Topic de MasseusePuante :

Scène d'HORREUR au Mcdonald's de BEAUVAIS

Attablés face à face dans un McDonald’s de zone commerciale, ils incarnaient le sommet dérisoire du French Dream : lui, bedaine comprimée dans un polo publicitaire, tatouage mal encré dépassant d’une manche, dévorait son Big Mac avec la concentration d’un homme qui ne parle plus à sa femme que pour savoir s’il reste des frites. Elle, mèches blond paille mal décolorées, ongles en plastique ébréchés, mâchait son McChicken en scrollant Facebook, lâchant de temps à autre un rire sec à un mème idiot. Entre eux, pas un mot sur leurs dettes, l’appartement surchauffé qui sent la litière, ou les enfants confiés à la télé ; juste ce plateau en plastique comme preuve tangible qu’ils avaient « leur petit resto » du samedi soir.
la vie de clochard nous attends et nous sommes NOT READYent
Il mâchait lentement, les yeux perdus vers l’écran accroché au mur qui diffusait une pub pour un nouveau burger, comme si cette image valait plus que la femme assise en face. Elle, tassée dans sa doudoune malgré la chaleur étouffante, trempait mécaniquement ses frites dans la mayonnaise, laissant les doigts poisseux s’essuyer sur le papier du plateau. Ils ne parlaient presque pas, sinon pour constater que « c’est plus ce que c’était » et que « ça monte encore l’électricité ». Autour d’eux, le sol collait, des enfants surexcités hurlaient dans l’aire de jeux, et cette odeur d’huile réchauffée imprégnait leurs vêtements comme un parfum de sortie. Quand ils se levèrent enfin, c’était sans se regarder, poussant le plateau vers la poubelle comme on referme un chapitre qu’on a détesté sans vraiment l'avoir lu.

Le 16 août 2025 à 01:43:09 :
la vie de clochard nous attends et nous sommes NOT READYent

La vie de clochard c'est mieux que ça non ?

Assise sur la banquette en skaï, elle écrasait ses faux ongles incrustés d'huile et de sauce contre l’écran graisseux de son téléphone, scrollant d’un geste nerveux entre des vidéos de recettes au Nutella et des influenceuses criardes. Son maquillage, posé à la va-vite, formait déjà des plaques brillantes sur son front et ses joues, laissant deviner des traits lourds, tirés par des années de malbouffe et de nuits trop courtes. Le legging moulait des bourrelets striés de vergetures violacées, qu’elle semblait ignorer autant que le filet de sauce dégoulinant sur son t-shirt bon marché. Elle mâchait son McFlurry comme on fume une cigarette, le regard rivé à l’écran, avalant le sucre avec la même voracité que les potins et les publicités qui défilaient, inconsciente de la lenteur méthodique avec laquelle elle se coulait dans cette vie poisseuse dont elle ne sortirait jamais.
Il la regardait sans vraiment la voir, comme on fixe un objet familier dont on ne distingue plus les contours. Chaque détail les faux ongles rayés, le fond de teint luisant, les bourrelets comprimés dans le legging lui tombait dessus comme un constat d’échec qu’il ne pouvait plus nier. Il se souvenait vaguement d’une époque où elle riait plus qu’elle ne scrollait, où ses mains libres n’étaient pas toujours occupées à tripoter un écran ou à tremper des frites molles dans une sauce tiède. Maintenant, il voyait une femme happée par un vortex de sucre, de pub et de futilités criardes, une silhouette figée dans un décor de formica, condamnée à répéter les mêmes gestes jusqu’à la fin. Un poids froid s’installait dans sa poitrine : pas de colère, pas même de dégoût, juste cette certitude glaciale que leur vie ne serait plus qu’une suite de samedis soir identiques, jusqu’à ce que l’un des deux meure et que même ce jour-là, l’odeur de friture leur collerait encore à la peau.
Qu'est-ce que c'est mal écrit :hap:
Les kheys du 18-25 les regardent, tassés sous la lumière blafarde, engloutissant leur pitance tiède avec cette résignation grasse qui suinte de leurs gestes. Ils ne vivent pas, ils ruminent, prisonniers d’un enclos pavé de linoléum, nourris d’images fades et de sucre bas de gamme, exactement comme on gave des bêtes jusqu’à ce qu’elles cessent de distinguer le jour de la nuit. Et pourtant, ce ne sont même pas des bêtes : le bétail, au moins, ignore sa condition. Eux s’y vautrent, l’entretiennent, la défendent même, comme si cette lente déchéance était un droit. Alors oui, nous sommes loin immensément loin de ce cloaque moral, et il faudrait l’être encore plus, tant il n’y a ici ni grandeur, ni dignité, rien qu’une lente agonie repeinte aux couleurs criardes du French Dream.

