Je veux aborder un sujet que je trouve extrêmement sérieux, et je pense qu’il est temps de le mettre sur la table. J’ai beaucoup réfléchi, j’ai lu, j’ai observé ce qui se passe autour de nous. Et ce que je vois, c’est un phénomène historique, un basculement majeur qui s’accélère. Ce post n’a pas vocation à se plaindre ou à chercher des excuses. Mais je le dis d’entrée : non, ce n’est pas parce qu’on est moches ou qu’on ne sort pas assez. Ce qu’on vit aujourd’hui, c’est un changement de société qui touche tout le monde, même ceux qui sont en couple, car la stabilité relationnelle elle-même est de plus en plus rare.
Explosion du célibat : les faits. En France, 18 millions d’adultes sont célibataires (INSEE, 2024). En Europe, le nombre de ménages composés d’une seule personne a augmenté de 30,7 % entre 2009 et 2022 (Euronews). Ce phénomène est massif, rapide, et il n’est pas près de s’arrêter. Dans certains pays comme la Belgique, les projections estiment qu’un habitant sur deux sera célibataire d’ici 2060.
1) Le célibat de masse : symptôme du capitalisme avancé. Le capitalisme actuel, souvent appelé capitalisme tardif, ne se limite pas à l’économie. Il structure nos vies, nos habitudes, nos valeurs. Et aujourd’hui, il produit de plus en plus d’individus isolés.
L’individualisme comme norme dominante. Tout dans notre société pousse à l’indépendance, à l’autonomie, à la performance personnelle. On nous enseigne qu’il faut réussir seul, voyager seul, s’épanouir seul. Mais vivre en couple, c’est s’ancrer, faire des compromis, construire quelque chose sur la durée. C’est incompatible avec les valeurs dominantes de mobilité, flexibilité et optimisation.
L’amour devenu marchandise. Avec les applications de rencontre, l’amour est devenu un marché. On choisit des partenaires comme on choisit un produit. On consomme, on jette. Les relations sont précaires, remplaçables. C’est la logique du capitalisme appliquée aux sentiments : optimisation, instantanéité, zéro engagement.
2) Les causes profondes du célibat de masse. Ce phénomène ne vient pas de nulle part. Il est le résultat de plusieurs transformations croisées, sociales, économiques et technologiques.
L’émancipation des femmes. Les femmes ont gagné en indépendance économique et intellectuelle. Elles ne sont plus contraintes à se mettre en couple pour survivre. Elles sont donc plus exigeantes, et refusent les compromis d’un autre temps. Mais cette évolution s’est faite en décalage avec les attentes ou les capacités d’adaptation de nombreux hommes. Cela crée un déséquilibre dans le rapport de séduction.
La précarisation économique. Le coût de la vie augmente. Les salaires stagnent. Fonder un foyer est devenu un luxe. Quand on ne peut même pas se projeter économiquement, difficile d’envisager un couple stable, un enfant, un crédit, un foyer. De plus en plus de gens repoussent ou abandonnent ces projets.
L’illusion du choix infini. Avec les réseaux sociaux et les applis de rencontre, on croit avoir accès à une infinité de partenaires. Mais cette abondance paralyse. On se dit toujours qu’on peut trouver mieux. C’est le paradoxe du choix : plus on a d’options, plus il devient difficile de faire un choix, de s’engager.
3) Les conséquences : une société fragmentée. Cette explosion du célibat n’est pas neutre. Elle a des conséquences concrètes sur nos vies, et sur la société entière.
Solitude et détresse psychologique. Les célibataires sont plus exposés à la dépression, à l’anxiété, à la précarité. Ils paient leur logement, leurs dépenses, leur quotidien seuls. Ils n’ont pas toujours de soutien émotionnel durable. Ils vieillissent seuls. Et à force de solitude, beaucoup perdent l’envie ou l’énergie de créer du lien.
Marchandisation de la solitude. Le capitalisme sait tirer profit de tout. Il a transformé la solitude en marché : applis de rencontre payantes, coachs en séduction, voyages solo organisés, thérapies, produits connectés. Même le manque de lien devient un objet de consommation.
Recul des solidarités traditionnelles. Autrefois, la famille, le quartier, les amis proches formaient un réseau solide. Aujourd’hui, tout est éclaté. Les gens sont mobiles, dispersés, et les liens sociaux se délitent. Les individus deviennent plus isolés, plus fragiles, plus dépendants des structures impersonnelles.
