des échos rances résonnent en moi.
Alors que je t’écoutais sans t’entendre,
de mes vœux je dévorais tes lèvres trop tendres.
Et lorsque la nuit tombait sur nous deux,
que tes doux cris caressaient les cieux,
j’avais cru lire dans le flou discret de tes yeux
la lueur du beau, du bel avenir à deux.
J’y percevais le reflet d’un brillant collier d’étoiles,
tressé du fil fragile de l’amour qui se dévoile,
jusqu’à ce que la lune, bonjour ma complice taciturne,
d’un éclair sourd fissure ma rêverie nocturne.
Les nuits sont tant remplies de songes vains,
si amers sont les fruits cueillis au matin
qu’on y croque encore, au sucre des mensonges
jusqu’au miel noir du soir dans lequel on s’allonge.
Et je reste encore là, abruti, les lèvres en sang,
à mâcher le goût trop connu des lendemains.
Comme un fou j’attends la lune : viens me brûler les mains,
je me consume jusqu’à ce que fume ma fièvre aux dents.
Ca parle de quoi selon vous ? C'est beau ou malaisant ?