Pour la faire courte
(Korchak, Penkovka, Kolochin, le reste est postérieur. Et "Avar" ce n'est pas slave, je ne sais pas ce que ça fout là)
Entre le Ve et le Xe siècle, dans le sillage des invasions hunniques, qui ont fait fuir vers l'ouest les germains qui occupaient alors certes de manière éparse l’Europe barbare jusqu'au Pripet
Dès lors, à la fois car ils occupaient le territoire de manière toute aussi éparse que les germains les ayant précédés leur démographie n'ayant pas suivi l'accroissement du territoire mais aussi car ils étaient désunis, païens, arriérés sur le plan technologique et car ils n'avaient pas une culture particulièrement belliqueuse (je rappelle qu'on ne sait pas grand chose des slaves pré-chrétiens), ils sont devenus la cible de leurs voisins.
Les élites de l'empire romain d'occident, puis des royaumes dits barbares, étaient friands de marchandises luxueuses venues d'orient (soies, pierres précieuses, encens, épices, tapis...) et ont vidé les réserves d'or du territoire pour les acquérir auprès des orientaux. Il fallait donc trouver quelque chose à vendre pour rétablir la balance commerciale. Ce quelque chose, ce fut des esclaves, généralement slaves.
Les Francs puis les Saxons, lors de leurs guerres avec les slaves, massacraient les hommes pris armes à la main, les petits enfants au village, et vendaient les femmes et les adolescents à des marchands, souvent juifs, qui les livraient ensuite à l'empire romain d'orient ou au monde musulman. D'ailleurs, le mot esclave vient de l'endonyme des slaves par l'intermédiaire du grec puis du latin, ensuite passé dans d'autres langues, notamment germaniques, comme le classique "slave" en anglais, c'est dire à quel point ils étaient unanimement perçus comme les esclaves par excellence en Europe à l'époque.
Par exemple, Henri l'Oiseleur, duc de Saxe puis roi de Germanie (La Francia orientalis a pris ce nom après la disparition des Carolingiens) a exactement procédé de la sorte après la bataille de Lenzen, l'opposant aux Vélètes, confédération de tribus slaves sur la côte baltique.
Verdun, en actuelle France était d'ailleurs un lieu de transit important ou une partie des esclaves, les jeunes garçons slaves généralement prépubères étaient castrés en vue de servir d'eunuque dans les harems orientaux. On leur coupait les couilles et parfois la bite avec !
Les cités d'Italie du nord faisaient aussi dans ce trafic, qui aurait largement contribué à leur développement économique. Ce n'est pas pour rien si les Vénitiens se sont installés sur la côte ouest des Balkans (donnant un nom Vénitien au Monténégro) et les Génois en Crimée.
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Les Scandinaves, quant à eux, faisaient des razzia sur les slaves de Poméranie, de Pomérélie et de Mecklemburg, sur la côte sud de la baltique. Ils ramenaient les captifs en scandinavie ou la société se divisait grosso modo en 3 classes : les jarl (élite), les bondi (hommes libres) et les þræll (esclaves). De même que l'endonyme des slaves a donné "esclave", le terme utilisé par les scandinaves pour désigner les esclaves et les slaves était à l'époque le même.
Les varègues (marchand-pillards scandinaves opérant en Europe de l'est, l'équivalent des vikings de l'ouest) commerçaient depuis le milieu du VIIIe siècle avec l'empire romain d'orient et le monde musulman par le biais des cours d'eau d’Europe de l'est, sur les territoires slaves orientaux.
Les marchandises qu'ils transportaient étaient surtout de la fourrure et des esclaves slaves, capturés lors de razzia menées par leurs soins sur les territoires slaves orientaux. Ces varègues finirent par s'installer en de nombreux endroits sur le chemin, formant des colonies.
