Topic de kongstrong :

Topic du Glauque

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Nous avons l'affaire du Petit Gregory, les américains ont l'affaire Jonbenét Ramsey. J'avais peur que ce soit un peu HS, mais je pense qu'il y a suffisamment d'éléments glauques et surtout, "bizarres" pour la poster ici:

Source: Wikipédia.

Faits

Les seules personnes présentes dans la maison la nuit de la mort de JonBenét sont la victime, ses parents et son frère. Le jour du drame, la famille avait prévu de partir en vacances et un vol pour Charlevoix dans le Michigan, était réservé.

Selon le témoignage de Patsy Ramsey recueilli le 26 décembre 1996, elle a réalisé que sa fille était absente après avoir trouvé dans l'escalier menant à la cuisine une demande de rançon.

La lettre de rançon.

La rançon correspond à la valeur d'un bonus que John Ramsey avait reçu plus tôt cette année, c'est-à-dire 118 000 $. La note de rançon comprend plusieurs détails inhabituels ; elle est très longue (2 pages et demie), a été écrite sur la scène de crime et comporte des points d'exclamation et des acronymes. Elle est écrite avec un feutre et un bloc de papier appartenant aux Ramsey. Le rapport graphologique ne donne pas de résultats probants, le FBI exclut John Ramsey comme pouvant être l'auteur de la lettre mais n'écarte pas complètement Patsy Ramsey. Plusieurs passages de la lettre peuvent faire référence à des répliques du film policier L'Inspecteur Harry. Des fautes d'orthographe semblent avoir été placées intentionnellement (« bussiness », « posession »).

Malgré des instructions précises de ne prévenir personne sous peine de tuer JonBenét, Patsy Ramsey a immédiatement appelé la police. Lors de l'appel, elle emploie cette phrase : « Nous » avons un enlèvement. Elle semble paniquée et après avoir donné son adresse, elle s'interrompt subitement et pose le combiné sans raccrocher en laissant en ligne l'opératrice. En général, les victimes restent en ligne pour communiquer avec les secours. Sur l'enregistrement, on entend sans certitude plusieurs personnes parler. L'opératrice aurait trouvé l'appel étrange et aurait senti que quelque chose n'allait pas.

Les policiers sont arrivés dans les minutes qui suivent. Les recherches ne mettront en évidence aucun signe d'effraction ou d'intrusion, pas de traces de pas dans la neige ou d'empreintes digitales. Croyant que l'affaire était un enlèvement, seule la chambre de JonBenét a été bouclée pour empêcher la contamination des preuves. Des amis sont arrivés à la maison pour soutenir la famille. L'inspectrice de police de Boulder, Linda Arndt, est arrivée vers 8 heures du matin. John Ramsey est parti seul pendant 1h30 à la banque afin d'aller chercher de l'argent pour payer la rançon. Dans l'attente de l'appel du kidnappeur, amis et avocats ont alors rangé la maison et même nettoyé la cuisine, détruisant probablement des preuves.

À 13 heures, l'inspectrice Arndt demande à John Ramsey et à son ami Fleet White de fouiller la maison pour voir s'ils trouvent quelque chose d'anormal. John Ramsey décide d'inspecter le sous-sol et trouve dans la cave à vin le corps sans vie de sa fille. D'après White, il aurait dit : « Elle est là ! » au même moment où il a allumé la lumière. Une couverture blanche recouvre la petite fille, un ruban adhésif posé sur sa bouche et un cordon en nylon se trouve autour de ses poignets et de son cou. John Ramsey a immédiatement pris le corps dans ses bras et l'a emmené à l'étage, en criant au secours. Arndt l'a ensuite déplacé dans le salon. Tous ces déplacements ont malheureusement contaminé les preuves potentielles.

Sur la scène de crime, un cordon de nylon et le manche cassé d'un pinceau ont été utilisés pour fabriquer un garrot qui est attaché autour du cou de JonBenét, il a apparemment été utilisé pour l'étrangler. Le nœud est très rudimentaire pour un garrot efficace. Le pinceau a été trouvé dans une pièce du sous-sol avec les fournitures d'art de Patsy Ramsey. Un morceau du pinceau n'a jamais été retrouvé. Une corde a été trouvée à l'intérieur d'un sac en papier dans la chambre d'amis au deuxième étage, partie de la maison où se situent aussi les chambres des enfants. Selon les Ramsey, la corde ne leur appartient pas.

L'autopsie rapporte que le décès a été causé par une asphyxie associée à un traumatisme crânien sévère. Les expertises se contredisent concernant le déroulement des faits. Pour certains, le choc crânien qui a causé la mort cérébrale est survenu avant l'étranglement, alors que pour d'autres, la petite fille était vivante et consciente durant la strangulation et donc le choc violent à la tête serait survenu après. De petites quantités de sang séché, des ecchymoses et des écorchures dans la région vaginale sont observées et pourraient être causées par une pénétration avec un objet. L'heure du décès est déterminée entre le soir du 25 décembre à partir de 22h jusqu'à 6h au matin du 26 décembre. Sa mort est considérée comme étant un homicide.

L'autopsie a également révélé que JonBenét avait mangé de l'ananas peu de temps avant sa mort. Des photographies prises dans la maison le jour des faits montrent un bol rempli d'ananas posé sur la table du salon avec une cuillère dedans. Toutefois, la police présente sur la scène de crime a multiplié les erreurs et a autorisé quelqu'un à nettoyer ce bol. Patsy et John Ramsey ont affirmé ne pas avoir donné de l'ananas à JonBenét le soir du 25 décembre et qu'ils ne se rappelaient pas de ce bol.

