Salut les kheys,
Aujourd’hui, je vais vous partager mon “risitas”. L’histoire commence à mes 19 ans, jusqu’à mes 25. Avant ça ? Franchement, pas grand-chose à raconter : geek, isolé, sans vie sociale. J’espère que mon histoire va vous plaire, elle est 100% vraie, mon compte sera sûrement ban au bouquet final
Installez-vous, je vais vous raconter comment je suis parti de rien… pour modestement réussir
Chapitre 1 La fin des études
« Allô Maman, écoute… j’en ai marre. Je pense arrêter mes études.
J’y arrive pas, c’est trop dur. »
Je venais de sortir d’un bac pro, et j’avais voulu continuer en BTS. Mauvaise idée. Le niveau, surtout en maths, c’était un autre monde. On était passés des multiplications à des vecteurs en 2-2.
Je me rappelle encore du premier cours. Le prof regarde la classe et balance :
« Tous ceux qui viennent de bac pro, écoutez bien,
parce que moi je vais avancer. Si vous galérez, c’est pas mon problème. »
Quand j’ai dit à ma mère que je voulais arrêter, elle m’a simplement répondu :
« Si c’est ton choix, je ne peux pas aller contre. »
Je ne le savais pas encore, mais cette phrase venait de sceller mon destin.
J’étais déjà sur un radeau en pleine mer,
et elle venait de m’enlever la pagaie.
C’est bon khey.
J’ai annoncer à ma mère : “Je veux rentrer dans la vie active. Maintenant faut trouver du taf.”
Le lendemain, un pote me parle d’un forum de l’emploi.
« Viens, on y va demain, on va tout arracher ! »
Le soir même, je me mets à bosser mon CV.
Évidemment, je le remplis de bullshit : activités sportives random, langues que je parle à moitié, petites expériences bricolées pour faire genre.
Je rajoute même mes tafs d’été, où à 16 ans je bossais dans la grande distrib comme un esclave.
Le lendemain matin, je suis chaud. Je retrouve mon pote Adrien :
« Bien sûr mon gars. On va tout niquer. »
On arrive dans le complexe. Plein d’entreprises, surtout des boîtes d’ingé. Les offres ? Clairement pas pour moi. Certaines demandent tellement de compétences que j’ose même pas approcher les stands.
Puis je tombe sur le stand SNCF.
L’eldorado, la planque, les avantages. Je fonce.
Je m’assois devant une recruteuse.
« Bonjour madame, je cherche un emploi. Je voulais vous remettre mon CV. »
Elle sourit, appelle une collègue à côté et balance devant moi :
« J’espère que vous avez pas trop de diplômes, sinon ça va nous coûter cher ! »
Elles rigolent. Moi beaucoup moins.
« Ah bah parfait, vous avez juste un bac, vous allez pas nous ruiner. »
Je viens à peine de sortir du système scolaire, et je me fais déjà briser par une RH.
Elle prend mon CV et me dit :
« Si on a besoin, on vous recontacte dans deux ou trois mois. »
Deux à trois mois ?! Je fais quoi en attendant ?
Je continue à faire le tour des stands, mais rien de vraiment marquant à part la SNCF.
Un mois passe. Mes parents commencent à mettre la pression :
« Tu vas pas rester là à rien faire, faut bosser. »
Je me mets à scruter les annonces sur Pôle emploi et… dans le journal
(ouais, c’est un cheat code).
Je tombe sur une offre : préparateur de véhicules. Aucun diplôme demandé. Parfait.
J’appelle,
je tombe direct sur le patron. Il me propose un entretien dans deux jours.
Jour J. J’arrive au rendez-vous.
« Bonjour Monsieur, je viens pour l’offre. »
« Ah, Célestin ! Fais voir ton CV…
Bon t’as pas trop d’exp,
mais c’est pas grave. Le boulot, c’est simple : lavage intérieur/extérieur des voitures. On te demande 1h30 max par véhicule. Tu penses pouvoir gérer ? »
« OK. 1 400 € par mois. Ça te va ? »
J’ai 19 ans, zéro expérience, aucune idée de la valeur du travail
. Dans ma tête : « Mais c’est grave bien payé ! »
On se serre la main. Il me dit qu’il prépare les papiers et qu’on se revoit bientôt.
