On se souhaite la santé, la réussite, la clarté…
et on inaugure l’année par un geste qui altère précisément la santé, la clarté et la maîtrise. Curieux, non ? 
Un commencement n’est jamais neutre. Il imprime une forme.
Or commencer un cycle dans l’excès, le bruit et l’oubli de soi, c’est déjà trahir ce que l’on prétend vouloir.
Sans moraliser ni mépriser la fête, il y a là une incohérence : on parle d’élévation, mais on ouvre l’année par la dissolution.
Personnellement, je préfère une entrée sobre, silencieuse, dans l’étude et la présence à soi à l’image de l’année que je veux construire.
Ce n’est pas l’intensité de la première nuit qui fonde une année, mais la tenue du premier pas. 
2026 to the moon pour ma part 