🔥 Excalibur
Un jeune garçon. Un monde brutal. Un destin qui ne lui laisse aucun répit.
Dans une France médiévale rongée par la guerre et l’injustice, un adolescent au cœur pur ose défier l’ordre établi. Ce qui n’était qu’un rêve impossible devient une aventure qui changera à jamais le cours de sa vie… et peut-être celui du royaume tout entier.
Excalibur Épisode 1 : L’Excalibur
Dans un coin reculé de la France médiévale, dissimulé entre des forêts épaisses et des collines oubliées, vivait un jeune paysan nommé Julien. À quinze ans, il avait l’âme trop vaste pour les champs qu’il labourait. Tandis que les autres garçons rêvaient de gloire, lui ne rêvait que de justice. Il voulait devenir chevalier non pour les honneurs, mais pour protéger les faibles, les opprimés, les sans-voix, comme ceux qu’il voyait chaque jour se courber devant les seigneurs cruels.
Mais son sang, modeste et sans blason, faisait de ce rĂŞve une folie.
Jusqu’au jour où le nom d’une légende s’insinua dans son cœur : Excalibur, l’épée mythique, forgée pour terrasser les dragons et consacrer les justes. On disait qu’elle ne répondait qu’aux âmes pures.
Obsédé par cette quête, Julien mit au point un plan fou. Une nuit, sous la lumière blafarde de la lune, il s’introduisit dans le château du Duc. Grâce à son agilité et à son sang-froid, il atteignit la bibliothèque interdite, et y déroba un ancien grimoire couvert de symboles. Après des jours d’étude acharnée, il réussit à décrypter une énigme menant à l’emplacement d’Excalibur.
Ce lieu maudit se trouvait au cœur d’une forêt lugubre, où les arbres semblaient murmurer à l’oreille des morts.
Dans les entrailles d’une grotte, alors que l’obscurité l’avalait, Julien fit face à un ours gigantesque, sauvage, affamé. Pris de panique, il chuta, les mains vides, le souffle court.
Mais à ce moment précis, quelque chose changea.
Une lumière aveuglante s’échappa du fond de la caverne. Une épée d’un éclat surnaturel fendit l’air, comme attirée par une promesse oubliée. Elle se logea dans la main de Julien. Guidé par une force invisible, il se releva… et transperça l’ours d’un seul coup, d’un geste pur et désespéré.
Le silence s’abattit.
Julien sortit de la grotte, encore tremblant. L’épée à la main, il sentit soudain une vibration profonde. Le métal se mit à briller, à se tordre… puis, dans un éclair rougeoyant, la lame prit une toute autre forme.
Devant lui apparut un petit dragon bipède, haut d’environ 1m25, aux écailles rouge vif, aux crocs étincelants… et à la moue légèrement agacée.
« Sérieusement ? Tu m’as réveillé pour ça ? Un ours ? On n’a pas de dragons en stock ? » lança-t-il, en se massant la nuque avec ses petites griffes.
Julien resta figé. Le dragon, lui, étira ses ailes, bailla longuement, puis se gratta le ventre.
« Bon. Je suppose que je devrais dire merci. Et bienvenue. Ou… quelque chose dans le genre. Bref, t’as l’air sympa. Moi c’est… euh… en fait, j’en ai aucune idée. C’est embêtant. On va dire que t’as le droit de me donner un nom, va. Vu que techniquement, t’es mon nouveau porteur… enfin, partenaire. On fait moitié-moitié, hein ? »
Julien, encore sous le choc, ouvrit la bouche sans réussir à parler.
« Allez, détends-toi. Je suis pas là pour te manger. Enfin, pas aujourd’hui. »
Le petit dragon se mit à rire tout seul, visiblement satisfait de sa blague, puis ajouta avec un sérieux soudain :
« Toi, t’es pas un idiot. Et tu sens pas mauvais non plus. On va bien s’entendre. »
Il sourit de toutes ses dents. Puis, dans un claquement sec, se transforma à nouveau en épée, flottant un instant dans les airs avant de tomber doucement dans la main de Julien.
