Et si les bouddhistes avaient raison ?
Et si la majorité des problèmes humains ne venaient pas du monde extérieur, mais de notre esprit lui-même ?
Depuis plus de 2 500 ans, le bouddhisme affirme que la souffrance humaine les guerres, la haine, la jalousie, l’anxiété, la dépression, l’épuisement trouve sa racine dans notre façon de percevoir la réalité. Selon cette vision, ce ne sont pas seulement les événements qui nous font souffrir, mais notre attachement, notre ignorance et notre incapacité à comprendre nos propres pensées.
Prenons un exemple simple : l’appropriation des ressources.
À petite échelle, cela commence par la comparaison et l’envie : je veux ce que mon voisin a. Ensuite viennent la compétition, la frustration, puis parfois la rancune ou la haine.
À plus grande échelle, ce même mécanisme psychologique se répète entre groupes, entreprises ou pays entiers : compétition pour le pouvoir, le territoire, l’argent ou l’énergie.
Quand ces émotions collectives s’amplifient, cela peut mener à des conflits, voire à des guerres.
Autrement dit, un même schéma mental désir excessif, peur de manquer, attachement à l’ego peut se manifester autant dans une dispute entre collègues que dans un conflit entre nations.
Le bouddhisme appelle cela « l’ignorance » : ne pas voir clairement comment fonctionne notre esprit. On agit automatiquement, dominé par nos impulsions, au lieu de comprendre ce qui se passe en nous.
Aujourd’hui, la science commence à confirmer plusieurs de ces intuitions anciennes.