10.
J’ai confiance en moi et en mon jugement. Je n’éprouve pas de honte à reconnaître une erreur quand son expression me convient, et je tiens alors à faire les choses bien. J’accepte d’apprendre et je ne pense pas tout savoir. Je sais que, dans tout nouveau domaine, mes capacités sont limitées, mais cela fait partie du processus normal et je me considère comme un bon élève.
En revanche, la perception de ma confiance est parfois altérée lorsque j’exprime des questionnements sur les effets de mes efforts. Pourtant, cela compte beaucoup pour moi afin de progresser.
Je pense qu’il faut davantage d’assurance pour accepter de se mettre dans des situations potentiellement désagréables (afin de les intégrer et de trouver leurs réponses.) que pour refuser d’y plonger.
J’accepte de passer pour un idiot, car cela me permet de mieux comprendre l’essence même d’un domaine, ainsi que de percevoir plusieurs points de vue. J’ai des lacunes, mais celles ci ne sont pas dues à une faible valeur intrinsèque elles résultent simplement de la nécessité de faire des choix. Si nous étions bons partout, le sentiment d’exceller ici ou là n’aurait plus de raison d’être.
C’est une bonne chose d’avoir des limites, car elles grandissent la valeur de chaque pas franchi. Il faut, je pense, voir nos attributs comme des atouts, et la vie comme un jeu de cartes on peut remporter des manches, gagner même des parties, mais il faut pour cela soi-même mettre en jeu quelque chose que l’on pourrait perdre.
La confiance en soi n’est pas le mépris des capacités d’autrui, ni la certitude de la victoire. Mais si le curseur de ta valeur est indépendant du triomphe, alors tu ne dépends plus absolument de ta main ; celle-ci échappe à ton contrôle. Ce qui doit être prouvé pour être affirmé n’est pas souverain de lui même.