Topic de Choysia_30 :

Suivi de la campagne législative

Partie 1
Éric Zemmour: «Il faut un rassemblement de toutes les droites»
«Qu’est-ce qui tient le haut de la hiérarchie? Pour moi, c’est la France, sa survie», affirme l’ancien candidat à l’élection présidentielle, qui revient sur sa campagne, son opposition à Emmanuel Macron, son désaccord stratégique avec Marine Le Pen et son affrontement à venir avec Jean-Luc Mélenchon.

LE FIGARO.- Quel est le sens des candidatures Reconquête aux législatives?

Éric ZEMMOUR . - Reconquête est un nouveau parti politique, né en quatre mois, qui compte aujourd’hui 125.000 adhérents. Avoir des candidats à toutes les élections, donc aux législatives, répond à une logique politique. Après la phase d’enthousiasme et d’effervescence, vient celle de l’implantation et de l’enracinement. N’oubliez pas qu’on a tout fait très vite. Là où les autres partis mettaient dix à vingt ans pour y arriver, on n’a mis que quatre mois! Quant à moi, je ne me voyais pas rester derrière, alors que j’envoyais mes soldats au combat.

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Ma mystique bonapartiste du pont d’Arcole me poussait et me galvanisait. J’ai hésité car beaucoup de gens m’ont dit que je devais éviter une nouvelle défaite. Finalement, j’ai écouté ma première intention qui était de me présenter. Si j’ai choisi le Var (la 4e circonscription), c’est parce que tout a commencé dans ce département. J’ai fait ma première conférence littéraire à Toulon, j’y ai accueilli Marion Maréchal. Le Var a été à chaque fois une terre de prédilection de ma campagne présidentielle. Je suis un enfant de la Méditerranée, je suis proche du tempérament de ses habitants. C’est une terre profondément de droite, sociologiquement, idéologiquement de droite. Comme dans la campagne présidentielle, et surtout dans cette circonscription, je suis d’ailleurs le seul candidat de droite, héritier du RPR.

Mais quelles sont les perspectives de victoires?

Cette bataille sera difficile, comme toutes les batailles électorales. Mais je ne réfléchis pas qu’en termes de nombre d’élus. Car tout le monde sait qu’aux législatives, une autre configuration s’installe. Ceux qui ont voté pour moi, qui ont résisté à la pression terrible du vote utile, comme ceux qui n’y ont pas résisté et voulaient voter pour moi, ont des convictions chevillées au corps, rêvent d’avoir enfin des représentants qui ont le courage de défendre leurs convictions. Ils ont l’occasion de mettre du courage dans les urnes, de voter enfin pour leurs convictions, sans considération ni de vote utile, ni de vote tactique.

Comment expliquez-vous qu’une partie des Français, selon les sondages, partagent certains de vos constats mais n’ont pas voté pour vous?

Il y a eu un avant et un après-Poutine. Je ne dis pas que je n’ai pas fait d’erreurs pendant la campagne: le jeu appelle la faute! Mais je ne crois pas que ce soient ces erreurs qui m’aient coûté le second tour. Ce qui s’est passé, c’est que les électeurs de Fillon 2017, qui voulaient voter pour moi, ont rejoint en masse le président sortant après le déclenchement de la guerre en Ukraine. C’est un électorat plutôt âgé qui a eu un réflexe légitimiste: «Même si on a des désaccords avec Macron, on ne change pas de chef dans la bataille», se sont-ils dit. Je suis donc arrivé affaibli à l’approche du premier tour, puis il y a eu ensuite l’effet du vote utile. La montée de Jean-Luc Mélenchon a fait craindre qu’il puisse être au second tour. La moitié des électeurs de Marine Le Pen a hésité entre elle et moi. Et un tiers de ses électeurs au premier tour a voté au nom du vote utile.

Mais n’y a-t-il pas, dans l’inconscient collectif, une forme de résignation, qui entraîne les Français, dont une grande part considère que vous avez raison, à ne pas voter pour vous?

C’est une analyse possible. Ce décalage entre ce que les Français pensent de l’avenir de leur pays et leur sentiment d’apathie et d’effarement face à la marche du monde. Je pense qu’ils sont aidés par les médias qui les culpabilisent de ce qu’ils pensent. Avec une efficacité redoutable, que j’avais analysée depuis vingt ans et que j’avais encore sous-estimée. Il n’est pas facile de se dire qu’on va changer la face du monde, prendre son destin en main et qu’on va défendre l’idée qu’on se fait de la France. Les résistants étaient peu nombreux en 1940.

