ceux qui furent jadis les gardiens du beau, du vrai et du bien sont devenus les “arriérés” aux yeux du monde, les droitards, tandis que ceux qui, autrefois, contestaient l’ordre spirituel se sont arrogé la place d’arbitres du goût et de la pensée.
culture vient de cultus, c’est-à-dire le soin de la terre et le culte rendu à Dieu.
La culture était inséparable du sacré on cultivait l’esprit pour le tourner vers la beauté divine.
Les moines copistes, les cathédrales, la musique sacrée, la scolastique, les arts classiques tout cela venait de la foi.
Être cultivé, c’était participer à la contemplation de Dieu
À partir du XVIIIe siècle, l’intelligence occidentale tend à vouloir s'emanciper de la rigueur scolastique
Mais l’ancienne flamme religieuse ne s’éteint pas elle se transpose.
les artistes du XVIIIe et du XIXe siècle, même quand ils se disaient athées ou “libres penseurs”, étaient encore baignés dans une atmosphère sacrée.
Il n'avaient pas perdus le sens du mystère.
C’est cela, précisément, qui donnait à leurs œuvres cette nostalgie du ciel que l'on ressent
Le romantisme européen fut comme le dernier chant religieux d’une civilisation qui oubliait Dieu sans oser le dire.
Même dans les grandes œuvres du XVIIIe et XIXe qui ne sont pas explicitement chrétiennes, on retrouve cette nostalgie de l’absolu, une admiration de la nature comme miroir du sacré, une ode à la délicatesse de l’amour, une esthétisation romantique de la pudeur, du visage, du féminin sacré etc.
Chez Rousseau, la nature est encore temple. Chez Goethe, la lumière et la forme sont presque eucharistiques. Chez Novalis, l’amour est une initiation.
Chez Chateaubriand ou Lamartine, le moi humain n’est pas une idole, mais un miroir du divin.
Même les “mauvais garçons” comme Baudelaire ou Musset savaient que la débauche n’est tragique que parce qu’elle profane quelque chose de saint.
Leur mélancolie venait du fait qu’ils sentaient la présence de Dieu dans son absence, comme un parfum qui reste dans une chambre vide.
aujourd'hui le sacré est devenu suspect ; la pudeur, oppression ; la beauté, mensonge.
Ce que le romantisme célébrait l’âme, la grâce, la transcendance et la mystique de la nature, est aujourd’hui moqué comme “réactionnaire”.
Ces artistes seraient vus comme d'horribles rétrogrades de droite aujourd'hui.
Le 10 novembre 2025 à 15:37:50 :
Non, si on écoutait les droitards, il ne resterait rien de notre culture, on aurait tout vendu au plus offrant
Perso je parle de la droite métaphysique pas de la droite de l'argent
Dans le monde moderne “être cultivé” signifie souvent adhérer à des valeurs progressistes, non plus chercher la vérité.
L’art est plus contemplation mais critique, plus offrande, mais affirmation de soi.
l’homme enraciné, celui qui garde mémoire, qui aime la tradition et la mesure, est vu comme arriéré. il rappelle trop que la beauté et la vérité ne sont pas des constructions humaines.
Le 10 novembre 2025 à 15:43:13 :
Le bas QI, la saleté, l'illogisme, l'alienatiol, le cuckolding eux sont de gauche
la gauche mondaine et matérialiste, est très bête oui
mais il y a aussi une gauche luciférienne (ou ultra-progressiste) qui, elle, n’est pas naïve.
elle se fonde sur une métaphysique néoplatonico-hermétique (l’Un, les émanations, l’ascension de l’âme), à laquelle s’ajoute un parfum spinoziste/romantique (Dieu comme Nature vivante), et un arrière-plan idéalisme allemand (l’Esprit qui se déploie). Tout cela enchâssé dans la kabbale hébraïque
et elle sait parfaitement que l’égalitarisme total mène au chaos, mais elle veut précisément ce chaos comme étape vers la dissolution des structures créées par Dieu ou par la tradition. Ce n’est plus une politique mais une métaphysique de la rébellion.
Le 10 novembre 2025 à 15:49:17 :
Y a pas plus a gauche que la culture d'aujourd'hui hein![]()
l'art contemporain est de gauche parce qu'il est luciférien.
en prenant le chemin de l’abstraction, rejet des formes, dissolution de la figuration ect l'art basculé dans la gnose luciférienne
la majorité des gauchistes matérialistes sont étrangers aux notions hermétiques qui sous tendent cette gnose désincarnée
Goethe est un Prométhée qui ne hait pas le ciel contrairement aux gauchistes modernes.
Dans Faust, il raconte le drame de l’intelligence moderne vouloir, tout connaître, tout goûter, tout comprendre mais découvrir que la seule sagesse est dans l’amour.
Faust vend son âme pour tout savoir, et à la fin, ce n’est pas le savoir qui le sauve, mais l’intercession de la Mater Gloriosa.
le plus grand poète païen d’Europe reconnaît la victoire de la grâce.
Beethoven n’était pas un homme d’église, mais sa musique respire la foi plus que bien des messes écrites “pour Dieu”. L’homme n’a plus la foi dogmatique du Moyen Âge, mais il garde la soif du sacré
baudelaire pressent que la beauté est le dernier pont entre l’homme et Dieu.
Le 11 novembre 2025 à 13:14:59 :
Pas lu
La culture est accessible à n'importe qui de nos jours, la culture est devenu un choix.
Je parle pas d’accès à la culture mais que la culture européenne porte intrinsèquement des idées de droite
le positivisme animé par les idéaux gauchistes n’a pas seulement nié la civilisation chrétienne, il a voulu la récupérer sans le principe vivant qui l’anime.
On garde les formes de l’éducation, le canon littéraire, la musique, l’architecture,
mais en vidant tout cela de leur souffle divin.
C’est une forme de parasitisme culturel
on veut hériter du prestige spirituel sans en assumer la foi.
Tu ne peux pas “analyser” Bach comme un mécanicien démonterait une horloge.
Parce que chaque note est prière,
chaque fugue est une architecture mystique,
chaque tension harmonique est un acte de foi en la raison divine de l’univers.
Séparer cela de la foi, c’est comme séparer l’âme du corps ce qui reste est un cadavre sonore.
La haute culture chrétienne faisait honte à la modernité, parce qu’elle lui rappelait sa misère,
parce qu’elle montrait un monde ordonné, signifiant, hiérarchique, beau.
Mais l’existentialisme voulait un monde absurde, sans centre, où l’homme ne doive plus recevoir son être, mais le fabriquer.
Le 11 novembre 2025 à 13:20:59 :
Le 11 novembre 2025 à 13:14:59 :
Pas lu
La culture est accessible à n'importe qui de nos jours, la culture est devenu un choix.Je parle pas d’accès à la culture mais que la culture européenne porte intrinsèquement des idées de droite
Les lumières, les droits de l'Homme ?
Le 11 novembre 2025 à 13:22:59 :
Novalis est mort à 28 ans, et je ne m'en remets toujours pas
Ce génie n’empêche 
Heinrich von Ofterdingen est un chef d’œuvre absolue, de l’unité de l’âme avec le cosmos et le divin. la conviction que derrière chaque pierre, chaque fleur, chaque rencontre humaine, se cache une réalité infinie.
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