mais il n'en restait plus rien ... j'ai commencer à prendre le rôle de parent et de prendre soin d'elle alors qu'au fond de moi c'était moi l'enfant, j'avais pas vraiment évoluer depuis le collège en soit, jamais remplis un papier, jamais honoré un rendez-vous, france travail etc, j'avais même été incapable de remplire simplement une demande de rsa entre mes 25 et 31 ans, les papiers prenant la poussière sur ma commode pendant des années durant.
quelques mois ont passé mais malheureusement et malgré toutes les séances de rayons, son foie à commencer à dérailler d'un coup un jour, transport d'urgence à l'hôpital
j'arrive à gustave roussy, je dois trouver la chambre, ils faisaient des travaux et je me souviens que ça puait la pi et la m absolument partout .. bref le temps de trouver la chambre, en sueur, naif comme je suis j'avais imaginer que ma mère m'attendrais, assise sur le lit, en train de lire sa liseuse, et qu'elle tournerais la tête pour me regarder et me sourire lorsque j'entrerais dans la chambre
mais quand je suis arrivé, la chambre était déjà ouverte, le temps de rentré j'ai vu ma mère, pas du tout souriante, en larmes, le desespoir sur le visage, dans une position semi accroupis sur le lis semi position foetale, le temps de voir ça et d'essayer de garder ma contenance et d'agir comme l'adulte que j'était supposé être, un médecin me demande par derrière si je suis de la famille
je répond que oui, et elle m'enchaîne : le cancer semble être partis du cerveau jusqu'à d'autres organes comme le pancreas, compte tenu de l'état de votre mère et des chimio et rayons reçu, nous ne lui donneront aucun autre traitement.
et .. c'est tout, c'est bon j'avais compris, elle attendais la mort.
j'ai tenu bon jusqu'à l'heure de fermeture des visites, pendant ce temps j'ai fais mon maximum pour sourire a ma mère, sachant que je ne souriais jamais d'habitude, je lui ai promis que je ne m'écroulerais pas comme après le décès de mon père, elle avais de rares instant de lucidité et pendant l'un d'eux " je veux juste que tu trouves une femme gentille qui prendras soin de toi ", je ne savais pas encore que c'était les derniers.
le temps de rentré chez moi, je me souviens d'arrivé dans ma rue et de courir le plus vite possible jusqu'à ma porte d'entré, de l'ouvrir a toutes vitesse et de la refermer aussi violemment que possible, en m'écroulant au sol, tremblant et pleurant, je crois qu'ont appel ça des crise de nerf, ça a duré des heures
j'ai essayer d'obtenir du réconfort de la part de mes " amis " plus ou moins virtuel, ils ont TOUS disparus ce jour là.
les soins palliatifs de ma mère ont durées 2 mois et 3 semaines, j'ai fais mon maximum pour y aller le plus possible mais sincèrement j'ai pas eu la force de continuer à y aller aussi souvent que je l'aurais voulus, entre autre car durant certaines visites je pouvais l'entendre hurler de détresse depuis le RDC alors qu'elle était au 4em ... ( les cages d'escaliers amplifient le son et je ne prenais pas l'ascenseur pour le laisser aux malades etc ), jusqu'à un samedi où j'ai décider qu'il était temps de prouver à ma mère par des actions que je me prendrais et prenais en main, je suis donc aller acheter de nouveaux vêtement, les premier en dix ans, ainsi que de nouvelles chaussures et d'aller chez le barbier pour la première fois de ma vie
le lendemain je me suis rendus à l'hôpital sans prévenir ma mère pour lui faire la surprise, surtout que ça faisait une semaine que je n'était pas aller la voir.
et donc je m'y suis rendus comme prévus, fier de moi, confiant, j'avais hâte de lui montrer, elle ne parlais plus beaucoup mais elle m'écoutais.
mais .... l'ambiance était étrange ce dimanche là ... pas un bruit dans le bâtiment, je n'ai croisé personne, une fois à l'étage des soins paliatifs, tous les " bureaux " de fermé, pas un bruit, cuisine vide, la majorité des chambres vides également alors que la semaine dernière c'était quasiment plein
bref je continue de marché jusqu'à la chambre de ma mère de la semaine dernière, elle n'y est pas, mais pas de panique elle doit simplement être plus loin, et je finis par la trouver, je toc a la porte, pas de réponse, bon tant pis c'est ma mère j'ouvre la porte ... et je la vois allongé sur le côté dans son lit, sans la moindre réaction, pourtant je vois bien qu'elle respire et je l'entend respirer aussi, par contre il n'y a pas de machine qui lui donne des medicament type hypnovel ou pour l'hydraté, je commence à m'enerver en me disant que les gens l'ont abandonner en fin de compte, je commence à râler, mais elle n'as toujours pas la moindre réaction, rien.
j'ai peur. mais je le fais, je prend mon courage et je vais sur le côté droit de la chambre, qui est très petit, j'arrive au niveau de son visage et là je la regarde, et je comprend de manière instinctive, primaire, qu'elle est partis.
ses yeux son vides, elle ne me reconnaît plus et ne réagit plus à rien , j'essaie de lui parler, plusieurs fois, de lui faire des signes, de la faire réagir, sans succès.
