La contribution des colonies françaises au PIB de la France (métropole)
Période de l’entre-deux-guerres (années 1930, pic de l’Empire)
En termes de valeur ajoutée rapportée au PIB métropolitain, les estimations les plus couramment acceptées tournent autour de 1,5 % à 3 % du PIB français par an en moyenne dans les années 1930.
Environ 1,8 % à 2 % du revenu national français dans les années 1930.
Certaines années exceptionnelles (1930-1931), on monte jusqu’à 3-4 %, mais c’est un pic.
Après 1945 IVe République (1946-1958)
Après 1945 IVe République (1946-1958)
Étude de l’INED/CEPII (Coquery-Vidrovitch & al.) : environ 2,5 % en moyenne sur 1947-1959.
Les transferts publics (budget de l’Union française, investissements d’État) ajoutent environ 0,5 à 1 % supplémentaire.
Synthèse sur toute la période coloniale (1830-1960)
•Moyenne longue : moins de 2 % du PIB métropolitain par an.
•Jamais plus de 5 % dans les meilleures années.
•À titre de comparaison : le commerce extérieur total de la France représentait environ 15-20 % de son PIB dans les années 1930 ; l’Empire en représentait donc environ 1/4 à 1/3 du commerce extérieur, mais comme les marges bénéficiaires étaient faibles et les coûts (militaires, administratifs) élevés, l’impact net sur la richesse nationale restait limité.
CONCLUSION:
2 % du PIB métropolitain en moyenne sur la période 1880-1960, avec un maximum de l’ordre de 3-4 % certaines années des années 1930-1950.
Chiffres issus d’études économiques historiques (Jacques Marseille, Thomas Piketty, Elise Huillery, Denis Cogneau )