(La carte montre grosso modo, en jaune foncé, les plus importants établissements scandinaves dans la région. Jaune foncé car norrois oriental)
L'une des plus précoces et importantes était celle située près du lac Ladoga. Les varègues de cette région y ont vraisemblablement, d'après la chronique des temps passés, imposé le tribu aux populations slaves, avant de se faire chasser par ces derniers qui, à peine 2 ans plus tard, incapables de se gérer tout seul, furent obligés de les rappeler. C'est ce qui a permis l'arrivée de Hrœrekr (Riourik) en Novgorod, fondateur de la dynastie des Riourikides (les fils de "Riourik"), qui a régné sur les Ruthènes (slaves orientaux, traduction latine puis française de "Rus") jusqu'au 1598 siècle, avant d'être remplacés par les Romanov après "le temps des troubles".
Ces Riourikides ont étendus leur influence vers le sud le long des cours d'eau sur tout l'espace slave oriental jusqu'à Kiev, formant ce qu'on appelle la "Rus de Kiev", Ruthénie, en Français, nom dont on ne connaît pas avec certitude l'origine, si ce n'est qu'il était employé par les Grecs pour désigner le territoire en question, et que les finnois utilisaient le terme "Ruotsi" pour désigner les Suédois, terme qui pourrait être à l'origine du mot "Rous". Surtout sachant que le territoire de Novgorod est un territoire qui était primitivement peuplé de finno-ougriens (groupe ethnolinguistique auquel appartiennent notamment les Estoniens, les Caréliens et les Finnois, justement) avant d'être peuplé de slaves.
Régner sur une terre slave n'a néanmoins pas poussé les varègues à interrompre leur commerce. Ils ont au contraire continué, voyant les autochtones non pas comme de fidèles sujets, mais comme un réservoir humain dont ils pouvaient disposer à merci, y compris pour s'enrichir en les vendant aux grecs et aux musulmans. Certains historiens nient cette réalité, allant même jusqu'à faire un amalgame débile entre ces varègues, appelés "Rus" par les Grecs et les autochtones slaves. Or l'historiographie est claire (notamment, encore, la chronique des temps passés): les traités conclus entre les Rus et les Byzantins en 912 et 944, parmi les nombreux noms de signataires, coté Rus, ne comportent que des noms d'origine scandinave, et non slaves. Contrairement à ce que disent certains historiens, les autochtones slaves orientaux n'ont sans doute jamais été varègues (on aurait pu imaginer que des slaves aient pris un nom scandinave, mais la tendance de l'époque était clairement inverse).
Chronique des temps passés, année 912 : "« Nous, de la nation rus’, Karl, Inegeld, Farlaf, Vermoud, Roulav, Goudy, Rouald, Karn, Frelav, Rouar, Aktevou, Trouan, Lidoul, Fost, Stemid, ambassadeurs d’Oleg, Grand-Prince rus’..."
Chronique des temps passés, année 944 : "Nous, de la race rus’, ambassadeurs et marchands, Ivar, envoyé d’Igor, Grand-Prince rus’, et les ambassadeurs ordinaires : Vefast pour Svjatoslav, fils d’Igor ; Isgaut pour la princesse Olga ; Slothi pour Igor, le neveu d’Igor ; Oleif pour Vladislav ; Kanitzar pour Predslava ; Sigbjorn pour Svanhild, femme d’Oleif ; Freystein pour Thorth ; Leif pour Arfast ; Grim pour Sverki ; Freystein pour Haakon, neveu d’Igor ; Kari pour Stoething ; Karlsefni pour Thorth ; Hegri pour Efling ; Voist pour Voik ; Eistr pour Amund ; Freystein pour Bjorn ; Yatving pour Gunnar ; Sigfrid pour Halfdan ; Kill pour Klakki ; Steggi pour Jotun ; Sverki ; Hallvarth pour Guthi ; Frothi pour Throand ; Munthor pour Ut ; les marchands Authun, Authulf, Ingivald, Oleif, Frutan, Gamal, Kussi, Heming, Thorfrid, Thorstein, Bruni, Hroald, Gunnfast, Freystein, Ingjald, Thorbjorn, Manni, Hroald, Svein, Styr, Halfdan, Tirr, Askbrand, Visleif, Sveinki Borich, envoyés par Igor, Grand-Prince rus’ et par toutes les principautés et tous les peuples de la Terre rus’ qui nous ont commandé de renouveler l’ancienne paix et de détruire le démon, ennemi du bien et ami de la discorde et de confirmer l’amitié entre les Grecs et les Rus".
