L’inconscient cesse d’être l’ineffable refuge des particularités individuelles, le dépositaire d’une histoire unique qui fait, de chacun de nous, un être irremplaçable. Ilse réduit à un terme par lequel nous désignons une fonction: la fonction symbolique’, spécifiquement humaine, sansdoute, mais qui, chez tousleshommes, s'exerce 5 selon les mêmes lois; quise ramène, en fait, à l'ensemble de ces lois. Si cette conception est exacte, il faudra vraisemblablement rétablir, entre inconscient et subconscient, une distinction plus marquée que la psychologie contemporaine ne nous avait habitués à le faire. Car le subconscient, réservoir des souvenirs et des images collectionnés au cours de chaque vie [...], devient un simple aspect de la 10 mémoire ; en même temps qu'il affirme sa pérennité, il implique ses limitations, puisque le terme de subconscient se rapporte au fait que les souvenirs, bien que conservés, ne sont pas toujours disponibles. Au contraire, l'inconscient est toujours vide; ou, plus exactement il est aussi étranger aux images que l’estomacauxaliments qui le traversent. Organe d’une fonction spécifique, il se borne à imposer des lois 5 structurales qui épuisent sa réalité à des éléments inarticulés qui proviennent d’ailleurs : pulsions, émotions, représentations, souvenirs. On pourrait donc dire que le subconscient est le lexique individuel où chacun de nous accumule le vocabulaire de son histoire personnelle, mais que ce vocabulaire n’acquiert de signification, pour nous-mêmes et pour les autres, que dans la mesure où l'inconscient 20 l’organise suivant ses lois, et en fait, ainsi, un discours.
Tu te fous de ma gueule ? C'est quoi ce copier coller dégueulasse