Topic de ink-ray :

"J'aimerais devenir écrivain mais..."

Le 27 janvier 2021 à 13:34:30 Pierredecaillou a écrit :
Je suis d'accord avec toi l'OP. C'est très difficile d'écrire et seule la persévérance payera.

L'édition n'est pas qu'une question de piston mais quand tu vois que E-penser a édité son roman (de mauvaise qualité) chez Flammarion, ce n'est pas encourageant. :-(

E-penser soulève à lui seul un dysfonctionnement du système éditorial. Mais si ça peut te rassurer, ça n'est pas représentatif de tous les engrenages de cet univers. Je suis d'accord qu'à mon sens, le livre d'E-penser n'avait pas sa place chez Flammarion et le fait qu'il y soit publié me dérange plus que de voir Natoo ou Léna Situations publier leurs bouquins qui, eux, ne se présentent pas comme des romans ou des ouvrages purement littéraires :hap:

Je pense que le succès des autres, plus chanceux ou plus connus que toi, ne doit pas t'affecter dans ta quête personnelle. Y a un aspect "marathon" dans cette aventure. Oui, des gens peuvent te doubler et filer plus vite que toi sans effort apparent alors que tu luttes pour garder un cardio compatible avec ta survie :hap:

Mais non, le fait que des gens réussissent mieux ne devrait pas miner ton moral, ni ta détermination :ok:

J'ai aussi l'impression d'avoir une écriture trop schizophrénique
Trop hermétique
Trop lourde
J'y travaille en permanence, mais je n'arrive pas à échapper à des thèmes obsédants, la raison même pour laquelle j'écris
La majorité des gens y est insensible. je ne cherche pas à plaire à la majorité des gens cela dit. Mais les gens touchés ne le sont qu'à moitié. J'ai vraiment le sentiment d'être seul avec moi-même. D'écrire quelque chose de vide.

J'aimerai faire un webcomic, possiblement un livre aussi, mais pas d'en faire mon métier principal, je préfère savourer l'accomplissement davantage que la reconnaissance, et puis j'ai déjà la flemme d'entrer dans une compétition déjà bien remplie.

En fait j'ai envie de plein de choses, mais c'est souvent l'aspect compétition qui me lasse rapidement, notamment pour se faire de la pub

Le 27 janvier 2021 à 13:34:12 pucelin1er_ban2 a écrit :
l'op les gens qui te disent ça ont raison dans un sens,

le métier d'auteur c'est du piston ou une situation stable, voire de rentier avant même de commencer à écrire.

Je connais plein de gens qui ont commencé avec une situation tout à fait quelconque et sans le moindre piston. Moi compris, d'ailleurs :noel:

quelques bons écrivains sont des anciens profs qui se mettent à mi-temps (soit 6h par semaine) le temps d'écrire. Sans parler des petits héritages, des petites maisons de campagne - qui favorise le tissu créatif.

C'est vrai qu'il y au ne surreprésentation de profs et de travail à mi-temps. Perso, c'est pour répondre à ce rêve que je me suis arraché dans mes études pour décrocher un job "de secours" qui m'autorisera à bosser 2 jours par semaine sans jamais avoir à craindre les fins de mois. Justement, ça fait partie des outils qu'ont les auteurs aspirants. :hap:

Quand tu bosses 35h semaines dans un métier sans rencontres créatives c'est chaud de prendre le temps d'aller dans des associations ou des réseaux d'auteurs.

A titre personnel, je grappillais des heures d'écriture sur du temps de repas et de sommeil quand j'étais en PACES et que je voulais pas réduire mon rythme d'écriture :hap:

Et puis le mythe de l'écrivain seul dans son coin qui fini par publier un roman intéressant c'est... romanesque.

L'écrivain est rarement seul, surtout à l'époque actuelle. Y a énormément d'endroits où tu peux trouver des gens bienveillants qui accompagneront ton travail et tes ambitions :(

Le 27 janvier 2021 à 13:37:38 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:34:30 Pierredecaillou a écrit :
Je suis d'accord avec toi l'OP. C'est très difficile d'écrire et seule la persévérance payera.

