de l'intérieur allemand, se hâte de rejoindre le sommet de la tour de contrôle, où l'attendent des inspecteurs chevronnés et des opérateurs inquiets.
- Bonjour, monsieur le ministre. Comme vous le savez, on a un problème avec un avion français.
- C'est ce qu'on m'a dit, j'aimerais en savoir plus. Que se passe t-il exactement ? On m'a dit que l'avion a été détourné par un criminel allemand avec ses complices. Tout le monde va bien, à bord ? Je veux dire, aucun blessé, aucun mort ?
- Aucun, mais cet homme, Klaus Schwarx, il a l'air déterminé. On voit qu'il a préparé son coup... Il a dit qu'il désire vous contacter.
- C'est pour ça que je suis là... a t-on des informations sur leurs motivations ?
- Pour le moment, rien. Compte tenu de ce qui était prévu pour Klaus, on suppose qu'il détourne l'avion vers une destination inconnue, où il pourrait essayer de s'enfuir.
- Est-ce qu'on sait combien ils sont au total ? Combien de complices ?
- Non, mais il n'est pas impossible que les deux policiers français assignés à son transfert soient dans le coup.
- Effectivement, c'est possible.
- Monsieur Schwarx demande à faire atterrir l'avion ici. Enfin, sur la piste, pas sur la tour, évidemment. Mais il compte redécoller pour s'enfuir quelque part ailleurs.
- Ok, passez-le moi, je vais essayer d'en savoir plus sur ses intentions.
Dans l'avion, alors que les passagers sont toujours sous le choc, Klaus Schwarx est appelé dans le cockpit.
- Chef, le pilote vous demande dans le cockpit.
- Alors ? Monsieur le ministre est disponible ?
- Guten Morgen, Herr Kanther. Ich hoffe, ich störe Sie nicht zu sehr !
- ... Ich respektiere meine Verantwortung.
Les deux hommes engagent une discussion dans leur langue, à travers la radio. Evidemment, la suite vous sera traduite en français.
- Quel homme, je l'admets. Monsieur Kanther, vous qui êtes le ministre de l'intérieur dans ce beau pays qui est le notre... j'ai une demande assez spéciale à vous formuler.
- ... Qu'est ce qui vous motive à faire ça ? Echapper à votre sort, d'accord, et ensuite ? Pourquoi atterrir à Berlin ?
- Justement, j'y viens. Et je suppose que la tour de contrôle nous accorde d'office l'autorisation pour atterrir. Ne vous inquiétez pas, ça ne devrait pas durer, selon votre efficacité.
- C'est-à-dire ? D'abord, comment vont les passagers, et l'équipage ? Je vous prie de ne faire de mal à personne, et ne de ne pas avoir recours à des violences inutiles.
- Oh, pour ce qui est des passagers, je crois qu'ils ont rapidement compris qu'ils valaient mieux pour eux de rester sagement assis, sans chercher à entraver mes projets.
- Et l'équipage ? Le capitaine ?
- L'équipage va bien, le capitaine a rapidement accepté de coopérer avec moi. Charmant, ce capitaine, n'est-ce pas, capitaine ?
- ... Oui, oui, enfin, ja, comme on dit chez vous...
- Bien. Quels sont vos projets, monsieur Schwarx ?
- C'est très simple. Si je vous dis Friedrich, ça vous dit quelque chose ?
- Euh... il y a des milliers et des milliers de Friedrich en Allemagne, vous savez...
- Oui, mais Friedrich Schwarx, ce nom doit vous dire quelque chose. C'est mon frère, arrêté l'année dernière pour "détournement de fonds", alors qu'il dirigeait une petite société à Berlin.
- ... Ce nom m'est familier, effectivement. Et alors ?
- Voyez-vous, il me manque, ce Friedrich. Pour le bien de l'ensemble des passagers, je vais vous demander un service : libérer mon frère, le conduire à l'aéroport, le laisser embarquer dans l'avion, et en échange de cela, nous relâcheront toutes les femmes et tous les enfants présents à bord.
