Entre les promesses d’embauche non tenues et l’absence totale de réponse à mes candidatures, je me demande parfois comment on est censé survivre dans ce pays. On envoie des dizaines de CV, on passe des entretiens, on nourrit un peu d’espoir… puis plus rien. Le silence. Comme si tout ce temps, toute cette énergie investie, ne valaient rien.
Le pire, c’est l’impact psychologique. À force, ça use. Ça fatigue, ça stresse, ça fait douter de soi. On finit par se remettre en question pour des choses qui ne dépendent même pas de nous. Et tout ça pour quoi, au final ? Pour décrocher un poste où il faudra supporter des collègues et des patrons hypocrites, composer avec la médisance, subir le manque de reconnaissance…
On gagne peut-être un salaire, oui. Mais parfois au prix de sa santé mentale, de son énergie, et d’une certaine naïveté qu’on avait encore sur le monde du travail. On finit avec de l’argent, mais un peu brisé par la réalité.