L'édition n'est pas qu'une question de piston mais quand tu vois que E-penser a édité son roman (de mauvaise qualité) chez Flammarion, ce n'est pas encourageant. :-(

E-penser soulève à lui seul un dysfonctionnement du système éditorial. Mais si ça peut te rassurer, ça n'est pas représentatif de tous les engrenages de cet univers. Je suis d'accord qu'à mon sens, le livre d'E-penser n'avait pas sa place chez Flammarion et le fait qu'il y soit publié me dérange plus que de voir Natoo ou Léna Situations publier leurs bouquins qui, eux, ne se présentent pas comme des romans ou des ouvrages purement littéraires :hap:

Je pense que le succès des autres, plus chanceux ou plus connus que toi, ne doit pas t'affecter dans ta quête personnelle. Y a un aspect "marathon" dans cette aventure. Oui, des gens peuvent te doubler et filer plus vite que toi sans effort apparent alors que tu luttes pour garder un cardio compatible avec ta survie :hap:

Mais non, le fait que des gens réussissent mieux ne devrait pas miner ton moral, ni ta détermination :ok:

C'est la renommé qui favorise l'édition alors. Les éditeurs veulent éditer un livre car ils savent qu'il va se vendre. E-penser ou les autres Youtuber sont certains de vendre leur livre même s'ils sont mauvais.

Je me dis alors que si un jour je suis édité ce sera seulement pour mon talent et la qualité de mon livre.

Ce topic qui fait maintenant partie de la boucle :fou:

Le 27 janvier 2021 à 13:40:45 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:34:12 pucelin1er_ban2 a écrit :
l'op les gens qui te disent ça ont raison dans un sens,

le métier d'auteur c'est du piston ou une situation stable, voire de rentier avant même de commencer à écrire.

Je connais plein de gens qui ont commencé avec une situation tout à fait quelconque et sans le moindre piston. Moi compris, d'ailleurs :noel:

quelques bons écrivains sont des anciens profs qui se mettent à mi-temps (soit 6h par semaine) le temps d'écrire. Sans parler des petits héritages, des petites maisons de campagne - qui favorise le tissu créatif.

C'est vrai qu'il y au ne surreprésentation de profs et de travail à mi-temps. Perso, c'est pour répondre à ce rêve que je me suis arraché dans mes études pour décrocher un job "de secours" qui m'autorisera à bosser 2 jours par semaine sans jamais avoir à craindre les fins de mois. Justement, ça fait partie des outils qu'ont les auteurs aspirants. :hap:

Quand tu bosses 35h semaines dans un métier sans rencontres créatives c'est chaud de prendre le temps d'aller dans des associations ou des réseaux d'auteurs.

A titre personnel, je grappillais des heures d'écriture sur du temps de repas et de sommeil quand j'étais en PACES et que je voulais pas réduire mon rythme d'écriture :hap:

Et puis le mythe de l'écrivain seul dans son coin qui fini par publier un roman intéressant c'est... romanesque.

L'écrivain est rarement seul, surtout à l'époque actuelle. Y a énormément d'endroits où tu peux trouver des gens bienveillants qui accompagneront ton travail et tes ambitions :(

On a peut être pas la même représentation de situations "privilégiées".
Le sentiment d'insécurité ou d'instabilité financière profonde c'est quelque chose de précis.

Bref faut voir aussi ce qu'on appelle publier.
Dénier que les réseaux sont importants, que vivre à Paris et boire des verres avec des éditeurs professionnels qui ont un vrai sens de la lecture et du conseil etc.... ce n'est pas objectif (c'est mon cas donc je me plains pas)

de toute facon, même avec tous les pistons, le réseau, et même des pq dans de grandes boites d'édition j'ai jamais fini un roman :D

Le 27 janvier 2021 à 13:41:12 Pierredecaillou a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:37:38 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:34:30 Pierredecaillou a écrit :
Je suis d'accord avec toi l'OP. C'est très difficile d'écrire et seule la persévérance payera.

L'édition n'est pas qu'une question de piston mais quand tu vois que E-penser a édité son roman (de mauvaise qualité) chez Flammarion, ce n'est pas encourageant. :-(

E-penser soulève à lui seul un dysfonctionnement du système éditorial. Mais si ça peut te rassurer, ça n'est pas représentatif de tous les engrenages de cet univers. Je suis d'accord qu'à mon sens, le livre d'E-penser n'avait pas sa place chez Flammarion et le fait qu'il y soit publié me dérange plus que de voir Natoo ou Léna Situations publier leurs bouquins qui, eux, ne se présentent pas comme des romans ou des ouvrages purement littéraires :hap:

