En avril 1945, les rues de Milan devinrent le théâtre macabre de la fin d'un dictateur.
Bénito Mussolini, fondateur du fascisme italien et ancien allié d'Hitler, tentait de fuir vers la Suisse avec sa maitresse Clara Petacci.
Capturé par les partisans, il fut exécuté sans procès. Mais ce n'était pas la fin de son histoire.
Le lendemain, son corps, ainsi que celui de Petacci, et de plusieurs ministres, fut suspendu par les pieds à la station-service de la Piazzale Loreto, là même où des résistants avaient été fusillés l'année précédente.
La foule, ivre de vengeance, se rassembla pour contempler les cadavres. Certains crachaient, d'autres frappaient, d'autres encore prenaient des photos. Ce spectacle brutal symbolisait la chute du fascisme et la revanche du peuple italien.
Les Alliés, horrifiés, tentèrent de reprendre le contrôle, mais il était trop tard : la haine accumulée pendant vingt ans s'exprimait enfin. Le corps qu'on avait exposé à la foule n'était plus celui d'un tyran, mais celui d'un homme devenu avertissement. Mussolini, jadis acclamé, finissait pendu par ceux qui l'avaient un jour suivi.
Une leçon cruelle : aucun pouvoir, aussi fort soit-il, ne résiste au jugement du peuple humilié.
Je trouve ce dernier passage particulièrement d'actualité, pas vous ? 