Le paradoxe Français _.gif)
Je trouve qu’il y a quelque chose de profondément incohérent dans la politique de santé actuelle.
D’un côté, la France a mené des essais cliniques sur le cannabis thérapeutique, destiné à des patients atteints de pathologies graves, souvent en impasse médicamenteuse. Les retours étaient positifs. Ça soulageait, ça améliorait le quotidien.
Le cannabis médical, reconnu pour soulager les douleurs chroniques, réduire des crises d’épilepsie, améliorer le sommeil, l’appétit et le bien-être, reste pourtant bloqué, pour des raisons administratives, politiques ou idéologiques.
Et maintenant que l’expérimentation est finie, les patients qui y avaient accès sont retournés aux médicaments classiques, souvent inefficaces ou mal tolérés.
En parallèle, le débat sur l’aide active à mourir progresse, qui permettrait, dans certaines conditions, à des patients incurables ou en souffrance de demander une assistance médicale à mourir. _.gif)
On refuse à des patients un soulagement non létal, le cannabis médical, mais on leur ouvre la voie vers la mort médicalement assistée. 
Ce paradoxe est éthiquement très difficile à justifier.
L’aide à mourir est fondée sur la liberté et la dignité.
Mais la même logique devrait imposer l’accès à toutes les solutions non létales pour soulager la souffrance, avant d’en arriver là, non? 
La mort médicalement assistée ne peut pas devenir un substitut à notre frilosité face à certaines approches thérapeutiques.
Il est temps de se poser les bonnes questions