Je pense que le succès des autres, plus chanceux ou plus connus que toi, ne doit pas t'affecter dans ta quête personnelle. Y a un aspect "marathon" dans cette aventure. Oui, des gens peuvent te doubler et filer plus vite que toi sans effort apparent alors que tu luttes pour garder un cardio compatible avec ta survie :hap:

Mais non, le fait que des gens réussissent mieux ne devrait pas miner ton moral, ni ta détermination :ok:

C'est la renommé qui favorise l'édition alors. Les éditeurs veulent éditer un livre car ils savent qu'il va se vendre. E-penser ou les autres Youtuber sont certains de vendre leur livre même s'ils sont mauvais.

Je me dis alors que si un jour je suis édité ce sera seulement pour mon talent et la qualité de mon livre.

Il faut bien se dire que pour les éditeurs, la majorité des romans publiés ne sont pas rentables. Ils font leur biff sur les best-sellers qui sont produits de préférence sans trop de travail éditorial.

Le système en lui-même est malade et je pense que pour le guérir, il faut réduire la quantité de livres produits (de sorte à mieux défendre les auteurs qui publient, accessoirement, sur le plan financier et promotionnel). Ce qui limiterait l'accès des jeunes auteurs aux maisons d'édition mais permettrait de remettre la machine sur des rails plus sains.

Le 27 janvier 2021 à 13:41:12 Pierredecaillou a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:37:38 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:34:30 Pierredecaillou a écrit :
Je suis d'accord avec toi l'OP. C'est très difficile d'écrire et seule la persévérance payera.

L'édition n'est pas qu'une question de piston mais quand tu vois que E-penser a édité son roman (de mauvaise qualité) chez Flammarion, ce n'est pas encourageant. :-(

E-penser soulève à lui seul un dysfonctionnement du système éditorial. Mais si ça peut te rassurer, ça n'est pas représentatif de tous les engrenages de cet univers. Je suis d'accord qu'à mon sens, le livre d'E-penser n'avait pas sa place chez Flammarion et le fait qu'il y soit publié me dérange plus que de voir Natoo ou Léna Situations publier leurs bouquins qui, eux, ne se présentent pas comme des romans ou des ouvrages purement littéraires :hap:

Je pense que le succès des autres, plus chanceux ou plus connus que toi, ne doit pas t'affecter dans ta quête personnelle. Y a un aspect "marathon" dans cette aventure. Oui, des gens peuvent te doubler et filer plus vite que toi sans effort apparent alors que tu luttes pour garder un cardio compatible avec ta survie :hap:

Mais non, le fait que des gens réussissent mieux ne devrait pas miner ton moral, ni ta détermination :ok:

C'est la renommé qui favorise l'édition alors. Les éditeurs veulent éditer un livre car ils savent qu'il va se vendre. E-penser ou les autres Youtuber sont certains de vendre leur livre même s'ils sont mauvais.

Je me dis alors que si un jour je suis édité ce sera seulement pour mon talent et la qualité de mon livre.

Il faut bien se dire que pour les éditeurs, la majorité des romans publiés ne sont pas rentables. Ils font leur biff sur les best-sellers qui sont produits de préférence sans trop de travail éditorial.

Le système en lui-même est malade et je pense que pour le guérir, il faut réduire la quantité de livres produits (de sorte à mieux défendre les auteurs qui publient, accessoirement, sur le plan financier et promotionnel). Ce qui limiterait l'accès des jeunes auteurs aux maisons d'édition mais permettrait de remettre la machine sur des rails plus sains.

Le 27 janvier 2021 à 13:46:24 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:41:12 Pierredecaillou a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:37:38 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:34:30 Pierredecaillou a écrit :
Je suis d'accord avec toi l'OP. C'est très difficile d'écrire et seule la persévérance payera.

