Que le monde est tragique, car la souffrance y est pour ainsi dire gratuite.
Nous n'avons rien à rétablir, nous n'avons aucune influence sur les autres, nous ne les aidons qu'en apparences en leur masquant leur faille.
L'homme n'est pas fait pour une vie douce et insensible, il est en proie à sa folie et sa tendance à l'auto-destruction.
Il n'y a pas de remèdes, on a beau se creuser la tête on ne peut changer ce qui veut sa propre perte, et c'est ce vers quoi l'être humain tend. La folie prédomine, même jusqu'à dans l'oeil fixe de l'animal. Tout est en déséquilibre permanent et ne nous sommes en période de calme et de stagnation fausse qu'en de rares instants, l'homme a tendance à s'affirmer et il n'y a rien au-delà de cette affirmation, c'est un principe irraisonné de ceux qui meut inlassablement les hommes. Sans cette folie, sans cette volonté d'affirmation, l'homme se désagrège. La folie est nécessaire, elle est une conséquence logique d'un tel monde.