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ce 10/10 crée une ECOLE de SADOMASOCHISTE

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La très sage devanture ornée de plantes vertes fait penser à petit bar cosy ou à une agence de voyages. «Kink study»: l’enseigne de ce petit local du IIIe arrondissement de Paris glisse toutefois un indice sérieux. L’endroit est plus grivois qu’il en a l’air, l’anglicisme kink désignant une coquetterie intime. Boulevard Sébastopol, a ouvert il y a peu l’École des arts sadiens qui se revendique comme le «premier» établissement dédié à l’apprentissage du BDSM (bondage, domination, sadomasochisme) et des sexualités créatives. En marge d’un sujet sur le juteux business du fétichisme, Enquêtes d’actu a pu suivre un cours sur ces pratiques, début octobre 2025.

99 euros la séance
«Premiers pas dans le kink». Cette session de quatre heures, facturée 99 euros aux participants (notre journaliste a pu la suivre gratuitement), était animée par Master Djeno, maître dominateur reconnu. Colosse doté de bras larges comme des cuisses et d’un phrasé semblable à celui d’un coach en développement personnel.

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L’initiation réunit trois élèves. Pas de donjon, de cuir, de frou-frou, ni d’accessoires, le cours est purement théorique. Comme une formation classique, il commence par un rapide tour de table, dans un banal bureau. Des profils hétéroclites se dessinent.

Bardé de tatouages, Dan, une femme de la vingtaine, «pronom il», raconte être «entré dans la sexualité par le BDSM» et vouloir en faire son métier (l’école ne forme pas de professionnels). H., la quarantaine, que l’on peut très bien imaginer secrétaire de direction en dehors, se définit comme une «vanille». Terme consacré dans le milieu pour désigner ceux qui ont des pratiques softs. «J’ai une âme de domina, explique-t-elle. Je suis débutante de chez débutante et je souhaite me lancer.» Enfin, A., trentenaire brun aux sourcils fournis, se dit intéressé «depuis très jeune» par le BDSM, tendance «soumis».

école BDSM
L’École des arts sadiens est situé boulevard Sébastopol, dans le IIIe arrondissement de Paris. (©Renaud Vilafranca / Enquêtes d’actu)
«Cinquante nuances de Grey, c’est ma vie. J’ai un poste à très haute responsabilité, une double vie, un slave [esclave sexuel, NDLR], un majordome, des pratiques hard.» Son expérience et sa notabilité dans le milieu assises, Master Djeno disserte sur les codes, les bonnes pratiques, pendant que les diapositives défilent au rétroprojecteur.

Il est question de «consentement», de comment «poser les limites», de «rituels», mais aussi de ressorts psychologiques, traits d’union entre douleurs, contraintes, humiliation et extase. «Les fétichismes se créent, éclaire le spécialiste. À un moment, l’esprit va associer telle chose à du plaisir.»

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«Si j’attache quelqu’un et que je le chatouille…»
La gradualité semble être aussi la clé de voûte pour prendre son pied et pour que tout le monde y trouve son compte, lors d’une séance BDSM. «Si j’attache quelqu’un et que je le chatouille, c’est du sadisme. Tu peux faire saigner avec un coup de fouet, tu peux caresser aussi», indique-t-il encore.

Comme une mise en garde, le maître dominateur, qui réalise des spectacles dans des clubs coquins, a rappelé le fossé dangereux qui peut séparer fantasmes et réalité: «Il faut trouver le bon curseur entre imagination et réel désir.»

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La température n’est jamais montée pendant ces quatre heures, les échanges demeurant purement techniques et, étonnamment, très peu érotisés. Deux écoles opposent les élèves du jour. Si certains vivent leur sexualité au grand jour, d’autres préfèrent la cultiver comme un jardin secret: «Mes amis ne comprennent pas mon esprit de curiosité, confie H.. C’est comme pour la politique, on choisit à qui on en parle.» «On a grandi dans le porno, donc on ne se cache rien entre potes», affirme de son côté A..

Ecole BDSM
En octobre 2025, nous avions pu suivre un cours d’initiation au BDSM donné par Master Djeno. (©Renaud Vilafranca / Enquêtes d’actu)
«Apprivoiser l’intime en accompagnant les explorations sexuelles créatives et ludiques», c’est la promesse de l’École des arts sadiens, créée il y a trois ans par aXelle de Sade et installée depuis peu dans le IIIe arrondissement.

L’établissement propose des sessions bien plus poussées que la simple initiation, portées notamment sur «l’art de la douleur», «l’electroplay» (électrostimulation érotique), le shibari (du bondage japonais) ou encore, d’une manière plus large, la «connaissance de son corps». Un dernier point «capital» pour pouvoir savourer tout le reste, de l’avis de tous ces connaisseurs.

https://actu.fr/ile-de-france/paris_75056/50-nuances-de-grey-c-est-ma-vie-nous-avons-teste-une-ecole-dediee-au-sadomasochisme_63453640.html

Données du topic

Auteur
debileetmoche
Date de création
22 novembre 2025 à 22:23:37
Date de suppression
23 novembre 2025 à 00:02:00
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