L'édition n'est pas qu'une question de piston mais quand tu vois que E-penser a édité son roman (de mauvaise qualité) chez Flammarion, ce n'est pas encourageant. :-(

E-penser soulève à lui seul un dysfonctionnement du système éditorial. Mais si ça peut te rassurer, ça n'est pas représentatif de tous les engrenages de cet univers. Je suis d'accord qu'à mon sens, le livre d'E-penser n'avait pas sa place chez Flammarion et le fait qu'il y soit publié me dérange plus que de voir Natoo ou Léna Situations publier leurs bouquins qui, eux, ne se présentent pas comme des romans ou des ouvrages purement littéraires :hap:

Je pense que le succès des autres, plus chanceux ou plus connus que toi, ne doit pas t'affecter dans ta quête personnelle. Y a un aspect "marathon" dans cette aventure. Oui, des gens peuvent te doubler et filer plus vite que toi sans effort apparent alors que tu luttes pour garder un cardio compatible avec ta survie :hap:

Mais non, le fait que des gens réussissent mieux ne devrait pas miner ton moral, ni ta détermination :ok:

C'est la renommé qui favorise l'édition alors. Les éditeurs veulent éditer un livre car ils savent qu'il va se vendre. E-penser ou les autres Youtuber sont certains de vendre leur livre même s'ils sont mauvais.

Je me dis alors que si un jour je suis édité ce sera seulement pour mon talent et la qualité de mon livre.

Il faut bien se dire que pour les éditeurs, la majorité des romans publiés ne sont pas rentables. Ils font leur biff sur les best-sellers qui sont produits de préférence sans trop de travail éditorial.

Le système en lui-même est malade et je pense que pour le guérir, il faut réduire la quantité de livres produits (de sorte à mieux défendre les auteurs qui publient, accessoirement, sur le plan financier et promotionnel). Ce qui limiterait l'accès des jeunes auteurs aux maisons d'édition mais permettrait de remettre la machine sur des rails plus sains.

Privilégier la qualité devant la quantité, ça me plait.

Le 27 janvier 2021 à 13:26:10 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:22:28 Exegete a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:21:23 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:18:31 Exegete a écrit :
J'ai une idée de bouquin avec des chiens battus qui se convertissent au nazisme lorsqu'ils découvrent que le parti d'Adolf Hitler était avant-gardiste en ce qui concerne les droits des animaux. https://image.noelshack.com/fichiers/2017/13/1490886827-risibo.png

Je sais pas quoi en faire et je n'ai pas de talent particulier, ça se travaille? https://image.noelshack.com/fichiers/2017/13/1490886827-risibo.png

Bien sûr que ça se travaille. Beaucoup de mes collègues auteurs pros (dont certains qui gagnent bien leur vie avec) ont commencé après 30 ou 40 ans à écrire. J'en ai même un qui, non content d'avoir commencé tard, partait avec un handicap puisqu'il est dysorthographique.

Entendu l'ami, que penses-tu de l'idée? ça fait un moment qu'elle occupe mon esprit. https://image.noelshack.com/fichiers/2017/13/1490886827-risibo.png

Ca me fait un peu penser à l'uchronie qui vient de sortir chez Mü : "Je n'aime pas les grands"

https://livre.fnac.com/a14248840/Pierre-Leaute-Je-n-aime-pas-les-grands?origin=PA_JV_LIEN

C'est un bouquin au concept assez marrant, où une forme inédite de totalitarisme se développe après 14-18 : un parti qui nourrit une haine envers les hommes de grandes taille, accusés d'avoir fait perdre la guerre puisqu'avec leur gabarit, ils dépassaient des tranchées :hap:

C'est le même genre d'idée un peu loufoque qui peut s'avérer cynique tout en pétant les rotules du manichéisme, je trouve ça sympa :(

Merci beaucoup pour ton retour!

Le 27 janvier 2021 à 13:45:41 pucelin1er_ban2 a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:40:45 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:34:12 pucelin1er_ban2 a écrit :
l'op les gens qui te disent ça ont raison dans un sens,

le métier d'auteur c'est du piston ou une situation stable, voire de rentier avant même de commencer à écrire.

Je connais plein de gens qui ont commencé avec une situation tout à fait quelconque et sans le moindre piston. Moi compris, d'ailleurs :noel:

quelques bons écrivains sont des anciens profs qui se mettent à mi-temps (soit 6h par semaine) le temps d'écrire. Sans parler des petits héritages, des petites maisons de campagne - qui favorise le tissu créatif.

C'est vrai qu'il y au ne surreprésentation de profs et de travail à mi-temps. Perso, c'est pour répondre à ce rêve que je me suis arraché dans mes études pour décrocher un job "de secours" qui m'autorisera à bosser 2 jours par semaine sans jamais avoir à craindre les fins de mois. Justement, ça fait partie des outils qu'ont les auteurs aspirants. :hap:

Quand tu bosses 35h semaines dans un métier sans rencontres créatives c'est chaud de prendre le temps d'aller dans des associations ou des réseaux d'auteurs.

