Ca reste un meurtre
L’avortement consiste à mettre fin à la vie d’un embryon ou d’un fœtus en développement. Dès la conception, à la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule, un nouvel être vivant doté d’un ADN unique et distinct de celui de la mère voit le jour. Cet être est autonome sur le plan biologique, avec un potentiel complet de développement pour devenir un nourrisson puis un adulte. Il possède déjà ses propres cellules, son propre génome et, très tôt, un rythme cardiaque et une activité physiologique qui prouvent qu’il est vivant. Mettre fin à ce processus, quel que soit le stade de développement, revient donc à tuer un être vivant innocent, incapable de se défendre, qui n’a rien fait pour mériter la mort. La taille, le degré de conscience ou le fait qu’il soit dans l’utérus ne changent rien à la réalité biologique : interrompre cette vie, c’est mettre fin à un individu en cours de développement. Par conséquent, objectivement et scientifiquement, l’avortement peut être qualifié de meurtre, car il supprime volontairement la vie d’un être vivant innocent.