- ... Je m'en doutais. Vous voulez fuir vers un autre pays, avec votre frère, qui a été condamné fermement pour ses méfaits tout comme vous l'avez été en France. Vous vous rendez compte que vous aggravez votre cas ? Et celui de Friedrich ?
- Soyons clairs : qu'est ce qui vous importe le plus. Refuser de coopérer et sacrifier les otages, ou libérer Friedrich et sauver les otages ? Concentrez-vous sur les priorités.
Kanther soupire.
- Nous ne sacrifierons aucun otage. Mais vous me demandez quelque chose de très compliqué. Les conséquences de la libération de Friedrich, et de votre fuite à l'étranger, pourraient entrainer des problèmes importants au niveau des relations diplomatiques. Où comptez-vous fuir, avec votre frère et vos complices ?
- Je tiens à garder cette information confidentielle pour le moment. Contentez-vous de relâcher mon frère, et je vous assure qu'il n'arrivera rien aux otages, et que ces derniers seront tous retournés à leurs familles.
Pendant ce temps-là, derrière, Zack et Abdoul, les deux hommes chargés de surveiller les otages, ont reçu l'ordre de compter le nombre de passagers afin de vérifier que personne ne manque. Rappelons que l'avion comptait 120 passagers à son départ, mais il faut enlever les 5 criminels qui viennent de détourner l'appareil. Pour ce qui est des membres d'équipage : le pilote, le copilote, deux officiers, et les deux hôtesses, Linda et Samantha.
- Oui, 113. J'ai bien compté, un par un.
- Ouais. 113, pas un de plus, pas un de moins.
- Ils devraient être 115, normalement...
Abdoul remarque trois sièges libres sur la rangée de gauche. Deux d'entre eux ont l'air d'être occupés, mais les deux passagers en question ne sont pas là.
- ... Regarde, il manque deux passagers, on dirait...
- Ouais... un lecteur de Tintin et un matheux, apparemment.
Zack s'approche de Linda, et lui demande, sur un ton agressif, où sont passés les deux garçons.
- J-je... je pourrais p-pas vous d-dire...
Zack met son couteau en évidence. L'hôtesse semble soudainement décidée à parler.
- C'est... deux jeunes, ils étaient assis là, il y en a qui est parti aux toilettes avant votre... enfin, je sais pas où est passé l'autre...
- Abdoul, je crois qu'ils sont tous les deux cachés dans les chiottes ! D'après les dires de madame !
- Ok, on va gentiment leur demander de sortir et de rejoindre leurs copains !
- S'il vous p-plait, ne leur faites p-pas de mal, ils-ils ont peur, v-vous savez...
- Peur ? On va bien s'occuper d'eux, t'inquiètes pas, poupée !
Abdoul effleure les beaux cheveux de Linda avec sa main, tandis qu'il dirige son poignard avec l'autre.
Alors que l'avion survole les régions verdoyantes de l'Allemagne, vous êtes complètement dépassé par la situation, et le stress vous empêche de réfléchir sereinement. Jonathan aussi est très déstabilisé dans le moment, mais il parvient quand même à envisager quelques scénarios.
- Ok, Célestin, le mieux, ce serait qu'on arrive à sortir d'ici sans qu'on nous remarque, et prendre l'escalier au fond qui descend sûrement vers la soute, ou un compartiment technique, où on pourrait se cacher et maximiser nos chances de survie !
- Mais t-t'es fou, ils vont nous remarquer, et on v-va se faire a-attraper
- Ouais, mais autrement, je vois pas de meilleures solutions... on a aucune autre issue dans ces toilettes. Et pas de cachettes. Y a pas un seul conduit d'aération suffisamment grand pour nous abriter, ou...
- Et pas de fenêtres non plus...
- Une fenêtre ? Pour aller où ? Dans les nuages ?
- Ah, m-m*rde, je-je deviens parano
- Mec, ne perds pas ton sang-froid, et quand bien même ils nous trouveraient, ils ont aucune raison de nous tuer... ils ont besoin d'otages.