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C’est la nature humaine. Il y a aussi les habitudes. Voici un an j’étais encore parmi vous, journaliste. Il y a six mois je n’étais pas encore candidat à la présidentielle. Les gens ont besoin de s’habituer. J’ai mis du temps à installer mes idées dans le débat public. J’ai appris que le combat électoral mettrait aussi du temps.

En 2017, Emmanuel Macron a réussi à se faire élire alors qu’il était inconnu deux ans auparavant!

Absolument! Mais il existe deux différences. En 2017, François Fillon a été abattu par ce que j’ai appelé un «putsch juridico-médiatique». Contrairement à moi, Emmanuel Macron était le candidat du système, le chéri des médias. Ce n’est pas vraiment mon cas, ça n’aura échappé à personne.

Vous aviez l’occasion de vous distinguer du discrédit moral qui pèse sur le RN à cause des prises de position passées de Jean-Marie Le Pen sur la Seconde Guerre mondiale. Mais avec la polémique autour de Vichy, vous vous retrouvez diabolisé comme lui. Reconnaissez-vous une part de responsabilité?

C’est une polémique dans laquelle j’ai été plongé en 2014 et la cour d’appel vient de me relaxer pour cette affaire. À l’époque, je ne songeais nullement à être candidat. On ne gagne jamais à se renier. Je vois le terrain idéologique comme un lieu de bataille. J’assume d’affronter le politiquement correct, contrairement à Valérie Pécresse, à tous les LR et désormais à Marine Le Pen.

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Je gagne beaucoup de batailles, même si je ne les gagne pas toutes. J’ai pensé que je pouvais imposer un sens de la nuance. Et parce que je refuse de diaboliser la France, on préfère me diaboliser. François Mitterrand, dans son entretien avec Jean-Pierre Elkabbach dit exactement ce que je dis. La preuve, en appel la justice m’a relaxé. Ce qui prouve bien que ceux qui voulaient m’associer à Pétain ont perdu. Ceux qui me traitent de pétainiste ont moralement, historiquement et désormais juridiquement tort.

Vous vous faites le chantre de l’union des droites. Est-ce toujours opportun quand les Républicains n’ont fait que 4,7 % à la présidentielle et que le RN n’en veut pas?

Je sais qu’il est de bon ton de dire, comme Christophe Guilluy, Jérôme Sainte-Marie ou Marine Le Pen, que le clivage droite-gauche n’existe plus. Les lecteurs du Figaro se rappelleront que j’en ai moi-même beaucoup parlé il y a bien longtemps. Cette histoire est aussi vieille que le clivage lui-même. Le christianisme social au XIXe siècle, déjà, s’opposait au clivage droite-gauche. Tout comme le fascisme ou le gaullisme. Dans les années 1990, on pouvait rêver d’une alliance des républicains des deux rives. J’étais très favorable à cette alliance entre les partisans du non au traité de Maastricht du côté du RPR, de l’UDF et du PS, personnifiée par Philippe Séguin, Charles Pasqua, Philippe de Villiers et Jean-Pierre Chevènement. Marine Le Pen veut la refaire, alors qu’elle n’a jamais marché d’ailleurs. Mais c’était le temps de sa jeunesse et, comme disait Marcel Proust: «L’adolescence est le seul temps où l’on ait appris quelque chose.» Il y a eu beaucoup de changement depuis cette époque. Le clivage droite-gauche existe encore et il se réinvente sans cesse: la droite défend la France et son identité, la gauche s’est entièrement, et désormais officiellement, soumise à l’islamo-gauchisme. Pour faire l’alliance entre la droite patriote et la gauche patriote, encore faut-il qu’il y ait une gauche patriote! Elle n’existe plus. Marine Le Pen a échoué à faire l’alliance de la droite patriote et de la gauche patriote. Sinon elle aurait gagné la présidentielle contre Emmanuel Macron.

