CHAPITRE 14 - JE VEUX PAS ÊTRE SEULE CE SOIR
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Célestin s'était rendormi. Arrivés enfin à la maison, Hector extirpa précautionneusement son corps inanimé. Il ne devait surtout pas le réveiller. Il le porta à l'aide de ses 2 bras en support comme quand il le portait enfant jusqu'à la chambre quand il s'endormait devant la télé après un dessin animé ou un de ses films de science-fiction qu'il adorait.
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- On va alléger les repas du soir...
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Sa vue était rendue difficile par le cocard qui harcelait son oeil gauche. Il sentait son pouls battre depuis sa lèvre endolorie et sa hanche le relancer. Cette vermine l'avait bien amoché mais il en fallait plus pour venir à bout du dur à cuire qu'il était. Un dernier effort pour monter les escaliers et on était enfin dans la chambre du garçon.
Oncle Hector souffla de soulagement. Il avait réussi à porter son filleul sans le réveiller. Il le regardait dormir, mélancolique et fier le faisant presque oublier ce qu'il avait fait.
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Le matin.
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- Ce n'est rien de grave. Je me suis promené cette nuit et je suis mal tombé.
- Ça t'apprendra à faire le casse cou à 4 heures du matin. Tu te fais vieux fais toi une raison.
- J'en ai encore sous le capot, je t'assure.
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Souriait-il.
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Que s'était-il passé ? Tu ne te souvenais plus de rien si ce n'était des yeux de rage de Damien et voilà que tu te réveillais dans ta chambre la gorge endolorie.
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- Merde j'ai des marques sur tout le cou. Je vais mettre un col roulé.
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Tu regardais depuis l'étage ce qu'il se passait au rez-de-chaussée. Tes parents, oncle Hector et Eve prenaient leur petit déjeuner.
- Mon téléphone ! J'ai tout filmé. Je vais savoir ce qu'il s'est passé.
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Tu descendis discrètement et sortis de la maison évitant qu'on ne te voit. La voiture de ton oncle était verrouillée. Regardant à l'intérieur comme tu le pouvais tu cherchais ton téléphone.
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- Pourquoi je ne le vois pas !?
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Il était en fait sur ton bureau. Naviguant dans la section vidéo, il n'y avait aucune trace de ta capture. Tu es pourtant sûr d'avoie filmé.
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- Mais vu que personne n'a mis fin à l'enregistrement, ça ne s'est peut-être pas enregistré... Ou alors quelqu'un l'a supprimé...
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Tu aurais bien demandé quelques éclaircissements à ton oncle mais il fit absent le reste de la journée. Comment avait-il ou se sortir de cette situation impossible ? Qu'avait il fait à Damien ? Tu allais le savoir bien plus vite que tu ne croyais.
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Au dîner, Il y'eut tes parents, Eve et toi. L'atmosphère était très pesante mais tes parents cherchaient à désamorcer le malaise ambiant.
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- Ça faisait bien longtemps qu'on ne s'était pas retrouvé juste nous 4 autour d'un bon repas.
- Bon repas, c'est vite dit...
- Ce n'est pas de ma faute si tu détestes les endives au jambon
- Mais ça le devient si tu les fais à chaque repas.
- Et bah cuisine, ça me fera des vacances. Ah mais j'oubliais tu serais capable de rater des coquillettes.
- J'étais très bon cuisinier dans ma jeunesse mais tu tenais tellement à tenir la popote. Et maintenant tu te plains que j'ai perdu la main...
- Ça va être de ma faute ! Monsieur est incapable, mais c'est à cause de moi...
- On peut pas discuter avec toi sans que tu surenchères...
- Vous voyez les enfants quand vous vous voudriez vous marier faites en sorte de choisir quelqu'un qui sait reconnaître ses tords et qui n'est pas borné.
- Si tout le monde suivait ton conseil j'en connais à cette table qui finirait bien seul.
Insinuait Eve à ton encontre sans te regarder. C'étaient les premiers mots qu'elle te destinait depuis des jours. C'était un pique certes mais ça comptait quand même. Alors tout n'était pas mort peut être, c'était bête de s'accrocher à si peu mais il n'y avait que ça à quoi tu pouvais te raccrocher. Quand tes parents ne se battaient pas pour avoir le dernier mot sur à peu prés tous les sujets, un silence de mort s'installait en table. Le plat d'Eve était presque intact. Sa désaffection pour le jambon n'aidait pas son appétit. Elle sortit de la table en première. Tu l'imitas quelques instants après.
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- La prochaine fois dites moi tout de suite je ne prendrais pas la peine de cuisiner !
- Ne t'embête plus, à partir de maintenant on va commander.
- Quel ingrat... Puis tu parles mais tu as fini ton assiette.