Je rentre chez moi fier. « Ça y est, j’ai un taf ! »
Le soir même, appel inconnu.
« Bonjour, recruteur SNCF. On a bien reçu votre CV.
Ce n’est pas pour un poste en maintenance comme vous vouliez, mais on cherche des contrôleurs. Ça vous intéresse ? »
Dans ma tête : « Contrôleur ? Poser des amendes ?
Me faire insulter ou frapper pour 1 500 € ?
C’est mort. Et puis j’ai déjà trouvé du taf. »
Je réponds poliment :
« Merci, mais j’ai déjà trouvé un poste. Bonne continuation. »
J’ai refusé la SNCF, ses avantages, son CDI, ses mutuelles… pour un boulot de lavage de voiture payé au lance-pierre.
( j’ai était extra con a l’époque )
Deux jours passent.
Aucun appel du patron pour commencer le boulot.
Rien. Silence total.
J’ai refusé la SNCF pour… rien.
Retour à la case départ. Et cette fois, le moral dans les chaussettes.


Salut les khey comme convenu la suite du risitas
Chapitre 3 La douille du câbleur-magasinier
Après la défaite cuisante avec l’autre patron
celui qui m’a jamais rappeller et mon refus complètement débile de la SNCF,
fallait bien rebondir.
Je continue de scruter le journal.
Les kheys, je vous le dis, cherchez du taf là-dedans : moins de gens regardent, moins de concurrence, c’est un vrai cheat code.
Bingo : je tombe sur une annonce pour câbleur dans l’électronique. Pile dans mes cordes, vu mon bac pro.
Comme y’a pas beaucoup de demande, ils me fixent direct un rendez-vous avec le patron dans la semaine.
Le jour J, je prends ma magnifique Ford des années 90
je sais pas par quelle miracle elle roule encore
je la gare un peu plus loin pour pas casser ma crédibilité dès le départ.
Je voulais pas que le futur boss me colle l’étiquette “prolo” avant même de me dire bonjour.
J’arrive à l’accueil.
Bonjour, j’ai rendez-vous avec le patron.
Installez-vous, il va arriver.
Pendant que j’attends, je zieute un peu l’usine… C’est peut-être mon futur terrain de jeu. Et mine de rien, la pression monte.
J’étais fauché, mes parents me faisaient la morale parce que je leur coûtai de l’argent, et en plus je leur devais déjà un peu de thunes.
Le patron arrive.
Grand bureau, ingénieur qui développe des cartes électroniques pour de grosses boîtes.
Il me regarde et lâche direct :
Bon Célestin, j’vais pas te mentir, t’as zéro expérience en câblage. Ça va être compliqué.
Problème : dans l’annonce, y’avait écrit nulle part qu’il fallait de l’expérience.
Ah… sûrement une erreur de ma secrétaire.
Ouais, bien sûr.
Moi je voyais surtout le piège : une annonce “attrape-mouches” pour te ramener ici, et ensuite… on te refourgue autre chose.
Mais j’ai un autre poste pour toi : magasinier.
Dans ma tête : “OK, donc je devais câbler des cartes, et au final je vais porter des cartons et gérer des stocks moisis…”
Mais vu ma situation, j’accepte.
Deuxième fois que je me fais enfler par un patron… et j’signe quand même.
Parfait, on commence quand ?
Dans deux jours. Prépare le contrat, il crie Séverine, ramenez son RIB, pièce d’identité.
Je repars dans ma Ford, partagé entre la rage de m’être fait baiser et la petite satisfaction d’avoir trouvé un job à 1 400 €.
Chapitre 4 Découverte d’un vrai enculé
Deux jours plus tard, 8h du matin, j’arrive motivé malgré tout.
Salut, c’est toi le nouveau ?
Ouais, c’est moi.
Le gars, c’est Didier, responsable de production.