Le 25 décembre, les Ramsey ont passé une partie de la soirée chez des amis. John Ramsey a déclaré avoir mis JonBenét au lit, après qu'elle se soit endormie dans la voiture sur le chemin du retour. L'enfant est retrouvée sans vie avec les vêtements qu'elle a portés la veille.

EnquĂŞte

John Ramsey, Patsy Ramsey, Burke Ramsey et d'autres membres de la famille ont fourni des échantillons de sang et de cheveux à la police. Les parents ont participé aux premiers interrogatoires des policiers. Burke Ramsey a également été entendu les premières semaines suivant la mort de sa sœur. Patsy et John Ramsey ont ensuite commencé à éviter les interrogatoires des policiers et à adresser leurs propres conditions. Ils ont accordé plusieurs entretiens télévisés après la mort de leur fille et ont notamment mis en garde les familles qu'un tueur était toujours en liberté, déclenchant la frayeur du voisinage.

Les Ramsey se sont néanmoins soumis au détecteur de mensonge et ont transmis des échantillons d'écriture manuscrite. John Ramsey a déclaré : « Nous ne devrions pas avoir à prouver notre innocence ».

L'affaire a été très médiatisée, les journalistes se sont particulièrement intéressés à JonBenét, à ses concours de mini-miss et à la richesse des Ramsey. Les incohérences de cette affaire et la difficulté de trouver un suspect ont défrayé la chronique. Tandis que les Ramsey considèrent que la police de Boulder est mauvaise, certains pensent que John Ramsey exerce une influence sur l’enquête. La police de Boulder s'est d'abord concentrée presque exclusivement sur John et Patsy Ramsey, les médias et l'opinion publique les ont alors identifiés comme des suspects potentiels.

Selon John Ramsey, la plus grosse erreur qu'il ait commise le jour du drame est de ne pas avoir appelé directement le FBI mais d'avoir appelé la police de Boulder.

En 1998, le bureau du procureur présente des éléments de preuves pouvant disculper les Ramsey mais ne parvient pas à convaincre la police de leur innocence. En raison de leur désaccord, le gouverneur nomme un procureur spécial, Michael Kane, pour former un grand jury. À la suite de cela, Lou Smit et Steve Thomas, deux des enquêteurs principaux dans l'affaire dont les points de vue sont opposés, ont démissionné.

En 1999, le grand jury rend son verdict contre les Ramsey mais le procureur du comté, Alex Hunter, n'a pas révélé le résultat et ne les a pas poursuivis, estimant qu'on ne pouvait prouver leur culpabilité. En 2013, le grand jury de 1999 révèle qu'il avait accusé John et Patsy Ramsey d'avoir permis à un enfant d'être placé de manière déraisonnable dans une situation présentant un risque de préjudice pour sa vie ou sa santé entraînant la mort de JonBenét Ramsey.

En 2003, les experts de la Police Scientifique sont parvenus à extraire l'ADN d'un homme inconnu provenant des sous-vêtements de JonBenét. Le juge fédéral et Mary Lacy, procureur du comté de Boulder, sont d'avis qu'il est plus probable qu'un intrus ait assassiné JonBenét plutôt que Patsy Ramsey. Ce qui a incité Mary Lacy, à envoyer une lettre d'excuses aux Ramsey en 2008.

Peu de temps après le décès de la mère de JonBenét en 2006, John Mark Karr, un enseignant américain de 41 ans est arrêté en Thaïlande et avoue être le meurtrier. Il avait déjà été détenu pour possession de pornographie pédophile. Il s'est avéré après enquête qu'il avait tout inventé.

En 2009, le procureur Stan Garnett estime que la famille Ramsey a droit à la présomption d'innocence24.

En 2010, l'enquête est rouverte. De nouveaux interrogatoires sont menés par un comité qui comprend enquêteurs fédéraux et nationaux. Des nouvelles technologies sont utilisées sans nouvelles découvertes.

En 2016, une nouvelle analyse médico-légale a révélé qu'il y avait non pas un mais deux ADN inconnus sur les sous-vêtements. Des recherches scientifiques sans liens avec l'enquête ont permis de démontrer qu'une culotte neuve, sortie de son paquet d'emballage, pouvait présenter des traces d'ADN. Cependant, deux points identiques en ADN sur cette culotte, donc deux éléments de preuves du même profil ADN sur une culotte neuve est impossible, prouvant qu'effectivement cet ADN semble être celui d'une personne inconnue de sexe masculin qui est bien liée à ce crime.

En janvier 2019, un homme emprisonné pour pédopornographie, Gary Oliva, confesse le meurtre de JonBenét dans une lettre écrite à un de ses anciens camarades de lycée. La police a fait savoir dans un communiqué qu'elle avait déjà enquêté sur Gary Oliva et qu’il avait été disculpé grâce à son ADN.

Enquête indépendante

Certains enquêteurs, tels que Lou Smit ou John E. Douglas, pensent qu'un intrus serait effectivement bien rentré dans la maison des Ramsey le soir du 25 décembre. Tandis que Steve Thomas ou James Kolar, sont persuadés qu'un membre de la famille Ramsey aurait probablement tué JonBenét par accident et qu'il s'agirait d'une « mise en scène ».

