La vérité, c'est qu'on souffre parce qu'on s'obstine à jouer à un jeu dont les règles ont changé depuis longtemps. On nous a bercés au Disney, au romantisme de pacotille et aux grandes envolées lyriques, mais tout ça, c’est du vent. C’est du fantastique vendu à la chaîne pour nous tenir en laisse, exactement comme le foot sert à distraire les foules pour qu'elles ne regardent pas ailleurs.
En réalité, on est juste des singes un peu plus évolués qui se racontent des histoires. On a fini le jeu de la survie : la femme n'a plus besoin de protection ou du pain que l'homme ramène au foyer, et l'homme, au fond, n'a plus besoin de la femme pour autre chose que le sexe. Ce contrat de survie qui nous liait autrefois a explosé. Aujourd'hui, la femme joue avec ton cœur et ton humeur, et elle n'y peut rien : c'est la mécanique du truc qui veut ça. Dès que tu comprends que la profondeur des sentiments est un mythe et que l'amour n'est qu'une réaction chimique pour assurer une descendance dont on n'a même plus besoin pour la survie de l'espèce, tu arrêtes de subir.
La réalité n'est pas dramatique, elle est juste froide. Soit tu continues de croire aux contes de fées et tu vas souffrir à chaque déception, soit tu admets que tout ça est du bullshit. Une fois que tu as pigé que le décor est en carton, tu arrêtes de courir après des chimères. Tu reprends ton énergie, tu coupes les chaînes, et tu te concentres sur la seule chose qui compte vraiment : toi.