Ce dernier leva les yeux vers la forĂŞt. Quelque chose venait de commencer.
Un pacte, une légende, un chemin sans retour.
Et dans le silence des bois, un murmure ancien semblait déjà l’accompagner.
Excalibur Épisode 2 : La Chasse au Loup-Garou
Julien était revenu au village comme on revient d’un rêve trop grand. Les pieds dans la boue, les mains dans la terre, il avait repris sa place parmi les ombres anonymes des champs. Excalibur, redevenue une simple épée, était cachée au fond de son grenier, dissimulée dans une vieille botte de foin. Il avait trop à perdre pour l’exhiber sans réfléchir.
Personne ne sembla remarquer son absence de plusieurs jours. Les vieilles habitudes reprirent leurs droits : Hector et Jack, deux brutes à l’âme aussi rustre que les bêches qu’ils maniaient, lui tombèrent dessus à la première occasion. Moqueries, coups, boue… Rien de nouveau sous le ciel de misère.
À la fin de la journée, alors qu’il traînait sa carcasse meurtrie sur le chemin du retour, il croisa Marion.
Elle était là , comme toujours, un panier vide au bras et un sourire éclatant malgré la fatigue de la vie. Ses yeux bleu turquoise semblaient capter la lumière même quand le soleil déclinait. Julien sentit quelque chose dans sa poitrine : un tressaillement. Il ne comprenait pas encore que c’était le début de l’amour.
Ils échangèrent quelques mots, maladroits mais sincères. Elle rit de bon cœur, et Julien, un instant, voulut tout lui dire : l’épée, la grotte, le dragon… Mais il se ravisa. La vérité semblait trop folle. Trop lourde. Et pourtant, elle l’aurait peut-être cru.
Quand elle s’éloigna, elle lui fit un signe de la main. Simple. Lumineux. Julien rentra chez lui, le cœur battant plus fort que la veille au combat.
Mais la paix fut brève.
Vers 22h, des torches et des sabots martelèrent le sol du village. Une dizaine de soldats, escortés de quelques hommes des villages voisins, pénétrèrent bruyamment dans la place centrale. Les villageois furent tirés de leurs maisons, certains encore en chemise de nuit, d’autres le regard inquiet.
Au centre, un homme en armure légère, visiblement officier, grimpa sur une charrette vide et prit la parole d’une voix forte :
« Chers villageois ! Votre terre est en péril ! Depuis des mois, une créature infâme rôde dans les forêts alentours… Un loup-garou ! Une bête démoniaque qui se repaît de chair humaine à chaque pleine lune ! Elle a déjà fait sept victimes, toutes des hommes braves. Nous devons l’arrêter avant qu’elle ne frappe ici-même ! »
Un silence pesant s’abattit. Le capitaine reprit :
« C’est pourquoi nous faisons appel aux plus courageux d’entre vous ! Celui ou celle qui tuera la bête obtiendra une récompense sans précédent : une place dans l’armée royale. »
Les villageois échangèrent des regards. Quelques murmures, un frisson collectif, mais aucune main ne se leva. Le courage, ici, avait appris à se taire pour survivre.
Alors, dans le silence étouffant de la foule, Julien s’avança. Son regard était droit, son cœur battait fort, mais sa voix ne trembla pas :
« Moi. Je veux tuer le loup. Avec mon épée. »
D’un geste lent, il tira Excalibur de son fourreau. La lame, même dissimulée par la nuit, semblait vibrer d’une énergie ancienne.
Le capitaine sourit.
« Voilà enfin un homme de courage ! Qu’on l’applaudisse ! Il rejoint ce soir même nos rangs. Grâce à lui, le monstre tombera. »
La foule applaudit timidement. Certains regardaient Julien avec admiration, d’autres avec crainte. Un murmure traversa la place : « Est-ce vraiment une épée ordinaire ? »
Julien sentit un léger tressautement dans la garde d’Excalibur. Le petit dragon, silencieux jusque-là , murmura dans son esprit :
« Un loup-garou, hein ? Fantastique. Tu veux mon avis ? Il va être très grand, très méchant, et moi je suis très petit et très précieux. Mais bon… c’est pas comme si on avait le choix maintenant, n’est-ce pas ? »
Julien esquissa un sourire.