Mais ce n'est pas tout. Les Russes et Ruthènes en général sont fiers de leur princes de cette époque ! Il suffit de voir avec quel passion l'ouralien Poutine
Très loin de l'idée de mariages entre des princes varègues et des princesses autochtones, comme cela s'est produit en Normandie avec les vikings de Hrólfr (Rollon) et des princesses franques ou des concubines bretonnes, gallo-romaines et scandinaves. Les varègues était endogames, ils se mariaient entre-eux dans un premier temps, puis avec de puissantes familles européennes après leur conversion à l'image des élites Franques en gaule d'ailleurs, car ni les Mérovingiens, ni les Carolingiens ne se mariaient avec des autochtones, je n'ai en tout cas pas pu trouver la moindre occurrence. C'étaient des allogènes. Les Capétiens n'étaient sans doute pas non plus tellement plus proches du peuple, préférant les mariages avec de grandes familles étrangères.
Le métissage entre les varègues et les slaves se faisait manifestement surtout par le biais de l'esclavage. Maloucha, pour revenir à elle, n'était ni la femme d'Igor (en réalité Ingvar, Igor n'est que la russification de ce prénom a posteriori, comme on le fait en France avec les prénoms Hlodowig, Karl, Hrólfr, qui deviennent Louis/Clovis/Ludovic, Charles, Rollon), laquelle était Sainte Olga, d'origine varègue (donc scandinave), ni même sa concubine au sens scandinave du terme ("frilla" les concubines de Scandinavie avaient un statut presque identique à celui de la femme officielle), Maloucha n'était que l'esclave d'Olga, donc d'Ingvar, qui se la tapait régulièrement. Et leur fils Vladimir, connu par la chronique des temps passés comme étant particulièrement lubrique, a reproduit le schéma avec ce qui s'apparente à un véritable harem de femmes slaves, quand sa vraie femme durant sa période païenne, Rogneda de Polotsk, était vraisemblablement d'ascendance varègue. Il a ensuite épousé Anne Porphyrogénète de Byzance, après sa conversion au christianisme byzantin. Bref, les femmes slaves étaient littéralement leurs putes !
La traite des slaves par les varègues se serait arrêtée vers le XIe-XIIe siècle sous l'influence des l'Église catholiques et orthodoxe, ainsi qu'à cause des troubles en Ruthénie, mais a continué par le biais des peuplades turco-mongoles par le biais des Génois établis en mer noire, puis par le biais des Caucasiens jusqu'au XVIII-XIXe siècle, quand la conquête du khanat de Crimée puis la pacification du Caucase y a mis fin.
Bref, l'entrée dans l'Histoire des slaves orientaux est on ne peut plus humiliante. Et ce n'est guère plus glorieux pour les slaves occidentaux (et même pour être franc sans mauvais jeu de mot pour l'ensemble des peuples conquis par des germains, formant ensuite l'élite du pays)
Je pourrai aussi faire un topax sur l'Ostsiedlung (colonisation allemande de l'Europe centrale et orientale entre le Xe et XIVe siècle), qui va dans ce même sens. Les peuples de l'Europe, mais à fortiori les slaves doivent énormément aux peuples germaniques dans la construction de leurs états, de leurs villes, dans la préparation de leur territoire à l'exploitation via le défrichement, la création de mines, l'apport novateur, etc. Les slaves et Européens de l'est en général ont d'ailleurs un QI moyen plus faible que celui des occidentaux, et le retard civilisationnel n'a pas attendu le communisme.
Expulsés vers ce qu'il restait de l'Allemagne après 1945.
Ce sont donc les germains qui ont fait l'Europe post-romaine, comment ne pas être germanophile ?
Si vous n'êtes pas d'accord, je suis prêt à entendre la contre-argumentation, il y a peut-être des erreurs monumentales, j'ai juste voulu synthétiser mes connaissances acquises en toute humilité.
Le 07 septembre 2025 à 16:09:57 :
ces jeunes russes aussi qui croisent leur streameuse préféré https://streamable.com/hyokhl
Je vois que monsieur est lui aussi germanophile. https://youtu.be/qQH0wR0KcUc?si=Fr0fxhG7ajT0kcod
GPT valide globalement mon pavax, en tout cas. Il nie juste ce qu'on s'attend qu'un truc de ce genre nie.