A titre personnel, je grappillais des heures d'écriture sur du temps de repas et de sommeil quand j'étais en PACES et que je voulais pas réduire mon rythme d'écriture :hap:

Et puis le mythe de l'écrivain seul dans son coin qui fini par publier un roman intéressant c'est... romanesque.

L'écrivain est rarement seul, surtout à l'époque actuelle. Y a énormément d'endroits où tu peux trouver des gens bienveillants qui accompagneront ton travail et tes ambitions :(

On a peut être pas la même représentation de situations "privilégiées".
Le sentiment d'insécurité ou d'instabilité financière profonde c'est quelque chose de précis.

Qui caractérise la vie de nombreux auteurs pros, dont on rappelle que plus de la moitié ne touche même pas le SMIC. :noel:

Bref faut voir aussi ce qu'on appelle publier.

Personnellement j'entends par "publier" une publication à compte d'éditeur possédant un diffuseur. Indépendamment de la taille de la maison.

Dénier que les réseaux sont importants, que vivre à Paris et boire des verres avec des éditeurs professionnels qui ont un vrai sens de la lecture et du conseil etc.... ce n'est pas objectif (c'est mon cas donc je me plains pas)

En tant qu'étudiant précaire issu de la rase campagne qui bataille pour joindre les deux bouts et qui cumule sur ses deux boulots 10h par jour de boulot sans week-end, je pense que je mesure ce que c'est la "précarité" :noel:

Et oui, certaines situations facilitent l'insertion dans le monde de l'édition. Ca ne signifie pas que ces situations sont des conditions sine qua non à la vie d'auteur :(

Le 27 janvier 2021 à 13:47:27 Pierredecaillou a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:46:24 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:41:12 Pierredecaillou a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:37:38 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:34:30 Pierredecaillou a écrit :
Je suis d'accord avec toi l'OP. C'est très difficile d'écrire et seule la persévérance payera.

L'édition n'est pas qu'une question de piston mais quand tu vois que E-penser a édité son roman (de mauvaise qualité) chez Flammarion, ce n'est pas encourageant. :-(

E-penser soulève à lui seul un dysfonctionnement du système éditorial. Mais si ça peut te rassurer, ça n'est pas représentatif de tous les engrenages de cet univers. Je suis d'accord qu'à mon sens, le livre d'E-penser n'avait pas sa place chez Flammarion et le fait qu'il y soit publié me dérange plus que de voir Natoo ou Léna Situations publier leurs bouquins qui, eux, ne se présentent pas comme des romans ou des ouvrages purement littéraires :hap:

Je pense que le succès des autres, plus chanceux ou plus connus que toi, ne doit pas t'affecter dans ta quête personnelle. Y a un aspect "marathon" dans cette aventure. Oui, des gens peuvent te doubler et filer plus vite que toi sans effort apparent alors que tu luttes pour garder un cardio compatible avec ta survie :hap:

Mais non, le fait que des gens réussissent mieux ne devrait pas miner ton moral, ni ta détermination :ok:

C'est la renommé qui favorise l'édition alors. Les éditeurs veulent éditer un livre car ils savent qu'il va se vendre. E-penser ou les autres Youtuber sont certains de vendre leur livre même s'ils sont mauvais.

Je me dis alors que si un jour je suis édité ce sera seulement pour mon talent et la qualité de mon livre.

Il faut bien se dire que pour les éditeurs, la majorité des romans publiés ne sont pas rentables. Ils font leur biff sur les best-sellers qui sont produits de préférence sans trop de travail éditorial.

Le système en lui-même est malade et je pense que pour le guérir, il faut réduire la quantité de livres produits (de sorte à mieux défendre les auteurs qui publient, accessoirement, sur le plan financier et promotionnel). Ce qui limiterait l'accès des jeunes auteurs aux maisons d'édition mais permettrait de remettre la machine sur des rails plus sains.

Privilégier la qualité devant la quantité, ça me plait.

C'est en discussion avec le Ministère de la Culture, d'ailleurs. Y a de gros débats entre syndicats d'auteurs, éditeurs et diffuseurs pour savoir ce que va devenir ce système asthmatique.

Ca passe par la consolidation du statut d'artiste-auteur (actuellement, c'est une galère sans nom) et par une refonte du monde éditorial dans son ensemble mais ça, ça semble idyllique.

