Le 23 avril 2019, le magazine Marianne met en ligne des informations révélées le même jour par Le Canard enchaîné : des cloches installées en 2007 et 2012 au-dessus du chœur et dans la flèche avaient été électrifiées « à la demande expresse du clergé », « en contradiction absolue avec toutes les règles sur ces vieux bâtiments ». Elles ont été utilisées pour la dernière fois le 15 avril, pour sonner à 18 heures, soit quelques dizaines de minutes avant le départ de feu[135].
En mars 2022, le Canard enchaîné révèle l'existence d'une pièce à conviction en possession des enquêteurs, l'un des marteaux qui servaient à faire sonner les carillons de petites cloches, retrouvé bloqué en « position de frappe » de la cloche, pièce qui accrédite la thèse d'un court-circuit électrique. L'hebdomadaire précise qu'en 2007, les carillons des trois petites cloches de la croisée du transept avaient été électrifiées. Par la suite, trois autres cloches sur la flèche ont été automatisées. Bien que ce dispositif ait été prévu comme temporaire jusqu'à la fin des travaux de rénovation des beffrois entamés en 2011, le dispositif électrique n'a jamais été retiré à l'issue des travaux contrairement à ce qui était imposé[149].
Le 6 décembre 2024, veille de la réouverture de Notre-Dame de Paris, Mediapart reprend à son compte la thèse de l'incendie déclenchée par l'électrification des cloches placées sous la flèche, qu'il considère comme la plus plausible en l'absence d'activité sur le chantier à cet endroit-là dans les jours qui ont précédé l'incendie, selon des sources concordantes. Le quotidien en ligne pointe l'« omertà » tant du côté de l'archevêché que des pouvoirs publics sur ce point, confirmée par plusieurs sources qui ont souhaité garder l'anonymat dont un architecte en chef des monuments historiques qui affirme : « Une telle cause, plausible, de l’incendie, parce qu’elle “mouille” le clergé, explique le pas de deux entre le président de la République et l’archevêque de Paris ; le premier tenant ainsi le second par la barbichette... ». Selon Maryvonne de Saint-Pulgent, haute fonctionnaire ayant eu d'importantes responsabilités au ministère de la Culture, « personne n’a intérêt à obtenir, ni même à chercher, de réponse. Ne serait-ce que pour des raisons économiques colossales, puisque les assurances ne resteraient pas inactives, au vu de l'importance du sinistre, si une responsabilité se voyait désignée. Toutes les conditions sont donc réunies pour qu'on réfléchisse indéfiniment à ce mystère... »[137].
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