Le 23 septembre 2025 à 10:33:19 :
Le 23 septembre 2025 à 10:25:53 Gristhan a écrit :
Le 23 septembre 2025 à 10:23:59 :
Le 23 septembre 2025 à 10:13:44 Gristhan a écrit :
En termes tristement chiffrés je suppose qu'on peut dire qu'être talentueux revient à se hisser dans le premier centile de la population niveau compétence. (en admettant qu'on considère une discipline où c'est mesurable)
On a tous des sensibilités et des facilités, et c'est ce qui crée le plaisir. Le plaisir se conjugue à la sensation d'accomplissement et devient une passion. Rien de plus que de l'amour, en fait.
Concrètement, n'importe qui peut devenir talentueux (= atteindre ce premier centile) par le travail. Mais la plupart de ceux qui le sont arrivent là parce que ce travail ne leur a rien coûté, puisqu'il n'a jamais été perçu comme une corvée.
Le talent n'est pas une immanence magique avec laquelle on naît. C'est le résultat d'un amour pour une discipline donnée, et cet amour s'enracine dans notre sensibilité/facilités initiales
Perso, c'est comme ça que j'ai toujours considéré mon talent
Ah bah on a une vision assez proche du talent dans ce cas. Donc une personne talentueuse serait une personne arrivant à se hisser dans un supposé premier centile d'un domaine mesurable. Dans un sens on pourrait en utilisant cette vision du talent dire qu'une personne talentueuse serait celle qui baigne totalement dans sa passion et réalise des actions qui vont dans le sens de son talent sans même s'en rendre compte quand on lui demande comment elle est arrivée à ce niveau.
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Il est assez fréquent que ce "talent" se repère dans l'enfance, parce que tes aptitudes/la forme de ton intelligence te permettent de performer mieux que les autres gosses de façon assez évidente.
Mais si les années filent sans que ces facilités soient exploitées (ce qui n'est pas obligatoire, être doué dans une discipline ne signifie pas forcément être heureux en l'exerçant
), l'écart de niveau se resserre très vite
Ça me rappelle les propos d'un prof de solfège que j'avais eu quand j'étais encore au collège. Il disait exactement pareil, que même pour une personne ayant beaucoup de facilités il faut toujours du travail derrière. Si ce n'est pas exploité ça n'a aucun intérêt, et qu'au final le talent ça ne tombe jamais du ciel si on parle de vrai talent et pas juste le fait de parader 2 secondes devant des gens qui ne connaissent pas le sujet.
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Perso j'ai eu la chance d'avoir un "talent" repéré dès la maternelle. Une capacité précoce à écrire et utiliser ce biais pour exprimer des idées ou créer des mondes.
Premières histoires dans le journal de l'école en CP, premier roman commencé en CE1, premier texte publié en 4e, premier roman édité à 17 ans, carrière d'écrivain pro commencée à 25. 
Ce qui a fait la différence, c'est pas la facilité initiale. C'est le feu que j'avais aux tripes à l'idée d'écrire, et qui me collait à mon bureau tous les jours sans école. Le fait que chaque semaine, en primaire, je réclamais à mes darons des cahiers de brouillon pour le noircir entièrement dans la journée. C'est l'appétit que j'avais pour cet art qui me donnait mon équilibre. Me l'enlever aurait été comme m'arracher un poumon ou un rein 
Si je n'avais pas été dans cette spirale passionnelle, j'aurais été à peine meilleur que l'ado ou l'adulte moyen. Et ça n'aurait pas été grave. On peut être heureux sans talent, et quand on en a un, on peut être malheureux dans la poursuite effrénée à la performance qui existe dans à peu près tous les milieux 
[10:39:00] <Gristhan>
Le 23 septembre 2025 à 10:33:19 :
Le 23 septembre 2025 à 10:25:53 Gristhan a écrit :
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Le 23 septembre 2025 à 10:13:44 Gristhan a écrit :
En termes tristement chiffrés je suppose qu'on peut dire qu'être talentueux revient à se hisser dans le premier centile de la population niveau compétence. (en admettant qu'on considère une discipline où c'est mesurable)
On a tous des sensibilités et des facilités, et c'est ce qui crée le plaisir. Le plaisir se conjugue à la sensation d'accomplissement et devient une passion. Rien de plus que de l'amour, en fait.
