C'est le moi qui fixe les limites, les craintes, les peurs, c’est ce moi intérieur qui dresse des murs invisibles entre le possible et le réel. Il doute, il juge, il retient. Il préfère la sécurité de l’immobilité à la vulnérabilité du mouvement. Pourtant, ce même moi qui enferme détient aussi la clé : celle de la conscience. Car c’est en l’affrontant, en l’écoutant sans s’y soumettre, qu’on apprend à franchir ses propres frontières. Se libérer de soi, ce n’est pas se renier, mais reconnaître que nos peurs ne sont que des ombres projetées par notre esprit...