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Elle a échoué parce que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon «ne l’ont pas calculée», comme disent les jeunes. Son appel à cet électorat a échoué. Parce qu’il n’y a plus de gauche patriote. Jean-Pierre Chevènement a rallié Emmanuel Macron, alors même qu’Emmanuel Macron veut un fédéralisme européen. Arnaud Montebourg, que Mme Le Pen a lourdement supplié de la rejoindre, a rallié Jean-Luc Mélenchon. Manuel Valls a rallié Emmanuel Macron. Le PS s’est soumis à Jean-Luc Mélenchon. Il n’y a plus de gauches irréconciliables. Il y a une gauche soumise à Jean-Luc Mélenchon. La seule gauche aujourd’hui. Cette gauche recouvre deux électorats qui ont voté Mélenchon au premier tour: celui de l’extrême gauche traditionnelle - les étudiants et la jeunesse précarisée - auquel s’est ajouté l’électorat musulman ; 69 % des électeurs musulmans ont voté pour lui au premier tour. Il est majoritaire en voix dans toutes les banlieues françaises.

La campagne de Jean-Luc Mélenchon a accouché d’un peuple islamo-gauchiste. Il voit déjà plus loin quand il parle de «nouveau tiers état» en évoquant ses électeurs. Il connaît son histoire de France et particulièrement celle de la Révolution. Sieyès disait: «Qu’est-ce que le tiers état? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent? Rien. Qu’est-ce qu’il veut être? Quelque chose.» Le tiers état, à l’époque, c’est le peuple français. Pour Jean-Luc Mélenchon, aujourd’hui, son électorat est un nouveau peuple. Un peuple créolisé… Il assume officiellement le grand remplacement. Marine Le Pens’aveugle en pensant qu’elle va pouvoir lui arracher des électeurs. À moins qu’elle ne renonce elle-même à défendre l’identité de la France. C’est le sens de son entretien au Figaro du 13 mai où elle dit: certes, il y a l’insécurité et l’immigration, mais il y a aussi le social. Moi, j’entends le véritable sens de cette phrase, et j’ai bien suivi sa campagne: pour elle, il y a d’abord le social. Elle met une hiérarchie, en plaçant le social avant l’identitaire. Donc, quand Marine Le Pen dit qu’il y a un véritable désaccord stratégique avec moi, elle a entièrement raison. Moi, je place la nation en premier et la solidarité s’inscrit dans ce cadre. En mettant en priorité le social, elle s’inscrit dans une philosophie politique qui s’appelle le socialisme.

Marine Le Pen ne tire-t-elle pas simplement les leçons de la présidentielle, qui a démontré que le pouvoir d’achat était le premier sujet de préoccupation des Français?

Le pouvoir d’achat est un sujet évidemment important, et même urgent puisque nous sommes en période inflationniste. Mais là, je parle du cadre dans lequel on inscrit cette urgence, donc de philosophie politique. Qu’est-ce qui tient le haut de la hiérarchie? Pour moi, c’est la France, sa survie et son identité. Pour Marine Le Pen, c’est le socialisme. En matière sociale, le discours de Marine Le Pen est d’ailleurs le même que celui de Jean-Luc Mélenchon. Que ce soit sur la retraite à 60 ans ou le retour de l’impôt sur la fortune. Mais cela n’a pas empêché Jean-Luc Mélenchon de dire durant l’entre-deux-tours: «Pas une voix pour Marine Le Pen.» Qu’est-ce que cela signifie? Que même pour lui, il y a quelque chose au-dessus de la question sociale. Une sorte de priorité inavouée. Et c’est la clé de son entente tacite avec Emmanuel Macron. Parce qu’Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont d’accord sur un point fondamental: l’avènement d’un «nouveau peuple».

Mélenchon parle de «tiers état». Emmanuel Macron dans son discours d’investiture ne dit pas autre chose: c’est un «nouveau président», pour un «nouveau mandat», pour un «nouveau peuple». Cela se rattache à ses propos de mai 2018 où le Président avait parlé de «nation palimpseste». Un palimpseste est une feuille dont on a effacé la première écriture pour pouvoir écrire un nouveau texte. C’est la phrase de Danton: «On ne détruit réellement que ce que l’on remplace.»

À vous écouter, votre véritable rival, votre négatif idéologique est Jean-Luc Mélenchon, et non Emmanuel Macron.