Le 16 août 2025 à 01:49:35 :
Qu'est-ce que c'est mal écrit :hap:

Menteur.

Voyez cette grosse truie de Magalie, tassée dans la banquette comme un vieux coussin déformé, ses cuisses débordant de part et d’autre comme une pâte molle qui aurait perdu toute tenue. Ses lèvres, mal dessinées par un rouge bon marché, s’ouvrent et se referment sur des bouchées trop grandes, laissant parfois un fil de sauce tracer une traînée luisante jusqu’au menton. Ses paupières lourdes battent paresseusement au rythme du défilement infini d’images criardes sur son téléphone, lumière bleutée qui éclaire par éclats son visage gras et sans relief. On dirait une idole grotesque façonnée dans la margarine et le plastique, trônant au milieu des emballages froissés et des gobelets vides, dans ce temple de carton où elle célèbre chaque samedi la messe de son propre anéantissement.
Aya c'est très bien écrit hors qq répétitions :rire:

Le 16 août 2025 à 01:52:08 :

Le 16 août 2025 à 01:49:35 :
Qu'est-ce que c'est mal écrit :hap:

Menteur.

Il a raison, c'est pompeux inutilement.

Regarde-toi Magalie… masse flasque et tiède, tout en toi sent la chair laissée trop longtemps à l’air libre. Ta peau luit comme celle d’un porc bouilli, veinée de traces violacées qui strient tes cuisses et ton ventre en lambeaux de graisse. Tes bras pendillent, mous et gorgés, comme deux quartiers de viande bas de gamme, et chaque geste que tu fais tremble d’un gras inutile. Ta bouche, cerclée d’un rouge à lèvres écaillé, s’ouvre et se referme pour engloutir encore, comme un animal de basse-cour qui ne sait rien faire d’autre que mâcher. Tes yeux, ternes et sans éclat, roulent mollement vers cet écran que tu fixes comme une vache fixerait l’auge, attendant qu’on y verse ta ration. Tu n’es plus qu’un amas chaud et odorant, un cadavre encore en mouvement, dont l’existence se résume à avaler et expulser.
Tu crois encore ressembler à une femme, Magalie, mais ce que tu traînes ici n’est qu’une carcasse gonflée, un amas de tissus relâchés qui pend et ploie sous son propre poids. Chaque pas que tu fais est un effort grotesque, chaque geste trahit la mollesse d’un corps que tu as laissé pourrir sur pied. Ton odeur est celle d’un mélange de sucre rance et de sueur enfermée, un parfum lourd qui s’accroche comme la crasse incrustée dans les recoins d’une porcherie. Tu t’assois et la banquette ploie, comme si même le mobilier se rebellait à l’idée de te porter. Regarde-toi : ton cou a disparu, tes épaules se sont fondues dans tes joues, et ta poitrine se confond avec ton ventre, tout ça soudé dans une seule masse flasque. Tu n’es plus qu’un volume, informe et encombrant, qui consomme sans but et occupe l’espace comme une nuisance permanente. Et le pire, c’est que tu n’en as même pas honte tu t’exhibes dans cette lumière blafarde, persuadée que tout cela est « normal », alors que tout en toi hurle l’abandon et la décrépitude.
Tu as cette façon d’occuper une pièce comme un meuble encombrant qu’on n’a jamais pris la peine de jeter. On pourrait te décrire, mais à quoi bon ? Chaque trait est avalé par cette masse molle et sans contours, comme si ton corps lui-même avait renoncé à être reconnaissable. Il y a dans ton visage quelque chose de vaguement familier, comme une photo oubliée au soleil trop longtemps : les couleurs ont bavé, les formes se sont affaissées, et il ne reste qu’une image terne, irrécupérable. Quand tu souris, c’est mécanique, presque douloureux à voir, comme si même tes expressions savaient qu’elles ne trompent plus personne. Et quand tu manges ce geste qui est désormais ton seul vrai savoir-faire tu le fais avec cette application triste, cette concentration de quelqu’un qui a mis toute sa vie dans la prochaine bouchée, parce que tout le reste t’a déjà échappé.
C'est pas mauvais a lire, qu'est-ce qui t'a inspire a ecrire ca l'op ?