Qui caractérise la vie de nombreux auteurs pros, dont on rappelle que plus de la moitié ne touche même pas le SMIC.

alors c'est là que l'on est pas d'accord, je n'ai pas envie d'avoir ce débat éternel que nous avons eu autour d'une bonne bière avec des amis.
Pour avoir fréquenter le milieu que les choses soient claires, les auteurs ne gagnent certes pas beaucoup d'argent, mais leur profil est très loin de ce que tu décris.

L'écriture est un art bourgeois par essence, le nier est farfelu.

Néanmoins, ça ne change rien à ton processus mais ce sont des codes qu'il faut garder en tête pour certains genres de publication.

Je te souhaite de tout cœur de réussir, car avec 10h de boulot par jour ce ne sera pas évidet

Le 27 janvier 2021 à 13:52:06 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:47:27 Pierredecaillou a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:46:24 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:41:12 Pierredecaillou a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:37:38 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:34:30 Pierredecaillou a écrit :
Je suis d'accord avec toi l'OP. C'est très difficile d'écrire et seule la persévérance payera.

L'édition n'est pas qu'une question de piston mais quand tu vois que E-penser a édité son roman (de mauvaise qualité) chez Flammarion, ce n'est pas encourageant. :-(

E-penser soulève à lui seul un dysfonctionnement du système éditorial. Mais si ça peut te rassurer, ça n'est pas représentatif de tous les engrenages de cet univers. Je suis d'accord qu'à mon sens, le livre d'E-penser n'avait pas sa place chez Flammarion et le fait qu'il y soit publié me dérange plus que de voir Natoo ou Léna Situations publier leurs bouquins qui, eux, ne se présentent pas comme des romans ou des ouvrages purement littéraires :hap:

Je pense que le succès des autres, plus chanceux ou plus connus que toi, ne doit pas t'affecter dans ta quête personnelle. Y a un aspect "marathon" dans cette aventure. Oui, des gens peuvent te doubler et filer plus vite que toi sans effort apparent alors que tu luttes pour garder un cardio compatible avec ta survie :hap:

Mais non, le fait que des gens réussissent mieux ne devrait pas miner ton moral, ni ta détermination :ok:

C'est la renommé qui favorise l'édition alors. Les éditeurs veulent éditer un livre car ils savent qu'il va se vendre. E-penser ou les autres Youtuber sont certains de vendre leur livre même s'ils sont mauvais.

Je me dis alors que si un jour je suis édité ce sera seulement pour mon talent et la qualité de mon livre.

Il faut bien se dire que pour les éditeurs, la majorité des romans publiés ne sont pas rentables. Ils font leur biff sur les best-sellers qui sont produits de préférence sans trop de travail éditorial.

Le système en lui-même est malade et je pense que pour le guérir, il faut réduire la quantité de livres produits (de sorte à mieux défendre les auteurs qui publient, accessoirement, sur le plan financier et promotionnel). Ce qui limiterait l'accès des jeunes auteurs aux maisons d'édition mais permettrait de remettre la machine sur des rails plus sains.

Privilégier la qualité devant la quantité, ça me plait.

C'est en discussion avec le Ministère de la Culture, d'ailleurs. Y a de gros débats entre syndicats d'auteurs, éditeurs et diffuseurs pour savoir ce que va devenir ce système asthmatique.

Ca passe par la consolidation du statut d'artiste-auteur (actuellement, c'est une galère sans nom) et par une refonte du monde éditorial dans son ensemble mais ça, ça semble idyllique.

Merci Khey pour ces informations.

Je te remercie aussi de m'avoir conseiller sur certains de mes topics. :oui:

Sur ce je retourne à la tâche.

Déjà on devrait pas laisser des Youtubers écrire des bouquins tout comme ils ne devraient pas faire du doublage de films. J'ai espoir qu'un jour on regagne une atmosphère méritocratique dans l'art en général.

