C’est une silhouette qu’on reconnaît de loin, au pas lent et au veston tendu : Gérard Larche, sénateur de la République, ventre du Sénat et conscience molle du pays.
Toujours là où mijote un pot-au-feu budgétaire, Gérard sait qu’on ne gouverne pas un peuple qui a faim… surtout quand on est soi-même repu.
Officiellement, il « représente les territoires ». En réalité, il représente surtout la bonne chair, celle qui fait oublier les réformes et adoucit les scrupules.
Au Palais du Luxembourg, son assiduité à la cantine fait pâlir celle de certains à l’hémicycle. On raconte même qu’il connaît par cœur la carte des vins, mais hésite encore sur le contenu du Code général des collectivités territoriales.
Toujours prompt à dénoncer le gaspillage public, Gérard veille à ce que rien ne se perde : ni la sauce, ni les avantages.
Il vote les lois avec la même ardeur qu’il tartine le beurre généreusement, sans jamais se poser la question de la ligne (budgétaire ou abdominale)
pendant que tu fais des topics