Le débat fondamental de ces dix voire vingt prochaines années est entre moi et Jean-Luc Mélenchon. Entre ma France et la sienne. Il le sait et je le sais: regardez notre débat de septembre. Nous avons entre nous deux véritables visions qui s’opposent. Emmanuel Macron n’est qu’une étape avant le mélenchonisme. Le chef de l’État et le chef de La France insoumise ne sont pas adversaires. Ils sont simplement décalés dans le temps. Emmanuel Macron prépare la France de Jean-Luc Mélenchon. Ils sont tous les deux pour l’avènement de ce «nouveau peuple» créolisé. Seulement, Jean-Luc Mélenchon veut en accoucher par la révolution. Quand Emmanuel Macron veut l’engendrer par attentisme et fatalisme démographique. Il y a une différence de chronologie, mais pas d’idéologie. C’est pour cela que je vais continuer à me battre et à m’opposer et à Emmanuel Macron et à Jean-Luc Mélenchon. Les Français vont rapidement comprendre ce qui se joue. Ils comprendront que les vrais enjeux politiques dépassent de loin ce qu’a été la fin de cette présidentielle.

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Mais avec qui souhaitez-vous porter ce combat? Vos propos sur Marine Le Pen tendent à rendre impossible toute alliance.D’abord avec les Français. Je n’ai pas seulement tendu la main au RN mais également aux LR. Je le répète, il faut un rassemblement de toutes les droites. Pourquoi la gauche serait-elle seule capable de s’unir? Ma volonté d’union des droites trouve une actualité brûlante avec la Nupes. Je n’ai jamais voulu d’un tête-à-tête avec le RN, je ne me reconnais pas dans cette «primaire». J’ai voulu créer une force qui agrégerait une partie de ses électeurs, une partie des LR et une partie des abstentionnistes. Cela ne veut pas dire détruire le RN, mais tenter de faire ce qu’il ne parvenait pas à faire. Un parti tribunitien comme le RN ne pourra jamais gagner l’élection présidentielle. Parce qu’enfermé dans sa logique socialiste, il refuse de parler à plusieurs catégories sociales. Quand on a une logique patriote et pas une logique socialiste, on est obligé d’admettre qu’il faut une alliance avec une partie de la bourgeoisie pour défendre la France et conquérir le pouvoir. C’est une règle immuable à gauche comme à droite. On l’a vu avec François Mitterrand à gauche, et avec la victoire de Donald Trump, de Johnson ou du Brexit à droite. Seul ce rapprochement est susceptible d’empêcher l’évolution funeste de notre pays que j’ai décrite et que nous prépare la gauche qui s’unit. Je crois que ce rapprochement ne pourra passer que par Reconquête. Les électeurs doivent se rendre compte que le parti Les Républicains est macronisé et que le Rassemblement national est socialisé.

Quand, selon vous, la recomposition politique arrivera-t-elle à maturité? Lors des prochaines européennes?

Tous les phénomènes que j’ai décrits durant la campagne présidentielle vont s’accélérer: la fédéralisation européenne, l’otanisation, l’islamisation… L’Histoire est en train de s’écrire. Les échéances électorales, et les européennes particulièrement, sont importantes pour interrompre ce cours de l’Histoire. C’est l’Histoire qui tranchera nosdésaccords politiques. Le vote pour Emmanuel Macron ralentit cette nécessaire recomposition politique: c’est un vote de «boomers» vivant dans les métropoles.

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Quand cette génération aura disparu, il ne restera plus, face à face, que le peuple islamo-gauchiste et le peuple français qui veut rester français. Le vote pour Emmanuel Macron n’aura été que le cri de Mme du Barry: «Encore un moment, monsieur le bourreau.

Le 20 mai 2022 à 09:23:38 :
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Le OW est passé sous le tapis bizarrement :hap:

Les sondages sont tellement nases sur les législatives qu'on va attendre le résultat réel

Partie 2
Comment exister, qui plus est sans élus, ces cinq prochaines années?

J’ai posé une question importante pendant cette présidentielle et je crois avoir allumé une flamme dans la jeunesse qui s’est levée derrière moi. Lors de ce dernier meeting au Palais des sports de Paris, je leur ai demandé comment ils avaient fait avec toute la propagande médiatique et scolaire pour se trouver finalement là, à mes côtés? Leur réponse inattendue m’a fait chaud au cœur: «C’est grâce à vous!» Je crois avoir réussi à former une jeunesse dans le sens de mes convictions, de mes idées, et de ce qu’a toujours été la France. Reconquête ne sera pas uniquement un parti qui présentera des candidats aux élections. Ce sera également une école de pensée, un lieu de formation. Cela me correspond parfaitement et j’aurai à mes côtés mes vice-présidents Marion Maréchal, Nicolas Bay et Guillaume Peltier. Nous avons besoin, sur le modèle de ce qu’a inventé Ferdinand Lassalle et la social-démocratie allemande, d’un parti de masse capable d’être un espace de transmission. Chez Reconquête, nous pensons non seulement à la prochaine élection, mais à la prochaine génération.