Le 16 août 2025 à 10:39:34 :
Y'a du talent dans l'écriture, après ça va c'est 10H du matin.
A 23H je pense que ça ficherais un bade de lire ça

Pourquoi ? Tu as peur du reflet dans le miroir ?

Le 16 août 2025 à 01:40:53 :
Attablés face à face dans un McDonald’s de zone commerciale, ils incarnaient le sommet dérisoire du French Dream : lui, bedaine comprimée dans un polo publicitaire, tatouage mal encré dépassant d’une manche, dévorait son Big Mac avec la concentration d’un homme qui ne parle plus à sa femme que pour savoir s’il reste des frites. Elle, mèches blond paille mal décolorées, ongles en plastique ébréchés, mâchait son McChicken en scrollant Facebook, lâchant de temps à autre un rire sec à un mème idiot. Entre eux, pas un mot sur leurs dettes, l’appartement surchauffé qui sent la litière, ou les enfants confiés à la télé ; juste ce plateau en plastique comme preuve tangible qu’ils avaient « leur petit resto » du samedi soir.

https://youtu.be/vFU_pvdWX4s?t=18

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Le Julien avec sa Coralie, petit pavillon à crédit sur 25 ans, deux enfants turbulents, le dej au flunch le samedi, chez ses beaux-parents le dimanche. En prime, les reproches de belle maman ' tu pourras en faire plus au travail pour avoir une promotion et offrir des vacances exotiques à Coralie'.
Le Julien qui soupire, se projette 5 ans en arrière, quand il trainait sur le forum, que tout lui semblait possible.
' ' PNJ ? Moi, jamais. J'ai une meuf en or, projet maison et bébé, je vais monter ma boite, from CDI de prolo to Elon Musk ' '
Aujourd'hui, le Julien profite de ses rares moments en solo, dans les toilettes de ce taff qu'il déteste, pour se toucher sur le hub. Et oui, la Coralie fine et caline a laissé place à un orc du Mordor quand il s'agit de glisser la main sous sa culotte. Quand c'est pas un non glacial, c'est ' ' fais vite, je suis fatigué ' '.
Le Julien se demande parfois s'il n'est pas redevenu puceau par la magie de cette étoile de mer vénéneuse.

Lui qui rêvait d'une voiture de sport, se ballade, résigné, dans sa scenic avec le pare-soleil Reine des Neiges.
Parfois, lorsque Coralie dort, le Julien ne peut retenir une larme, se demande comment il en est arrivé là, piegé par l'illusion d'une vie à réussir en se mariant et fondant sa famille. L'illusion d'une sexualité facile, de l'amour, de repousser le spectre de la sollicitude qui le hantait dans sa jeunesse.
Mais le Julien ne peut se permettre de rester réveillé aussi longtemps, il doit dormir, car il se lèvera tôt. Les embouteillages, c'est quelque chose, vous savez.. Et puis, s'il arrive en retard, son patron ne lui pardonnera pas.
Il faut bien qu'il decroche un jour cette maudite promotion, ne serai-ce que pour faire taire cette harpie de belle mere.
Alors il dort, le Julien, mais hanté par l'image de Coralie qui envoie des sms discrètement lorsqu'elle le croit occupé à mettre les spaghettis dans l'eau.
Qu'importe pour le Julien, de toutes façons, il a déjà perdu.
Les kheys avaient raison.

Données du topic

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MasseusePuante
Date de création
16 août 2025 à 01:40:53
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