La chasse venait de commencer.
Excalibur Épisode 3 : La Bataille de la Forêt de l’Aube
Nuit noire. Silence épais.
Sous un ciel sans lune, une troupe de soldats s’enfonçait lentement dans la Forêt de l’Aube, guidée par la lumière vacillante des torches. Julien marchait parmi eux, la main serrée sur la garde d’Excalibur, le cœur battant à tout rompre.
Le capitaine Antonin, homme robuste d’une quarantaine d’années au regard d’acier, ouvrait la marche.
Autour d’eux, les hiboux hululaient, les chauves-souris frôlaient les casques, et un étrange froid glacial semblait émaner du sol même. Cette forêt avait mauvaise réputation. On disait qu’elle dévorait les âmes plus vite que les bêtes.
Après plusieurs minutes à marcher entre les arbres noirs, un bruit sec retentit à leur droite. Des pas… rapides, lourds… bestiaux.
Les soldats levèrent leurs armes, crispés.
Une ombre bondit hors des fourrés !
Lames sorties, cris étouffés, choc de métal…
Mais ce n’était qu’un loup ordinaire, effrayé plus qu’agressif. Il fut rapidement abattu.
Le groupe reprit sa route, un peu plus nerveux qu’avant. Une heure passa, marquée par le silence et les respirations lourdes. Puis un nouveau bruit. Plus proche. Plus lourd.
Quelque chose venait du ciel.
Et soudain…
Il tomba.
Une masse gigantesque, mi-homme, mi-bête, se jeta du haut des arbres, dans un cri inhumain. Le loup-garou était là . Immense, velu, les yeux rouges, les crocs dégoulinant de bave.
Le combat éclata.
« C’est l’heure ! Tuez ce monstre ! Que la volonté de Dieu s’accomplisse ! » hurla le capitaine Antonin.
Les soldats encerclèrent la bête, les épées s’abattirent… en vain. Le monstre esquivait, virevoltait, tranchait. Il n’était pas seulement rapide, il était intelligent.
En 30 secondes, 7 hommes tombèrent, égorgés par ses griffes acérées. Du sang, des cris, la panique.
Antonin tenta de garder le contrĂ´le.
« Tuez-le ! Tuez-le au nom du roi ! »
Galvanisés par ses mots, les survivants foncèrent. Mais le massacre continua. Le loup-garou était un démon de guerre, insaisissable, implacable. Un à un, les soldats s’effondraient.
Vingt morts en une minute.
Alors, Antonin vacilla. Son regard fuyant, il recula… puis prit la fuite, lâchement, disparaissant dans les bois sans un mot.
Julien, seul, le regarda s’éloigner. Son sang bouillait.
Il s’avança.
Il serra Excalibur.
« Assez ! Arrête de tuer ! »
Sa voix, pure, transperça le chaos.
Le loup-garou se tourna vers lui, lentement, son museau rouge de sang. Il sourit. Un rictus moqueur, carnassier. “Viens donc, humain. Meurs comme les autres.”
Julien courut.
Le sol trembla.
Et Excalibur s’illumina.
Une lumière bleue, puissante, jaillit de la lame. Une énergie mystique enveloppa Julien. Il sentit sa force décupler, sa vitesse s’intensifier.
En un éclair, il transperça la créature.
Un choc. Un rugissement.
Puis une explosion.
Le loup-garou se volatilisa dans une gerbe d’éclats et de lumière.
Silence.
Puis… des cris.
« Julien ! Julien ! Julien ! »
Les survivants l’encerclèrent, ébahis.
« Tu es notre héros ! Tu l’as vaincu ! »
« Tu as sauvé nos vies ! »
« Honneur à toi ! À toi le grade royal ! »
Julien restait figé, haletant. Il regardait ses mains, sa lame. Avait-il vraiment… ?
Alors, une voix familière résonna dans son esprit.
« Tu l’as fait, champion. Tu nous as tous sauvés… »
C’était le petit dragon, Excalibur, qui lui parlait. Sa voix était posée, presque fière, et un brin moqueuse.
