Jean-Pierre Coffe :
Non mais enfin, qu’est-ce que c’est que ça ? On m’a parlé d’un dirigeant obsédé par l’ordre, et je découvre quelqu’un qui ne sait même pas tenir une assiette correctement. C’est de la bouffe de merde, ça !
Hitler :
Ce n’est pas la question. L’important est la discipline, la rigueur…
Jean-Pierre Coffe :
La rigueur ? Vous appelez ça de la rigueur ? Mais regardez votre assiette ! Pas de goût, pas de couleur, pas d’humanité non plus d’ailleurs. Vous voulez imposer votre vision à tout le monde mais vous n’êtes même pas fichu de faire un repas convenable !
Hitler :
Je ne suis pas ici pour parler de cuisine. Je parle de vision, de destin…
Jean-Pierre Coffe :
Eh bien votre “destin”, moi je vous le dis : c’est immangeable ! Ce que vous proposez aux gens, ce n’est pas une vie, c’est un régime aussi triste que vos légumes bouillis.
Vous savez quoi ? Les gens méritent mieux que vos idées rances et votre assiette qui sent l’ennui.
Hitler :
Vos critiques sont insolentes.
Jean-Pierre Coffe :
L’insolence, c’est surtout de faire croire aux gens que l’intolérance serait un projet de société !
La vraie force, c’est de rassembler autour d’une bonne table, de respecter les différences pas de les écraser.
Alors votre menu, je le renvoie en cuisine : refusé, et depuis longtemps !