...
j'ai fuis aussi vite que possible et j'ai pris le premier uber qui passait pour fuir et ne jamais revenir .. jusqu'à son décès environ 14 jours plus tard, elle est décédé le même jour de l'année que mon père, 15ans avant jour pour jour.
la crémation fut ... étrange, comme un " rêve ", je me souviens cependant d'une chose, c'est que dans les films etc, les morts sont toujours bien apprêté et ont l'air en paix, c'est ce qu'ont dit d'ailleurs des gens qui meurent
mais dans son cerceuil, ma mère avait un visage profondément triste, marqué par le desespoir et la maladie, j'ai tellement pleurer à ce moment là.
les semaines suivantes ont été très éprouvantes, mais je ne m'en souviens quasiment pas, je pense que mon cerveau s'est mis en mode survie, car je ne me voyais aucun avenir, à peine décédé que je devais payer des frais de partout et à tout le monde, sans revenu sans rien.
3 ans après je ne sait toujours pas comment j'ai réussie à mettre un pied devant l'autre durant ces mois, je me souviens de jour où j'allait chercher un poulet déjà cuit et que je rentrait ensuite pour le manger, c'est à peu près tout, je n'ai jamais re-bu.
durant la crémation je n'était pas la seule "famille" présente , j'ai vu les autres familles se tenir dans les bras et se soutenir, et ç'a m'a frappé pour la première fois de ma vie, l'envie de fonder une famille.
durant les mois qui ont suivis le décès j'ai essayer de réfléchir à comment survivre, c'était évident que cette fois je n'y arriverais pas tout seul, et j'ai donc commencer à télécharger toutes les applis de rencontre possibles et imaginables
la majorité des interactions ont été catastrophique, les gens sont curieux et insistent mais une fois que tu leur explique que ta vie est lourde en ce moment, ils disparaissent, où alors forcent quand même la rencontre pour se rendre compte de l'étendus du "problème" et vont changer du tout au tout pour ghost ensuite, alors qu'elles promettaient monts et merveilles deux minutes avant.
Mais un jour j'ai trouvé, après avoir autant galérer, j'ai trouver une femme adorable qui m'a soutenu dès le départ et par la suite et qui est devenu le soleil de ma vie.
Aujourd'hui on a une petite famille toute choupi, vers octobre bien sur chaque années j'ai énormément de mal, mais elle est là.
j'arrive à entrevoir un avenir, à me projeter, à vouloir des enfants, vouloir sortir, faire des activités, etc, à vivre quoi.
j'aurais pu tout abandonner avant et je n'aurais jamais connus ça, je suis un mec lambda random j'ai énormément de défaut rédhibitoire à la base pour une femme, j'suis au rsa sans diplome j'ai des problèmes de santé handicapant etc
et pourtant au final j'ai eu ma chance, alors toi aussi clé.
32 ans et t'es encore sur le 18-25 ? Mais dégage d'ici bordel
+ Pseudo signalé le fou
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Le 04 mars 2026 à 03:21:59 :
Qu'est ce qui vous fait tenir?
J'ai un devoir de prévention et une promesse.
Le 04 mars 2026 à 06:51:38 :
Les pyjs, voilà ce qui se passe quand on reste dans sa chambre à jouer aux jeux vidéos et se brainrot sur le forum
mes messages prouvent le contraire

Le 04 mars 2026 à 03:10:42 :
Je me pose la question tous les jour..
Pas d'enfant pas de meuf pas d'amis pas de famille pas de travail pas d'avenir pas de pulsion de vie pas d'envie pas de joie pas de bonheur pas d'espoir.
On fait quoi.?
Si je me tue demain personne ne s'en rendra compte (à part mon bailleur of course). Si je fais un virement automatique mon corps serait pas découvert avant Noël 2026...
alors à quoi bon?
J'ai échoué au jeu de la vie il semblerait
La même ma seule raison de vivre c'est mon prêt étudiant qui se termine en octobre 2027 
si quelqu'un lis mes longs messages ( c'était pour l'op de base mais tant pis )
vous pouvez me mp.
Le 04 mars 2026 à 16:11:16 :
si quelqu'un lis mes longs messages ( c'était pour l'op de base mais tant pis )vous pouvez me mp.
J'ai lu
Ne pas avoir la chance d'être beau conduit à un rejet social inévitable, tu peux toujours avoir une vie normale mais tu devras fournir beaucoup plus d'efforts qu'un autre, cela conduit à une fatigue et un mal-être.
L'exemple des femmes est caricatural mais c'est valable pour tout, que ce soit au travail ou même pour être cru tout sera plus dur.
La solution est d'aller vivre en Asie, là-bas les notions de beauté sont différentes.
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