Dans la première hypothèse, les traces ADN trouvées sur la culotte et sous les ongles de la victime, donc deux ADN de la même personne, signifieraient qu'un profil de sexe masculin est bien mis en cause dans cet homicide. Il est aussi constaté que la théorie de l'intrusion d'un pédophile ou de ravisseurs par la fenêtre cassée du sous-sol est plausible. Cela est démontré dans une vidéo tournée sur l'ancienne propriété de la famille Ramsey où le détective Lou Smit entre lui-même dans le sous-sol en passant par cette fenêtre. Lou Smit a enquêté sur cette affaire jusqu’à sa mort, mettant en évidence plusieurs profils de personnes susceptibles d'avoir commis ce meurtre. Sur la scène de crime, une valise appartenant aux Ramsey avait été trouvée près de la fenêtre du sous-sol, pouvant indiquer que le ravisseur avait l'intention d'enlever la petite fille en la transportant dans cette valise.

Des spécialistes avancent que JonBenét ne serait pas morte par strangulation mais par le coup violent porté à la tête. On note aussi des marques sur le visage et le dos de la fillette et il est démontré, après enquête, en effectuant un test sur un porc anesthésié, que ces traces auraient pu être causées par un Taser surement utilisé pour étourdir l'enfant, puis la déposer dans la valise et la sortir sans éveiller le voisinage. Un homme a « très sûrement » eu recours à un Taser dans un premier temps pour contrôler la victime, puis a utilisé un garrot pour la malmener. JonBenét se serait débattue, des traces d'ongles sous le menton le démontrent - jusqu'au coup violent, sûrement asséné avec une lampe torche ou une batte de Baseball, créant un traumatisme crânien mortel.

Une autre théorie accuse Burke Ramsey, son frère aîné de neuf ans au moment des faits. Cette nuit-là, à la suite d'une altercation avec sa sœur, il aurait frappée JonBenét à la tête d'un coup mortel avec une lampe torche. La lampe torche est aperçue posée dans la cuisine sur les photos prises dans la maison le jour de la mort de JonBenét. Dispute qui aurait pu être causée par l'ananas, fruit qui a été retrouvé dans le corps de JonBenét et mangé quelques heures avant sa mort. Un an plus tôt, il l'avait déjà frappée au visage - par accident, selon Burke Ramsey lui même - avec un club de golf. Burke était un enfant colérique et jaloux de l'attention portée sur sa sœur et ses concours de mini-miss[réf. nécessaire]. Selon une ancienne gouvernante, il aurait souffert d'encoprésie auparavant et étalait ses excréments sur les murs de la salle de bain ou en conservait des boulettes au fond de son lit. Il aurait même étalé sa matière fécale sur une boîte de chocolats que JonBenét avait eue pour Noël.

Pour protéger leur fils, les parents auraient pris la décision de faire croire à un enlèvement et d'écrire une lettre de rançon avec l'idée de se débarrasser du corps, puis ayant renoncé, ils auraient orienté l'enquête sur l'intrusion d'un pédophile tueur.

Pour ceux que le sujet intéresse, je conseille cette série de trois vidéos sur l'affaire, présentant quelques documents et photos:

https://www.youtube.com/watch?v=oI2MKn0R99g

Tueuse en série malgré elle: Mary Mallon (née le 23 septembre 1869, morte le 11 novembre 1938), également connue sous le surnom de Mary Typhoïde (Typhoid Mary), fut la première personne aux États-Unis identifiée comme porteur sain de la fièvre typhoïde.

Comme cuisinière, elle causa l'infection de 51 personnes, et trois en sont mortes. Sa notoriété a été renforcée par son déni véhément de sa propre responsabilité dans la transmission de la maladie, ainsi que par son refus de cesser son travail de cuisinière. Elle fut mise deux fois en quarantaine sur l'île North Brother Island par les autorités de santé publique : entre 1906 et 1910 et de 1915 jusqu'à la fin de sa vie, puisqu'elle y mourut d'une pneumonie à l'âge de 69 ans.

Ses emplois de cuisinière

Mary Mallon naît en 1869 à Cookstown, dans le comté de Tyrone en Irlande du Nord. Elle émigre vers les États-Unis en 1884. De 1900 à 1907, elle travaille comme cuisinière à New York et ses environs.

En 1900, elle est engagée comme cuisinière à Mamaroneck, et seulement deux semaines après son embauche, ses employeurs contractent la fièvre typhoïde. Elle déménage à Manhattan en 1901, et les membres de la famille pour qui elle travaille commencent à souffrir de fièvres et de diarrhée, puis une lingère meurt. Mary Mallon trouve alors une place chez un avocat, jusqu'à ce que sept des huit membres de la famille contractent eux aussi la fièvre typhoïde. En 1906, elle est engagée par une famille d'Oyster Bay sur Long Island, et deux semaines plus tard, dix des onze membres de la famille sont hospitalisés pour fièvre typhoïde. Elle change à nouveau d'emploi, et les contaminations se répètent.

À Oyster Bay, elle travaille pour le riche banquier Charles Henry Warren et sa famille. Quand les Warren louent une maison à Oyster Bay pendant l'été 1906, Mary les suit. Du 27 août au 3 septembre, six des onze membres de la famille contractent la fièvre typhoïde. Selon les médecins de la région, la fièvre typhoïde est « inhabituelle » à Oyster Bay à cette époque.