- On d-dirait que t'as déjà vécu ça, v-vu comment t'en parles !
- Nan, même pas sur ma gameboy.
- Bordel, j'entends des pas qui arrivent... chut ! Pas de bruit ! Ne panique surtout pas !
Les bruits de pas se rapprochent, et s'arrêtent devant la porte des toilettes. La personne de l'autre côté essaye de l'ouvrir. Vous êtes presque paralysé par la peur en voyant la poignée bouger, comme si on cherchait à vous découvrir. Et c'était le cas, une voix masculine vient le confirmer :
- On sait que vous êtes cachés dedans, messieurs les passagers 57 et 58 ! Ouvrez cette porte et tout ira bien, on fera de mal à personne !
- ... Q-qu'est ce qu'on f-fait ?
- Hé, les gars ! On vous veut aucun mal ! Tous les autres passagers sont vivants, et on cherche pas à tuer qui que ce soit ! Mais si vous refusez d'obéir...
- Ouvrez la porte, nom de dieu ! On vous entend respirer ! On sait que vous êtes là !
- Célestin, t'as entendu ? On est dans la m*rde si on ouvre pas...
- Ouvrez, ou je tire sur la porte ! Et vaut mieux pour vous que vous soyez pas derrière !
A. Déverrouiller la porte.
B. Ne rien faire.
C. Hurler courageusement pour dire non.
D. Faire une tirade triste pour toucher la corde sensible des terroristes.
E. Casser le miroir et se munir d'un bout de verre pour affronter les terroristes.
F. Faire semblant que vous êtes mort.
F,
A= on est finito direct, c'est bien trop risqué
B= on attend de se faire éclater
C= même résultat
D= bon pas sur que l'on ait le temps de la finir en vie
E= on va se blesser seul
Le 11 mars 2024 à 13:07:43 :
Pas de prise de risque inutile !
Vote A.Nous ne sommes pas encore assez stable émotionnellement pour tenter quoi que ce soit
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Merci pour ton vote kheyou, la A est sûrement le choix le plus safe pour nos deux héros
Si personne d'autre ne vote, je pars sur la F, vu que c'est le premier vote qui a été exprimé (par MonsieurXdeX)
F. Faire semblant que vous êtes mort.
- Bon, vous l'aurez voulu ! Notre patience a des limites, pas vrai, Zack ?
- Ouais, on va vous déloger de là, de gré ou de force !
Aucune réponse. Aucun bruit. Abdoul sort un pistolet, se met dans l'axe de la porte, et tire sur la poignée. Celle-ci éclate en morceaux, avec un bruit assez brutal.
- Hé, pas de panique, bordel ! Personne est mort !
Tout le monde se retourne vers le fond de l'avion pour voir ce qui vient d'arriver.
Abdoul agite son arme au milieu du couloir pour faire taire les passagers, apeurés. Le calme est rapidement revenu.
- Ouais, j'ai trouvé les deux gars qui manquaient, ils ont l'air inconscients !
Abdoul rejoint son complice dans les toilettes, où ils trouvent deux corps inanimés, étendus l'un sur l'autre.
Vous n'êtes évidemment pas mort. Dans la panique, et à court d'idée, vous avez suggéré à Jonathan de faire les morts pour qu'on vous épargne. Il faut croire que ces bandits ne sont pas bêtes à ce point là...
PAM !
Zack vient de vous mettre un coup de pied. L'onomatopée que vous laissez échapper trahit votre comédie ridicule. L'autre bandit frappe également Jonathan, qui sort de sa simulation.
- Hahaha, qu'est ce que vous avez espéré, bande d'idiots ? Qu'on allait vous laisser ici en vous pensant morts, peut-être ?
- P-pitié n-n-ne nous f-faites pas de m-mal
- Je vois ça, bande de petits couillons. Vous allez rapidement rejoindre vos places, avec tous les autres passagers !
- V-v-vous allez n-nous t-tuer ?
- Tu fais trop pitié, j'ai même pas envie de te toucher avec le p'tit doigt !
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