Le 27 janvier 2021 à 13:29:23 ink-ray a écrit :

Le 27 janvier 2021 à 13:24:39 Caca-affreux_ a écrit :
J'ai pas le niveau. J'ai essayé mais j'ai vraiment pas la patience d'écrire des centaines de lignes pour établir un cadre, une histoire etc. Ca m'emmerde. Parfois tu as juste la vision, et tu aimerais que tout se retranscrive d'un coup. Je le fais pour moi parfois, de cours paragraphes pour coucher des émotions/pensées, mais réellement, l'écriture, ce n'est pas ça, c'est un travail de longue haleine. Une construction, un édifice. Je crois que je me sers égoïstement des mots quand l'écrivain lui est porté par eux. Il n’arrête jamais d’être bercé par eux, c'est pourquoi ce que je vois comme un labeur, eux le voient comme une passion qui les entraîne. Les mots les entraînent, et je suis un peu jaloux, car je dispose de la sensibilité mais pas de l'amour. Je ne suis qu'une passion furtive sans lendemain. Je vais peut etre essayer de me mettre à la musique, ça à l'air d’être quelque chose de plus direct pour nous permettre de nous exprimer. Malheureusement, ce n'est pas aussi naturel que l'écriture.
Tout le monde peut écrire. Ou du moins tous ceux ayant reçu un minimum d'éducation. C'est ça qui est beau aussi :-(

Tu mets le doigt sur quelque chose de très sensible et rares sont les gens lucides à ce niveau.

Ecrire, c'est difficile. Ecrire, ça n'est pas que raconter ou coudre de jolis mots ensemble. On ne peut pas se jeter à l'eau et espérer décrocher la timbale du premier coup.

Ce que tu dis démontre qu'au contraire, tu as un vrai potentiel de travail à ce niveau et que tu pourrais nourrir cette sensibilité qui te fait pour l'instant défaut.

Tout le monde peut écrire, mais pour ça, il faut bosser. Et si tu veux devenir un auteur de renom, il faut s'arracher et se lancer à corps perdu.

Même moi, avec des années d'expérience dans les basques, je me considère pas encore comme un "bon" auteur :noel:

Oui, mais... il faut de la passion.
Ou au moins du talent et du sérieux. Or, ce n'est pas dans ma personnalité d’être constant et passionné. J'ai toujours aimé des choses bien sur, mais jamais au point d'en être obsédé et de faire tourner ma vie autour de ça. Je fais surement parti de ces gens qui n'ont pas de réelle et grande passion... Désolé de raconter ma vie. Je te souhaite de réaliser tes rêves emplumés :noel:

Ah merde le topic m’intéressait et j’ai fini par zapper :hap:

"Tu peux tenter le 'reverse engineering' de ton bouquin. Tu crées un schéma où tu décides de l'ambiance, du rythme, du thème, des personnages, de la longueur, la temporalité, etc. En gros t'établis un blueprint et ensuite tu te mets au travail."

:d) C’est déjà comme ça que je procède je suppose. Ça fait très longtemps que j’ai pas écrit un "vrai" texte mais j’écris bcp de scénario de jeu de rôle (donjons et dragons). Du coup bah ce sont des éléments avec lesquels je travaille souvent, à vrai dire ma campagne actuelle est tellement fournie que ne j’aurais qu’à piocher dedans si je voulais écrire un roman par exemple.

Pour le moment, en admettant que je veuille absolument écrire un roman, je saurais même pas dans quel type d’univers le rédiger. Probablement de la fantasy oui mais j’ai pas fait de "juste" faire du med-fan, science-fiction, dark fantasy ou ce que tu veux. J’aimerais bien inventer ou réinventer un concept mais c est pas évident de sortir autant des sentiers battus.

Parfois jme dis que c’est ce fameux effet où tu te trouves nul parce que tu arrives pas à faire qqch parce que la tâche est trop dure. (Monter un escalier de 1 million de marches = impossible mais monter 10 marches = facile toussa toussa)

Le 27 janvier 2021 à 13:53:47 omega-lombax a écrit :
Déjà on devrait pas laisser des Youtubers écrire des bouquins tout comme ils ne devraient pas faire du doublage de films. J'ai espoir qu'un jour on regagne une atmosphère méritocratique dans l'art en général.

l'art n'a jamais été méritocratique. tu as une vision biaisée des choses par les compilations historiques. L'art ca a toujours été AVANT TOUT Du relationnel et de la représentation.

Les exceptions nous parviennent uniquement grace à l'Histoire. Tu peux être un génie, comme Van Gogh, si tu n'es pas capable de relationnel et de te mettre en avant en tant qu'artiste tu finiras pauvre et alcoolo :)

Je suis écrivain pas publié, ça n'empêche pas d'exercer sa passion :noel:

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ink-ray
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27 janvier 2021 à 12:50:40
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