Mary Mallon est ensuite engagée par d'autres familles, et d'autres infections de fièvre typhoïde se déclarent. Pendant l'hiver 1906, l'une de ces familles demande à George Soper, un spécialiste des épidémies, d'enquêter. Pendant ses recherches, George Soper publie un rapport le 15 juin 1907 dans le journal de l'American Medical Association, où il explique qu'il pensait d'abord que des coquillages (des myes) étaient la source de la contamination. Il écrit ensuite :

« Il a été établi que la famille a changé de cuisinière le 4 août. C'était deux semaines avant l'épidémie de fièvre typhoïde ne se déclare (...) Elle n'est restée que peu de temps dans la famille et elle est partie seulement trois semaines après le début de l'épidémie. La cuisinière a été décrite comme une femme irlandaise d'environ 40 ans, grande, lourde, célibataire. Elle semblait en parfaite santé. »

George Soper rencontre ensuite Mary Mallon pour en savoir plus sur son possible rôle dans l'épidémie de fièvre typhoïde, mais elle refuse de se soumettre à des prélèvements d'urine et de selles. George Soper part, puis publie son rapport en juin 1907 dans le Journal of the American Medical Association. Il la rencontre une seconde fois en amenant un médecin avec lui, mais elle refuse à nouveau tout examen. Plus tard, quand il la rencontre à l'hôpital, il lui propose d'écrire un livre sur elle et de lui en donner tous les droits, mais elle refuse sa proposition avec colère et s'enferme dans la salle de bain jusqu'à ce qu'il parte.

Vie en quarantaine

Les autorités sanitaires de New York envoient le docteur Sara Josephine Baker parler à Mary Mallon. Sara Josephine Baker rapporte qu'« à ce moment elle (Mary Mallon) était convaincue que les autorités la persécutaient alors qu'elle n'avait rien fait de mal ». Quelques jours plus tard, elle revient avec des policiers pour faire arrêter Mary Mallon. Les autorités sanitaires de New York l'identifient comme porteuse de la fièvre typhoïde, et elle est mise en isolement pour trois ans dans une clinique de North Brother Island.

Le chef du département de la santé de l'État de New York, le docteur Eugene H. Porter, finit par décider qu'il n'est plus nécessaire de garder les porteurs de maladies en isolement. Mary Mallon est avertie qu'elle peut être libérée de la clinique si elle accepte de changer de métier et de prendre des précautions raisonnables pour ne pas contaminer son entourage. Le 19 février 1910, Mary Mallon déclare qu'elle « (est) prête à prendre un autre métier et donne sa parole qu'à sa libération, elle prendra ces précautions d'hygiène qui protègeront de l'infection ceux avec qui elle sera en contact ». Sa quarantaine prend fin et elle rentre en ville.

Elle commence à travailler comme lingère, mais cela lui rapporte moins que la cuisine. Elle prend alors le pseudonyme de « Mary Brown » et redevient cuisinière. En 1915, elle est soupçonnée d'avoir contaminé 25 personnes, dont une est décédée, pendant qu'elle travaillait aux cuisines du Sloane Hospital for Women à New York. Les autorités sanitaires la retrouvent et l'arrêtent, puis elle est remise en quarantaine sur l'île le 27 mars 19156, mais elle a déjà contaminé plusieurs personnes dont certaines sont aussi cuisiniers. C'est la seule des porteurs qui est mise en quarantaine pour rassurer la population et pour qu'ils se sentent protégés de la maladie. Mary Mallon y reste confinée pour le reste de sa vie. Elle y acquiert une petite notoriété, et donne des interviews à des journalistes, qui ont ordre de ne même pas accepter un verre d'eau de sa part. Plus tard, elle est autorisée à travailler comme technicienne au laboratoire de la clinique.

Décès

Mary Mallon passe le reste de sa vie en quarantaine. Six ans avant sa mort, elle est paralysée par une attaque. Le 11 novembre 1938, à l'âge de 69 ans, elle meurt d'une pneumonie. Son autopsie révèle la présence de bactéries de la fièvre typhoïde vivantes dans sa vésicule biliaire. Son corps est incinéré et ses cendres enterrées au cimetière de Saint Raymond dans le Bronx.

Postérité

Mary Mallon est le premier porteur sain de la fièvre typhoïde identifié par les médecins, et à l'époque, il n'y a pas de protocole établi pour gérer une telle situation. Son cas est également rendu difficile à traiter par ses dénégations violentes de son rôle dans la propagation de la maladie ; en effet, Mary Mallon a toujours nié l'existence d'un lien entre son travail de cuisinière et les maladies chez ses employeurs. Elle affirme toujours qu'elle est en parfaite santé, n'a jamais eu la fièvre typhoïde, et ne peut donc pas en être la source. Les autorités sanitaires de New York finissent par décider que la quarantaine est le seul moyen de l'empêcher de provoquer d'autres épidémies de fièvre typhoïde.

D'autres porteurs sains de la maladie sont identifiés par la suite dans le premier quart du XXe siècle, dont Tony Labella, un immigré italien présumé responsable de cent contaminations dont cinq mortelles, un guide surnommé Typhoid John présumé responsable de trente-six contaminations dont deux mortelles, et Alphonse Coltis, un restaurateur et boulanger.

En anglais, l'expression Typhoid Mary est utilisée pour désigner quelqu'un qui répand involontairement une maladie.

Source wikipedia. A noter que Hirohiko Araki, l'auteur de Jojo's Bizarre Adventure, a publié une biographie romancée du personnage en manga.