Concrètement, n'importe qui peut devenir talentueux (= atteindre ce premier centile) par le travail. Mais la plupart de ceux qui le sont arrivent là parce que ce travail ne leur a rien coûté, puisqu'il n'a jamais été perçu comme une corvée.
Le talent n'est pas une immanence magique avec laquelle on naît. C'est le résultat d'un amour pour une discipline donnée, et cet amour s'enracine dans notre sensibilité/facilités initiales
Perso, c'est comme ça que j'ai toujours considéré mon talent
Ah bah on a une vision assez proche du talent dans ce cas. Donc une personne talentueuse serait une personne arrivant à se hisser dans un supposé premier centile d'un domaine mesurable. Dans un sens on pourrait en utilisant cette vision du talent dire qu'une personne talentueuse serait celle qui baigne totalement dans sa passion et réalise des actions qui vont dans le sens de son talent sans même s'en rendre compte quand on lui demande comment elle est arrivée à ce niveau.
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Il est assez fréquent que ce "talent" se repère dans l'enfance, parce que tes aptitudes/la forme de ton intelligence te permettent de performer mieux que les autres gosses de façon assez évidente.
Mais si les années filent sans que ces facilités soient exploitées (ce qui n'est pas obligatoire, être doué dans une discipline ne signifie pas forcément être heureux en l'exerçant
), l'écart de niveau se resserre très vite
Ça me rappelle les propos d'un prof de solfège que j'avais eu quand j'étais encore au collège. Il disait exactement pareil, que même pour une personne ayant beaucoup de facilités il faut toujours du travail derrière. Si ce n'est pas exploité ça n'a aucun intérêt, et qu'au final le talent ça ne tombe jamais du ciel si on parle de vrai talent et pas juste le fait de parader 2 secondes devant des gens qui ne connaissent pas le sujet.
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Perso j'ai eu la chance d'avoir un "talent" repéré dès la maternelle. Une capacité précoce à écrire et utiliser ce biais pour exprimer des idées ou créer des mondes.
Premières histoires dans le journal de l'école en CP, premier roman commencé en CE1, premier texte publié en 4e, premier roman édité à 17 ans, carrière d'écrivain pro commencée à 25.
Ce qui a fait la différence, c'est pas la facilité initiale. C'est le feu que j'avais aux tripes à l'idée d'écrire, et qui me collait à mon bureau tous les jours sans école. Le fait que chaque semaine, en primaire, je réclamais à mes darons des cahiers de brouillon pour le noircir entièrement dans la journée. C'est l'appétit que j'avais pour cet art qui me donnait mon équilibre. Me l'enlever aurait été comme m'arracher un poumon ou un rein
Si je n'avais pas été dans cette spirale passionnelle, j'aurais été à peine meilleur que l'ado ou l'adulte moyen. Et ça n'aurait pas été grave. On peut être heureux sans talent, et quand on en a un, on peut être malheureux dans la poursuite effrénée à la performance qui existe dans à peu près tous les milieux
Pour ma part j'avais des facilités que je n'ai pas voulu exploiter quand j'étais petit car ça ne me plaisait pas vraiment. Enfin plutôt j'étais trop timide à l'époque. Aujourd'hui c'est différent, mais disons que j'ai moins de facilités même si j'ai su développer ce talent.
Après à côté j'ai plusieurs talents qui sont venus purement par passion, car je ressens la même chose. Donc je suis devenu talentueux suite à mon investissement dedans pendant des années et des années. Mais oui en tirer du plaisir est pour moi très important, autrement on ne maintient ce talent qu'un moment avant d'abandonner. Parfois juste à cause de l'investissement déjà effectué dedans afin que ce ne soit pas du "gâchis".

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