Il y a pas grand chose qui me fascine autant que les récits de vampires.
Il y a littéralement une année de ma vie (à une vache près) que j'ai passé à jouer à Castlevania, Bloodrayn, Legacy of Kain, à lire Carmilla, Dracula, the Vampyre (celui de Polidori), Let the right one in (un des plus perturbants), Requiem chevalier vampire, entretien avec un vampire, à regarder Buffy contre les Vampires, Dracula de Coppola, Nosferatu, Hellsing Ultimate...
Je sais pas pourquoi, mais en tout cas c'est pas parce que le genre est lié à une sorte d'esthétique glamour. Je sais que c'est ULTRA présent dans ces histoires, mais j'ai regardé Twilight que très tard par exemple, et j'ai pas trop aimé.
Je crois que ce qui m'attire le plus dans ces récits, c'est l'extrême menace que représentent les vampires et la difficulté profonde à se débarrasser d'eux une fois qu'ils sont rentrés dans notre vie. Naturellement donc, la figure du chasseur de vampires me passionne tout autant.
Une récurrence que j'ai observé dans ce genre d'histoires, c'est à quel point la menace qu'ils représentent n'est JAMAIS seulement physique, il y a toujours un mécanisme psychologique derrière : mensonge, séduction, pactes, le fameux truc de "il ne faut pas l'inviter chez soi", etc.
Et surtout à quel point ces mécanismes sont toujours bizarrement "consentis". Les personnages de ces oeuvres ont toujours un espèce d'attachement à ces créatures, même quand elles les détruisent. Carmilla c'est vraiment le pinacle des violences psychologiques "consenties", et pourtant ça date du 19ème siècle.
C'est un peu pour ça que je peux avoir du mal avec le vampire glamour, ou plutôt le vampire "gentil" à la Twilight : normalement, le vampire c'est un truc insidieux qui arrive dans ta vie quand ça va pas bien ou qu'au contraire tout va bien mais qu'un malheur arrive : c'est pas un truc qui a l'air d'être dark mais qui au fond est sympathique et gentillet...
Et c'est aussi pour ça que le chasseur de vampires (pour moi, Simon Belmont est l'un des meilleurs) me paraît aussi magnifique (généralement). Parce qu'il renverse ce "consentement" aux actes psychologiques et spirituels ignobles des vampires et décide consciemment d'y mettre un terme. Il oriente son consentement vers un seul truc : "détruire ce qui cause une souffrance si insidieuse que les gens pourraient y consentir".
Simon par exemple est pas hanté par le vampire comme d'autres le sont. Il va VOLONTAIREMENT l'affronter dans son repaire, sans que personne ne lui ait rien demandé, et je trouve toujours ça formidable.
La volonté de puissance la plus pure à mes yeux, le plus haut degré de chevalerie, c'est le combat contre le vampire (métaphoriquement hein)
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