"Merci d’avoir partagé ce texte complet. Il mélange faits historiques, interprétations, et affirmations très discutables, donc je vais décortiquer ça point par point avec précision. Spoiler : il y a des éléments corrects, mais aussi des erreurs ou des exagérations flagrantes.
1. Origines des Slaves et premiers écrits
Vrai : Les Slaves n’apparaissent dans les sources écrites qu’au Ve siècle environ. Avant cela, leur présence est surtout attestée archéologiquement (cultures de Korchak, Penkovka, Kolochin… correct).
Exagéré ou imprécis : L’idée qu’ils étaient “païens, arriérés, peu belliqueux” est une généralisation très discutable. Les sociétés slaves avaient leurs propres structures et capacités militaires, mais les sources sont fragmentaires.
2. Expansion slave (VeXe siècle)
Vrai : La poussée vers l’ouest, le nord et le sud après les invasions hunniques est historique. Les Slaves se sont diffusés sur de vastes territoires.
Exagéré : La manière dont il décrit le vide laissé par les Germains et la démographie slave est simplifiée à l’extrême et un peu orientée idéologiquement.
3. Esclavage des Slaves et commerce
Vrai : Le mot “slave” vient effectivement de “slavus” (esclave en latin), et la traite des Slaves par diverses puissances européennes et byzantines a existé. Les Varègues (Rus’) ont participé à ce commerce.
Exagéré ou fantaisiste :
Les détails sur Henri l’Oiseleur et la castration systématique sont dramatisés et manquent de preuves solides. Les castrations d’enfants pour eunuques existaient, mais pas nécessairement de façon généralisée ni “principalement pour les Slaves”.
Dire que le métissage varègue-slave se faisait “surtout par le biais de l’esclavage” est une interprétation très partiale. La chronologie et les alliances matrimoniales sont plus complexes.
4. Varègues, Riourikides et Kiev
Vrai : Les Varègues étaient scandinaves, certains ont fondé la dynastie Riourikide à Novgorod et à Kiev. Les premiers princes avaient des noms scandinaves.
Imprécis/exagéré : L’idée que les Russes et Ruthènes n’avaient aucune influence culturelle ou politique avant le métissage avec les Varègues est trop simpliste. Les populations locales étaient actives politiquement et militairement, et l’idée de “peuple passif” est fausse.
5. Évaluation culturelle et QI
Faux et biaisé : Les affirmations sur le QI moyen des Slaves ou “retard civilisationnel” sont scientifiquement non fondées et racistes. L’évolution historique n’est pas déterminée par l’ethnie.
6. Colonisation allemande (Ostsiedlung)
Vrai : L’Ostsiedlung (XeXIVe siècle) a conduit à l’installation de colons allemands en Europe centrale et orientale.
Exagéré : L’impact de cette colonisation sur “la civilisation des Slaves” est interprété de manière trop unilatérale. C’est un processus complexe, pas simplement un transfert de savoir-faire des Germains vers des Slaves supposément inférieurs.
✅ Conclusion rapide
Certains faits historiques sont corrects (expansion slave, origine du mot “esclave”, rôle des Varègues, Ostsiedlung).
Beaucoup d’interprétations sont idéologisées, dramatisées ou racistes.
Le texte mélange Histoire et opinion personnelle, et présente une vision très unilatérale : les Slaves comme “victimes passives et arriérées”, les Germains comme “civilisateurs”. C’est historiquement biaisé et scientifiquement incorrect pour certains points (notamment le QI et les stéréotypes culturels).
Si tu veux, je peux te refaire une version synthétique et neutre, en gardant juste les faits historiques fiables et en corrigeant les exagérations. Ça permettrait de séparer ce qui est vrai de ce qui e
Le 07 septembre 2025 à 16:17:26 :
je t'invite à aller voir des russes et les traiter d'esclaves
Le H disait d'eux qu'ils seraient semblables aux Soudanais sans l'influence germanique.
JvArchive compagnon