Une connexion était née.
Et elle ne faisait que commencer.
Le 17 juillet 2025 Ă 21:53:04 :
Je te débide.
Ah merci !
Excalibur Épisode 4 : Un retour triomphal
Lorsque Julien revint au village, le ciel semblait plus clair qu’à l’accoutumée. Le vent portait les échos d’un nom nouveau, scandé dans les ruelles de terre battue :
Julien, le Tueur de Loup-Garou.
Tout le monde savait. Tout le monde avait entendu l’histoire. Et pour la première fois de sa vie, Julien n’était plus le simple fils de paysanne qu’on ignorait ou moquait. Il était devenu un héros. Une légende vivante. Même Hector et Jack, ses anciens bourreaux, lui tendirent la main en souriant.
Mais ce fut Marie, la douce Marie, qui vint jusqu’à lui.
Ses yeux turquoise brillaient d’une sincérité désarmante. Elle s’approcha sans dire un mot, et l’enlaça tendrement.
-Merci, Julien… Merci de tout mon cœur.
Julien sentit son cœur bondir. Le rouge lui monta aux joues. Il voulut parler, mais aucun mot ne franchit ses lèvres. Il resta simplement là , figé dans un instant de grâce.
Quelques jours plus tard, un vacarme d’armures et de trompettes secoua le village : les émissaires du Roi venaient d’arriver. À dos de chevaux richement harnachés, ils clamaient leur message d’une voix solennelle :
Où est donc le héros ? Celui qu’on nomme le Tueur de Loup-Garou ?
Affolés, les villageois coururent jusqu’à la chaumière de Julien. Sa mère, les bras couverts de farine, ouvrit la porte avec étonnement.
Mon Juju ? Il n’est pas ici. Il travaille au champ, comme tous les jours, comme un brave.
Au champ ?!
Il laboure la terre comme si de rien n’était ?!
Quel homme !
Une procession se mit en route vers les terres, et ils le trouvèrent là , en chemise déchirée, les bras couverts de sueur et de poussière, en train de faucher sous le soleil. Les émissaires descendirent de cheval et le dévisagèrent avec étonnement.
Alors c’est donc toi, Julien ? Le grand tueur de monstre ? Tu es bien chétif… On songerait presque au jeune roi David !
Julien resta muet, tête basse, modeste malgré les acclamations. Il était couvert de terre, mais son regard brillait d’une lueur indomptable.
Le Roi tient sa promesse, déclara l’un des émissaires. Tu es désormais enrôlé dans l’armée royale ! Tu pourras désormais pourfendre le mal au nom de Sa Majesté et du Très-Haut.
Julien inspira profondément, puis s’exprima avec une sincérité vibrante :
Je vous remercie. Ce sera un honneur pour moi de servir la justice et d’agir avec droiture. Je ne veux que faire ce qui est juste.
Le village tout entier, massé derrière lui, retint son souffle. Et soudain, une vague d’applaudissements et de cris éclata :
Bonne chance Juju !
Nous t’aimons !
Rends-nous fiers !
Reste le mĂŞme !
Julien retint difficilement ses larmes. Parmi toutes ces voix, il en manquait une : celle de son père, disparu cinq ans plus tôt, tué par des brigands. Mais Julien leva les yeux vers le ciel et murmura intérieurement :
“Papa, j’y suis arrivé.”
Puis, d’un pas décidé, il se retourna vers la foule et déclara d’une voix claire :
Je vous le promets : je vous rendrai fiers. Je défendrai les innocents. Et je combattrai toujours pour la justice.
L’un des émissaires s’approcha alors, tendant la main :
Allons-y, Julien. Il est temps de partir pour le château du Roi.
Oui… allons-y, répondit-il simplement, l’épée dans le dos, et le cœur gonflé d’espoir.

Le 18 juillet 2025 Ă 03:30:59 :
J'aimerai te faire le plaisir de lire mais j'aime pas lire je suis vraiment désolé
Fais un effort Kheyou, tu va probablement aimer !
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