- Parce que je sais que ça fait plaisir à ma petite femme nulle en cuisine
- Célestin est bizarre depuis quelques jours.
- Il est étrange depuis qu'il est né.
- C'est de mon bébé que tu parles
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Joseph se pinçait les lèvres regrettant déjà ses mots.
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- Je t'assure. Depuis quelques jours, Il a toujours le regard baissé quand je lui parle. Il cherche toujours à éviter les conversations. J'ai l'impression qu'il m'évite.
- Il grandit. Faut que tu le laisses prendre son envol.
- Tu comprends vraiment rien à rien !
- Ces endives sont vraiment bonnes.
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Annelle balança plein de verve sa serviette dans la tête de son mari et sortit de table.
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- Comptez pas sur moi pour débarrasser.
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Dans le noir était plongée ta chambre. Tu cherchais le sommeil qui ne viendrait jamais. Les évènements de ces derniers jours te hantaient. Tu te sentais abandonné à supporter tout ça. Les secondes s'écoulaient et à mesure tu pus voir, comme doté de yeux de chat, les contours de ta chambre éclairé de l'obscurité. Tu penchais ta tête molle vers la lucarne ouverte où la pleine lune brillait. Dans ce ciel sans étoile où se plaisait le spleen, tu eus l'envie de voler et de partir loin d'ici. La solitude se vit mieux dans l'infini qu'enfermer entre quatre murs.
C'est alors que la porte s'entrouvrit. Bientôt une ombre glissait sur le plafond, puis une tête s'engouffra. Tu te redressas pour allumer la veilleuse prêt de toi.
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Dit cette voix que tu reconnaîtrais entre mille. Cette voix était un peu particulière puisqu'elle se galvaudait de tremblements et de sanglots.
La porte se referma. La silhouette ombragreuse vola jusqu'à l'autre côté du lit. On entrait sous la couette.
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- Eve... qu'est-ce que tu fais ?
- Parce que je suis fatiguée ça se voit pas ?
- Je dors où je veux je suis chez moi et si ça te convient pas t'as qu'à te barrer.
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Eve était bien décidée à rester. Tant pis tu irais dormir dans le salon. Tu n'avais pas la tête à rentrer dans un nouveau conflit avec elle. Elle gagnait par forfait. Tu allumas la veilleuse près de toi pour éviter de trébucher sur le chemin. Alors que tu sortais du lit quelque chose te saisit le bras.
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- Reste... Je veux pas être seule ce soir.
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Te demandait Eve enfin mise en lumière dont ses yeux rouges et brillants trahissaient des larmes suspendues à ses paupières désolées. Son visage boursouflé pourrait faire croire qu'elle avait pleurée depuis des heures. Elle était si désemparée.
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Dit-elle honteuse devant ton regard empli de peine qu'elle prenait sûrement pour de la pitié. Tu t'executas et revenis dans le lit. Eve s'y installa aussi alors qu'Eve. Tu l'entendais renifler encore et encore.
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- Qu'est-ce qui te met dans cet état ?
- Je t'ai dit que je veux pas en parler !
Tu n'insistas pas d'avantage. Elle continuait à sangloter alors lentement tu approchais ta main la plus valide de sa chevelure, y glissa tes doigts hésitants et la coiffa de sa tête jusqu'aux pointes.
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Tu t'arrêtas.
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- Je... Je voulais te calmer. Ça marchait quand on était petits... Je voulais pas te faire peur... Désolé.
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Elle ne dit rien quelques instants.
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- Ne t'arrête pas s'il te plaît.
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Prononçait-elle du bout des livres. Alors, tu repris. Ses sanglots s'atténuaient au fur et à mesure que tu caressais ses cheveux jusqu'à disparaître. Mais tu poursuis ce mouvement qui t'apaisait également. Tu ne comptais plus les minutes que tu avais passé à coiffer de tes doigts sa chevelure si agréable au toucher. Elle s'était sans doute endormi vu son ronronnement mais tu continuais. Tu aurais pu continuer toute la nuit tellement ça t'apaisait de la sentir près de toi.

La chaleur des rayons de soleil tapant contre ta peau te réveilla de l'état latent de somnolence dans lequel tu étais resté cette nuit. Le sommeil n'était jamais vraiment venu en raison des décharges d'excitation qui passaient dans tes entrailles à chaque fois que tu te rappelais de sa présence. Bientôt, ta compagne d'une nuit se réveilla aussi.
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- Il doit pas être 9 heures. Bien dormi ?
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Tu souriais. Elle jouait avec ses cheveux quand elle ne se frottait pas les yeux pour chasser les dernières traces de sa nuit.
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- Parce que moi j'ai pas pu dormir.
- Tu ronfles. T'as un moteur 306 dans la gorge.
- Je sais quand même ce que j'ai entendu.
- On m'a jamais dit que je ronflais...
