Sérieusement.
On juge tout le monde. Chaque geste, chaque parole, chaque choix est scruté, critiqué, tourné en dérision. Certains se moquent ouvertement, parfois même physiquement, sans la moindre considération pour l’autre. La bêtise s’exprime souvent dans ces moments-là : l’humiliation devient un spectacle.
Lors d’un désaccord, beaucoup se croient détenteurs de la vérité absolue. Ils affichent une confiance outrancière, persuadés que leurs idées sont indiscutables. Pourtant, la plupart ne font que répéter ce qu’on leur a appris, endoctrinés par le système de pensée dominant. La science, les faits, la logique ? Peu importe, certains préfèrent nier ce qui les dérange plutôt que d’affronter la réalité.
Et quand ils n’ont plus d’arguments… ils insultent. L’attaque prend le pas sur la discussion, le mépris remplace le dialogue. Il n’y a plus de raison, plus de réflexion, seulement des cris, des jugements et des étiquettes.
Et la liberté d’expression dans tout ça ? Inexistante. Elle est remplacée par une culture de la censure sociale et du conformisme. On ne discute plus, on condamne. On ne raisonne plus, on impose.
On vit dans une société où critiquer est suspect, où penser par soi-même devient subversif, où la vérité objective est reléguée derrière la peur d’être jugé. Et tout le monde joue le jeu, silencieusement ou activement, renforçant ce cercle où l’intelligence et la nuance n’ont plus de place.