Il me propose de me faire visiter. En moins d’une heure, il commence déjà à cracher son venin sur une collègue :
Catherine, elle sert à rien, je sais pas pourquoi le patron la garde…
Je l’ai jamais vue, je sais même pas à quoi elle ressemble, et lui il est déjà en train de lui tailler un costard trois pièces.
On arrive sur la mezzanine, là où je vais bosser. Il me montre vaguement les pièces, le logiciel… aucune vraie formation. Puis il me laisse seul sur 200 m².
À 10h, les colis commencent à arriver. Zéro idée de la procédure, je redescends demander.
Didier m’explique vite fait, mais même lui a l’air de galérer.
Une heure dans l’entreprise, je sais déjà que les stocks seront faux toute lannee cause de moi.
L’après-midi, le rythme est calme. Trop calme. À 15h30, je suis affalé sur ma chaise, et je commence une maxi-sieste.
Premier jour, et je commence déjà à rien branler
Soudain, j’entends :
Célestin, on a besoin de toi !
Je descends, encore dans le gaz.
Didier veut qu’on porte une énorme plaque en métal, pleine de parties tranchantes.
Pas d’équipement, pas de gants.
Bien sûr, il fait un faux mouvement…
la plaque me tombe dessus.
J’essaie de retirer ma main : BAM, coup net. Je me tranche l’avant-bras, pile à l’endroit où les gens se coupent les veines. Ça gicle de partout
Didier, en voyant le sang, commence à tourner de l’œil.
Moi, je suis juste en train de me dire : “Premier jour, et déjà à l’hôpital…”
Les pompiers arrivent. Verdict : deux points de suture.

Chapitre 5 : Le coup de fil du patron
Je suis à la maison, le poignet encore bandé, quand mon téléphone sonne. Numéro du boulot.
« Bin alors, Célestin, qu’est-ce qui s’est passé ? »
Je lui explique que c’était juste une mauvaise manœuvre, rien de grave…
et que je veux revenir le plus vite possible. Pas question de me mettre en arrêt maladie.
Deuxième emploi de ma vie, et je vais pas commencer par être en arrêt dès le premier jour. Rien que l’idée, ça me fout la honte.
Quelques jours plus tard, je reviens. Et là, pile à ce moment, qui rentre de vacances ? Catherine.
Oui, la fameuse Catherine.
La femme que Didier avait dézinguée verbalement lors de ma première visite
, alors qu’elle était même pas là pour se défendre.
Je suis à la machine à café.
Je les vois arriver tous les deux. Didier lui sort un :
« Salut Catherine, comment tu vas ? »
Grand sourire, bise, discussion amicale.
Moi, je suis là, impassible, mode pokerface.
Mais dans ma tête, ça bouillonne :
« Mais c’est pas possible… ce clébard… Il la déteste, il l’a détruite dans mon dos, et là il joue le grand copain. »
À ce moment-là, j’ai compris un truc : ce mec, jamais je lui tourne le dos. Sinon il me plante trois coups de couteau dans le dos en souriant.
En discutant un peu avec Catherine, je comprends l’histoire.
Didier, avant, c’était le magasinier de la boîte. Et il passait son temps à détruire l'image de Catherine. Tous les jours, il allait voir le patron :
« Elle est nulle, elle ralentit la production… Moi je ferais mieux… Donnez-moi sa place. »
Et un jour, le patron a craqué. Il lui a donné sa chance,
et il a foutu Catherine au service après-vente.
Moralité : ce mec-là était prêt à abattre quelqu’un pour monter d’un cran. C’était clair : si je voulais survivre, fallait que je sois le plus discret possible hors de son champ de vision.
Chapitre 5 L'humiliation de didier
Un matin, j’arrive comme d’habitude… mais l’ambiance est bizarre. Les ouvriers sont appelés dans la grande salle de réunion, avec les cadres.
Faut que je vous explique la hiérarchie :
Les commerciaux, c’était les elfes. Costumes propres, bureau climatisé, café en grain.
Nous, les ouvriers, c’était le Mordor. Poussière, chaleur, bruit, et de l’huile sur les mains en permanence.
