
Au moment de son arrivée au pouvoir en 1981, François Mitterrand semble incarner une véritable alternance politique. Son programme s’inscrit clairement dans une tradition de gauche (au sens récent), mêlant inspiration socialiste et logique keynésienne. Il repose sur une série de mesures fortes : nationalisations massives des banques et de grandes entreprises industrielles, hausse significative du SMIC, passage à la semaine de 39 heures, abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans, et création d’emplois publics. L’objectif est alors limpide : relancer l’économie par la consommation, soutenir la demande intérieure et renforcer le rôle de l’État comme moteur économique.
Cependant, cette politique se heurte rapidement aux contraintes du réel économique. Dès 1981-1982, plusieurs déséquilibres apparaissent. L’inflation reste élevée, le déficit extérieur se creuse à mesure que les importations augmentent, et les capitaux quittent le territoire. Le franc est soumis à des pressions répétées, et la balance commerciale se dégrade. En d’autres termes, la France consomme davantage qu’elle ne produit.
À ces tensions internes s’ajoute un cadre externe contraignant : celui du Système monétaire européen (SME). En y participant, la France s’engage à maintenir une certaine stabilité de sa monnaie et à rester alignée sur les grandes orientations économiques de ses partenaires, en particulier l’Allemagne. Or, une politique de relance ambitieuse, fondée sur la dépense publique et l’augmentation des salaires, entre en contradiction avec les exigences d’une monnaie forte dans un système économique ouvert.
C’est dans ce contexte que se joue, en 1983, un choix décisif. Le tournant de la rigueur, engagé à partir de mars 1983, marque alors un basculement profond. Les salaires sont encadrés, les dépenses publiques sont maîtrisées, une politique de désinflation est mise en œuvre, et la priorité est donnée à la compétitivité des entreprises. Le chômage, jusque-là combattu frontalement, devient progressivement une variable d’ajustement dans la nouvelle stratégie économique.
Ce moment constitue une rupture majeure. Il ne s’agit plus de transformer le système économique, mais de s’y adapter. La gauche abandonne de fait l’idée d’un socialisme économique visant à restructurer en profondeur le capitalisme, pour accepter les règles d’une économie de marché intégrée dans un environnement international contraint. Dans le même temps, le chômage s’installe durablement comme un phénomène structurel, marquant la fin du plein emploi qui avait caractérisé les décennies précédentes.


1980 la France était riche comme pas permis le travail était partout les gens avait le plus gros pouvoir d'achat d'occident
1996 la France est ruiné le travail est devenu difficile a trouver les français sont plus pauvres que jamais le pouvoir d'achat a chuté au plus bas depuis toujours
Et l'insécurité a exploser
Bravo Mitterrand
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