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La philosophie luciférienne dévoilée

Pour les lucifériens Dieu n’est plus transcendant, mais immanent à la vie du monde (panthéisme vitaliste).

Chez Spinoza, Deus sive Natura ; chez Schelling et les romantiques, la Nature est l’« esprit visible ».

Dans le luciférisme, ça se traduit par une vision dynamique et auto-déployante du divin , le monde devient la manifestation nécessaire de Dieu, et l’homme, en s’élevant dans la conscience, participe à la divinisation cosmique.

Lucifer est interprété non plus comme l’adversaire, mais comme le principe de l’éveil de la conscience, le « porteur de lumière » qui libère l’homme des limitations imposées par le Dieu transcendant.

Fichte, Schelling, Hegel offrent la matrice philosophique du luciferisme. l’Esprit absolu s’auto-révéle dans la Nature, puis dans l’Histoire, puis dans la Conscience.

Le mal, la chute, la séparation deviennent moments dialectiques nécessaires de la divinisation.

Le luciférisme romantique (chez Blake, chez certains rosicruciens allemands du XIXe siècle, puis chez les occultistes comme Éliphas Lévi ou Blavatsky) relit la rébellion de Lucifer comme un acte de liberté nécessaire à la révélation de l’esprit.
La révolte devient donc sacrée, voire rédemptrice.

La Kabbale offre la structure symbolique. les sefirot deviennent les niveaux d’émanation de l’Un, la Shekhinah la polarité féminine, la Qliphoth le royaume des énergies sombres ou inversées.

Le luciférisme moderne transpose cela en une théologie de l’ombre, la chute est vue comme l’autre face nécessaire de la création.

La réintégration passe par la connaissance des deux pôles (lumière et ténèbres), selon la devise « solve et coagula ».

On obtient ici la gnose luciférienne proprement dite : la réconciliation de Dieu et du Diable dans une unité supérieure.

Un néoplatonisme immanentisé, un hermétisme prométhéen, un romantisme panthéiste et une dialectique idéaliste, le tout enveloppé dans une symbolique kabbalistique et un vocabulaire paracelsien (évestrum, esprit de la nature, signatures, etc.).

Ce qui, au fond, revient à nier la transcendance de Dieu et à diviniser le devenir.

L’homme, au lieu de recevoir la lumière, prétend la produire. Lucifer devient alors l’archétype de la conscience qui se veut source de sa propre lumière.

non serviam sous des habits métaphysiques.

Évidemment tout ce beau système est fondé sur la négation du principe de contradiction, sur des erreurs métaphysiques concernant les universaux.

Aristote offre le remède face aux errances des lucifériens intellectuellement orgueilleux et dépravés sensuellement par le souffle mortel de la luxure

Le 11 octobre 2025 à 12:15:51 :
Oui, intéressant

Merci khey

La transcendance amène exactement le même résultat.

Hegel veut rendre Dieu intelligible à la raison humaine, mais, ne pouvant supporter que l’essence de Dieu demeure un mystère, une transcendance qui échappe à la compréhension totale , il renverse l’ordre de la métaphysique.

Il transforme l’incompréhensible Plénitude divine en vide processus de devenir, pour que la raison puisse enfin la “comprendre” dans et par l’histoire.

Pour Hegel, le réel doit être rationnel, et le rationnel doit être réel.

Autrement dit : ce qui échappe à la raison n’est pas vraiment.
C’est le principe directeur de tout son système.

Mais alors, Dieu qui chez saint Thomas dépasse infiniment la raison créée par son essence, devient, pour Hegel, problématique, comment un être absolument transcendant pourrait-il être intelligible ?
Réponse de Hegel : il ne le peut pas à moins de devenir.

Saint Thomas enseigne que :

« Nous connaissons Dieu par ses effets, non en Lui-même » (essence)

Autrement dit , Dieu est lumière si pure qu’elle nous éblouit.

