Se détache insensiblement
De mon être quelque élément
Dont se composait ma puissance.
Chaque heure dérobe à mon sort
Un peu du radieux mystère
Que mon orgueil n’a pas su taire,
Et qui fit mon nombreux essor !
Je sens, à toutes les minutes,
S’élancer de mon cœur secret
L’agile joueuse de flûte
Dont le mouvement t’enivrait,
Et, tandis que sur l’humble rive
Je semble retenue encor,
Je cours, frustrant les cœurs qui vivent,
Vers l’allégresse de la mort !
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Pour ma part, je m'y refuse : le constat de la décadence est juste, son esthétisation morbide. Ne nous trahissons plus jamais ; j'ai hâte de me retrouver !
Exilé de moi-même, mélancolique de ma patrie, j'y réémigre ! Au revoir, les amis.