Conclusion : un triomphe amer. Ce que certains vivent comme une libération, l’indépendance, la liberté amoureuse et d’autres le vivent comme un isolement. Le capitalisme, en détruisant les cadres anciens (religion, famille, communauté, village, couple stable), a produit une génération d’individus libres, mais seuls. Connectés, mais désorientés. Autonomes, mais vulnérables. Ce n’est pas un simple effet secondaire. C’est une conséquence logique, cohérente, systémique du monde dans lequel on vit.
J'en pense que tu as raison et c'est triste.
Est ce que tu es religieux ? Fais tu partie d'une association de quartier ? Es-tu prêt à être un acteur de ce lien communautaire ?
Je ne sais pas s'il faut se réjouir mais la pauvreté explose en France et la dette qui pars en couille et le budget de l'état qui est toujours délirant va nous foutre sous tutelle du FMI.
On va bientôt manger des cailloux donc par la force des choses les gens se rapprocheront davantage les uns des autres
Le 24 avril 2025 à 21:30:44 :
J'en pense que tu as raison et c'est triste.Est ce que tu es religieux ? Fais tu partie d'une association de quartier ? Es-tu prêt à être un acteur de ce lien communautaire ?
Je ne sais pas s'il faut se réjouir mais la pauvreté explose en France et la dette qui pars en couille et le budget de l'état qui est toujours délirant va nous foutre sous tutelle du FMI.
On va bientôt manger des cailloux donc par la force des choses les gens se rapprocheront davantage les uns des autres
Merci khey pour ton message désolé de pas avoir répondu plus tôt. Je suis la voie du Christ même si dans la vie de tous les jours je n'en parle pas, je garde ça pour moi. J'essage de faire ce qui est juste ou le "bien" autour de moi.
J'ai bossé dans des associations, aides pour les malades, garde personnes âgées, cours de français pour des personnes en difficultés et recherche d'emploi dans l'associatif.
Comme tu dis je pense que nous allons vers un avenir sombre, mais j'espère qu'il permettra de rapprocher les gens que ce soit hommes - femmes ou autre mais comprendre ce qui compte réellement (le lien social)
Le 24 avril 2025 à 22:23:57 :
T'as raison mais tout le monde s'en fou
J'ai l'impression et c'est bien dommage, merci pour ton message khey
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Le 25 avril 2025 à 12:41:01 :
Le pavé est très pertinent mais est plus une synthèse de thèmes désormais usés jusqu'à la corde qu'un point de vue alternatif sur ce que tout le monde a déjà compris explicitement et implicitement.
Totalement, je ne prétends pas du tout découvrir la poudre.
Seulement mettre sur papier cette synthèse pour mieux comprendre où l'on en est.
Avec la mondialisation et notre monde hyper connecté, cette "maladie" se répand partout et contamine n'importe quelle société.
C'est bien plus dangereux que le Covid, je trouve ça étonnant que personne n'en parle, à part la baisse de la natalité en Corée du Sud ou bien le Japon, comprendre : "c'est très loin ça nous concerne pas".
J'imagine que le capital bénéficie grandement de cette situation.
2) Les causes profondes du célibat de masse. Ce phénomène ne vient pas de nulle part. Il est le résultat de plusieurs transformations croisées, sociales, économiques et technologiques.
Tout a été dit ici, il faut vivre avec son époque et essayer de la comprendre pour faire des choix judicieux.
C'est plutôt bien résumé, mais j'ajouterais des éléments pour les causes de la montée du célibat :
- La solitude numérique : les gens restent davantage chez eux (devant le PC, les jeux vidéos ...), et même lorsqu'ils sont dehors restent souvent vissés sur leur smartphone. Non seulement ils se rencontrent moins mais sont socialement moins "intelligents".
- La montée des exigences corollaire de standards de vie élevés : les gens vivent mieux qu'auparavant (en termes de confort), et attendent donc aussi plus que les anciennes générations en amour. Plus question de se mettre avec quelqu'un de "moyen" faute de mieux. Les images de mannequins (dans la publicité, au cinéma, etc.), les films hollywoodiens, etc. nous habituent aussi à des standards élevés.
Et pour les conséquences, cela risque d'être catastrophique :
- effondrement de la natalité/décroissance démographique -> ralentissement voire effondrement économique.
- développement de pathologies liées à la solitude : psychiques (dépression, etc.) mais aussi physiques (les gens seuls développent plus de maladies, le mental impactant le physique).
Au Japon l'un des premiers critères des femmes pour un homme c'est son salaire.
Puis une fois marié, madame arrête de travailler capte le salaire du marie et lui laisse 400€ pour le mois.
Au Canada, quand les femmes quitte leur conjoint, la raison la plus invoquer c'est que monsieur gagne moins de 30.000$/an.
Cette sélection féminine plus le fait que les salaire stagne on obtient ce résultat.
JvArchive compagnon