Qu’est-ce que cette campagne vous a appris sur la France ?

J’ai touché du doigt à quel point notre pays était abîmé par l’individualisme, par la culpabilité et par le bombardement médiatique. Mais j’ai également découvert ses formidables ressources d’enthousiasme, d’espoir, de chaleur humaine, d’ironie. Le détachement, la moquerie de soi-même des Français sont restés intacts. Cette campagne m’a amené à me demander sans cesse ce qu’était finalement la politique… On m’a expliqué que cela se résumait à défendre le pouvoir d’achat.

Pour moi, la politique, c’est l’irruption de la volonté humaine dans l’Histoire. C’est tout faire pour empêcher les malheurs que notre peuple pourrait connaître. C’est pour cela que j’ai changé de métier et que je me suis engagé. Finalement, je m’en tiens à la définition de Carl Schmitt: la politique, c’est l’affrontement éternel entre l’ami et l’ennemi. Pour moi, l’ami c’est le Français. L’ennemi, c’est tout ce qui agresse, et parfois tue les Français. C’est pour cela que je suis contre la lutte des classes qui nous empêche de nous allier, qui nous oppose entre Français, qui nous détourne de l’urgence: sauver les Français en tant que peuple et en tant que nation. À Londres comme à Genève, j’ai rencontré nombre d’exilés mais parmi eux, tous ne sont pas partis pour des raisons financières. Beaucoup sont aussi partis parce qu’ils ne reconnaissaient plus la France et qu’ils en souffraient. La plus belle chose qu’ils m’aient dite: «Nous ne reviendrons que si vous êtes élu.»

Et sur vous?

J’avais pris l’habitude de prendre le temps de la réflexion. D’attendre que le temps me donne raison. Je n’ai pas pu m’appuyer sur lui pendant cette présidentielle. C’est ce qui l’a rendue encore plus difficile. Le temps pour bien réagir manque. Il y a eu d’autre part un rouleau compresseur médiatique. Les médias et mes rivaux ont fait de moi quelqu’un de brutal, dur, de sans cœur. Je ne suis rien de tout cela.

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Je voulais simplement montrer l’urgence aux Français et leur dire la politique ferme et audacieuse qu’il fallait conduire pour ne pas disparaître. Dans le contact personnel, je pense être d’une jovialité et d’une humanité qui n’ont rien à envier à d’autres. Il faudrait peut-être que je rencontre personnellement tous les Français, loin des médias!

Certaines de vos propositions comme sur les prénoms ou les réfugiés ukrainiens n’ont pas aidé. Vous assumiez d’ailleurs un temps vouloir cliver…

Accepter le clivage ne signifie pas être sans cœur! La politique a une fonction cathartique. S’affronter dans les mots permet de ne pas s’affronter dans la rue. Le refus du clivage politique rend inéluctable l’affrontement violent. Le clivage existe. On peut essayer de le nier, on peut essayer de le gommer, comme lors du débat d’entre-deux-tours. Ce n’est pas ma conception de la politique. Vous parlez de ma proposition sur les prénoms. Ce qui paraît dur aujourd’hui a été la norme durant des siècles. Voir le changement des prénoms permet de faire le bon diagnostic sur la désaffiliation française. Sur le détachement de la France d’une partie de sa population pour une autre affiliation américaine ou islamique. Ce que je veux au fond, c’est réaffilier tous les Français. Quant aux réfugiés, j’ai péché par autocensure. J’aurais dû détailler toutes les étapes de mon raisonnement. Dès le départ, j’étais pour accueillir ces réfugiés, parce qu’ils sont européens et chrétiens. Mais je ne voulais pas que me soit opposé, qu’il nous soit opposé quelques mois plus tard l’accueil d’autres réfugiés, venant d’autres pays. On nous imposerait de les accueillir aussi, même s’ils venaient d’une autre civilisation, parce que l’émotion serait la même.