Up dans l'espoir de nouvelles histoires :ok:

La disparition mystérieuse de Brandon Lawson

Le 8 août 2013, Brandon Lawson, âgé de 26 ans, s'est disputé avec sa petite amie de longue date, Ladessa Lofton. Frustré et désireux de se calmer, il appelle son père qui habite à plus de trois heures de route à Crowley, au Texas, et lui demande de passer la nuit chez lui. Son père a essayé de l'en dissuader, mais à 23h54, Brandon commence sa route.
Quarante km plus tard, il tombe en panne d’essence et appelle son frère Kyle à l’aide. Ce qui s'est passé dans les trente prochaines minutes est inconnu, mais lorsque son frère est arrivé, Brandon était introuvable. Après des heures de recherche, il ne restait aucune trace de Brandon. La famille apprendra plus tard que peu de temps après avoir appelé son frère, Brandon a appelé le 911. Lors de cet appel, Brandon est clairement paniqué,n il dit des choses peu compréhensives et parle vite.

Voici l'appel au 911 qu'il a passé quelques minutes avant de disparaître :
https://www.youtube.com/watch?v=dS_AMSyamR4&frags=pl%2Cwn

On ne sait pas ce qui est arrivé, mauvaise rencontre ? hallucinations? On sait qu'il avait eu des problèmes avec la meth quelques années plutôt et qu'il aurait peut être pu replongé à ce moment là...

Le 07 septembre 2019 à 01:35:18 cookie45 a écrit :
La disparition mystérieuse de Brandon Lawson

Le 8 août 2013, Brandon Lawson, âgé de 26 ans, s'est disputé avec sa petite amie de longue date, Ladessa Lofton. Frustré et désireux de se calmer, il appelle son père qui habite à plus de trois heures de route à Crowley, au Texas, et lui demande de passer la nuit chez lui. Son père a essayé de l'en dissuader, mais à 23h54, Brandon commence sa route.
Quarante km plus tard, il tombe en panne d’essence et appelle son frère Kyle à l’aide. Ce qui s'est passé dans les trente prochaines minutes est inconnu, mais lorsque son frère est arrivé, Brandon était introuvable. Après des heures de recherche, il ne restait aucune trace de Brandon. La famille apprendra plus tard que peu de temps après avoir appelé son frère, Brandon a appelé le 911. Lors de cet appel, Brandon est clairement paniqué,n il dit des choses peu compréhensives et parle vite.

Voici l'appel au 911 qu'il a passé quelques minutes avant de disparaître :
https://www.youtube.com/watch?v=dS_AMSyamR4&frags=pl%2Cwn

On ne sait pas ce qui est arrivé, mauvaise rencontre ? hallucinations? On sait qu'il avait eu des problèmes avec la meth quelques années plutôt et qu'il aurait peut être pu replongé à ce moment là...

Ouai étrange cette histoire

[16:17:14] <Barbouzes>
AYAAAA ce topic toujours en vie https://image.noelshack.com/fichiers/2016/49/1481201791-yaahshs.png

Il s'est arrangé avec les modos en mp pour leur accord :oui:
Ils sont sympas parfois :hap:

Une petite anecdote historique en passant:

Les "bouches inutiles" du Château-Gaillard

Septembre 1203. Le roi Philippe Auguste en a gros : il veut assiéger le château de Château-Gaillard et reprendre la place aux Anglais, non mais ! Ca ne sera pas facile : un siège de 4 longs mois va commencer... Et à un moment se déroule le célèbre épisode des « Bouches inutiles ».
L'horreur dans les fossés

Les villageois des Andelys (1500 âmes) subissent le siège de plein fouet. Ils ont peur. Ils viennent se réfugier derrière les murs du château, pendant un moment. Mais les Anglais finissent par les chasser. Le motif ? Pas assez de provisions pour tout le monde (hé, ils ont un siège à tenir).

Hommes et femmes n’ont plus qu’à rebrousser chemin vers Les Andelys... Les Français laissent passer 1000 d’entre eux, mais les derniers n’ont plus l’autorisation de passer leurs lignes, à la fin. Alors, coincés dans la 2e enceinte, repoussés des deux côtés, tous vont mourir de froid et de faim. Lentement.

Trèèès lentement, dans les fossés du château, allant jusqu’à s’entre-dévorer. Achille Deville dans son Histoire du Château-Gaillard (1829) décrit les horreurs qui se passent dans ces fossés qu’on voit toujours aujourd’hui. Les pauvres gens mangent ce qui leur passent sous la main : mousses, herbes rares, chiens errants.

Un jour, une poule passe les lignes françaises et tombe dans le fossé. Ceux qui restent la dévorent entière, « avec ses plumes et la fiente de ses intestins. » Aussi, un jour, une femme accouche. A peine le bébé pousse son premier cri qu’on lui arrache pour le dévorer morceau par morceau !

Source: https://fr.anecdotrip.com/anecdote/les-bouches-inutiles-du-chateau-gaillard-par-vinaigrette

Up pour les amateurs de gore et de paranormal avec la charmante Delphine Lalaurie.

Delphine Lalaurie, née Marie Delphine de McCarthy, a vu le jour en 1775 et est plus connue sous le nom de madame Lalaurie. De parents nobles (Chevalier Barthélemy Louis LacCarthy et Venue Lecomte, des membres éminents de la haute société de La Nouvelle-Orléans), elle a vécu à La Nouvelle-Orléans en Louisiane espagnole. Cette bourgeoise s’est éteinte le 7 décembre 1842 à Paris, à l’âge de 66 ans.

Delphine Lalaurie est surtout connue pour être une tueuse en série. En effet, elle a torturé et assassiné plus d’une centaine esclaves noirs dans sa maison de Louisiane avant de prendre la fuite pour Paris.

D’ailleurs, la maison Lalaurie est considérée comme l’endroit le plus hanté du Quartier Français de La Nouvelle-Orléans. Elle a abrité dans ses murs d’abominables crimes, des actes de tortures excessivement brutaux et en garde forcément des traces, des énergies négatives.