- Si tu prends l'avis des mecs que tu te tapes pour argent comptant aussi...
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Eve te lança un regard noir.
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- Tu sais c'est pas cette nuit qui va changer quoi que ce soit à ce que je t'ai dit.
- Pourtant t'es en train de me parler.
- Ouais et si tu continues à jouer au c*n je vais de suite arrêter.
- C'est toi à t'énerver pour rien. Tu me fais rire.
- Je savais bien que j'aurais pas dû dormir ici.
- Nan mais je comprends que je te manquais...
- C'est... c'est juste qu'il fait chaud. Puis ça a rien à voir avec toi...
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Eve souffla. Elle se battait pour ne pas le dire mais ça lui brûlait les lèvres.
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- Damien. Il veut plus me voir.
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Elle lui avait donc parlé après votre altercation d'avant hier.
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- Il m'a envoyé un message hier soir. Il trouvait des excuses sans aucun sens pour expliquer qu'il veuille couper les ponts, il disait qu'on perdait notre temps ou je ne sais quoi...
- T'es... T'es sûr que c'était lui ?
- Évidemment que c'était lui c'est son Snap... J'ai voulue avoir des explications meilleures que la connerie qu'il m'a envoyé mais ce c*nnard n'a même pas eu les couilles de me répondre. Si ça se trouve il m'a bloqué.
- C'est pour cela que tu as pleuré ?
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Eve vira rouge.
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- J'ai... J'ai pas pleuré pour lui imbécile. J'en ai rien à foutre, c'est juste qu'il m'a pris pour une conne mais maintenant je sais que c'est un lâche. J'ai pas besoin d'avoir quelqu'un comme lui dans... mon entourage.
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Elle regardait dans le vide, ressassant ce qu'elle avait lu, toute l'incompréhension que ça avait provoqué et tout le mal que ça lui avait fait.
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- Je... Suis désolé pour toi...
- Je sais que tu l'appreciais beaucoup
- T'écoutes ce que je te dis ou t'es bouché !? je te dis que je m'en fous ! C'est dingue ça, t'as vraiment le don pour m'agacer !
- J'essaie de te soutenir mais tu m'envoies chier
- j'aurais du te laisser chialer comme une môme pour ce c*nnard
- Je... Je pleurais pas comme une môme
- "Gneu gneu je veux pas être seule ce soir" avec ton air de chien battu et maintenant tu me prends de haut
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Eve, révoltée, se redressa dans le lit et te fit face.
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- T'es qu'un abruti je te déteste !
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Elle se tourna pour ne plus que tu vois son visage. Bientôt tu l'entendis respirer étrangement.
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- Je me mets dans tous mes états pour un mec qui en a rien à foutre de moi et je vais pleurer dans le lit de celui que j'ai envoyé chier. Je suis pathétique hein ? Vas-y, tu peux le dire.
- Tu peux être bête comme tes pieds, la plus énervante des nanas, tu peins des trucs sacrément affreux mais t'es tout sauf pathétique.
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Elle se tourna vers toi.
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- C'est normal. C'est mon rôle d'être là, surtout quand ça va pas.
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Elle te regarda tendrement.
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- Moi aussi je suis là pour toi.
- Tu sais pour ce que tu m'avais demandé l'autre fois...
- Ah... C'était une blague... Tu sais comment je suis... Un vrai bout-en-train
- une blague hein ? C'est dommage j'allais accepter...
- Évidemment que non. Mais ça montre que t'étais putain de sérieux.
- Parce que... c'est trop bizarre !
- Dormir avec son cousin c'est pas bizarre ?
- Ça n'a rien a voir... et puis je vais pas branler mon cousin c'est moralement pas acceptable.
- Alors que ce que tu fais à tous ces gars te donnent le statut de mère Theresa c'est ça ?
- Non... Mais... C'est pas... Bon j'ai juste pas envie voilà. T'es content ? Je veux pas, je veux pas. Tu vas pas me forcer !
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Tu t'écroulas sur le lit.
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- Je sais que t'es besoin de libérer toute... Cette énergie et que tu peux pas. Je pense avoir quelque chose pour t'aider.
- Tu le fais exprès ? Bon je veux plus avoir affaire à toi, je me casse...
- Mais dis-moi comment tu comptes m'aider !
Eve se leva du lit et se dépêcha de sortir. Depuis tout ce temps tu n'avais pas remarqué qu'elle était en petite tenue. À chaque pas, ses hanches nues dansaient.
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- Et t'avises pas de me mater !
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FIN DU CHAPITRE 14
[23:16:48] <bonbonhomme>
L'op lache les fesses de ta cousine et fais nous la sweet
C'est plus compliqué que ça 
Pas de sweet ce soir mais j'ai fait de nouveaux stickers 
JvArchive compagnon