On se mélangeait rarement. Et là, tout le monde autour de la même table, c’était déjà étrange.
Le grand patron prend la parole :
« On va devoir faire des remaniements dans l’entreprise. »
Et moi, dans ma tête, c’est la panique :
« Ça y est, ils ont découvert que je suis un magasinier éclaté. Je vais sauter. »
La sentence tombe… mais pas sur moi
Le patron se tourne vers Didier :
« Écoute, j’ai fait des essais avec toi à la production. Ça ne me convient pas. On va remettre Catherine à son poste initial. »
Puis :
« On à bien vue que célestin n'étais pas un bon magasinier »
Et là, Didier tente un coup de pression :
« Ce que vous faites, c’est interdit. C’est une rétrogradation. »
Le patron ne bronche pas :
« T’as pas le choix. Soit tu acceptes, soit tu prends la porte. »
Silence de mort.....
Didier vient d’acheter une maison, il a des crédits sur le dos, et en plus sa femme bosse ici, à la compta. Il pourrais les busted tous les deux,
donc il ravale sa fierté et dit rien.
Et là, je sens que c’est à moi.
Le patron se tourne vers moi :
« Célestin, on a vu que magasinier, c’était pas ton truc.
Tu vas prendre la place de Catherine au service après-vente. T’as un diplôme en électronique, ça te correspondra mieux. »
Je suis tellement nul… que je me fais promouvoir.
Pendant que Didier bouillonne intérieurement, moi je me dis :
« C’est un miracle… je viens de gagner au loto sans jouer. »
Le patron conclut :
« Les changements seront effectifs dans deux semaines. »
Bonne journée.
Deux semaines plus tard, c’est officiel : me voilà au service après-vente.
Catherine m’accueille. Elle me montre comment ça tourne ici : les appareils qui arrivent, comment identifier la panne, les gestes à faire, les outils à utiliser. Elle me forme, tranquille.
C’était la première fois que je sentais quelqu’un vraiment me prendre au sérieux au taf.
Et là, je découvre une nouvelle PNJ de l’entreprise…
La meuf qui gère le lien clientSAV.
Petite, bien en formes, toujours bien habillée, parfum qui sentait la fraîcheur… et ce sourire, bordel.
À chaque fois qu’elle venait me voir pour un dossier ou un retour client, j’étais paralysé. Un simple :
« Salut Célestin, tu vas bien ? »
…et mon cerveau redémarrait en mode Windows XP.
Elle venait tous les matins et tous les soirs.
Autant vous dire que je me rincer l'oeil comme jamais.
J’étais encore pas bien haut dans la hiérarchie, mais au moins, je m’étais rapproché du royaume des femmes bien habillées, clim, open space et tout le bordel.
Franchement, j’étais pas loin de penser que je pouvais passer de l'autre coter.
Je commence à prendre mes marques. Je répare les appareils, je fais les tests, je remplis les fiches.
Catherine m’avait bien prévenu :
« Fais gaffe aux nappes de connectique. Tu dois toujours les scotcher. Même si ça tient, mets le scotch. »
Mais bon… moi j’suis là, je tire un peu sur la nappe, ça résiste.
« Frérot, c’est bon, pas besoin de scotch. »
Grave erreur.
J’avais sous-estimé le pouvoir destructeur des livreurs Chronopost, ces gars-là, c’est pas des transporteurs, c’est des anciens de la NBA.
La semaine d’après, 5 ou 6 appareils reviennent. Tous avec la même panne : nappe déconnectée.
Les clients râlent, le patron fait la gueule. Moi je serre les dents.
Là je me dis :
« Mec, ta période d’essai se termine dans deux semaines. Une connerie de plus, et t’es OUT. »
5 mois que je suis là.
J’ai survécu à Didier, j’ai changé de poste, j’ai même trouvé un certain équilibre…
Mais là, tout va se jouer dans les prochains jours.
Le CDI est à portée.
Il est où le chapitre 2 ?
Tellement dommage tu aurai été contrôleur tu n'aurai rien fais, RIEN
JvArchive compagnon