Revenons à Delphine Lalaurie. Donc c’est une bourgeoise, issue d’une famille riche et vouant une haine affreuse vis-à-vis des esclaves noirs. Et cela pour une raison : ses parents ont été tués lors d’un soulèvement d’esclaves. Delphine Lalaurie est une dame respectée dans sa ville et a des alliés politiques de poids. D’ailleurs, son cousin, Augustin de McCarthy, fut maire de La Nouvelle-Orléans de 1815 à 1820.

Ses parents la marièrent à Don Ramon de Lopez y Angulo en 1800. Delphine accepta ce mariage. L’homme était riche et elle y trouva son compte. Mais son époux mourut le 26 mars 1804 à La Havane dans des circonstances troubles. La jeune veuve épousa, en 1808, le marchand d’esclaves Jean Blanque, qui lui aussi mourut en 1816 dans des circonstances inconnues. Là on peut commencer à se poser des questions…

Enfin, en troisièmes noces, elle épousa le docteur Louis Lalaurie le 25 juin 1825.

En 1832, le couple s’installa dans leur maison créole du Quartier Français de La Nouvelle-Orléans située au 1140, rue Royale. Une maison cossue qui montrait combien ils étaient riches. Très vite, madame Lalaurie s’imposa au premier plan de la vie sociale locale et fut connue comme la Française créole la plus influente de la ville. Bien sûr, Delphine eut des enfants, des filles, que tout le monde considérait comme les plus élégantes de La Nouvelle-Orléans.

Madame Lalaurie inspirait le respect. Elle était considérée comme l’une des femmes les plus intelligentes et les plus belles de la ville. Elle organisait, dans sa magnifique demeure, des réceptions où tous les invités étaient choyés.

Preuve de sa richesse : les tâches ménagères de la maison étaient assurées par des douzaines d’esclaves.

Suite: Une bourgeoise tortionnaire

Madame Lalaurie faisait preuve d’une véritable cruauté envers ses esclaves. Pour l’exemple, elle enchaînait son cuisinier à la cheminée de la cuisine lorsque ce dernier n’avait pas été à la hauteur de ses attentes. Et Dieu sait qu’elle était exigeante ! Mais d’autres esclaves connurent des tourments encore plus cruels.

Rappelons-nous qu’à l’époque où se déroule cette histoire, les esclaves n’étaient pas considérés comme des êtres humains, mais une loi interdisait le traitement cruel des esclaves. Les tortures qu’a fait subir Delphine à ses esclaves dépassent l’entendement ! Elle se montrait tellement perverse, cruelle, qu’elle était certainement folle ! En plus, elle prenait du plaisir à voir souffrir un esclave.

De nombreux esclaves sont morts après ces tortures infligées. Delphine Lalaurie ne s’en souciait pas. Elle faisait disparaître les cadavres et faisait venir d’autres esclaves.

Les invités conviés au 1140 rue Royale ne voyaient pas tout cela. Lorsqu’ils arrivaient à la maison Lalaurie, tout n’était que faste, porcelaine européenne, tissus orientaux, mets raffinés et hôtesse attentionnée. Tout n’était que luxe. Personne ne pouvait se douter que derrière ce masque de l’hôtesse raffinée pouvait se cacher une tueuse en série.

Pourtant, Delphine Lalaurie fut découverte au grand jour. Des voisins de la Rue Royale furent les premiers à la soupçonner de maltraitance envers ses esclaves. Ils se doutèrent vite que quelque chose clochait chez les Lalaurie : les esclaves étaient trop souvent remplacés, certains disparaissaient du jour au lendemain… Alors, on commença à chuchoter et le bruit se répandit dans toute la ville.

Un jour, une voisine entendit un cri perçant provenant de la maison Lalaurie. Intriguée et pensant qu’il était arrivé quelque chose à la maîtresse de maison, elle alla voir ce qu’il se passait et découvrit Delphine Lalaurie en train de poursuivre une petite fille noire, sa servante personnelle, avec un fouet. La pauvre enfant était tellement apeurée qu’elle fuyait en hurlant tant est si bien qu’elle grimpa sur le toit et préféra se suicider plutôt que de subir la torture. Plus tard, la même voisine découvrit une petite tombe peu profonde creusée dans la propriété Lalaurie, au-dessous des cyprès de la cour.

Cette même voisine se rendit auprès des autorités et raconta tout ce qu’elle avait vu. Je rappelle qu’une loi interdisait le traitement cruel des esclaves et cette loi était en vigueur à La Nouvelle-Orléans. Donc, les autorités confisquèrent les esclaves de madame Lalaurie. Cette dernière ne se démonta pas et en acheta secrètement à certains de ses parents.

Les rumeurs de maltraitance sur esclaves de madame Lalaurie se propagèrent dans toute la ville. Bientôt, on commença à décliner les invitations aux fêtes et aux dîners et la famille de Delphine fut évitée par les autres membres de la haute société créole. Mais, ce ne fut qu’en avril 1834, le 10 avril précisément, que ces rumeurs devinrent réalité… La cause : un terrible incendie qui ravagea la cuisine de la maison Lalaurie.

Ce fut le cuisinier qui déclencha cet incendie pour se venger de Delphine Lalaurie de tous les mauvais traitements subis. Le feu gagna très vite toute la maison et les voisins s’y précipitèrent pour aider Delphine à sortir ses affaires de la maison. Cette dernière leur refusa l’accès de la maison. Et pire, elle se mit dans une rage folle et insulta et maudit tous ceux qui avaient voulu l’aider.

