Vendredi dernier, la chaleur moite me plongeait dans un état léthargique. Je décidai donc de profiter de cette suave torpeur pour regarder "Questions pour un Champion", afin d’accroitre ma culture générale.
Je me rendis vite compte que je n'étais pas au niveau et dus me rendre à l'évidence : j'étais inculte.
Décidant de me reprendre en main, je décidai d'aller développer mes connaissances en commençant par une visite au museum d'histoire naturelle de Paris.
Déambulant le long des collections, je fus impressionné par toutes ces pièces mais je ne me doutais pas que toute ma vie serait chamboulée d'ici quelques secondes.
Soudain, je la vis. Ma bouche devint sèche, mon coeur s'arrêta avant de se mettre à battre la chamade. Une douce chaleur envahit mon bas ventre.
Elle était là, vénus ancestrale, dans son plus simple appareil :
Cette toison, cette poitrine, cette bouche aux infinies possibilités.
Je sentais mon sexe tendue comme une sagaie.
Ni une ni deux, je dus m'enfuir dans les toilettes pour faire jaillir cette excitation de mon pylône. Depuis, je ne pense qu'à elle, Lucy, et à moi avec elle.
Seule la liberté préhistorique et son corps simiesque fort et souple peuvent permettre à mes désirs les plus secrets de s'épanouir.
Jusqu'à peu, mon fantasme ultime était les laideronnes homo sapiens obèses et velues mais depuis lundi, mon idéal féminin est Lucy et je suis condamné à ne jamais connaître le plaisir charnel avec une australopithèque.