Pour Hegel, cette ignorance métaphysique est une humiliation intolérable pour la raison.

Le rationalisme post-kantien veut tout comprendre, jusqu’à Dieu même mais sans accepter la transcendance.

Alors Hegel immanentise Dieu : il le fait se déployer dans la raison humaine elle-même, dans le devenir historique de la pensée.

Il renversait l’ordre en faisant de la plénitude un vide qui se déploie dans l’histoire.

Chez saint Thomas, la simplicité de Dieu signifie plénitude d’être, acte pur, source de toute détermination.

Chez Hegel, la simplicité de l’être pur devient indétermination, vide, absence de contenu.
Ce vide doit donc se nier pour devenir quelque chose, le devenir.

Ainsi naît la dialectique :
L’être pur = néant pur
Leur vérité = devenir.

Ce que le thomisme contemple comme acte infini, Hegel le comprend comme processus dialectique.

Puisque Dieu n’est plus acte pur, mais devenir de l’esprit, il ne peut exister qu’en se réalisant dans le monde.
L’Absolu devient un processus historique qui se connaît à travers les consciences humaines, les États, les civilisations.

Dieu ne précède plus le monde, il s’y développe.

Ce n’est donc plus le Dieu de l’Être, mais le Dieu du devenir
non plus Ipsum Esse Subsistens, mais Ipsum Fieri Dialecticum.

C’est là la racine du panthéisme dialectique.

le monde est le déploiement de Dieu, et Dieu n’existe pleinement qu’en se réalisant dans le monde.
Le péché de la raison est devenu son Dieu.

. Saint Thomas, au contraire, garde l’ordre ontologique

Chez lui, Dieu est l’Être même, immuable, acte pur. Le monde est en devenir parce qu’il participe de l’être sans le posséder.

L’histoire n’est pas Dieu qui se fait, mais l’homme qui retourne à Dieu.

Le devenir est effet, non cause. participation, non fondement.
L’ordre est vertical .
.

Tout l’existentialisme moderne est la conséquence psychologique du renversement hégélien.

quand l’Être se fait devenir, le Dieu transcendant devient histoire, et l’homme, à son image, devient un Dieu inachevé.

Ce qui, dans la métaphysique chrétienne, était chemin vers l’Être, devient production de l’être par le néant.

Le mystère de la grâce se change en drame de la liberté,
et le Verbe créateur en conscience qui s’engendre elle-même.

Les écrits de Marx et Sartre laissent voir une fascination morbide pour la transgression.

Qu’on parle de révolte luciférienne ou d’un goût pour la dissolution morale, c’est toujours le même principe spirituel.

la liberté absolutisée devient négation de l’ordre, puis destruction de l’innocence.
Quand l’homme n’adore plus Dieu, il finit par adorer le néant.

Lucifer (Devenu Satan par son refus de se soumettre au Divin) = l'égo qui prend conscience du tout mais toujours d'un point de vue extérieur sans incarner la lumière universelle voir la renier.

Lucifer avant la chute (Principe Christique) = le Divin incarné dans l'homme par l'innocence et la pureté du cœur, le tout manifesté dans la parole et les actes de l'homme.

T'en penses quoi ?

putain ça blablate sur des scénarii inventé y'a 2000 et + :noel:
bande de nerds fanboys :rire:

Vous confondez Lucifer avec Satan.. Le premier cherche la lumière, le second la refuse

C’est la différence entre la gnose et la décadence

Topic intéressant

C'est pour ça qu'il faut absolument combattre cette vision immanente et réaffirmer la transcendance

C'est là l'origine du mal moderne

HAL 9000 est un supercalculateur doté d'intelligence artificielle qui apparaît dans la saga des Odyssées de l'espace de Arthur C. Clarke. Il est le personnage principal du film 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, où il se rebelle contre l'équipage du vaisseau spatial. :ouch:

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UpNorth2
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11 octobre 2025 à 12:13:04
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