Quand les pompiers arrivèrent sur place, ils découvrirent toute l’horreur qui se cachait derrière les murs de la maison Lalaurie. En effet, dissimulée au grenier se trouvait une porte secrète. Et derrière cette porte se trouvait l’impensable : une douzaine d’esclaves, hommes, femmes, tous présentant des marques de torture horrible sur leur corps. Certains étaient attachés à des tables en fer d’opération, nus, d’autres, enfermés dans des cages à chien, d’autres encore, enchaînés aux murs ou suspendus au plafond la tête en bas.

Des morceaux de corps humains gisaient partout sur le sol et des têtes et des organes s’entassaient dans des sceaux en fer. Sur une table, des fouets et des battoirs, tous ensanglantés. Toutes les victimes semblaient avoir subi des tortures ignobles et des expérimentations médicales démentielles. Des femmes avaient eu leurs ventres ouverts et les viscères enroulés autour de la taille. Une autre femme avait eu la bouche bourrée d’excréments d’animaux puis ses lèvres cousues au fil de fer. Les hommes étaient aussi dans un état tout aussi horrible. Certains avaient les ongles arrachés, un autre avait subi un changement de sexe, deux autres avaient la langue cousue, certains avaient eu les parties génitales tranchées, d’autres affichaient des trous béants au niveau des orbites. Un homme enchaîné au mur avait un morceau de bois qui traversait le crâne de part et d’autre. Delphine Lalaurie expliqua ce fait qu’elle voulait remuer l’intelligence de cet esclave.

On ne sait pas combien d’esclaves furent retrouvés dans cette chambre de torture. Certains étaient déjà morts depuis un bout de temps, d’autres s’accrochaient toujours à la vie… Ce fut notamment le cas pour une femme dont les bras et les jambes avaient été coupés et le corps scarifié pour ressembler à une monstrueuse chenille ou cette autre femme forcée à entrer dans une cage minuscule, les os broyés. Ces femmes pleuraient de douleur, suppliaient d’être achevées. D’ailleurs, tous les survivants moururent peu de temps après leur découverte.

L’affaire fit la Une du journal « New Orleans Bee » avec les titres « Criminelle et coupable » et « Le démon, dans le corps d’une femme ». Car oui, il fallait vraiment être démoniaque pour faire subir toutes ces tortures à des hommes et à des femmes. On peut même se poser la question si Delphine Lalaurie n’avait pas passé un pacte avec le diable pour se montrer aussi cruelle. À ce sujet, Delphine était amie avec Marie Laveau que l’on considérait comme une grande prêtresse vaudou. C’est peut-être elle qui l’a initiée aux pratiques démoniaques… Il fut conclu que Delphine était seule responsable de ses actes et que son mari avait joué les aveugles, n’avait rien voulu voir.

La haine s’empara de La Nouvelle-Orléans et une foule se rassembla devant la maison Lalaurie en hurlant vengeance. Elle réclama la pendaison de Delphine. Cette dernière prit la fuite et l’on ne la revit plus, ainsi que sa famille. On ne sut pas où les Lalaurie se réfugièrent. Tout ce que l’on sait c’est que Delphine s’éteignit à Paris, à l’âge de 66 ans et son corps fut rapatrié à La Nouvelle-Orléans, car sa plaque funéraire se trouve aujourd’hui encore au cimetière Saint-Louis et plus précisément au niveau de la zone 1 et de l’allée 4. Ce qui est bizarre, c’est que cette plaque n’est attachée à aucune tombe. Donc, on peut penser que le corps n’est pas au cimetière, mais dans un caveau gardé secret pour éviter les profanations. Sur la stèle, on peut lire ces mots : « Madame Lalaurie, née Marie Delphine Macarthy, décédée à Paris le 7 décembre 1842 à l’âge de six… » La fin du texte a disparu, car la stèle est brisée.

Il n’est mentionné dans aucun registre que Delphine Lalaurie fut recherchée et aucune action en justice ne fut intentée contre elle.

Quant à la maison, très vite des évènements paranormaux s’y déroulèrent.

La maison Lalaurie hantée

Presque aussitôt que Delphine Lalaurie et sa famille eurent fui La Nouvelle-Orléans, des évènements paranormaux vinrent frapper la demeure.

Les esclaves mutilés furent évacués à l’hôpital et les morts enterrés. La maison demeura vide et fut vandalisée par la foule. Elle resta inhabitée longtemps et tomba en ruine. Les voisins déclarèrent qu’il fallait la raser, car souvent, la nuit, ils entendaient des cris d’agonie venant de la maison. Certains virent même des esclaves errant sur les balcons et dans les cours. On raconta même que des vagabonds voulant trouver un refuge dans la maison y disparurent définitivement.

La propriété fut mise en vente en 1837. C’est un homme, un inconnu, qui l’acheta. Il la garda seulement trois mois. Une nuit, il prit la fuite. Plus tard, il raconta que toutes les nuits, il entendait des bruits étranges, des pleurs, des gémissements… Cet homme avait même tenté de louer quelques chambres. Mais tous les locataires fuyaient la maison au bout d’une nuit.

Puis, la maison passa entre les mains de nombreux propriétaires, pour enfin être transformée, en 1865, après la Guerre civile, en pensionnat pour fille du Lower Discrit, ce qui engendra un bel effort de reconstruction pour rénover la bâtisse. En 1874, la Ligue Blanche força les enfants noirs à quitter l’endroit. En 1878, une réforme scolaire ségrégationniste limita l’établissement aux enfants noirs.