Emmanuel Macron réélu pour cinq ans, Jean-Luc Mélenchon haut dans l’opinion, porté par un vote inédit des quartiers populaires issus de l’immigration. N’est-il pas déjà «trop tard», pour reprendre vos mots?

Quand j’étais écrivain et journaliste, on me qualifiait d’excessivement pessimiste. J’avais beau dire qu’il était déjà bien tard, on me répliquait qu’il fallait garder l’espérance. Maintenant que je me suis lancé dans la bataille politique, on me dit excessivement optimiste. Le temps travaille contre la France, c’est certain. Mais tant qu’on ne s’est pas battu, tant que ce n’est pas fini, tant qu’existe l’étincelle française et que nous sommes nombreux à la faire vivre, il y a une lueur d’espoir.

Merci philippe.
Je confirme que Zemmour est bien finito (20/05/2022)

Le 20 mai 2022 à 09:28:07 :

Le 20 mai 2022 à 09:23:38 :
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Le OW est passé sous le tapis bizarrement :hap:

Les sondages sont tellement nases sur les législatives qu'on va attendre le résultat réel

Oui bien sur surtout pour des législatives, c'est un petit troll envers les LFI :noel:

Mais quand meme, si toute la gauche réunie pese moins de 25% ca serait quelque chose :hap:

"Une minute monsieur le bourreau" https://image.noelshack.com/fichiers/2019/20/5/1558058585-pascal-bg-lunette-tres-proche.png

Excellente analyse de Zemmour.
Il parle bien des nutellix, des primos en manque de repères.
Et surtout il évoque même la grande clarification.
Vous avez réussi à décrypter vous aussi ?

Zemmour fait la même analyse que nous :coeur:

Un jour on fera venir Zemmour sur le topic, il discutera avec tout un tas de personnes, des primos, des fachos fâchés comme Frohwalt avec une mentalité de lutte des classes, et puis j'aimerais bien voir une discussion entre lui et Fberger ("1 minute monsieur le bourreau")
Fberger est en train de préparer la France de son poussinet.
Quelle ironie de l'histoire.
https://image.noelshack.com/fichiers/2017/50/2/1513116329-sena.png
Je comprends pas pourquoi Panot prend une femme condamnée pour violences envers les policiers comme suppléante
Ça envoie vraiment une image négative quand tu es une des figures de proue de l'union

Le 20 mai 2022 à 09:40:23 :

Le 20 mai 2022 à 09:28:07 :

Le 20 mai 2022 à 09:23:38 :
Nupes 24 Renaissance 27 RN 21

Le OW est passé sous le tapis bizarrement :hap:

Les sondages sont tellement nases sur les législatives qu'on va attendre le résultat réel

Oui bien sur surtout pour des législatives, c'est un petit troll envers les LFI :noel:

Mais quand meme, si toute la gauche réunie pese moins de 25% ca serait quelque chose :hap:

En même temps ils font tout pour démobiliser leur électorat, entre l'affaire Bouhafs et le Burkini je n'ai même plus envie de voter pour eux.
Maintenant j'hésite entre l'abstention et Renaissance.

Bonjour, je m'installe.
Merci pour l'article et l'analyse brillante de Z https://image.noelshack.com/fichiers/2021/20/7/1621787022-copainspourtoujours.png
Le retour du 110 km/h sur autoroute... https://image.noelshack.com/fichiers/2017/07/1487382298-risitasdepressif.png
Bordel elle est finito cette conne
https://twitter.com/pedroguanaes/status/1527532785287716864?t=TDcZFFD-scQZVMV8Rjg72Q&s=19
Ce genre d'individu tu déposes une main courante tu réponds pas un truc qui lui donne raison :non:

Dernier sondage Cluster17
https://image.noelshack.com/fichiers/2022/20/5/1653035827-ftlxotvx0aizuc5.jpg

Reconquête vont bientôt passer sous les 5%. :rire:

Le 20 mai 2022 à 10:43:33 :
Bordel elle est finito cette conne
https://twitter.com/pedroguanaes/status/1527532785287716864?t=TDcZFFD-scQZVMV8Rjg72Q&s=19
Ce genre d'individu tu déposes une main courante tu réponds pas un truc qui lui donne raison :non:

Un peu trop facho celle-là :ouch:

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Auteur
Choysia_30
Date de création
28 avril 2022 à 22:32:13
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