On en talk ?
Dostoïesvki : petit crime, petit personnage misanthrope et nihiliste, petit homme de foi, petite prostituée pauvre et gentille, petit Saint-Pétersbourg, petite débauche
petit locataire humilié par sa logeuse, petite canaille, petit décadent accro aux jeux et au casino
petit athée qui cherche la rédemption à travers le Christ, petit prolo aux habits troués mais qui s'expriment mieux que Baudelaire
+mettre 250 pages pour comprendre qu'en fait, il n'y a pas 18 personnages mais 3 personnages avec chacun 6 noms différents
Sans parler de Lovecraft ayao
"Une horreur incommensurable", "Des formes grotesques et blasphématoires", "Un seul regard sur cette abomination suffisait à rendre fou", "Quelque chose qui défie toute logique humaine", ""Il m'est impossible de décrire l'horreur ignoble que je contemplais",
"Le New Herald de Providence m'avait commandé un article sur ces faits indescriptibles qui eurent lieu à Arkham", "géométrie non euclidienne", "les profondeurs insondables de ces abimes qui nous attendaient nous faisaient regretter les immenses tours cyclopéennes surplombant les corniches desquelles se départageaient en biseau trois colonnades en quinconce", les détails architecturaux impossibles à se représenter
top 5 des mots préférés de lovecraft
1. insondable
2. cyclopéennes
3. cosmique
4. indicible
5. arabe fou
"Et vlan !... Pan !... Et Patapan !... On", "Et rabibasse !... Rabibochons-nous ?", "Encuguleries de mouches !.", petite odeur de merde, petit coup de pied dans un clebs, petite famille de clodos avec un homme violent qui bat sa femme, petite prostituée sympa, petit monde en noir et blanc
"Je maintiens, moi, Bardamu, que malgré que ma femme et mon toutou, mon brave toutou, soyons pas de la jacquette, ben ça vous fait quand même drôle de nous faire mettre un doigt dans le croupion ar les agents du fuhrer, pardi !... Ah ça non !"
Dostoïesvki pouvait pas écrire ce qu'il voulait vraiment écrire sans que le tsar ne le renvoie au goulag en Sibérie pour opinions révolutionnaires (c'était un peu le Rousseau russe).
Et il avait des dettes de jeux à payer ce qu'il n'arrivait à faire que par l'écriture, son seul talent 
Le 19 août 2025 à 14:14:51 :
Que des auteurs surcotés alors qu'en France on a les grands Stendhal, Zola
Ayaooo dire cela alors que Zola est une boucle sans nom
Pour rappel, Zola : petit mineur tuberculeux qui crache ses poumons dans un coron, petite grisette enceinte abandonnée par son bourgeois, petite misère sociale décrite en 600 pages, petit ventre de Paris qui grouille de charcutiers et de tripes dégoulinantes, petit ingénieur idéaliste qui finit lapidé, petit destin tragique des Rougon-Macquart qui s’étend sur 20 volumes
80 romans d'un naturalisme scientifique sur la bêtise humaine et où chaque bouquin se termine sur la petite description interminable d’un rayon de soleil sur des vignes avant la décadence finale

L'op à deux doigts de découvrir que les artistes ont des thèmes de prédilection en fonction de leurs connaissances et leur vécu.
Si Dostoïevski se mettait à raconter l'apprentissage de la samba par une ado brésilienne de bonne famille tu te dis pas que ça risquerait d'être moins pertinent ?

Le 19 août 2025 à 14:12:18 :
On en talk ?![]()
Dostoïesvki : petit crime, petit personnage misanthrope et nihiliste, petit homme de foi, petite prostituée pauvre et gentille, petit Saint-Pétersbourg, petite débauche![]()
petit locataire humilié par sa logeuse, petite canaille, petit décadent accro aux jeux et au casino![]()
petit athée qui cherche la rédemption à travers le Christ, petit prolo aux habits troués mais qui s'expriment mieux que Baudelaire![]()
+mettre 250 pages pour comprendre qu'en fait, il n'y a pas 18 personnages mais 3 personnages avec chacun 6 noms différents
![]()
Ayaaaa on dirait le genre de merde qui pourrait passer sur tf1 le soir
Le 19 août 2025 à 14:18:57 :
Toute l'humanité est en boucle mais disons que chez Proust par exemple, c'est joliment dit.
Proust ? Il s'agirait plutôt de remettre ce bon vieux PROUT à sa place. On boucle pendant toute sa vie et on se sent comme le plus grand romancier du monde.
La réalité : petit narrateur enfermé dans sa chambre tapissée de liège, petit asthmatique qui écrit la nuit sous sa couette, petite madeleine trempée dans un thé tiède qui déclenche 3000 pages de souvenirs, petit homosexuel malheureux qui souffre en silence, petite phrase de trois pages sans point, petit coucher de soleil sur Balbec décrit pendant 20 paragraphes, petite promenade à Combray où une haie de lilas devient une expérience mystique, petit narrateur qui s’évanouit de bonheur en entendant le bruit d’une cuillère contre une assiette, petite aristocratie décadente qui joue à la politique, petite phrase ironique qui te fait comprendre que tout ça n’était qu’une quête impossible : retrouver le temps perdu (prout)
JvArchive compagnon