En 1882, la maison Lalaurie devint un centre destiné à la haute société. Elle fut transformée en un conservatoire et école de danse haut de gamme par un professeur d’anglais. Tout se passa bien les premiers mois. L’école accueillit les enfants des familles riches, jusqu’à ce qu’un enseignant fut accusé d’avoir des gestes inappropriés envers ses élèves féminines. L’école ferma ses portes deux jours plus tard. La nuit même de la fermeture, on parla d’une intense activité fantomatique.

La maison fut abandonnée durant plusieurs années et l’on ne parla plus d’elle. En 1889, Jules Vigne y emménagea secrètement. C’était un excentrique, membre d’une riche famille. Supposé pauvre, il y vécut jusqu’à sa mort en 1892, soit trois ans à peine après son emménagement. Jules Vigne fut retrouvé mort sur un lit en lambeaux, dans un état de saleté repoussante. Près de son corps, on découvrit un sac contenant plusieurs centaines de dollars ainsi que plusieurs milliers de dollars cachés sous le matelas. Que s’est-il passé ? On ne le saura jamais.

Peu après cette histoire, les rumeurs concernant un trésor perdu circulèrent à propos de la maison. Mais peu sont ceux qui osèrent fouiller les lieux.

La demeure resta inhabitée jusqu’à la fin des années 1890 où un prometteur immobilier transforma la maison Lalaurie en appartements pour immigrés italiens. Cependant, et cela même si le loyer était bradé, beaucoup de locataires n’y restèrent pas longtemps. Pendant cette période, beaucoup d’évènements curieux se déroulèrent. On parla d’un homme noir enchaîné à un mur qui attaqua un immigré italien, avant de disparaître comme par enchantement. D’autres parlèrent de cadavres d’animaux ou de spectres se baladant dans les couloirs. Les enfants étaient régulièrement attaqués par un fantôme portant un fouet. Certains avaient même été frappés par ce fouet. Des êtres étranges enveloppés dans un linceul apparaissaient régulièrement, une dame habillée en robe de soirée, très élégante, apparaissait régulièrement près des berceaux et se penchait pour admirer les nouveau-nés… Et bien sûr, il y avait toujours les cris, les lamentations, les gémissements qui semblaient émaner des murs de la demeure toutes les nuits. On comprend pourquoi les locataires ne voulaient pas y rester et la maison, transformée en hôtel particulier, fut désertée une nouvelle fois.

En 1923, William Warrington l’acheta et en fit un refuge pour jeunes délinquants. Sauf que pareil, il s’y passa tellement de choses étranges, que les jeunes refusèrent d’y rester.

Puis, la maison devint un bar et, pour faire un coup de pub, le patron la rebaptisa « The haunted Saloon ». D’ailleurs, cet homme connaissait l’histoire de la maison et tint un journal de toutes les choses bizarres vécues par ses clients et lui-même.

Puis, il revendit son commerce à un marchand de meubles, qui lui se retrouva ruiné. En effet, toutes ses marchandises furent plusieurs fois retrouvées couvertes d’une sorte de liquide sombre et puant, rendant les ventes impossibles. Croyant à une mauvaise blague d’un concurrent, une nuit, il se cacha et attendit avec son fusil que le plaisantin se montre. Il guetta toute la nuit en vain. Sauf que, à sa grande surprise, alors que personne n’était entré dans la maison, il retrouva tous les meubles vandalisés. Il ferma aussitôt son magasin.

Durant les années 50, la maison Lalaurie fut transformée en une habitation de 20 appartements. Les évènements curieux n’ont pas cessé pour autant. Bien au contraire, la maison transformée en hôtel est devenue une attraction de premier choix à l’occasion de Halloween et beaucoup de visiteurs continuent à voir et à entendre des choses étranges. On dit même qu’à l’intérieur, les appareils photo ne fonctionnent plus.

La maison Lalaurie fut restaurée à plusieurs reprises. Et lors de ces travaux, on trouva une tombe creusée à l’arrière de la maison et cachée sous un plancher en bois. Dedans, des restes humains, plusieurs cadavres jetés là, sans cérémonie. Une espèce de fosse commune. On pense qu’il s’agissait du cimetière personnel de Delphine Lalaurie qui faisait disparaître là les cadavres de ses victimes afin d’éviter de les sortir de la maison et donc d’être découverte. Il y avait dans cette fosse environ 80 cadavres !

Madame Lalaurie avait donc démonté des sections du plancher de la maison et avait enterré rapidement les cadavres pour éviter de sortir et d’être repérée. La découverte des corps explique le mystère de la disparition fréquente des esclaves de Delphine Lalaurie… mais il reste à savoir combien de victimes celle-ci a bien pu tuer… Et combien d’entre elles continuent à errer dans ce monde ?

Aujourd’hui, c’est Nicolas Cage qui est l’heureux propriétaire de cette maison réputée hantée ! Il y a dîné une fois et affirme y avoir eu une telle peur, qu’il n’a plus l’intention de l’habiter ni de l’ouvrir au public. À noter que l’acteur a refusé l’aide des spécialistes du paranormal.

Source: https://journal-d-une-demonologue.fr/delphine-lalaurie-la-bourgeoise-demoniaque

(Par contre, d'après Wikipédia, la maison appartiendrait aujourd'hui à une entreprise.)

up et merci pour les nouvelles histoires !
Cette histoire est horrible, dire qu'elle aurait jamais entrainé toutes ces morts sans son traumatisme d'enfance, même si ça excuse pas du tout ses actes...

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kongstrong
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11 janvier 2019 Ă  16:05:48
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